Épilogue : Ancienne.
Six ans après
-Allez on doit y aller, ta soeur, son mari et nos enfants nous attendent. Appela Emma, devant la porte d'entrée vêtue d'un costume gris et de son haut blanc, attendant sa femme.
Regina ne savait pas pourquoi ils faisaient un diner au restaurant avec toutes la famille, mais seulement les adultes. Sa femme avait organisé ça, une semaine auparavant, en disant que ça ferait pas de mal de se voir ensemble, entre adultes, mais la brune la connaissait assez pour savoir que ça cachait autre chose, seulement elle n'avait pas insisté, voulant laissé Emma gérer ce diner comme elle l'entendait. Mais elle avait du retard, elle avait mis du temps avant de finalement se décidé à mettre sa robe longue et souple noire avec des motifs floraux. Elle allait bientôt fêter ses soixante huit ans, et même si elle continuait d'entretenir son corps pour rester belle et en forme, et qu'elle savait que sa femme avait toujours envie d'elle, elle essayait tout de même de faire attention, pour être toujours belle, mais elle avait cependant arrêté les robes ultra moulantes. Alors qu'elle mettait son second talon, elle s'avança vers sa femme, qui, habituée, la stabilisa debout.
-Merci mon amour. Sourit-elle en lui offrant un petit baiser. Je suis prête c'est bon.
-Bien. Allons y parce que Erwann m'a dit qu'ils étaient là et nous attendaient. Argua la blonde en l'entraînant dehors.
Elle ferma la porte de l'appartement rapidement, avant qu'elles n'aillent dans l'ascenseur. À l'intérieur de ce dernier, Regina vérifia son reflet dans le miroir, réajustant ses cheveux, avant de se tourner vers sa femme.
-Tu es belle. Très élégante. Commenta-t-elle.
-Et tu es sublime. Mais t'as encore mis des heures à être prête. Gloussa Emma. Certaines choses ne changent pas, même après trente cinq ans ensemble. Se moqua-t-elle gentiment, en caressant sa joue.
-C'est ainsi que tu m'aimes. Souffla Regina en se mettant sur la pointe des pieds pour déposer un baiser sur ses lèvres.
-On dira ça. S'amusa la blonde, en la tirant par la main pour l'entrainer vers l'extérieur.
-Je sais que tu m'aimes. Gloussa la brune en marchant à ses côtés.
-Bien sur que je t'aime, heureusement, ça fait trente cinq ans que je te supporte. Rit Emma, avant de recevoir un coup sur sa hanche. Eh! Tu sais que c'est vrai!
-Je te supporte aussi, alors ne fais pas comme si tu étais la plus à plaindre. Argua Regina.
-Mais qui t'attend des heures avant de partir parce que tu crois êtes pas belle alors que dans un sac poubelle tu es magnifique? Argua la blonde.
-C'est toi. Reconnu la brune avec un sourire, en attrapant son bras de sa main libre, se collant à elle. Dois je ajouter que j'ai de la chance de t'avoir?
-Vas y, dis le, je veux l'entendre. Se moqua gentiment Emma, sourire aux lèvres.
-Tu es la meilleure personne que je pouvais espérer dans ma vie. Sourit Regina, en posant un baiser sur sa joue. Malgré tout, j'espère que le restaurant est pas trop loin, parce que mes talons ne sont pas les plus confortables du monde.
-Une minute encore. Tu veux que je te porte? Proposa la blonde, amusée.
-Ne me tente pas. Provoqua Regina.
Emma gloussa et embrassa rapidement sa tempe. Quelques pas de plus et elles arrivèrent devant le restaurant. En entrant, la blonde donna leur nom, et le serveur les guida vers leur table réservée. Elles sourirent en arrivant, la table ronde n'avait plus que leurs places de libres, entre leurs deux enfants. Erwann était avec sa femme, à côté d'elle Zelena et son mari, puis Anaëlle et finalement leurs deux places. Elles s'approchèrent, et quand les enfants les virent ils se levèrent, pour les enlacer. Regina serra ses bras autour de sa fille en l'embrassant.
-Salut mama. Sourit la jeune femme.
-Mon Ananas, tu m'as manqué. Comment était ce spectacle? Et ma petit fille va comment? Demanda rapidement la brune.
Anaëlle était partie depuis deux mois avec sa fille de cinq ans et quelques, dansant pour un spectacle qui était allez dans quelques villes à l'extérieur de chez elles, alors elles ne s'étaient pas vu depuis deux mois. D'ailleurs, le lendemain, les deux mamies devaient passer du temps avec leur fille et leur petite fille Mavis.
-Le spectacle était super, c'était vraiment génial. Et Mav' était heureuse, mais vous lui avez manqué, elle a hâte d'être à demain. Sourit la jeune femme, avant de se tourner vers son autre mère qui lâchait Erwann. Bonjour maman. Fit-elle dans une longue étreinte.
-Chérie. Tu m'as manqué. Marmonna Emma en embrassant son front.
-Mama a dit la même chose. Gloussa Anaëlle en regardant furtivement la brune qui embrassait son fils.
En riant, Emma la contourna pour aller vers Zelena et Robin, voulant les embrasser, avant de faire de même avec June, la femme de son fils. Tout le monde salués, ils reprirent leurs places autour de la table, et Emma demanda une coupe de champagne pour tout le monde.
-Du champagne maman? Pourquoi? Releva Erwann.
-Et bien, je ne vous aie pas tous réuni que pour le plaisir de vous avoir tous autour de la table. Sourit Emma. J'ai eu soixante ans il y a presque trois mois, et il y a une semaine j'ai pris une grande décision. Elle se coupa quand le serveur revint avec les coupes de champagne. Une fois tous servit, sa propre coupe en main, la blonde reprit. Je serais officiellement à la retraite dans deux semaines. Annonça-t-elle.
-Oh super! Bravo maman! Sourit Anaëlle. Nounou ça te branche?
-Mes petits enfants je les garde quand tu veux. Sourit Emma. Alors qu'ils tendaient tous leurs coupes pour trinquer, elle remarqua sa femme ne bougeait pas. Gina?
-Tu m'abandonnes? Demanda la brune, l'air ahuri, alors que tous baissaient leurs coupes comprenant que ce n'était pas maintenant qu'ils allaient trinquer.
-Non mon coeur, je suis ta femme, je t'abandonnerais jamais. Mais je peux enfin être à la retraite, je sais que tu aimes ton travail, et j'ai adoré ces quarante ans à travailler avec toi, mais j'ai envie d'autre chose. Expliqua doucement la blonde.
-D'autre chose? Interrogea Regina, qui n'avait jamais imaginé leurs vies différemment.
-Oui, j'ai envie de me prélasser dans le lit le matin, d'apprendre enfin à bien cuisiner, de voir mes petits enfants plus souvent. Je veux profiter du temps que l'on a. Cita Emma.
-D'accord. Marmonna Regina en prenant son verre. Alors trinquons. Fit-elle, en faussant son sourire, pour ne pas gâcher le diner de retraite de sa femme.
Emma vit le mensonge, mais ne releva pas. Elle trinqua avec tout le monde, et ils commandèrent rapidement. Durant toute la soirée, la blonde garda un oeil sur sa femme qui faisait splendidement bien semblant d'être heureuse, mais Emma la connaissait assez pour voir la lueur de peine dans ses yeux. Regina faisait de son mieux pour sourire, mais elle se sentait complètement perdue. Avant de sortir avec Emma, elle avait travailler cinq ans avec elle, c'était la première fois que sa secrétaire était aussi efficace, les autres n'avaient jamais dépassé les six mois de présence, et la blonde était si professionnelle et douée, qu'elle n'avait pas été simplement sa secrétaire, elle était devenue son assistante, faisant plus que son travail. Et puis sa petite amie, sa compagne, sa femme, la mère de ses enfants, la grands-mères de ses petit enfants. Mais quelque soit leur relation, leurs problèmes personnels, leurs disputes, leurs colères, au travail c'était juste une trêve. Au début de leur relation, si elles se disputaient à la maison, elles étaient froides mais professionnelles au travail, mais avec les années, elles avaient appris à jouer de la situation. Si elles s'énervaient à la maison, elles étaient capable de rire et d'être provocatrices et tendres -même des fois, au travail. Elles savaient partager leurs vies et leurs univers pour que l'un ne soit pas faussé par l'autre. Et aujourd'hui sa femme annonçait qu'elle partait, elle allait devoir travailler sans elle, la remplacer par une autre secrétaire. Mais surtout, elle allait devoir passer ses journées sans Emma, elle ne la verrait plus que le soir et les rares matins où la blonde se lèverait avec elle, ce qui n'avait pas l'air d'être parti pour au vu de ce qu'elle avait dit. Son monde entier était perturbé.
-Mama, ça va? Demanda Anaëlle au moment du dessert, alors qu'elle fixait sa tarte aux pommes.
-Bien sur mon Ananas. Assura la brune en lui offrant un grand sourire, que seule la blonde savait faux.
-Tiens, pendant qu'on est tous là, j'ai trente quatre ans, j'ai une fille, je suis une adulte accomplie, se serait sympa quand même d'arrêter de m'appeler par le nom d'un fruit. Argua la jeune femme. Il peut un silence, avant que tous ne rient. Je suis sérieuse, comment prendre quelqu'un au sérieux quand elle se fait appeler Ananas?
-Et bien on comprend, mais ça changera pas. Tu es notre Ananas. Et puis nous on te prend au sérieux déjà. Sourit Emma.
-Mais maman, Mavis m'a appelé Ananas hier, comment je peux avoir un quelconque sérieux ou autorité, quand elle m'appelle ainsi? Soupira la jeune mère.
-Elle t'a appelé ainsi? Rit son frère.
-Oui, hier soir. Soupira Anaëlle. J'étais en train de faire à manger, elle coloriait à la table d'à côté, elle a voulu me parler, et au lieu de dire "maman", elle m'a appelé "Ananas".
-C'est un surnom chérie, tu l'as depuis toute petite. Tenta Regina.
-Justement, il serait temps que ça change. Appuya la jeune femme.
-Moi vivante, jamais je ne t'appellerais autrement que Ananas. Argua très sérieusement la blonde. Tu es mon Ananas, et c'est l'une des plus belle chose de ce monde, hors de question que tu m'empêches de t'appeler ainsi. Assura-t-elle en mangeant son dessert.
Sa fille leva les yeux au ciel avec un léger sourire, touchée malgré tout. Regina, mit de côté ses pensées sur la retraite de sa femme, et glissa une main sur son menton pour l'amener à ses lèvres.
-On fait un compromis, on t'appelle Ananas moins souvent, et seulement quand personne d'autres que la famille n'est présente. Proposa-t-elle alors, en regardant les deux.
-Ça me va. Accepta Anaëlle.
-Je devrais m'en accommoder. Gloussa Emma en passant sa main libre sur la jambe de sa femme, ayant l'impression que c'était le seul moment de la soirée où elle pouvait se le permettre.
Alors que les discussions reprenaient, Regina se redressa vers son dessert, se détachant d'Emma, qui tenta de garder une main sur elle. Mais rapidement elle comprit que la brune était encore vexée, et qu'il valait mieux qu'elle fasse comme elle voulait, pour ne pas qu'elles se disputent maintenant. Alors le diner fini, leurs verres aussi, après avoir payé et dit au revoir à toute leur famille, elles rentrèrent chez elles. Regina avait croisé ses bras sur sa poitrine, refusant de toucher sa femme qui marchait auprès d'elle. Sans échanger un mot, elles se glissèrent dans leur lit, et Emma soupira en voyant la brune lui tourner le dos.
-Gina, mon coeur. Appela -t-elle.
-Laisse moi dormir. Réclama la brune.
-Tu es en colère? Demanda Emma.
-Laisse moi dormir. Grogna Regina.
Alors la blonde se tut, et tenta de trouver le sommeil, laissant sa femme se reposer. Elle mit des heures, mais s'endormit finalement, d'un sommeil léger et peu réparateur.
Au matin, quand elle ouvrit les yeux, elle était seule dans le lit, une odeur de pancakes flottant dans l'air. C'était samedi, pas de travail et des pancakes, c'était signe de week-end. Elle se réveilla difficilement, et partit pour aller dans la cuisine, en sachant qu'une discussion l'attendait. Discussion ou dispute, elle ne savait pas encore. En entrant dans la cuisine, Regina était là, en pyjama de satin, finissant les pancakes au vu du peu de pâtes qu'il restait dans le saladier.
-Bonjour. Souffla la blonde en s'approchant.
La brune se tourna, la remarquant enfin. Emma l'embrassa, et elle ne se recula pas, mais ne lui rendit pas le baiser.
-Installe toi, le petit déjeuné est prêt. Fit simplement Regina en montrant le comptoir.
Emma ne dit rien et alla s'installer attrapant un premier pancake. Si elle devait parler, elle avait besoin de courage.
-Est ce que...Elle se racla la gorge, regardant sa femme qui lui tournait le dos. Est ce que l'on peut parler maintenant?
-De quoi?! Pesta de suite la brune en se tournant vers elle, agacée. Du fait que tu pars ou du fait que tu as pris ta décision sans m'en parler ou du fait que tu me l'as annoncer en même temps que tout le monde comme si j'étais pas plus importante? Provoqua-t-elle.
-Ok, un par un alors. Emma attrapa un autre pancakes. Je ne te quitte pas, je ne veux juste plus bosser, et j'ai assez travaillé toute ma vie pour prendre ma retraite maintenant.
-Mais pourquoi tu veux la prendre? Je ne comprends pas. Soupira Regina.
-Mon coeur, je t'aime. Mais on est différentes sur ça. Tu es folle de ton travail, tu adores ce que tu fais, et c'est génial, mais c'est pas mon cas. Expliqua Emma. Toutes ces années mon travail s'est résumé à faire des dossiers, et à rendre ta vie professionnelle plus simple. Et j'en ai marre de faire ça, je veux profiter de Josh, Millie et Mavis. Je veux lire des livres toute la journée. Regarder tout les films sur ma liste, et en reregarder d'autres. Je veux apprendre à te faire des gâteaux super bons. Je veux sortir plus souvent, aller voir des expos, et peut-être reprendre le bénévolat dans des orphelinats. Je veux juste profiter du fait d'être pas encore trop vieille pour faire des choses.
-Je comprends. Murmura la brune.
-En ce qui concerne ma décision sans toi, j'estimais que c'était un choix qui m'appartenait. J'ai peut-être fait une boulette, mais c'était ma décision de postuler pour toi, ma décision d'accepter quand tu m'as fais une proposition d'emploi, alors c'était ma décision de partir à la retraite. Continua la blonde.
-Mais je me suis sentie trahie Emma. On prend toutes les grandes décisions de notre vie ensemble, et là t'as fais ça seule. Grogna Regina, incapable de vraiment s'expliquer.
-Ok, je sais que j'ai merdé en te le disant en même temps que le reste de notre famille. Mais j'étais contente d'être à la retraite, et j'ai pas pensé que se serait une mauvaise nouvelle pour toi, alors j'ai voulu ce diner pour fêter la nouvelle. Je suis désolée de ne t'avoir rien dit. Je m'y suis prit comme un manche. Pardon. S'excusa sincèrement Emma, avant d'enfourner un pancake dans sa bouche, mal à l'aise.
-Je comprends. Souffla la brune. Sa femme lui sourit la bouche pleine. Arrête de faire l'enfant. Soupira-t-elle en pinçant doucement ses joues.
-Je t'aime tu sais. Mâchouilla la blonde.
-Je t'aime aussi. Assura Regina. Mais ça va être bizarre de travailler sans toi, de passer mes journées loin de toi.
-Et bien, Emma avala, tu pourrais peut-être prendre ta retraite, tu as soixante huit ans et une belle carrière derrière toi, tu pourrais. Assura-t-elle.
La brune attrapa la poêle avec les derniers pancakes et les mit dans l'assiette, avant de s'appuyer sur le comptoir, tasse de café dans une main.
-Je ne prendrais pas ma retraite Emma. J'aime mon travail. Assura-t-elle. Les enfants ne sont plus là, je n'ai plus que le travail! Remarqua-t-elle.
-Merci pour moi. Grogna la blonde.
-Tu sais ce que je veux dire. Soupira Regina, comme si c'était logique.
-Non je sais pas! S'exclama Emma. Mais ce que j'entends, c'est que ma femme ne peux pas prendre sa retraite, parce que si elle n'a pas le travail et pas ses enfants elle n'a rien d'intéressant pour combler ses jours. J'en déduis donc que ma femme m'a littéralement oubliée! S'énerva-t-elle en se levant, attrapant un pancakes qu'elle enfourna en partant vers la chambre.
-Arrête de dire n'importe quoi! Réclama la brune en la suivant vers la chambre. Je t'aime, et passer du temps avec toi est parfait, mais j'ai jamais été sans travail, jamais! Et m'aime si je t'aime plus que tout, je ne sais pas si je pourrais vivre sans travail.
-Et bien va travailler! Cria Emma. Je ne voudrais pas t'arracher à ton précieux travail, après tout, il y a trente cinq ans, tu travaillais aussi le samedi!
-Emma..
-Oh non! Coupa la blonde. J'ai peut-être merdé en ne te prévenant pas, mais t'as bien plus merdé que moi en me disant ça! Comment j'ai pu te croire pendant trente cinq ans?! J'ai rien vu, pourtant c'était si évident. Comment ai je pu penser que je deviendrais le centre de ton monde quand les enfants seraient parti de chez nous et qu'on aurait l'âge de prendre notre retraite ensemble?! S'enragea-t-elle.
-Arrête, s'il te plaît arrête. Supplia la brune.
Elle soupira quand le silence se fit et massa ses tempes. Emma qui avait sortit son jean et son haut sur le lit, s'arrêta en la regardant, le visage marqué par la colère et ses yeux plein de larmes.
-Je te déteste. Lâcha Emma.
La brune releva la tête vivement pour la regarder dans les yeux, cherchant un signe qui montrerait qu'elle ne le pensait pas, mais tout ce qu'elle vit c'était la sincérité de sa femme.
-Mon amour, je t'aime, et t'aimerais toujours, mais je suis pas prête pour la retraite. Je suis terrifiée par l'idée que tu cesses de m'aimer le jour où je ne serai plus avocate. Avoua la brune.
-Gina, si je t'ai aimé toute ces années, c'est pas parce que tu étais avocate, c'est plutôt malgré ça. Je déteste ce milieu où tout est apparence, je n'y aie pas ma place et toi tu y joues un rôle que je déteste. Argua Emma. Tu es une imbécile si tu pense que je t'ai aimée plus de trente ans, pour ton métier, c'est qu'au final tu ne me connais pas du tout. Finit-elle en attrapant ses vêtement avant de quitter la chambre rapidement pour aller dans la salle de bain en fermant la porte.
Regina eu besoin d'une seconde pour se remettre de ces mots tranchants, et alla la rejoindre à la porte de la salle demain, qu'elle trouva fermée à clé.
-Emma! Emma s'il te plaît! Ouvre moi. Réclama-t-elle.
-Non. Refusa la blonde.
-Emma. Soupira la brune en laissant son front tomber contre la porte. J'ai mal parler, je me suis mal exprimer, en aucun cas je voulais laisser entendre que tu ne représentais rien. Expliqua-t-elle. Tu représentes tant pour moi que j'ai peur que de faire changer tout notre quotidien nous démolisses.
-Chaque moment ensemble est un bonheur. Si tu prends ta retraite, toutes nos journées ressembleront à tout nos moments qu'on partage actuellement en dehors du travail. Répondit Emma de l'autre côté de la porte.
-Je..S'il te plaît, ouvre moi, je déteste parler à du bois. Supplia Regina.
Quelques secondes passèrent avant que finalement la blonde ne lui ouvre, les larmes ayant débordé. Regina ne passa pas par quatre chemins, et se colla à sa femme, ses bras autour d'elle.
-Regarde moi bien, je te laisserais pas douter de ce que je vais dire. Appuya la brune. Je t'aime. Tu es la femme de ma vie, et je ne regrette aucun de nos moments, les plus durs et les plus compliqués nous ont fait avancer et nous ont endurcies. Quand je prendrais ma retraite, on passera de merveilleux jours ensemble, et on sera heureuses d'une autre manière. Mais laisse moi du temps, je suis pas encore prête à arrêté de travailler.
-Mais tu prendras ta retraite un jour? S'assura Emma. Promets moi que tu seras pas un de ses avocats qui meurt au tribunal.
-Je te le promets. Assura Regina.
Elle se pencha un peu plus et posa ses lèvres sur celles de sa femme.
Un an et trois mois plus tard
Emma était assise dans le salon, surveillant Mavis qui coloriait avec elle, sur la table basse. Il était quinze heure, et elles étaient que toutes les deux, Regina plaidant cet après midi. Elle devait rentrer d'ici une heure ou deux, et la blonde avait hâte. Depuis un mois Regina avait virer sa secrétaire, et avait donc plus de travail, la blonde l'aidait quelque fois le soir, mais la brune avait surtout plus de travail faire, même si elle prenait moins d'affaires qu'avant. Alors elle espérait vraiment que sa femme allait bientôt les rejoindre, surtout que Mavis dormait chez elles ce soir, Anaëlle ayant un rencard. Alors qu'elle souriait à sa petite fille, son téléphone sonna et elle vit le nom de sa femme, alors elle décrocha rapidement.
*Gina! Tu rentres bientôt?*Fit-elle rapidement.
*Excusez moi, je suis infirmière aux urgences, votre femme a été admise il y a une heure et demie maintenant, elle avait fait un arrêt et nous avons dû la réanimer. Elle est maintenant en salle de réveil. Vous étiez dans ses numéros d'urgence, voilà pourquoi j'appelle en ce moment même de son téléphone.* Expliqua rapidement la femme.
*Elle...elle..un arrêt?* Bégaya Emma, les yeux écarquillés.
*Oui, elle est sortie d'affaire, mais elle n'est pas encore réveillée.* Informa l'infirmière.
*Je..je viens au plus vite.* Assura la blonde.
Elle appela sa belle fille dans la foulée, la sachant chez elle à cette heure avec ses propres enfants, et sans lui dire ce qu'il se passait la convainquit de la laisser lui déposer Mavis. En une demie heure, elle était à l'hôpital, et fut rapidement dirigée vers la salle de réveil de sa femme, l'infirmière l'informant qu'elle avait reprit connaissance, mais était à l'ouest. Elle s'assit alors sur le tabouret près de la tête de sa femme, et caressa ses cheveux bruns dont la racine était adorablement blanchie.
-Gina, c'est moi, t'es là? Interrogea-t-elle, un peu perdue.
-Em'. Sourit difficilement la brune, en la voyant. Qui t'as prévenue?
-L'infirmière, je suis dans tes numéros d'urgence. Répondit Emma. Tu te sens comment?
-Je vais bien, ne t'inquiète pas. Assura Regina.
-T'as fais un arrêt Gina, et les médecins ont eu du mal à te réanimer. Ils me l'ont dit. Rappela la blonde. Tu étais au tribunal?
-Oui, en pleine plaidoirie. Se souvint la brune.
Emma soupira, ressentant la compression sur son coeur. Elle avait mal, l'impression que depuis cet appel son monde s'était effondré, et se reconstituait depuis que la brune la regardait.
-Tu m'avais promis de pas mourir au tribunal. Murmura Emma, une main posée sur la joue mate de sa femme.
-Je ne suis pas morte, alors techniquement j'ai pas brisé la promesse. Marmonna Regina.
-Dis moi que tu n'y retourneras pas. Supplia la blonde, les yeux plein de larmes.
La brune attrapa sa main sur le lit d'hôpital et la serra dans la sienne, sans la lâcher du regard.
-J'y retournerais. Affirma-t-elle, Emma fermant les yeux d'angoisse et de douleur. Mais seulement pour voir notre fils plaider. Ajouta-t-elle.
Les yeux verts brillèrent en la regardant.
-Tu promets? Assura Emma.
-Je vais prendre ma retraite, et vivre avec ma superbe femme pendant chaque minutes du reste de ma vie. Promit Regina.
-Mon dieu, enfin. Soupira la blonde en laissant tomber sa tête sur le ventre de sa femme. Si tu savais comme j'ai eu peur quand l'infirmière m'a appelée.
-Je te promets que ça n'arrivera plus jamais. Assura la brune.
-Y a intérêt, je veux jamais te perdre. Marmonna Emma.
-C'est pourtant la finalité de la vie. Murmura Regina. Sa femme grogna contre sa hanche. Où es notre Mavis? Demanda-t-elle.
-Avec June, je l'aie déposée avant de venir, et j'ai prévenu notre fille. Assura la blonde en la regardant. Tu passes quelques jour ici, et je reste tant que tu es là.
-Em', tu devrais rentr-
-Non. Coupa la femme. Je rentrerais quand tu rentreras. Pas discutable, c'est mon boulot de femme, et je laisse pas celle que j'aime qui a failli mourir sans moi dans une telle situation. Assura-t-elle.
Regina lui offrit un sourire et la blonde se pencha pour venir l'embrasser tendrement.
Quatre mois plus tard
Assises en terrasse, chocolat chaud et livre pour l'une, café et magazine pour l'autre, elles étaient assises face à face sur la petite table du café, profitant de la fin de matinée chaude pour la saison entre elles.
-Mon amour? Marmonna Regina.
-Hmm..? Fit la blonde.
-C'est mon anniversaire dans deux semaines. J'aurais soixante dix ans. Rappela la brune, en relevant les yeux vers sa femme qui lisait.
-Je sais, et ne prévoit rien. Répondit Emma, le nez toujours dans son bouquin.
-Pourquoi? Demanda Regina, avec un léger sourire.
-Parce que je te le dis. Argua la blonde sans bouger. Sa femme lui prit son livre, l'obligeant à la regarder. Parce que ta jeune et jolie femme t'as organiser quelque chose.
-Jeune et jolie? Se moqua Regina, avec un immense sourire heureux.
-Je suis plus jeune, et ne dis pas que je ne suis pas jolie, ou je te puni. Rit Emma.
-Me punir? Releva la brune.
La blonde gloussa un peu plus, et se pencha sur la petite table pour capturer les lèvres douces de celle qu'elle aimait.
-Tu vas avoir soixante dix ans et pourtant tu as toujours autant envie de moi. Sourit la blonde.
-Pour toujours, Emma. Assura la brune.
-Bien, parce que je compte continué de te faire autant l'amour durant les prochaines années. Assura Emma. Et pour ton anniversaire, je sais que tu hais les surprises, alors ce qui est prévu c'est une journée famille, et le soir une soirée avec tes anciens collègues, les adultes de la famille et les amies. Et puis le soir je te ramènerais dans notre lit pour fêter dignement ton changement de dizaine. Raconta-t-elle.
-Ça semble parfait. Sourit Regina en l'embrassant.
-Sans parler du fait que tes enfants et petits enfants on prévu plein de supers cadeaux, tout comme moi. Ajouta la blonde.
-Tu es fantastique. Murmura la brune, le menton de sa femme coincé entre son pouce et son index.
-Parce que je t'aime. Sourit Emma, contre ses lèvres.
-Toujours. Souffla Regina, appuyant ses sentiments pour la cent millionième fois depuis toutes ces années.
-Et à jamais. Finit la blonde avant de l'embrasser tendrement de nouveau, le magazine et le livre oublié.
FIN
