Notes: j'espère que ça vous plaira.

HappyIsBlue


TOME 1 : Lucy Lougris


Partie 4/5: Les sept pêcheurs


Chapitre VII - Les sept pêcheurs


Lucy avait l'impression d'avoir été pousser sous un train.

Son corps lui faisait mal comme si chacune de ses forces avaient été mobilisé, comme si son corps n'était composé d'épaisses ecchymoses bleus et violettes. Comme si elle était devenue un nuage nocturne qui voletait parmi les étoiles.

Pourtant, elle savait qu'elle n'était pas devenue une nébuleuse.

Les yeux fermés, allongés sur le dos, elle sentait l'odeur caractéristique des potions de soin et des onguents. Elle entendait des voix sourdes qui pulsaient contre ses tympans. Sous elle, elle pouvait sentir sous son corps endoloris le contact doux de draps en coton, qui caressait sa peau lisse.

Elle était vivante.

Son esprit commençant à sortir de ce brouillard sombre dans lequel il était emprisonné. Des souvenirs vifs et violents surgissant derrière ses paupières clauses. La rue, le combat, la femme rousse, le monstre, Taurus, ses cris, sa magie… Sa colère… Elle frissonna de peur.

Lucy n'avait jamais craint quoi que ce soit venant d'elle, mais sa colère était terrifiante. Elle avait pulsé dans ses veines amplifiant sa magie de façon exponentielle. Elle était devenue plus puissante, des dizaines de fois plus forte, se connectant avec un feu intérieur qu'elle ne connaissait que dans ses cauchemars.

Ce qui lui inspirait le plus de crainte était ses mouvements, il n'était pas les siens et elle était convaincu que ce n'était pas dans son noyau magique qu'elle avait puisé la grande force magique. Elle était connectée à quelqu'un ou à quelque chose.

Elle trembla. Ses poils se hérissaient sur sa peau alors qu'elle respirait plus lourdement et difficilement.

Son esprit lui montra une image claire : Le garçon aux cheveux roses. C'étaient ses mouvements, sa magie, son feu. Et c'était tellement effrayant.

- « Je crois qu'elle se réveille. Elle s'agite. » Entendit-elle clairement, c'était la voix de Miss Josette, la femme qui venait régulièrement à l'apothicaire. « La pauvre enfant, je n'avais pas vu un tel épuisement magique depuis la crise du lac de sang à Peregrum, et j'en sais quelques choses, ce pauvre Léodagan est resté au lit pendant trois semaines. Une chance que Mademoiselle Lucy soit un peu plus résistante. »

- « Pour la défense de Léo, il s'est retrouvé isolé par nos ennemis et c'était se battre ou mourir. » Rappela alors la voix de Galahaad, s'approchant d'elle. « Pour la défense de Mademoiselle Lucy, c'était plus ou moins son cas aussi. »

Lucy ouvrit les yeux.

Elle était dans une grande pièce proprette avec des lits blancs alignées, une immense bibliothèque et des placards en verre remplis de potions, d'onguents et de pommades. Il y avait de grande fenêtre qui lui permettait de voir Illios en contre bas, ainsi que les paysages plus provinciaux de la principauté. Elle se demanda un instant si elle n'était pas dans le palais royal. N'était-ce pas là que Miss Josette travaillait ?

A sa droite, la jeune femme qu'elle avait sauvée dormait. Ses cheveux roux s'étendant autour d'elle comme un halo, sa peau clair brillant sous la lumière du soleil qui illuminait la pièce. Elle avait l'air paisible, en paix. Elle n'était plus en danger.

Un poids sembla s'envoler des épaules de Lucy. La soulageant.

A sa gauche, Galahaad et Miss Josette.

Le chevalier avait un grand sourire, ses cheveux cuivre en batailles, ses vêtements froissés, son épée pas droite sur sa hanche ; alors que Josette avait un air soucieux, sa ride du lion imposante sur son front. La doctoresse l'observait de ses grands yeux bruns, comme une pré-auscultation.

- « Et regarder qui est de retour parmi nous ? Notre héroïne du jour ! » S'enthousiasma Galahaad avec un sourire joyeux. « Comment est-ce que vous allez Mademoiselle Lucy ? »

- « Comme si j'étais passé sous un train. » Croassa-t-elle difficilement ses yeux clignant difficilement.

- « C'est normal ! » Gronda Miss Josette en mettant ses mains sur ses hanches. « Vous étiez déjà en déficience magique quand vous avez lancer une attaque et ouvert une porte stellaire. Mais est-ce que vous êtes si inconsciente de votre magie jeune fille ? C'est un miracle que vous ne nous ayez pas fait une tumeur anti-ethernano, ça oui. »

- « Miss Josette, ce n'est peut-être pas la peine de lui crier dessus. Elle a sauvé quelqu'un. »

- « Ferme-là Galahaad ! Cette jeune fille se mettait déjà en danger avant de sauver cette pauvre enfant ! Combien de fois s'entraîne-t-elle par jour ? Et comment même tenait-elle debout avec un noyau si faible ? Merlin, j'aimerais bien le savoir moi. »

Galahaad semblait s'amuser. Lucy ne l'avait vu que trois fois dans la petite Apothicaire de Madame Pierond. L'homme le plus puissant d'Isgard. Il n'avait pas même l'air intimidant, ni même très puissant. Il se tenait debout nonchalamment, les mains dans ses poches, il aurait pu être un personne tout à fait lambda. Loin d'être le chef des sept pêcheurs. Loin d'être ce que Madame Pierond avait décrit de lui.

Miss Josette était terrifiante en revanche. Elle pestait comme une furie sous le regard rougissant de Lucy. De ce que Lucy savait d'elle, elle n'était pas une mage, elle était juste extrêmement intelligente, compensant son manque de réservoir à Ethernano par son savoir incommensurable sur les sciences, l'anatomie et la magie théorique. C'était ainsi qu'elle était devenue l'infirmière personnelle des sept pêcheurs, mais aussi la meilleure client de Madame Pierond.

Elle hurlait après Lucy, s'époumonant qu'elle était irresponsable.

La jeune femme eut honte.

Cancer et Crux lui disaient tous le temps de se ménager, elle n'avait pas pensé que c'était si grave.

L'infirmière des sept péchés semblaient au bord de la crise de nerf en faisant un listage avec ses doigts de tous les maux dont Lucy aurait pu souffrir.

Par miracle, elle n'avait aucune séquelle, mais Lucy se sentait désormais coupable, baissant les yeux en écoutant l'infirmière parler. Son esprit divaguant alors qu'elle aurait pu mourir, au combat, parce que sa magie était si faible qu'elle aurait dû s'écrouler avant.

Alors que Galahaad essayait de la calmer, elle appuyait à nouveau sur le fait qu'elle n'avait rien -la troisième fois au moins-, puis elle repartait dans un liste enflammé des conséquences de sa bêtise avec l'air d'une mère dragon surprotectrice.

- « Inconsciente ! Complètement inconsciente ! » Pesta à nouveau la jeune femme avec un doigt accusateur pointer vers elle. « Plus de magie pendant au moins deux semaines ! Pas de potion ! Pas d'entraînement ! Nada ! Moi vivante, tu ne feras aucune pneumonie magico-dépressive. »

Lucy haleta alors qu'elle sentait la peine l'assaillir comme si elle avait plongé dans un bain d'eau froide.

Elle n'avait entendu le nom de cette maladie qu'une seule fois.

Elle avait sept ans, se tenant dans sa jolie petite robe rose à côté de la chambre de sa mère. Elle était alitée depuis des jours, le visage pâle, les yeux éteint et la mine fatiguée. Malade. Lucy n'avait pas pensé que c'était grave, jusqu'à ce que le médecin prononce ces mots : « pneumonie magico-dépressive ».

Le nom était si compliqué, que Lucy avait comprit que c'était grave.

Elle pensait que sa maman prendrait du temps à guérir.

C'était différent.

C'était violent, imprévisible et mortel.

Sa mère était morte et Lucy avait faillis connaître le même destin.

Lucy du regard trouva ses clés sur la table à côté de son lit. Ses esprits avaient déjà perdu une maîtresse, ils avaient déjà tellement souffert, comme elle, en pleurant Layla Heartfilia.

Les yeux de la blonde se posèrent sur la clé du Verseau. Elle n'avait pas encore ressurgi, pas que Lucy ait eu le courage de l'appeler au cours des deux derniers mois. Son cœur se serra sous l'éclat dorée, ses yeux se remplirent d'eau, et elle pouvait presque entendre la sirène stellaire lui hurler dessus, elle était une pleurnicheuse.

Une stupide pleurnicheuse.

La blonde ne savait pas si elle pouvait être autre-chose.

- « Josette, tu devais peut-être la laisser se reposer, Léodagan aurait besoin que tu lui mettes un peu de plomb dans la cervelle avant son départ. » Dit doucement Galahaad en éloignant la furie de Lucy.

La blonde sentait sa peine flotter dans l'air comme un brouillard épais.

Elle remarqua à peine Miss Josette lui lancer un dernier regard d'avertissement avant de disparaître. Sa grande robe blanche brassant l'air dans un mouvement dramatique en continuant de peste à propos de la stupidité des mages et leur capacité à se mettre en danger.

Lucy se sentit encore plus stupide.

Pourtant, Galahaad lui offrit un sourire compatissant avant de s'asseoir sur le rebord de son lit, son épée tintant légèrement alors que le renard brillait.

Lucy se concentra sur l'éclat brillant de l'or, essayant d'extirper la honte et la mélancolie de son corps. Son esprit se concentrant sur ce qu'elle savait des sept pêcheurs et de leur chef Galahaad. Mais tout ce dont à quoi elle pouvait penser, c'était pourquoi on l'appelait le renard.

D'après les paroles des gens, il était puissant, mais pas spécialement malin.

Cette place revenait à Pellidore Becnoir, le corbeau de la Luxure. De ce que Lucy savait, c'était une très puissante enchanteresse.

Alors elle s'interrogeait : Pourquoi un Renard ?

Le chevalier, lui, la regardait, voulant la garder loin des larmes.

Il vit son regard sur son pommeau et soupira. Peut-être que raconter son histoire l'aiderait à lui raconter de la sienne. Pas que Siegrain Cornedrue ne lui ait jamais parler d'une constellationniste blonde à Illios, une comtesse en fuite.

- « Ma mère était une constellationniste. » Commença-t-il doucement ses yeux noisette se perdant dans sa mémoire. « Elle était belle, incroyable, avec une chevelure rousse qui semblait briller de mille feu sous la lune. Mon nom n'est pas Lunerousse, mais j'aime me dire qu'il a lien avec elle. »

Lucy leva la tête, se tournant vers le célèbre chevalier. Pourquoi lui racontait-il cela ?

Mais elle l'écoutait, essayant de se concentrer sur ses mots, plutôt que sur le reste.

- « Elle a été tué quand j'avais cinq ans, je ne me souviens pas de sa voix, ni de son visage, seulement de l'éclat de ses cheveux sous la lune et de son amour pour moi. » Expliqua-t-il avec douceur et un sourire à la fois mélancolique et nostalgique. « J'ai fui mon pays quelques mois plus tard, perdu, faible, je n'avais aucun espoir de survivre. Je me suis retrouvé livré à moi-même quelque part dans une forêt Fiorienne. »

Lucy se remémora ses nuits d'errance, quand elle ne trouvait pas de village, pas d'abris, qu'elle marchait entre les arbres. Les ombres étaient terrifiantes, comme des monstres qui voulaient l'engloutir sous leur bras ténébreux, anguleux et fins. Et les bruits…Ils étaient capable de faire courir son sang dans ses veines.

Comment un enfant de cinq ans pouvait survivre ?

Comment Galahaad avait survécu ?

Et elle songea à ce petit Sting d'Hargeon, comment avait-il survécu ?

Pourquoi des enfants se retrouvaient à errer ? Que faisait leurs parents ? Leur famille ? Est-ce que tout le monde était destiné à être aussi seul qu'elle ?

- « C'était la nuit, je n'étais pas sûre d'être toujours vivant le lendemain et j'ai croisé un renard. Un renard roux, l'éclat de son pelage sous la lune était le même que les cheveux de ma mère. Je l'ai suivi et j'ai rencontré Karadoc de la Paresse. » Il eut une mine attristé. « Mon prédécesseur, il m'a sauvé, mais j'aime dire que c'est le renard. Quand j'ai choisi mon animal de chevalerie, j'ai choisi le renard, Galahaad, le renard de la paresse. »

Lucy ne dit pas un mot alors que l'homme au cheveux cuivre touchaient doucement le pommeau de son épée, l'esprit perdu dans ses souvenirs.

C'était une jolie histoire, aussi triste que belle. Avec une fin presque similaire à la sienne, quelqu'un l'avait trouvé. Quelqu'un trouverait-il Sting ?

Lucy essaya de repousser la pensée qui lui disait que Sting et elle s'étaient trouvées mais qu'elle était partie.

Elle essaya de penser autrement. Et finalement, elle trouva un élément qui différait entre son histoire et celle du chevalier : l'Amour.

Layla Heartfilia lui répétait toujours que l'amour était le plus fort des liens, indéfectible, c'était la source de la magie qui les sauverait tous. Lucy n'était sûre d'une chose concernant la magie, c'était que rien n'était impossible, surtout pas après son combat -elle frissonna-.

Le Renard était d'une manière ou d'une autre l'esprit de la mère de Galahaad qui le protégeait.

C'était une si belle histoire.

Personne ne la protégeait elle, pas d'amour, hormis son lien avec ses esprits, mais une voix dans sa tête lui rappelait les contrats qui les liaient. Lucy les considérait comme ses amis, mais ce n'était pas pareil.

- « C'était très impressionnant. » Avoua-t-il en baissant la tête. « Dans la ruelle. Je suis sûre que toutes les personnes sensibles aux auras magiques d'Illios ont ressenti ton pouvoir ce matin. »

- « Je suis désolé de vous avoir menacé. » S'excusa doucement la blonde en serrant ses draps. « Je ne sais pas ce qui m'a pris. »

Galahaad eut soudainement un air malicieux et un sourire plus enjouer en se tournant vers elle, un sourcil vers le haut.

Lucy fronça ses propres sourcils en le regardant longuement, essayant de déchiffrer son expression. Il en savait beaucoup plus qu'elle, une chose était sûre.

- « C'était la colère. La colère protectrice. C'est très rare. » Expliqua-t-il avec une joie non-dissimulé en tapant légèrement ses deux pieds ensemble. « La colère naît généralement d'un sentiment négatif, pas là. Il vient d'un sentiment de protection, la magie peut être amplifier par nos émotions, et cela varie d'un individu à un autre, chez toi, c'est la rage de vaincre pour protéger. Chez moi, la paresse, c'est, pour résumer, le besoin que mon adversaire donne tout ce qu'il a pour m'offrir un défi. »

- « Tu parles comme si j'étais un péché. » Souffla Lucy avec une pointe d'appréhension dans le regard.

Jamais dans ses rêves les plus fous, la constellationniste se permettrait de s'imaginer à la place d'un péché, elle venait de terminer à l'infirmerie pour une carence en magie. Elle n'était qu'une pleurnicheuse stupide qui avait fuit sa maison.

Elle avait vaincu ce porc, certes, mais ce n'était pas sa magie.

Elle n'était pas capable d'ouvrir une porte de façon imprononcé.

Elle n'était pas capable de forcer la fermeture d'une porte.

Elle n'était pas capable d'utiliser correctement un sort interstellaire dans la magie d'un autre.

Elle était bien loin d'être une protectrice d'Isgard.

Pourtant…

Le regard de Galahaad était terriblement perturbant à mi-chemin entre la joie et la malice. Mais quelques choses brillaient dans ses orbes brunes, de plus brut, de plus réfléchis.

De la ruse.

Peut-être qu'il était un peu un renard finalement.

Lucy frissonna, attendant son verdict. Elle préférerait en tout honnêteté qu'il rigole.

- « Evidemment. » Dit-il avec un ton terriblement sérieux. « Tu es le péché de la colère que nous cherchons. Le petit Siegrain n'est qu'un remplacement jusqu'à ce qu'on trouve notre colère. Toi. Certes, tu es un peu tête brûlé à vider ton noyau magique, mais avec un peu d'entraînement et quelques missions, tu vas très vite faire partie de l'équipe. »

Il mit sa main sur son menton et il reprit avant que Lucy n'ait le temps de protester.

Elle ? La colère ?

- « Bon, on ne pourra pas t'emmener à Fiore pour des raisons évidentes. Paperasses. Allons expliquer aux chevaliers Fioriens et à tous ses crétins que non, ils ne peuvent pas récupérer le péché de la colère sous prétexte qu'elle est la comtesse Lucy Heartfilia, promise du roi Jellal Fiore. » Il soupira longuement ne faisant pas attention à la mine abasourdis de Lucy. « Quoi que, j'ai toujours détesté ce vieux Faust, ça pourrait être amusant. »

- « Tu…te… » Balbutia Lucy difficilement ses joues rougissantes.

Il savait.

Il savait que Lucy Lougris était Lucy Heartfilia.

Depuis combien de temps ?

Pourquoi n'avait-il rien fait ?

Galahaad la regardait comme si elle avait avalé quelques choses de travers.

Lucy était sous le choc, surprise, et terriblement confuse.

Ses joues étaient rouges, ses jambes tremblaient, ses poings s'étaient resserrés.

Elle était persuadée que les péchés et les armées d'Illios n'avait pas entendu parler de la sa fuite. Elle avait eu l'espoir de vivre tranquille dans la petite principauté. Elle s'y était même résigné, s'imaginant vivre de ses potions.

Lucy n'avait pas abandonné le rêve d'être une bonne constellationniste pour ses esprits mais quelque part en chemin, elle avait renoncé à devenir un mage et encore plus un mage de Fairy Tail.

Après tout, sa vie était douce à Illios, la seule ombre au tableau était ses infâmes cauchemars qui se fanerait bien un jour.

Et tout s'effondrait.

Galahaad, et probablement beaucoup de gens, comme Miss Josette et les autres péchés devaient savoir qu'elle était Lucy Heartfilia. La comtesse, la fiancé du prince Jellal, et la deuxième dans l'ordre de succession du trône.

Lucy avait fait des recherches. Si Jellal mourrait, elle pourrait être Reine. Elle avait le titre le plus haut de la monarchie Fiorienne, sa famille y était établie depuis six siècles, aussi vieille que la dynastie des Fiore. Il lui semblait que la seule raison pour laquelle le pays s'appelait Fiore et pas Heartfilia c'était parce que son ancêtre Anna préférait protéger au sein des armées plutôt que de diriger. Protéger. La colère protectrice. Un péché.

Lucy prit une profonde respiration.

Mieux qu'un mage, un rempart pour le continent.

L'idée lui coupa à nouveau le souffle.

Lucy n'était pas bien puissante, elle n'avait de spéciale que sa noblesse, ni plus ni moins.

On la voulait elle.

Elle était au chapitre 1 de ce que devait savoir faire ou non un bon constellationniste alors qu'elle était précisément à six ans de son apogée magique. La blonde n'était pas sûre de pouvoir rattraper le niveau d'un bon mage, alors un péché ?

Et on la désignait comme la Colère.

Qu'est-ce qu'elle protègerait ?

Par les étoiles, elle aurait pu s'évanouir tout de suis après le choc des météores, si son ennemi n'avait pas été vaincu, il aurait pu…

Son sang se glaça.

Une voix lui intimant que ça ne serait jamais arriver. Une flamme brûlant dans sa poitrine, le consolant, la rassurant.

- « Vous saviez ? » Croassa-t-elle avec terreur, essayant de détourner son attention de ce qu'elle pourrait devenir.

- « Nous avons refusé la requête du roi Faust de partir à ta recherche, tu n'es pas une menace pour la sécurité d'Isgard, clairement pas, puisque tu es la prochaine Colère. » Expliqua-t-il avec un sourire rassurant. « Et puis pourquoi est-ce que je prends la peine de t'appeler Mademoiselle Lucy, tu es presque une princesse à ce que j'en sais. »

- « Je pensais que vous essayiez d'être… » Elle grimaça. « Vous savez. »

- « Tu es fiancé, je me respecte, merci bien. » Se moqua-t-il avec un grand sourire enfantin. « Peut-être un peu trop tôt pour cette blague, n'est-ce pas ? »

Lucy hocha la tête incertaine.

Elle restait la fiancé du prince Jellal Fiore ou elle devenait la prochaine Colère.

Il soupira, alors qu'il se relevait tendant la main vers Lucy. Son air était sérieux, faisant ressortir ses traits marqués, malgré son air malicieux, enfantin et jovial, Galahaad était le premier mage saint et le chef des péchés.

Debout devant elle, elle pouvait le ressentir, sa puissance, son sérieux, ses responsabilités, il n'y avait pas qu'une espèce de charmeur infantile et légèrement rusé.

Elle resta interdite et incertaine devant la main qui lui était tendu, pas tout à fait sûre, comme si quelques choses, une petite voix, lui interdisait de le faire.

Elle cligna des yeux, voyant derrière ses paupières le Monstre derrière les flammes rouges et noirs qui lui disaient de refuser. Elle sentit la bile monter et la chair de poule se former, horrifier par cette vision sans qu'elle ne le montre.

- « Lucy Heartfilia, acceptes-tu de devenir Lucy Lougris, Louve de la Colère, péché capital ? Tu seras entraînée par mes soins et ceux de Siegrain Cornedrue ! » Il marqua un temps de pause, terriblement solennelle. « Libre à toi de choisir de passer les sélections de l'armée, mais sache que peu importe ta décision, je m'engage à ce que tu deviennes la prochaine colère. Aussi grande et impressionnante que les autres, si ce n'est plus. Tu suivras le chemin de la première colère, la Pie. Tes blessures seront celle des péchés, tes peines, ton passé, tes tristesses. »

- « Je… » Balbutia-t-elle hésitante, sa main tremblante. « Je ne sais pas. »

Galahaad hoqueta de surprise avant d'éclater de rire posant ses mains sur ses jambes. Lucy resta confuse en le regardant, se demandant si finalement, il ne lui jouait pas un tour.

- « Pourquoi toutes les colères de mon règne sont aussi indécises ? » Ria-t-il essuyant une larmes sur le coin de ses yeux bruns. « Il est trop tôt pour ma proposition, ne t'inquiète pas. Je te propose de t'entraîner. Siegrain et moi. Une super équipe. »

Lucy douta.

Lucy hésita.

Son regard se posa sur la clé d'Aquarius. Elle sembla briller, fort.

Et elle accepta.

Bientôt, elle serait Lucy Lougris, Louve de la colère.

Elle serait un péché. Ses colères, ses blessures, ses peines seraient celle de Galahaad Lunerousse, le renard de la paresse ; seraient celle de Margot Ailargent, la libellule de l'Avarice ; seraient celle d'Elaine Plumevif, le Phénix de l'Envie ; seraient celle de Léodagan Clameur, le lion de l'orgueil ; seraient celle de Lancelot Dulac, la baleine de la gourmandise ; seraient celle de Pellidore Becnoir, le corbeau de la Luxure.

Bientôt, Lucy serait une bonne constellationniste pour ses esprits. Bientôt, elle n'aurait pas besoin de ce feu en elle pour être forte.