Hello les sorciers ! Voici un long chapitre avec vos personnages préférés :)
Merci encore de suivre cette histoire ^^
Bonne lecture !
Harry et Salazar se trouvaient à l'étage, en train de lire dans la bibliothèque, quand Sirius les trouva. "Les autres membre de l'Ordre arrivent", les prévint-il.
"Merci Sirius," le remercia Harry avec un sourire puis Salazar et lui rangèrent les livres qu'ils étaient en train de consulter et se levèrent pour le rejoindre.
En bas des escaliers, ils trouvèrent leur chemin bloqué par les quatre plus jeunes Weasley et Hermione, qui voulaient tous participer à la réunion. M. Weasley et Lupin essayaient de les convaincre de remonter les escaliers, tous deux jetant un regard inquiet par dessus leurs épaules, jusqu'à ce que Mme Weasley arrive, conduisant les invités dans la cuisine, ignorant ostensiblement les plaintes des enfants qui refusaient de retourner dans leurs chambres.
"Il me semble," intervint Salazar d'une voix sèche, "que si vous essayez de prouver que vous êtes assez matures pour être invité à la réunion, pleurnicher pathétiquement quand on vous dit non, ne fait que renforcer le fait que vous êtes encore trop jeunes. Vous devez donc vous comporter comme il se doit avant d'être invité à une réunion. "
"Mais Harry peut y aller lui," contesta Ginny, levant les yeux vers le jeune homme en question.
Harry haussa un sourcil. "Harry a vingt-deux ans et est plus que capable d'attendre patiemment quand on lui dit non", rétorqua-t-il froidement. "Vous pouvez soit remonter par vos propres moyens, soit nous allons vous stupéfier et vous faire léviter jusque dans vos chambres."
"Tu ne peux pas faire ça !" s'indigna Ginny .
"S'il ne le fait pas, c'est moi qui le ferai", asséna Salazar, les yeux plissés. "Et Harry sera beaucoup plus doux que moi, alors tu ferais bien d'espérer qu'il te touche en premier."
"Bon allez, retournons dans nos chambres" soupira Ron en maîtrisant sa voix, et en commençant à grimper les escaliers devant Harry, Salazar et Sirius. Hermione lui emboîta le pas sans un mot, traînant une Ginny fulminante derrière elle.
"La lévitation pourrait être une expérience amusante", déclara l'un des jumeaux.
"Je suis tout à fait d'accord, Gred," approuva l'autre et ils se tournèrent tous les deux avec espoir vers Harry.
Les lèvres de Salazar se retroussèrent avec un petit sourire mauvais. "Il y a cette variation de votre sortilège du stupéfixion que je connais, qui fait gonfler la vessie de la victime et celle-ci reste avec une vessie pleine pendant toute la durée du sort jusqu'au moment où elle est libérée -"
Les deux jumeaux disparurent tout à coup dans un craquement, libérant les escaliers pour les adultes qui se trouvaient derrière eux.
"Cela a sans doute été plus efficace que de menacer de leur lancer le sortilège des boules bleues", commenta Harry alors qu'il descendait les escaliers. Salazar eut un rictus amusé alors que Remus, Sirius, et Arthur Weasley, qui les accompagnaient, blêmissaient à cette pensée.
"Harry, mon chéri, es-tu sûr de ne pas vouloir rester en haut ?" fit Molly Weasley tandis qu'elle passait près d'eux et descendaient vers la cuisine.
Harry lui sourit. "Après que mon oncle m'ait demandé de faire tout ce chemin depuis l'Égypte ?"
Mrs Weasley détourna les yeux, comprenant le doux rappel qu'il n'était plus le Harry Potter qu'elle avait connu et qu'elle ne pouvait pas le traiter comme tel devant le reste de l'Ordre. "Bien sûr," murmura-t-elle.
Harry, Salazar, Sirius et Lupin cheminèrent ensemble vers la cuisine, laissant Arthur Weasley à sa femme. Près de la table à manger, Lupin s'avança pour présenter Harry et Salazar. Certains membres de l'Ordre parmi les plus âgés semblèrent surpris à l'annonce que Albus avait un neveu.
"Mon père voulait me garder à l'abri des regards indiscrets, compte tenu de la notoriété de mon oncle Albus", leur expliqua Harry. "Père a essayé de me convaincre de rester en Égypte, mais je suis plus que capable de me défendre contre les ennemis d'oncle Albus qui pensent que je suis une cible facile, vu que je suis jeune. Père et oncle Albus sont finalement tombés d'accord pour que je parte en Angleterre, même s'ils auraient préféré que je reste à l'écart. "
Ils parurent tous satisfaits de ses explications, même si deux membres de l'Ordre lui demandèrent où il avait voyagé précisément, incapable de cerner son accent. Harry était plus que disposé à leur raconter ses voyages, même si certains étaient un peu trafiqués, afin de correspondre davantage à cette époque.
L'un des derniers à arriver, Severus Rogue, décocha un rictus méprisant à Sirius et Lupin, puis se figea en apercevant Harry, qui était quasiment le portrait de James Potter, suffisamment en tout cas, pour déclencher une alarme dans son esprit. Il se dirigea vers lui à grands pas, faisant claquer sa robe noire et attrapa sans douceur l'épaule de Harry, le faisant tourner afin qu'il puisse mieux voir le visage du jeune homme.
"Puis-je vous aider ?" demanda calmement Harry en repoussant la main de Rogue tout en retenant celle de Salazar qui s'était posée sur la garde de son épée, prête à la dégainer.
Rogue rétrécit les yeux devant ce visage qui lui était familier, mais ce n'était pas James, les yeux du jeune homme étaient d'un vert éclatant et même si sa tignasse sombre était aussi échevelée que celle de son pire ennemi, il y avait une légère touche de roux, sans compter l'absence flagrante de lunettes. "Qui es-tu ?" demanda-t-il sur un ton qui sonnait comme un ordre.
"Et bien, vois-tu, Servil–" commença Sirius.
"Messieurs, s'il vous plaît," interrompit Albus, qui venait d'arriver par la cheminée, juste à temps pour mettre fin à la dispute qui menaçait d'éclater. "Nous sommes tous amis ici."
" Nous sommes tous amis ?" cracha Sirius, en regardant Rogue avec une haine farouche dans les yeux. Le professeur de potions, trop occupé à fixer Harry, n'y fit pas attention.
Albus soupira. "Oui, Sirius, nous sommes des amis, ou des alliés, si le terme vous convient mieux."
"Je suis Harry Dumbledore," fit Harry à Rogue, son visage impénétrable. Et vous, qui êtes-vous pour me saisir les épaules et demander les noms de ceux qu'oncle Albus invite dans cette maison ?"
"Oncle ?" répéta Snape, levant des yeux surpris vers Albus.
Celui-ci eut un léger sourire et posa doucement une main sur l'épaule de Harry. "Voici mon neveu, Harry, et son mari, Salazar." Il hocha la tête vers Salazar qui se tenait juste derrière Harry, attendant que Rogue lui donne une raison de l'attaquer. Les yeux de Rogue s'écarquillèrent au nom du fondateur et se rivèrent sur lui. "Harry, Sal, voici Severus Rogue"
"Oh, c'est ainsi que mon collègue se fait appeler ?" lâcha Salazar d'un ton glacial.
Harry leva un sourcil à son mari. "Sal..."
Salazar jeta un coup d'œil à Harry, lut la désapprobation dans ses yeux et relâcha finalement la poignée de son épée. "Très bien", céda-t-il.
"Peut-être serait-il temps de prendre place ?" proposa doucement Albus, accompagnant ses paroles d'un geste de la main. Alors que l'assemblée s'exécutait, il serra l'épaule de Harry et en sortit un parchemin roulé. "La liste que vous avez demandé", dit-il en le tendant à son "neveu" et à Salazar.
Harry prit le parchemin et le donna à Salazar, qui le glissa dans le petit sac qu'il tenait à sa ceinture. "Merci mon oncle."
Tous trois s'installèrent autour de la table et la réunion put commencer. Elle consista en grande partie à mettre en place un système de rotation des membres de l'Ordre afin de protéger la prophétie, ainsi qu'à recueillir toute information pouvant être utile. Rogue les informa que Voldemort n'avait guère bougé tandis que Tonks et M. Weasley leur rapportaient que le ministère n'avait toujours pas réagi à la déclaration d'Albus selon laquelle Voldemort était de retour, et ils ajoutèrent que les recherches sur Sirius se poursuivaient toujours, certains Aurors s'en arrachant les cheveux . Les autres leurs indiquèrent comment la population sorcière avait réagi au retour de Voldemort, bon nombre pensaient que Dumbledore était devenu fou, ou bien qu'il voulait se venger du ministère.
En fin de compte, il ne se passait pas grand-chose dans le monde magique, si on omettait la calomnie dont faisait l'objet Albus. Et chacun évita soigneusement d'aborder le problème crucial: pourraient-ils quand même gagner cette guerre si Harry Potter était mort ?
Finalement, Albus renvoya les membres de l'Ordre. Au milieu du brouhaha et des bruits de chaises qu'on déplaçait, il adressa un signe à Minerva McGonagall : "Minerva, pourriez-vous vous joindre à moi pour le dîner de ce soir ? Si cela ne vous dérange pas ? "
"Cela ne me dérange pas du tout Albus," répondit Minerva avec un léger sourire et elle contourna la table, se dirigeant vers la cheminée.
Albus se tourna vers Harry et Salazar alors qu'il se levait. "Est-ce que vous revenez à l'école ce soir ?"
Harry secoua la tête. "Nous avons des affaires à régler à Gringotts dans la matinée, et comme nous sommes déjà à Londres ..."
Albus inclina la tête. "Bien sûr."
"Nous prévoyons de rester demain soir au château", déclara Salazar, "on pourra se voir à ce moment-là."
"Excellent. Et je sais comment vous joindre si jamais quelque chose se passe. Passez une bonne soirée, alors, les garçons." Il se tourna pour suivre McGonagall vers la cheminée.
"Je pense qu'il est la seule personne qui peut se permettre de t'appeler 'garçon'," lança Harry d'un ton sarcastique à son mari.
Salazar renifla. "Je préfère ignorer le décalage entre nos deux époques, et il est suffisamment âgé pour que je lui accorde ça."
C'est à ce moment là que Ron, Hermione, Ginny et les jumeaux cavalèrent dans les escaliers, bousculant les quelques rares personnes qui s'étaient agglutinées près de l'escalier et discutaient. "Alors, qu'est-ce qui s'est passé ?" demanda d'emblée Ron en se laissant tomber sur une chaise à côté de Harry.
"On a surtout évoqué la façon dont les gens perçoivent oncle Albus, c'est à dire comme un vieil homme complètement barré," fit Harry avec un haussement d'épaules. "Absolument ennuyeux. Peut-être que je ferais une sieste lors de la prochaine réunion."
"Vous pourriez dormir pendant que nous nous glissons à vos places", suggéra Fred avec un sourire taquin.
"Exactement !" renchérit George. "Tout le monde gagnera au change !"
"Je refuse d'être le complice de l'une de vos farces, surtout quand il y a de bonnes chances pour que votre mère se mette en colère", fit Harry. "Essayez avec quelqu'un de plus crédule et moins terrifié par Mme Weasley."
Les jumeaux se tournèrent vers Salazar qui arqua un sourcil: "Si vous avez l' intention de m'inclure dans vos plans , vous devez être complètement inconscients- " : -J'adore parler en fourchelang dans ces moments là, juste pour regarder les gens sursauter .: Il ricana alors que les personnes présentes dans la pièce sursautaient simultanément . Même ceux qui étaient au courant que Salazar Serpentard se trouvait dans la maison observèrent les alentours avec crainte, comme s'ils s'attendaient à ce que Voldemort apparaisse brusquement.
" Sal ," siffla Harry, jetant à son mari un regard agacé et faisant un signe pour rassurer les autres. "Je t'ai déjà dit de ne pas faire ça."
"Non, tu m'as dit que ces imbéciles pensent que le fourchelang est un don que seuls les mages noires possèdent", fit remarquer Salazar. "Et que ça dérange les gens."
Harry soupira. "Déranger tes alliés n'est pas un bon moyen pour te faire apprécier."
"Je n'ai pas envie que l'on m'apprécie."
Harry roula des yeux et préféra ne pas s'attarder sur ce sujet épineux.
"Quoi qu'il en soit, s'ils l'entendent assez souvent, ils risquent d'être moins surpris si Voldemort se met à siffler près d'eux", reprit Salazar.
"Ce n'est pas un mauvais point," concéda Hermione. "Je parie que même les Mangemorts ne sont pas dérangés, ils doivent être habitués à l'entendre parler en fourchelang."
"Habitués ou préparés à souffrir après l'avoir entendu ?" fit remarquer Harry, les yeux sombres au au souvenir de sa dernière rencontre avec Voldemort, où les paroles de se dernier s'étaient transformés en sifflements sous l'emprise de la colère.
Salazar posa sa main sur la jambe de Harry sous la table et offrit un léger sourire à son mari. Harry sourit en retour et posa sa main sur celle du fondateur. "Je sais," murmura-t-il simplement et Salazar hocha la tête.
Leur conversation fut interrompue par Molly Weasley qui les interpella de sa cuisine: "Si vous restez pour le dîner, asseyez-vous pour que je puisse fixer les places. Tout est presque prêt." Quelques personnes montèrent l'escalier pour partir, mais la plupart d'entre elles s'installèrent autour de la table. Sirius sembla un instant tenté de pousser Ron hors de sa place habituelle aux côtés de Harry, puis haussa les épaules, le rouquin avait le même droit que lui de s'asseoir à côté de Harry pendant les repas.
Avec la présence de membres supplémentaires de l'Ordre, les discussions restèrent prudentes, ceux qui connaissaient l'identité de Harry et Salazar préféraient éviter de laisser échapper toute information susceptible de les trahir (avec Mondingus, il fallait même redoubler de prudence.) Finalement, Hermione eut la bonne idée de choisir un terrain neutre, "Savez-vous quels livres vous allez nous faire étudier ?"
"Oh, Hermione, tu ne peux pas passer dix minutes sans parler du travail scolaire ?" se plaignit Ron.
Harry renifla. "Des livres ? Non, pas encore. Je suppose que nous devrons passer chez Fleury et Bott quand nous nous rendrons au chemin de traverse demain", ajouta-t-il en regardant Salazar.
"Peut-être que nous pourrons ramener d'autres livres que de simples manuels scolaires", proposa Salazar.
Harry rigola. "Guérison ou potions ?"demanda-t-il et Salazar répondit par un sourire narquois, «les deux» semblait-il dire. "Je ne vois pas où serait le mal," dit-il, se disant qu'il serait utile de créer dans leur chambre une bibliothèque personnelle contenant les thèmes qui les intéressaient.
"Tu vas enseigner la Défense Contre les Forces du Mal à Poudlard l'année prochaine, alors ?" s'enquit Hestia Jones, avec curiosité.
"En effet," acquiesça Harry. "J'ai étudié différentes formes de défense durant ma jeunesse, et quand j'ai décidé de revenir pour aider à la guerre, mon oncle m'a suggéré de prendre le poste qui était disponible, cela lui permettait aussi de garder un œil sur moi. Sal va m'aider, en espérant que Madame Pomfresh ne se jette pas sur lui pour le garder. "
"Tu es médicomage ?" demanda Mondingus à Salazar.
Le fondateur haussa les épaules. "Je n'ai pas de licence, alors il serait plutôt correct de m'appeler « guérisseur ». Mais oui, je me suis entraîné à la médecine magique."
"Je n'aurais pas cru que vous auriez choisi cette branche douce", dit Mondingus. "Je vous aurai plutôt comparé à Rogue, avec ses potions et ses techniques de magie noire."
"Comme mon homonyme, c'est bien ça ?" répliqua froidement Salazar, les yeux rétrécis.
"Oui, tout à fait", acquiesça Mundungus, scrutant le regard sombre de Salazar avec une certaine appréhension.
Harry toucha le bras de Salazar et secoua la tête quand il leva les yeux. "Ça n'en vaut pas la peine", murmura-t-il en arabe. "Et tu ne peux pas réfuter plus de mille ans de légende en une nuit, surtout si tu as l'intention de conserver notre couverture."
Salazar hocha la tête et tourna son regard vers son assiette. "Je sais", répondit-il dans la même langue. "Mais je ne peux pas ignorer la façon dont mon nom a été traîné dans la boue au cours des siècles."
"Je n'aime pas ça non plus," admit Harry, "mais nous ne pouvons rien y faire."
Salazar haussa les épaules. "Je sais", dit-il à nouveau.
Harry secoua la tête et regarda les cinq élèves à la table, passant en anglais pour les questionner, "Selon vous, quels livres de Défense Contre les Forces du Mal sont les meilleurs parmi tous ceux que vous avez utilisés ?"
Hermione et Ginny échangèrent un regard entendu pendant que Ron roulait des yeux et que les jumeaux souriaient follement. Cela déclencha un débat qui dura tout le long du dîner et même au-delà, chacun voulant mettre son grain de sel, même les adultes. Les plus jeunes convinrent que les livres distribués par Fol-Oeil et Lupin étaient très bons, tandis que les jumeaux semblaient tous deux convaincus que le livre que leur avait donné le professeur précédent, Quirrell, était génial. Mme Weasley insista sur le fait que les livres de Lockhart étaient excellents –Harry, Ron, Hermione, Ginny et les jumeaux préférèrent l'ignorer - et Tonks lui fournit une petite liste des manuels dont elle s'était servie durant sa formation d'Auror et qui pourrait être utile à Harry pour ses classes de sixième et septième années. Sirius semblait convaincu qu'un certain livre sur les maléfices et les empoisonnements était le meilleur parmi les meilleurs, mais Lupin attrapa le regard de Harry et secoua la tête pour réfuter cette affirmation.
Au moment où tout le monde se levait pour rentrer chez lui ou se préparer à aller au lit, Harry possédait une bonne liste de titres - il avait récupéré des plumes et de l'encre pour écrire en métamorphosant de l'argenterie et une serviette en papier – qui lui serait certainement utile lors de sa prochaine visite à la librairie.
"Tu es content ?" questionna Salazar alors que Harry fermait la porte de leur chambre derrière eux.
Harry sourit. "Absolument. Je n'avais pas pensé à chercher des livres pour cette année, et c'est bien de savoir par où commencer; je ne me souviens plus beaucoup quels livres étaient bons, et être aussi en retard sur les sorts modernes me laisse plus d'un désavantage. "
L'expression de Salazar s'effaça et il prit la joue d'Harry dans la coupe de ses mains. "Je sais," souffla-t-il et ils prirent un moment pour se sourire avant de se préparer pour dormir.
Salazar était en train de s'éloigner quand il sentit Harry s'agiter nerveusement à côté de lui. Dormir à ses côtés durant des années lui avait appris à connaître le langage corporel de Harry alors il sut tout de suite que quelque chose n'allait pas en voyant les traits du jeune homme se tordre en une grimace. "Ton dos ?" demanda-t-il en le dévisageant avec inquiétude.
Harry hocha la tête "Ça tire."
Salazar toucha le dos de Harry avec des mains douces et fronça les sourcils en sentant les muscles se raidir à son contact, plus inquiétant encore la peau était presque brûlante. "Cela ne vient pas du voyage dans le temps", observa-t-il avec une quasi certitude. "Est-ce que ça fait mal ?"
Harry secoua la tête. "Non, ça me tient surtout éveillé."
"Ta peau est chaude au toucher".
Harry fronça les sourcils et tendit la main pour palper les cicatrices et tressaillit en sentant à quel point la peau était anormalement chaude. "C'est très bizarre que ce soit aussi chaud"
"Tu ne l'avais jamais remarqué?" s'étonna Salazar avec un froncement de sourcils, et Harry secoua la tête. "C'est intéressant."
"Je ne serai pas ton cobaye, Salazar," l'avertit Harry, reconnaissant la lueur intéressée qui brillait dans les yeux de son mari.
Salazar eut un sourire amusé. "Bien sûr que non. Je peux lancer un sort pour relaxer ton dos et le détendre à nouveau, et peut-être un pour te rafraîchir ? Je ne sais pas quoi essayer d'autre. Cela ne te dérange pas ? "
Harry lâcha un soupir. "Non, vas-y."
Salazar agita sa baguette deux fois et Harry se détendit contre le lit, n'ayant pas remarqué à quel point il était tendu. "C'est mieux ?" s'enquit le fondateur, touchant légèrement le dos de Harry pour s'assurer que tout allait bien. La peau était redevenue normale et le corps de Harry ne tressauta pas à son contact.
"Oui," souffla Harry, soulagé que son dos n'ait pas réagi . "Mais j'aimerais savoir ce qu'il se passe."
"On est deux," admit Salazar en se rapprochant et en posant un bras sur la taille de Harry. "Je verrai si je ne trouve rien demain quand nous serons à la librairie."
Harry acquiesça. "Peut-être que tu devrais aussi faire un tour dans l'allée des embrumes. Bien que," ajouta-t-il avec sarcasme, "la probabilité de trouver un autre cas comme celui-ci, même très vague soit risible."
"En effet," fit Salazar, et rien de plus ne fut ajouté.
-0-
Sans la potion de sommeil qui l'endormait durant plus de huit heures, Harry se réveilla avant son mari et commença à s'habiller en silence. Il était sur le point de descendre en bas quand Salazar commença à s'agiter et il se rapprocha pour embrasser son mari, souriant quand Salazar se jeta un sort qui lui rafraîchit l'haleine avant que leurs lèvres ne se rejoignent.
"Comment va ton dos ?" demanda Salazar quand Harry se dirigea vers la porte.
Harry s'arrêta, puis haussa les épaules. "Assez bien. Un peu raide, je pense, mais rien à craindre." Il secoua la tête. "Je vais aller en bas et grignoter quelque chose si Mme Weasley ne s'est pas déjà levée; j'aimerais partir pour Gringotts avant l'heure de pointe du matin."
"J'arrive," répondit Salazar et Harry se glissa hors de la pièce.
Molly Weasley n'était pas encore dans la cuisine, mais l'elfe de la famille Black l'était. Harry ne l'avait pas encore rencontré, même si Sirius lui donnait généralement un coup de pied s'il le voyait, et il s'arrêta dans l'embrasure de la porte pour regarder l'elfe de maison. Celui-ci déambulait dans la pièce, traînant un chiffon sale sur la longue table et proférant d'une voix basse des insultes à propos des invités de la maison.
Il fallut un moment à Harry pour se souvenir du nom de l'elfe de maison - il ne l'avait entendu qu'une seule fois, brièvement, lors de leur première visite au 12 square Grimmaurd - puis il l'interpella "Bonjour, Kreattur."
L'elfe de maison se figea un instant, puis regarda l'humain par-dessus son épaule, plissant de petits yeux mauvais. "Bonjour, invité du Maître", répondit-il avant de baisser la voix pour murmurer : "Maudit sang-de-bourbe, c'est lui qui a ruiné le portrait de la Maîtresse et et qui a souillé la maison avec son sang impur ..."
"Ta maîtresse a attaqué verbalement mon mari; j'avais parfaitement le droit de répondre à ses insultes de la manière qui me plaisait le plus," fit remarquer sèchement Harry en se dirigeant vers la cuisinière. "Et, pour ta gouverne, je suis en fait, un sang-mêlé , non un né-moldu. Et c'est la même chose pour mon mari."
Kreattur considéra ses paroles pendant que Harry préparait tout ce dont il avait besoin pour faire une friture. Finalement, l'elfe de maison murmura: "L'invité du Maître dit qu'il est un sang-mêlé, comme si c'était mieux que d'être un sang-de-bourbe–"
"Ne l'est-ce pas cependant ?" demanda Harry. "Je viens d'une lignée de sangs purs respectée du côté de mon père - comme l'est Sal - alors que doit être le statut du sang de nos mères dans le grand ordre des choses ?"
"L'invité du Maître ne comprendrait pas," rétorqua Kreacher.
"Tu as raison, nous ne comprenons pas", asséna Salazar, qui avait entendu suffisamment de conversation pour deviner de quoi ils parlaient. "De mon temps, elfe de maison–"
"Kreattur," fournit Harry.
Salazar acquiesça. "Kreattur, alors. De mon temps, il n'y avait pas tous ces préjugés à propos de sang-pur ou de sang impur. Il n'y avait pas vraiment de liens entre les personnes magiques, et nous nous sommes donc mariés à toute personne se trouvant à proximité. La plupart des personnes magiques n'avaient même pas appris les sorts les plus basiques quand Poudlard a été créé, à moins qu'ils n'aient eu la chance de recevoir un apprentissage auprès d'un Maître, et cela concernait autant ceux nés de parents non-magiques que ceux nés de parents magiques. Les plus chanceux étaient les enfants qui avaient leur propre Maître, souvent repérés parce qu'ils causaient des ravages dans leur village, à cause de leurs pouvoirs non-contrôlés."
Kreattur jeta un coup d'œil incertain à Salazar. "Kreattur a entendu dire que tu étais le grand Salazar Serpentard, celui qui a tué des milliers de moldus."
Les sourcils de Salazar se haussèrent "Vraiment ? Dire que je pensais n'en avoir tué qu'une poignée." Il renifla, prenant un air hautain "Je suis ton célèbre Salazar Serpentard, fondateur de la Maison Serpentard, oui, mais je ne ressens aucune haine à l'égard des non-magiques. Non pas que je les apprécie," ajouta-t-il, voyant la mine dégoûtée de Kreattur. "Ne te méprends pas; j'ai de nombreuses raisons de les haïr, mais il y a autant de sorciers que de non-magique qui m'ont fait du mal."
"Nous sommes tous humains", commenta Harry alors qu'il remplissait deux assiettes de muffins au chocolat. "Ou d'une autre espèce, selon le cas," ajouta-t-il en faisant un signe de tête à l'elfe de maison, qui le regardait. "Le fait est que nous sommes tous enclins à la haine contre notre voisin, si on nous en donne la raison, et cette raison varie d'une personne à l'autre. Tout comme la valeur d'une personne varie d'une personne à l'autre, elle ne doit pas être basée uniquement sur le statut de son sang. J'ai connu un enseignant non-magique à Poudlard qui était autant respecté qu'un sorcier, car il était très doué dans son art et tout le monde lui reconnaissait son talent. "
"Roscoe était une force de la nature avec laquelle on pouvait compter," renchérit Salazar avec affection. "Merci", ajouta-t-il quand Harry posa une assiette devant lui à la table.
"Roscoe était terrifiant quand il se mettait en colère," fit Harry. "J'avais toujours peur qu'il m'écrase la tête avec son énorme maillet."
Kreattur lâcha un son incrédule et se hâta de regagner son taudis en marmonnant sur son passage :"Traîtres au sang faible".
Harry leva les yeux au ciel, plus amusé qu'insulté, et Salazar secoua la tête, décidant que son petit-déjeuner était beaucoup plus important qu'un vieil elfe de maison aux croyances dépassées.
Ils étaient en train de finir quand Mme Weasley entra dans la cuisine. Elle cligna des yeux surpris en les voyant avec des assiettes presque vides. "Vous auriez dû me réveiller, je serais descendue pour vous préparer un petit quelque chose."
Harry sourit en secouant la tête. "C'est bon, Mme Weasley. J'aime parfois cuisiner, et nous voulions partir assez tôt." Il se leva avec son assiette et prit celle de Salazar lorsqu'il se leva. "Nous allons essayer de revenir pour le déjeuner, mais nous allons probablement dîner avec mon oncle."
"Vous comptez rester à Poudlard ce soir ?" demanda Molly Weasley, prenant la vaisselle des deux hommes et allant les laver.
"En effet," répondit Salazar. "Nous serons probablement là pour le déjeuner demain, bien que je ne puisse vous garantir notre emploi du temps."
"Bien sûr. Eh bien, dans ce cas je vous préparerai un repas, que vous pourrez réchauffer ensuite", proposa MollyWeasley.
"Merci," répondit Harry et les deux sorciers se dirigèrent vers le perron pour transplaner au Chaudron Baveur.
Ils furent accueillis par un Tom à moitié endormi, puis déambulèrent dans le chemin de Traverse, dont les boutiques étaient presque vides à cette heure matinale. Le hall de Gringotts ne comptait qu'un seul autre sorcier, qui patientait près d'un guichet, échangeant des gallions en livres sterling. Harry et Salazar se dirigèrent donc sans encombre vers un gobelin à la mine renfrognée.
"On m'a informé qu'il pourrait y avoir un testament magique qui me concerne", fit Harry au gobelin. "Et mon mari voudrait revendiquer la propriété d'un objet appartenant à sa famille qui a été perdu."
Le gobelin leur lança un regard perçant. "Vos noms ?"
Harry jeta un coup d'œil à sa gauche, vérifiant que le sorcier qui avait échangé de l'argent était bien parti, laissant le hall vide, et déclara, "Je suis Harry Potter et voici Salazar Potter, né Serpentard."
Le gobelin resta immobile un moment avant de murmurer: "Un instant", sautant de sa chaise et se précipitant vers une porte incrustée dans un mur derrière son guichet. Harry et Salazar échangèrent un regard amusé.
Il fallut quelques minutes au gobelin pour revenir, et au moment où il les rejoignit, d'autres personnes étaient rentrées dans la banque. Au lieu de s'asseoir à sa place, le gobelin s'approcha du bureau et fit signe à Harry et Salazar de le suivre avant de se retourner et de les guider par la porte qu'il venait de franchir. Au lieu des souterrains sinueux qui menaient aux chambres fortes, ils se retrouvèrent dans un couloir en marbre bordé de portes, certaines ouvertes, d'autres fermées. Harry jeta un coup d'œil quand ils passèrent et aperçut des gobelins assis en train de compter des pièces en de consulter des parchemins.
Au bout du couloir se trouvait une unique porte incrustée d'or et d''argent. Leur guide gobelin frappa une fois, puis l'ouvrit, révélant le bureau le plus somptueux que Harry et Salazar n'avaient encore jamais vu, les murs étaient décorés de nombreux motifs, certains étaient incrustés de pierres précieuces et représentaient des plantes magnifiques, d'autres étaient sculptés dans l'or le plus pur qui soit et évoquaient d'étonnantes créatures magiques. Au centre de la pièce trônait un immense bureau gravé de marbre blanc et bordé d'or. Derrière le bureau se trouvait un vieux gobelin aux yeux perçants et intelligents. "Humains, asseyez-vous. Sharprook, vous êtes renvoyé."leur intima-t-il d'emblée.
Le gobelin qui avait conduit Harry et Salazar s'inclina et partit, la porte se refermant derrière lui. Les deux sorciers prirent place dans de lourdes chaises en bois sculpté et regardèrent le gobelin avec impassibilité.
"Je suis Ragnuk le vingt-troisième", se présenta le gobelin, une note de défi transparaissant dans sa voix, "l'actuel directeur de la succursale britannique de la Banque Internationale Gringotts. "Vous prétendez être Harry Potter, le soi-disant « Garçon qui a survécu »? "
Harry haussa un sourcil mais opina calmement. "Oui."
"Et vous ," continua Ragnuk en se tournant vers Salazar, "vous prétendez être Salazar Serpentard, fondateur de Poudlard ?"
"En effet", acquiesça le fondateur.
"Et avez-vous la preuve de ces affirmations?" demanda Ragnuk.
"J'ai ma cicatrice", répondit calmement Harry et, au hochement de tête de Ragnuk, il détacha la bande de tissu qu'il utilisait pour se couvrir le front et repoussa ses cheveux en arrière "Est-ce suffisant ?"
Ragnuk jeta un long regard scrutateur à la cicatrice, puis hocha la tête "C'est suffisant", confirma-t-il avant de se tourner vers Salazar. "Et vous ?"
Salazar toisa le gobelin d'un œil glacial. "Quelles preuves pourrais-je offrir ? Une goutte de sang ? Un examen de ma baguette magique ? Tous les faits qui me concernent ont été si tordus, si détournés par le temps que je doute que les « preuves »que je peux vous donner puissent avoir une quelconque influence."
"Nous conservons une trace du sang de tous nos clients", décréta Ragnuk.
"Je n'ai jamais été un client de votre peuple", répondit Salazar avec raideur. "Je n'ai jamais rien eu à protéger, préférant l'utilité à la beauté."
Ragnuk se détendit. "C'est assez vrai," dit-il d'un ton beaucoup plus accueillant, faisant clignoter les deux humains de surprise. "La plupart des gens croient que vous avez un compte chez nous, bien que vous soyez le seul fondateur à ne pas en avoir", éclaircit-il.
"Il n'y avait pas encore de succursale de Gringotts quand nous sommes partis," raconta Harry. "Mais je me souviens que Merlin avait dit qu'une serait prochainement installée dans le village de Poudlard ?"
"Le maire a refusé de nous accorder le droit d'exploiter des coffres-forts sécurisés sous la ville, et je crois me souvenir qu'une personne dans le château n'a pas voulu de non-humains aussi proches de l'école" répondit Ragnuk.
"C'était sans doute Angus," fit Harry avec un haussement d'épaules impuissant. "Godric n'appréciait pas beaucoup les non-humains, mais je sais qu'il s'était quand même lié d'amitié avec quelques gobelins avant la création de Poudlard. Je suppose que vous avez finalement ouvert une banque à Londres, alors ?"
Ragnuk inclina la tête. "Oui. Le chemin de Traverse s'est développé autour de ce bâtiment, et les humains ont finalement ajouté leurs propres sorts à ceux que les gobelins avaient mis en place pour garder la succursale à l'abri des regards moldus, rendant les ruelles plus sûres que nous ne pouvions le faire pour un tel événement. " Il secoua la tête, se sortant de ses pensées. "Puisqu'on en parle, qu'est-ce qui vous amène ?"
Salazar jeta un coup d'œil à Harry, qui haussa les épaules et expliqua: "On m'a rapporté que Ramona Poufsouffle avait mentionné mon nom dans son testament, tout comme l'a fait Merlin. Bien que je ne sache pas sous quel nom ils m'ont appelé, vu que je n'ai jamais utilisé Potter ," il enchaîna. "Et Sal veut savoir s'il peut revendiquer un objet ayant appartenu à sa famille."
Ragnuk fronça les sourcils et bondit de sa chaise pour fouiller dans un tiroir derrière lui. Après un moment, il sortit un parchemin et remonta sur sa chaise avant de le dérouler avec précaution sur son bureau, les bords du parchemin s'effritant avec l'âge. Il le parcourut rapidement puis lut à haute voix: "Si mes biens personnels devaient survivre à l'épreuve du temps, alors je les lègue à mon frère de cœur, Harry Serpentard, qui porte une cicatrice en forme d'éclair au-dessus de ses yeux. Si je n'ai pas d'autres descendants directs, je souhaite aussi que son mari et lui récupèrent tout ce qui pourrait rester dans le coffre de ma famille '".
Ragnuk leva les yeux sur les deux sorciers et déclara: "La dernière ligne directe de Poufsouffle est morte il y a près de cinquante ans et toutes ses affaires ont été placées dans le coffre de cette famille. Le ministère a tenté de récupérer le contenu de la chambre forte, comme il le fait à chaque fois qu'il n' y a pas d'héritier flagrant, mais le testament de Madame Pouffsouffle l'a protégé, bien qu'il y ait eu un long débat sur la validité du testament, compte tenu de la durée écoulée depuis sa mort. "
"J'en ai assez de ce ministère," commenta sombrement Salazar.
"On est deux," murmura Harry en secouant la tête. "Je suppose que vous avez un registre des objets de la chambre forte des Poufsouffle, Ragnuk ? Je cherche une coupe en or avec un blaireau gravé dessus. Ramona a dit que Conrad le lui avait offert pour son mariage, et elle l'a ensuite donnée à sa fille, Lily, quand celle-ci s'est mariée à son tour. "
Ragnuk fronça les sourcils et secoua la tête. "Cette coupe ne se trouve pas dans ce coffre-fort, bien qu'elle se trouve ici à Gringotts. Je pense qu'elle est actuellement dans le coffre-fort des Lestrange."
Harry fronça les sourcils. "Lestrange ?" répéta-t-il. "Je connais ce nom."
"Les deux frères, Rodolphus et Rabastan, ainsi que la femme de Rodolphus, Bellatrix, sont enfermés à Azkaban. Ce sont des Mangemorts aux ordres de Vous-Savez-Qui. Je crois qu'ils ont torturé la famille Londubat"
Les yeux de Harry s'écarquillèrent. "Oh ! Oui, je m'en souviens. Ils étaient aussi inscrits sur l'arbre généalogique des Black. Je crois me souvenir que Bellatrix était sa cousine?" Il secoua la tête. "Voldemort doit avoir la coupe...Y a-t-il un moyen de la revendiquer ?"
"Et pourquoi le ministère n'a-t-il pas réclamé les coffres de ces Mangemorts ?" voulut savoir Salazar.
"Les coffres-forts ne peuvent pas être réclamés par une deuxième partie - que ce soit par le biais d'un processus de succession, par testament, ou par le droit que s'acquiert le ministère pour se remplir les poches- jusqu'à ce que le propriétaire actuel du coffre-fort soit mort", expliqua Ragnuk, ses lèvres formant un sourire moqueur. Le ministère se croyait vraiment tout permis... "En ce qui concerne la coupe, je pense pouvoir plaider en votre faveur. Vous pouvez la réclamer légitimement, car la formulation du testament n'exige pas qu'elle soit dans son coffre-fort pour qu'elle vous parvienne. Cependant, il faut d'abord que j'en discute avec le Haut Conseil, cela peut prendre quelques jours. "
Harry acquiesça. "C'est d'accord. S'ils acceptent de me la donner, envoyez-moi un hibou pour m'avertir quand je pourrai venir la récupérer ou alors envoyez-moi la coupe "
"Je crois que c'est tout à fait faisable", fit Ragnuk avant de se tourner vers Salazar. "Et l'objet que vous souhaitez revendiquer ?"
"Un médaillon en or avec un 'S' incrusté d'émeraudes sur le devant, assez volumineux," expliqua Salazar avec ses mains. "Il n'a jamais été à moi, mais on m'a dit qu'il avait été transmis à mon neveu par mon père."
Ragnuk fronça les sourcils, le visage pensif, puis sauta de son fauteuil pour farfouiller à nouveau dans ses tiroirs. Après en avoir ouvert trois, il trouva finalement le parchemin qu'il cherchait et regagna sa place. Le parchemin était beaucoup plus récent, à en juger la facilité avec laquelle il se déroula, et Ragnuk le lut rapidement avant de hocher la tête et de laisser le parchemin se refermer. "La famille Serpentard n'a pas eu de compte chez nous avant le XIIe siècle et il a été vidé en moins de deux siècles. Un médaillon correspondant à cette description a été conservé pendant un temps, mais il a été enlevé lorsque le compte a été fermé et toute trace de cet objet a disparu depuis. Je peux effectuer quelques recherches de mon côté, mais vous aurez plus de chance de chercher dans les boutiques situées au fond de l'Allée des Embrumes "
"Nous allons faire ça, alors", décida Harry.
Ragnuk inclina la tête et regarda en direction des tiroirs d'où il avait sorti le testament de Ramona. Il allait parler, mais avant qu'il n'ait eu le temps de dire quoi que ce soit, il y eut un petit « pop » et Slinky apparut tout à coup entre Salazar et Harry, sa robe couverte de boue et ses oreilles pendantes.
Harry se laissa tomber à genoux et fit face à l'elfe de maison, tirant un mouchoir de sa poche pour essuyer la boue qui maculait son nez. "Slinky, que s'est-il passé ?" questionna-t-il, l'air concerné.
Slinky secoua la tête. "Slinky a beaucoup aidé Maîtresse Helena, comme l'ont demandé les Maîtres. Slinky et Maîtresse Helena n'ont pas pu trouver le diadème." L'elfe de maison leva des yeux remplis de larmes. "Slinky vous prie de l'excuser, Maître Harry."
"Ce n'est pas ta faute, Slinky," l'apaisa Harry. "Je ne m'attendais pas vraiment à ce qu'il soit là. Et tu peux aller le dire à Helena, la connaissant, elle doit être dans le même état que toi. Allez, cesse de pleurer." Du pouce, il essuya ses larmes.
Salazar laissa Slinky à Harry et se tourna vers Ragnuk: "Je suppose qu'un diadème d'argent avec une seule pierre bleue ne vous dit rien ? Dessus serait écrit en picte" Tout homme s'enrichit quand abonde l'esprit ".
Ragnuk secoua la tête. "Cela ne me dit rien. Nous avons déjà vu quelques répliques de ce diadème - celui de Rowena Serdaigle, c'est bien ça ?" Salazar hocha la tête. " Mais jamais l'original."
"Ça valait le coup d'essayer," fit Harry, retournant à sa chaise alors que Slinky était partie parti. "C'est tout ?"
Ragnuk secoua la tête. "Pas tout à fait. Il y a plusieurs autres testaments issus de la même époque qui mentionnent soit un " Harry Serpentard " soit" Salazar et Harry", lesquels font très probablement référence à vous deux. Les contenus de certains des coffres-forts appartiennent à des familles, d'autres ont été été fermés en raison d'un manque de fonds ou à cause de l'ingérence du ministère, mais environ une demi-douzaine d'entre eux ont été délaissés, empoussiérés par le temps "
Harry cligna des yeux de surprise, puis jeta un coup d'œil à Salazar. "Je suis très étonné"
Salazar haussa les épaules. "Ramona et Merlin ont dit qu'ils te mettraient dans leur testament; il est logique que d'autres l'aient fait."
Harry soupira. "Oui, je sais." Il passa une main dans ses cheveux, puis grimaça et leva les mains pour remettre en place la bande de tissu sur sa cicatrice.
Salazar fit un signe de tête au gobelin. "A votre guise, Ragnuk."
Les lèvres de Ragnuk se relevèrent en un sourire carnassier, presque effrayant, puis il sauta de pour ramasser des parchemins entassés dans un tiroir. Il y en avait sept en tout, il lut les dispositions testamentaires qui se rapportaient au couple, ainsi que les noms des personnes qui les avait inscrits dedans. La plupart d'entre eux appartenaient au groupe des Serpentard qui savaient que Harry appartenait au futur – Merlin en faisait parti bien sûr, ayant laissé à Harry son portrait, ainsi qu'une bibliothèque de livres provenant de Camelot, que Harry décida de consulter plus tard - mais quelques-uns venaient d'élèves qui ignoraient le passé de Harry. Harry et Salazar se dirent qu'il était finalement devenu évident qu'ils avaient voyagé dans le temps.
Une fois que Ragnuk eut parcouru la pile de parchemins et que des clés avaient été crées pour les nouveaux coffres-forts de Harry et Salazar, ces derniers furent un peu terrifiés à l'idée que la plupart des coffres avaient suscité une certaine convoitise depuis des siècles, et qu'ils étaient désormais plus que riches, et ils décidèrent d'envoyer une partie de cet argent aux coffres-forts de Poudlard pour les élèves dans le besoin ou pour aider à l'entretien du château. Ragnuk sortit un dernier rouleau de parchemin, et le déroula sur son bureau avec un soin tout particulier. "Celui-ci est un peu plus compliqué", dit-il aux regards curieux des sorciers.
"Les complications sont toujours amusantes", rétorqua Harry d'une voix calme, s'enfonçant dans le dossier de sa chaise pour écouter à son aise .
Ragnuk eut un rictus narquois, puis expliqua: "Il y a un différend en ce qui concerne la propriété du coffre-fort de Gryffondor. Godric Gryffondor a expressément déclaré dans son testament, qu'il ne souhaitait pas que quelqu'un de la lignée des Serpentard puisse prétendre à un quelconque droit d'héritage sur son coffre-fort, mais Kenric et Duana Gryffondor vous ont à tous deux laissé leurs parts, si vous parveniez indemnes à l'époque actuelle, et Bernia Gryffondor, qui a survécu à Godric, a demandé à Gringotts de geler les souhaits de Godric. Bien que je sois plus que disposé à ignorer la volonté de Godric, étant donné les souhaits des trois autres membres de la famille, il y a un descendant direct de la lignée de Kenric. "
"Nous n'avons aucun intérêt à prendre de l'argent qui appartient à un héritier légitime", commenta Salazar.
Ragnuk inclina la tête. "Puis-je terminer ?"
"Excusez-moi."
Ragnuk laissa le parchemin se refermer. "Normalement, quand une lignée s'éteint, les coffres des descendants restent séparés, mais la dernière lignée de Duana voulait que son argent soit laissée à la lignée directe de Kenric. Puisqu'on en parle, à un moment de l'histoire de cette lignée, il était question de qui aurait hérité du coffre-fort de la famille, étant donné que l'aîné était une femme et que le chef de la famille croyait que seuls les hommes devaient hériter, il a déclaré dans son testament qu'une femme n'hériterait jamais du coffre-fort de la famille, il y a donc toujours eu un héritier masculin et cela n'a jamais été annulé."
"L'héritière directe actuelle est une femme, et ses parents et ses frères sont morts sans changer les règles de succession. Elle a des fils, qui devraient hériter du coffre-fort, mais comme elle n'a aucun droit dessus, elle ne peut légalement le leur léguer, Elle a essayé de lutter contre cette règle peu après la mort de ses frères, mais c'était lors de la dernière guerre avec Vous-Savez-Qui, et les choses n'allaient bien pour personne; mon prédécesseur a refusé sa demande et le sujet a été ajourné."
"Selon les volontés de Kenric et de Duana, le coffre-fort vous appartient. Vous pouvez le réclamer ou bien annuler le testament qui ne peut pas être transmis à une héritière, le transmettant ainsi à l'héritier actuel."
"Nous allons annuler la règle sur le genre qui peut en hériter," déclara Harry, et Salazar approuva sa décision en hochant la tête. Ils avaient déjà plus qu'assez d'argent, et aucun d'eux ne refuserait à quelqu'un ce qui lui était dû à cause d'idéaux obsolètes.
Ragnuk hocha la tête et fit une note sur un morceau de parchemin qu'il avait tiré d'une pile de feuilles vierges. "Excellent. Voulez-vous diviser le coffre-fort en revendiquant la moitié de l'héritage de Duana, ou laisserez-vous tout à l'héritier ?"
"Nous lui laisserons tout," dit Salazar en secouant la tête. "Elle le mérite, et l'or ou les jolies choses ne nous seraient d'aucune utilité. S'il y a quelque chose là-dedans qui serait un artefact de Godric, il serait peut-être préférable qu'il soit donné à Poudlard, où il pourra être conservé et vu par sa maison, comme il l'aurait souhaité ". Cette dernière phrase avait été dite d'un ton sec et dur.
"Je ne crois pas qu'il y ait quoi que ce soit dans le coffre-fort qui pourrait vous intéresser, mais je vais examiner votre demande et transmettre votre recommandation à l'héritier", déclara Ragnuk, notant le commentaire. Il leva les yeux vers eux. "Avez-vous d'autres questions, messieurs?"
Harry et Salazar échangèrent un regard et haussèrent les épaules. "Je ne pense pas," réfléchit Harry. "Cependant, je suis un peu curieux de savoir qui est l'héritière de Kenric ?"
Ragnuk eut un large sourire, qui dévoila une nouvelle fois ses petites dents pointues. "Molly Weasley, née Prewett."
Harry cligna des yeux. "Oh," laissa-t-il échapper d'une voix étrangement vide.
Salazar laissa échapper un grand rire et secoua la tête. "J'espère que nous serons là et que nous verrons son visage quand elle lira ce hibou", dit-il avec un air un peu mélancolique.
Ragnuk tira un nouveau parchemin et ré-encra sa plume. "Vous pouvez la lui donner vous-même; nous avons de la difficulté à envoyer des hiboux à la famille Weasley depuis qu'ils ont déménagé dans ce bâtiment caché dans lequel ils se trouvent. Nous avons fini par nous servir de Bill Weasley pour transmettre les messages"
"Est-ce que les hiboux ont généralement des problèmes avec le sortilège de Fidelitas ?" questionna Harry qui avait retrouvé l'usage de la parole.
"Sauf s'ils ont été amenés dans la zone protégée par le gardien du secret ou par quelqu'un qui connaît le secret, ils peuvent en effet avoir du mal à voir à travers les protections. Des hiboux particulièrement doués peuvent passer le sort avec une difficulté minimale, mais la plupart retourneront à l'expéditeur s'ils ne peuvent pas entrer lors du premier passage,"éclaira Ragnuk, habitué depuis longtemps à expliquer la magie humaine à d'autres gobelins; que cette cette fois-ci il s'agissait d'humains et non de gobelins ne le dérangeait pas le moins du monde. En fait, il aimait beaucoup les deux humains, qui n'avaient pas débattu au sujet du retour de quelques objets fabriqués par des gobelins à la banque, et qui s'inquiétaient également pour un elfe de maison, ce que peu d'hommes faisaient. Ils s'étaient également servis de son nom pour lui parler, plutôt que l'utilisation plus courante de son espèce pour se référer à lui.
Cela ne voulait pas dire que Ragnuk serait prêt à les laisser s'en tirer avec n'importe quoi, ou qu'il les aurait placés au-dessus d'un autre gobelin, mais disons que cela ne le dérangerait pas de faire de nouveau affaire avec eux.
Harry inclina la tête en signe de compréhension puis déclara, "Dans ce cas, s'il y a du courriers pour Sal ou moi, il pourra tout aussi bien être envoyé à Bill, sinon vous pourrez l'adresser directement à Poudlard, où nous habitons désormais. Si jamais nous sommes absents, toute lettre pourra être récupérée par Albus Dumbledore qui se fait passer pour mon oncle pour le moment, si cela vous convient ? "
"Je vais faire une note pour plus tard", promit Ragnuk alors qu'il terminait sa lettre à Mme Weasley. "Voulez-vous que nous adressions toutes les lettres à Harry et Salazar Dumbledore, ou préférez-vous l'usage d'un autre nom ?"
"Harry et Salazar Dumbledore, ça ira très bien," confirma Harry.
"Très bien." Ragnuk tendit la lettre et Salazar la prit. "Messieurs, ce fut un plaisir de faire affaire avec vous. Et ce n'est pas souvent que je dis ça aux humains."
"Je vous crois volontiers," répondit Harry alors que Salazar et lui se mettaient debout. "Passez une bonne journée, Ragnuk. Et encore merci."
"Il n'y a pas de quoi. Avez-vous besoin de quelqu'un pour vous guider jusqu'au hall ?"
"Non, on va se débrouiller", répondit Salazar. Après lui avoir souhaité une bonne journée, ils laissèrent Ragnuk à son travail. Une fois de retour dans le hall d'accueil qui était désormais plein à craquer, Salazar marmonna, "Bien, c'était à la fois légèrement décevant et extrêmement rentable."
Harry sourit. "En effet. Nous devrons vérifier la liste que nous a donnée oncle Albus, en espérant que Ragnuk puisse convaincre le Haut Conseil de nous confier la coupe."
"Tout à fait. Et nous devrons également visiter les coffres forts un jour ou l'autre."
"Peut-être que nous pourrions alterner: un jour, nous cherchons les objets, le lendemain, nous fouillons les coffres..."
"Cela pourrait fonctionner", approuva Salazar en entrant chez Fleury et Bott. "Je serai soit dans les rayons des potions, soit dans les rayons de la magie de la guérison," prévint-il avant de se fondre dans les étagères.
Harry roula des yeux, puis se dirigea vers le comptoir où un sorcier était en train de lire un bouquin en attendant les clients. Il se racla la gorge et esquissa un sourire narquois lorsque le commerçant sursauta et se dépêcha de cacher le livre. "Je cherche la section consacrée à la défense magique, et plus particulièrement à l'enseignement", déclara-t-il "J'ai une liste, mais si vous avez des suggestions, je vous en serais reconnaissant."
"N'utilisez surtout pas celui de Lockhart," conseilla immédiatement l'homme et Harry éclata de rire. "Vous prenez le poste de Défense Contre les Forces du Mal, alors?"ajouta-t-il en se dirigeant vers les étagères qui pourraient être utiles à Harry.
"Oui. Mon oncle m'a un peu demandé ça comme une faveur, puisque j'étais de retour dans le pays," raconta Harry. "Cela a fonctionné, maintenant il sait qu'il a un autre professeur en qui il peut avoir confiance, et il en profite aussi pour garder un œil sur moi " Harry leva les yeux au ciel, gagnant le sourire du commerçant " Ceci dit ce n'est pas plus mal, cela m'a permis d'avoir un travail et un logement pendant un an; cela me donne donc tout le temps de trouver un autre appartement et un autre emploi pour l'année prochaine. "
"En supposant que vous surviviez à la malédiction", avertit le commerçant.
"En supposant que je survive à la malédiction," acquiesça Harry avec bonhomie.
Le commerçant hocha la tête et désigna les rayons devant lesquelles ils s'étaient arrêtés. "C'est à peu près tout ce qu'il y a, je pense. Comme je l'ai dit, ignorez les livres de Lockhart - j'ai essayé de convaincre M. Bott de les faire ranger dans la catégorie « Fiction », mais il a refusé, disant qu'ils se vendaient mieux quand ils se trouvaient dans la défense magique – vous feriez mieux d'éviter aussi les livres écrits par Slinkhard, aussi, car il a tendance à simplifier à outrance les choses, et les élèves ne vous remercieront pas. "
"Merci du conseil," fit Harry en sortant sa liste. "Et Jentremble ? On m'a dit que ses livres étaient bien."
"Quentin Jentremble est bon", dit le commerçant en fronçant les sourcils, "mais je le garderais juste pour les deux ou trois premières années, après les élèves passent généralement à autre autre chose, Fol Oeil l'a utilisé l'année dernière." Il pointa du doigt un livre dont Harry se souvenait vaguement depuis sa première visite au chemin de Traverse . "Vindictus Viridian n'est pas mauvais, même si les sorts qu'ils mentionnent sont rarement acceptés par le ministère, mais sa sœur -" il pointa du doigt la série de livres à côté de Vindictus "- Victoriana Viridian, est une Auror réputée et une excellente écrivaine, j'ai été surpris que Fol Oeil ne s'en est pas servi, même si je suppose qu'il ne l'aimait tout simplement pas en tant que personne. "
"Ou alors il ne faisait pas confiance à ses élèves pour suivre le rythme", suggéra Harry en jetant un coup d'œil à sa liste. Les huitième et neuvième livres de la série de Victoriana figuraient dans la liste des titres que Tonks lui avait donnés et il s'empara du premier livre pour le feuilleter. "Merci," murmura-t-il après coup.
Le commerçant sourit et opina de la tête. "Faites-moi savoir si vous avez besoin d'aide supplémentaire", dit-il avant de partir pour retourner à son bureau.
Il ne fallut pas longtemps à Harry pour comprendre pourquoi Fol Oeil avait probablement évité les livres de Victoriana: l'ex-Auror décédée avait préféré une démarche pragmatique- en supposant que le faux Fol Oeil s'était comporté de la même manière que le vrai en classe - et ses livres contenaient surtout de la théorie et peu de sortilèges. À partir du troisième livre de la série, il y avait une liste de sorts à la dernière page, des notes les accompagnaient qui pouvaient éventuellement aider le jeteur de sorts. Cette série de livres convenait très bien au ministère et à ses attentes, comme on pouvait s'y attendre de la part d'un Auror, et les cinquièmes et septièmes livres portaient principalement sur des thèmes qui apparaissaient régulièrement dans les BUSE et les ASPIC.
"Tu as trouvé quelque chose ?" s'enquit Salazar alors qu'il rejoignait Harry, tenant un panier garni de livres à son bras. Un rapide coup d'œil indiqua à Harry qu'il s'agissait principalement de livres sur la magie de la guérison, mais Harry ne s'attendait pas à ce que ce soit autre chose, étant donné que l'alchimie n'était pas populaire.
"En quelque sorte," murmura Harry en feuilletant le huitième livre de la série. Il s'agissait bien d'un manuel de niveau Auror, et beaucoup plus pratique en conséquence. "Je pense que cette Auror a écrit une série de livres idéales pour la poste de Défense Contre les Forces du Mal,, mais ils restent un peu trop conformes aux normes du ministère, et les professeurs précédents ont probablement ressenti la même chose, ce qui explique pourquoi ils ne sont pas très utilisés. Tonks a déclaré que certains de bouquins étaient utilisés dans l'entraînement des Auror, et ils sont certainement excellents, mais… "
Salazar posa son panier et prit le premier livre de la série. Il le feuilleta brièvement en commentant: "La théorie est un peu lourde, mais tu pourrais peut-être l'utiliser pour compléter un cours ?"
Harry réfléchit quelques minutes, puis reporta son attention sur le rayon. "Peut-être ..." acquiesça-t-il, posant le huitième livre et ramassant Sorts et Contre-sorts , de son frère. Tout en le parcourant, il inclina la tête d'un côté, puis tira le troisième livre de la série de Victoriana pour comparer les listes de sorts. Vindictus avait beaucoup de sorts qui n'étaient pas tout à fait approuvés par le Ministère, mais il lui manquait l'approche théorique importante dans une salle de classe.
"Je connais ce regard," fit Salazar, regardant Harry échanger le troisième livre contre le quatrième, puis le quatrième contre le cinquième. Il vérifia les listes de sorts de Sorts et Contre-sorts et les trouva similaires, mais avec des sorts supplémentaires du livre de Vindictus. "Tu envisages de compléter la série avec un livre amusant."
"Ça pourrait fonctionner", dit Harry. "Mais je suis un peu déchiré concernant les deux premiers tomes; le premier conviendrait bien aux premières années, surtout pour ceux qui n'ont pas de parents sorciers, et le second livre est en quelque sorte une variante du premier mais en plus compliqué "
"Alors déplace-les tous un peu." Salazar secoua la tête. "Utilise le troisième livre pour la deuxième année, le quatrième livre pour la troisième année, et ainsi de suite."
Harry considéra cela un instant puis secoua la tête. "Les cinquièmes et septièmes livres sont mieux là où ils sont. Ginny a dit que Fol Oeil s'était servi d'un livre différent pour les troisième et quatrième années. Il serait donc logique que tout le monde n'ait pas encore lu Forces obscures : comment s'en protéger . Je pourrais remplacer celui-ci pour les deuxièmes années, puis utiliser les livres de la famille Viridian pour tous les autres. "
Salazar approuva en hochant la tête. "C'est une bonne idée. Mais consulte ces livres un petit moment avant de confirmer ton choix à Albus."
"Je sais", dit Harry en retirant un exemplaire de chacun des livres de Vindictus Viridian, y compris le deuxième - juste au cas où il serait meilleur que le premier – et les neufs livres de la série de Victoriana, pensant qu'il pourrait les lire lui-même. Il n'avait pas pris la peine de récupérer Forces obscures : comment s'en protéger , car Albus lui en avait déjà fourni un exemplaire. Il attrapa également le livre suggéré par Fred et George, ainsi que les deux autres livres recommandés par Tonks et un livre que l'un des membres de l'Ordre lui avait recommandé.
Au comptoir, le libraire adressa un sourire à Harry et son sourire s'élargit encore plus lorsqu'il vit l'énorme pile que Salazar et Harry retiraient du panier. "Vous avez donc opté pour les Viridian ?" .
"J'ai décidé de passer quelques jours avec eux " plaisanta Harry en secouant la tête. "Je serai peut-être de retour dans quelques jours pour piller à nouveau les rayons."
"Vous avez entièrement raison", commenta le libraire. "La plupart de vos prédécesseurs se sont contentés d'attraper le premier livre qui a attiré leur attention, se moquant royalement de nos conseils et de nos recommandations."
"Ces professeurs n'ont pas eu à manger avec leur oncle quasiment à chaque repas," railla Harry, faisant rire le libraire.
Leur porte-monnaie plus léger, Harry et Salazar déambulèrent dans l'Allée des Embrumes et visitèrent quelques boutiques, mais ils ne remarquèrent ni médaillon ni diadème, et il était presque l'heure de déjeuner quand ils décidèrent de retourner au square Grimmaurd. .
Le déjeuner était en train d'être préparé quand Harry et Salazar émergèrent dans la cuisine, Mme Weasley les salua avec un petit sourire et rassembla des couverts pour eux alors qu'ils s'installaient avec les autres autour de la table.
"Alors, as-tu choisi nos livres pour l'année prochaine ?" le pressa Hermione, regardant avec espoir le sac plein à craquer de Fleury et Bott qui avait été posé près du porte manteau.
"J'ai trouvé pas mal de choses," dit Harry avec un sourire. "Peut-être que tu pourras les regarder avec moi demain et me donner ton avis; je ne refuserai pas un troisième avis - ou un quatrième, peu importe le nom, je suis ouvert à tout désormais - mais Sal et moi avons une affaire à régler après le déjeuner, donc ça devra attendre, "conclue-t-il, voyant l'excitation briller dans les yeux d'Hermione. Elle se dégonfla légèrement en apprenant qu'elle devrait attendre, mais semblait toujours ravie.
Salazar jeta un coup d'œil à Mme Weasley qui s'asseyait enfin et lui dit: "Ragnuk nous a donné une lettre pour toi, Molly."
"Oh ? D'habitude, il confie le courrier à Bill ..."
"Nous étions avec lui à ce moment là, et nous lui avons dit que nous serions ici pour le repas ", expliqua Harry en fouillant dans la poche de sa cape à la recherche du rouleau du parchemin et en le lui donnant.
Mrs Weasley brisa le sceau avec son couteau à beurre, puis déroula le parchemin. Elle allait prendre un morceau de ragoût quand elle poussa tout à coup une exclamation de surprise, sa fourchette lui échappa des mains et retomba dans son assiette dans un fracas métallique.
"Maman ?" l'appela Ginny d'une voix inquiète. Une dizaine de paire de yeux regardaient Molly d'un air à la fois curieux et intrigué. Harry et Salazar faisaient mine d'être étonnés, comme s'ils ne savaient pas du tout ce que contenait la lettre.
"Je -" Mme Weasley prit une gorgée d'air. "Oh, Merlin. C'est– je ne…"
Lupin, qui était assis à côté de Mme Weasley, prit doucement la lettre de ses doigts engourdis et la parcourut rapidement. Ses yeux s'écarquillèrent et il la parcourut une seconde fois. Puis il regarda Harry et Salazar d'un œil perspicace. "C'est vous qui êtes à l'origine de ça, n'est-ce pas",
"Un peu," admit Harry en haussant les épaules. "Nous ne savions pas qui était exactement l'héritier actuel des Gryffondor avant que nous ne revendiquions leur coffre-fort. Mais," ajouta-t-il, élevant la voix pour couvrir les exclamations choquées de l'assemblée et regardant Molly Weasley, "Vous auriez dû recevoir cet héritage depuis un moment déjà; nous ne pouvions pas refuser votre droit de naissance."
"Merci" murmura Mme Weasley, les larmes aux yeux. "Je ne sais pas-"
"Ne dites rien," répondit doucement Harry. "Cela aurait dû vous appartenir dès le début."
"Maman," fit Ron, une fois le silence revenu, "tu es une descendante de Gryffondor ?"
Mrs Weasley hocha la tête et s'essuya les yeux. "Oui. Il y a quelques cousins qui descendent en effet la lignée de Gryffondor, mais de manière très éloignée, et la décision de l'un de mes nombreux arrière-grand-père a empêché les femmes de réclamer l'héritage, donc c'est resté dans la lignée Prevett. Je ne pensais pas avoir la chance de voir à nouveau le coffre-fort, encore moins d'avoir la chance d'utiliser cet argent. "
"Combien d'argent il y a ?" questionna l'un des jumeaux; pour une fois les deux rouquins semblaient particulièrement attentifs.
"Environ cinq cent mille Gallions", répondit Lupin en lisant le parchemin.
Un silence choqué suivit ses paroles. Puis Ron demanda sur un ton plein d'espoir , "Puis-je avoir un nouveau balai?" et tout le monde se mit à rire.
"Je verrai ce que nous pouvons faire", acquiesça Mme Weasley. "Et peut-être pourrons-nous acheter de nouvelles robes. Pour vous quatre." Les enfants Weasley échangèrent des sourires enchantés et poursuivirent leur déjeuner dans une humeur enjouée.
Mrs Weasley ne laissa pas Harry et Salazar partir pour Poudlard sans les avoir étreint longuement tous les deux, ses larmes trempant leurs tuniques. Le contraire aurait fortement étonné Harry.
Voilà, voilà, j'espère que vous avez aimé même si toutes ces histoire d'héritage étaient assez compliquées ^^
Pour résumer simplement : Molly Weasley est en réalité la descendante de Kenric Gryffondor, le fils de Godric Gryffondor, et elle n'a pu avoir accès à l'héritage parce qu'au cours de l'histoire un de ses arrière grand-père a déclaré que seuls les hommes pourraient hériter désormais. Heureusement, Harry et Sal ont mis fin à cette règle de succession ridicule, injuste et complètement machiste, et Molly a donc pu récupérer l'héritage qui lui appartient. Inutile de dire que la vie des Weasley va radicalement changer !
