Chapitre 7 : Histoire et révélation

« Je les hais ! je les hais ! je LE hais !! »

—Non !

Lucy ouvre brusquement les yeux, la respiration hachée, elle se rend compte qu'elle est toujours assise contre la porte en bois blanc qu'elle vient de franchir, après une énième prise de bec avec Natsu.

—Quel idiot...

Lucy regarde autour d'elle, les chambres et spacieuses bien que pratiquement plongé dans le noir.

—Ça c'est bizarre... il faisait pourtant jour tout à l'heure.. Oh et puis quelle importance !

La jeune fille appuya l'arrière de sa tête contre le bois de la porte. Pris quelques secondes et se leva pour aller prendre une douche qu'elle avait bien méritée. Elle se mit à explorer la vaste suite qui lui avait été attribuée gracieusement. "C'est grand. On dirait mon ancienne chambre.." Elle se moquais intérieurement de la taille de la pièce, peut lui importait de toute façon. Rapidement elle commença à en faire le tour. Un très vaste lit en bordure de fenêtre prenait presque les deux quarts de la pièce. Une grande baie vitrée donnant sur un balcon éclairait la pièce. Bien qu'à l'heure actuelle il fasse relativement sombre. Elle s'approcha de celle-ci et réussit à apercevoir de nombreuses haies, un jardin très vaste et entretenu se dessinait sous mes yeux.

La jeune fille reprit mon exploration et ouvrit l'unique porte de la pièce en omettant la porte d'entrée. Elle écarquilla les yeux de bonheur à la vision de la spacieuse salle de bain qui s'offrait à sa vue. Doucement, elle pénétra à l'intérieur et effleura délicatement du bout des doigts le bord de la baignoire en céramique. Un grand miroir était présent en face de celle-ci et à côté, un lavabo avec tout le nécessaire à la toilette. En examinant son reflet dans le miroir; Lucy fut horrifiée. Elle était sale, extrêmement sale. Ses cheveux étaient complètement emmêlés et avaient pris un aspect poisseux et étaient dorénavant ternes. Son visage, cerné et l'ombre d'un ancien bleu marquait sa joue. Certainement la gifle que lui avait infligée cette ordure de Bora. À se souvenir la jeune fille frissonna de dégoût. La robe achetée plus tôt, semblait trop précieuse sur elle, et la demoiselle avait le sentiment d'être plus une usurpatrice, une gamine misérable plus que la jeune fille bien vêtue d'autrefois. Elle avait pris un rôle qui aujourd'hui ne lui allait pas. Une envie de se laver de tous ses problèmes la fit se déshabiller en vitesse. Elle se fit couler un bain chaud qu'elle parfuma d'un shampoing à la fleur. Une fois le récipient remplit est fumant, Lucy se plongeât dedans en s'allongeant de tout son long. L'eau brûlante détendit le moindre de ses muscles endoloris. La mousse parfumée l'enveloppait dans un nuage doux et chaleureux. Lucy laissait le clapotis de l'eau contre le rebord la bercer, tandis qu'elle somnolait.

Non loin de là, dans une autre chambre, semblable à celle qui hébergeait la jeune fille, se trouvaient Natsu et Happy. La chambre était baignée de couleurs chaleureuses, alternant du rouge au jaune. Les draps sur lesquels était étendue Natsu arboraient une teinte oranger. Le jeune homme était muré dans le silence tandis qu'il contemplait, les bras repliés sous la nuque, le plafond d'où rayonnaient de complexes arabesques. « On dirait des flammes...Ignir... » Natsu repensait à mon enfance avec le grand dragon rouge... « Natsu. Prends garde.. les constellationnistes. » Son jeune lui n'avait pas été en mesure de comprendre la totalité de sa phrase prononcé par son père adoptif. Mais il savait une chose.. il devait se méfier des constellationniste...A se souvenir le jeune homme sera les dents et les poings.

— Je me demande qui est cette fille.. Marmonnait-il

— Natsu..

— Une chose est sur je dois me méfier d'elle..

— Natsu !

— Je suis persuadé qu'elle nous cache quelque chose, mais quoi ?

— Natsu !!

— Si jamais elle nous attire des ennuis je..

— Naatsuuuu !!!

— QUOI?!?

Il venait de se relever avec humeur, fusillant du regard son petit compagnon, celui-ci ne sembla pas être le moins du monde intimidé par son regard noir. Finalement, Natsu fut rapidement le premier à baisser les yeux honteux de s'être ainsi emporté.

— Excuse-moi Happy, c'est juste... raah. Le garçon ce frotta la tête, embrouiller dans ses propres pensées.

Une petite patte vient se poser sur le haut de mon crâne.

—Ce n'est pas grave Natsu, je te comprends mais.. si tu lui laissais une chance ?

Le jeune homme lui sourit, attendrit devant la frimousse réconfortante de son fils de cœur, c'est lui qui avait trouvé l'œuf dans lequel grandissait Happy,Il l'avait réchauffé, couvé, s'en était occupé jusqu'à ce qu'il éclose. Il était pour lui comme un fils ou un petit frère à protéger. Il partageait tout avec lui, si bien que par moments, Natsu avait le drôle de pré-sentiment qu'ils pouvaient se comprendre sans même se parler.

— Lui laisser une chance ?..Je ne sais pas trop Happy, c'est compliqué... je peux essayer de la supporter pour le voyage, l'ignorer, faire comme si elle n'était pas la. Mais je ne peut pas me résoudre à lui laisser "sa chance" comme tu dis. Et cela ne me dispensera pas de la garder à l'œil!

Le petit chat lui sourit, d'un de ses plus beaux sourires qui lui réchauffe secrètement le cœur.

—Aye sir.. Mais tout de même, je n'arrive pas à comprendre qui elle est, je veux dire.. on n'aurait pas dit la Lucy que l'on connaît.

—Que TU crois connaître Happy ! Son ton avait une nouvelle fois été tranchant et sans appel mais il continua. Après tout, qu'est-ce qu'on sait d'elle, mise à part qu'elle est magicienne constellationniste... qu'elle veut intégrer Fairy Tail... et qu'elle à l'aire d'avoir le don de se fourrer dans des problèmes à chaque pas !

Happy avait rit jaune à sa dernière remarque, mais il reprit très rapidement son sérieux, le regard dure réfléchissant.

— On dirait qu'elle a peur..

— Quoi ? S'étonna Natsu aux mots de Happy

— C'est vrai. Et en particulier de toi... désolé Natsu ! Je ne voulais pas dire ça mais comment t'expliquer ? À chaque fois que tu lui lances tes, « regard » noir.

À ces mots il lui jeta une œillade en coin et essaye d'imiter ses expressions... le résultat était plutôt comique en vérité.

— Non plus sérieusement Natsu..Elle à l'aire.. je ne sais pas je la sent comme effrayer. Mais.. pas simplement par toi. Par le monde en faite.

Natsu resta interdit face à cette révélation. Dans le fond il ne comprenait pas trop ce que voulait dire Happy, mais il décida de ne pas se prendre la tête plus longtemps avec la jeune femme.

— Happy, je pense qu'on devrait commencer à lui poser des questions et la surveiller vraiment minutieusement demain. Pour le moment, on a bien droit à un peut de repos. Une fois à la guilde on demandera à Reby d'enquêter. Déclara le jeune homme en examinant mes quelques égratignures qui constellaient sur ses bras.

— Je vais revoir Carla ! Miaula de joie Happy en mordant avidement dans un poisson cru. Il l'avala, et fouilla dans son baluchon vert semblant chercher quelque chose. Chose qu'il ne trouva pas en vue de son visage décomposé et de la frénésie avec laquelle il vidait les maigres ressources contenue dans le tissu vert.

—Oh non Natsu c'est une catastrophe !!! Il le regarda scandalisé.

— Hum?

—Il ne me reste plus un seul poisson en réserve !! Je vais devoir aller en chercher un en cuisine ! Reste-la je reviens ! S'écriât-il avant que son amie n'ait eu le temps de dire quoique ce soit il s'envolait à tire-d'aile.

Quelques étages, torsades d'escaliers et couloirs plus loin, dans un grand bureau, trois personnes étaient regroupées près de la cheminer. Les trois personnes étaient Alice, son père et le majordome qui les avait accueillis plus tôt. Le maître de la maison marchait de long et de large dans la pièce doucement réchauffée. Il semblait soucieux ou plutôt nerveux. Se mordant compulsivement l'ongle du pouce, les traits tirés et les sourcils froncés s'apprêtant à d'intenses réflexions.

— Père, cessez de vous agiter ainsi vous allez finir par trouer le plancher ! Se moqua gentiment Alice, dans le but de détendre l'atmosphère. Enfin, surtout son père qu'elle trouvait beaucoup trop agité à l'heure actuelle.

— Cette petite, elle, elle ressemble traite pour trait à ma cousine Layla, s'en est troublant...

— Mais enfin père, je croyais que cette femme était une amie à vous, c'est ce.

— C'est ce que j'ai dit tout à l'heure oui je sais ! Mais je ne pouvais pas faire autrement..

L'Homme regardait maintenant fixement sa fille. Dans l'ombre Philippe le majordome, et ami du conte observait la scène sans broncher. Il vit le compte lui lancer un regard.. presque suppliant. Le brave serviteur se permit d'acquiescer très légèrement de la tête afin de lui transmettre un certain encouragement. Le noble souffla, avant de s'affaler de façon disgracieuse dans le sofa qui lui appartenait.

— Écoute ma chérie il y a des choses que tu ignores sur notre famille.

Plus alerte que jamais, Alice s'était redressée sur son siège et plongeait son regard dans celui de son père.L'homme l'étudia. Cherchant un quelconque signe qui pourrait le dissuader de parler dans l'attitude de sa fille. Mais il n'y vit qu'une immense détermination.

— Très bien alors, il faut que tu saches que du temps ou j'étais un peu plus vieux que toi je devais avoir 19-20 ans, mon oncle et ma tante sont décédés ; dans un malheureux accident. Des Dragons ont été aperçu dans les collines, bien loin dans les terres perdues de Fiore.

Ils étaient.. tous les deux, des passionnés de cette espèce disparue. Ils ont donc, confier la garde de leur fille à mes parents et sont partis en exploration. Ils avaient prévu de s'absenter environ 5 mois... mais... ils ne sont jamais revenus. Du jour au lendemain ils ont arrêté d'envoyer des lettres et de l'argent à ma cousine... 3 mois après leur soudaine disparition, nous avons été informés de leur décès Ma cousine avait seulement 13 ans quand c'est arrivé. Et mes parents... n'avaient pas assez de moyens pour subvenir à tous ses besoins, à l'époque, notre production de trains ne battait pas son fort, il y avait relativement peu de demande, alors.. ils ont dû piocher dans l'héritage de mon oncle et ma tante.. Cela à marché pendant un temps seulement.. 5 ans plus tard, hélasse, l'argent s'est épuisé de mon côté, je suis partie faire une école de commerce et j'ai pris la succession de l'entreprise de mon père en l'améliorant. Nous avons réussi à faire dupliquer notre chiffre d'affaires et avons construit notre petite fortune. C'est à cette époque que j'ai rencontré Jude Steel, il avait 27 ans, il était un brillant homme d'affaires qui avait réussi à partir de rien pour crée sa propre compagnie ferroviaire ; qui deviendra par la suite la plus réputée de tout le royaume. Il a ainsi battis un véritable empire sur lequel il avait les pleins pouvoirs.

Malheureusement, il s'avère que Jude était un Homme.. très sanguin, impropre à toute forme de patience. Il usait de tous les moyens pour acquérir quelque chose qu'il convoitait ou qu'il voulait récupérer tu sais.. Mais à l'époque, je l'idolâtais ! Il était mon model, mon mentor. C'est là qu'il nous est venu une idée, à Jude et à moi... enfin surtout nos parents respectifs, d'associer nos deux entreprises et pour ce faire nous avons eu recours au mariage.. »

— Attend ne me dit pas que !

L'homme ferma les yeux, souhaitant à tout prix se soustraire au regard de sa fille.

— Layla.. était très jeune, elle devait avoir à peine 18 ans.. Jude, était entièrement tombée sous son charme, il lui entretenait une cour assidue. Ma cousine, de son côté. Elle, elle avait.. enfin, elle ne s'intéressait pas vraiment à Jude, elle le trouvait trop collant, hautain et méprisant, Layla était une femme simple tu sais, à l'effigie de ses parents. Elle ne supportait pas toute cette fanfreluche, toutes ses richesses, elle, elle voulait découvrir le monde, voyager. Apprendre la magie que sa mère lui avait léguée. Mes parents.. ont donc décidé d'offrir Layla à Jude pour ainsi lier par le sang nos deux familles. Au départ, lorsqu'elle à appris la nouvelle, Layla à pleurer. Pas un torrent de larmes non. Une seule et unique larme.. on aurait dit que le monde.. que son monde venait de s'effondrer à ses pieds. Je savais pertinemment que cette décision lui hotterait toute chance de réaliser son rêve. J'étais sûrement trop jeune et aveugle pour me rendre compte de notre erreur. Mais elle a accepté cette union. Elle connaissait les enjeux, sa situation financière et son devoir envers notre famille. Alors elle a acceptée... en deux mois ils étaient mariés et emménagés au manoir Steel-Heartfillia. Dans la coutume traditionnelle, le membre de la famille dont le nom portait le plus de prestance devait être porté par les deux époux. La famille Heartfillia, bien que crainte, portait depuis des siècles un nom empreint de prestige et d'honneur. Mais, à cause de sa fierté Jude avait refusé de se soumettre à cette tradition et, grâce à sa notoriété, avait réussi à faire porter à leur descendance leurs deux noms. Donnant ainsi naissance à une nouvelle maison: celle des Steel-Heartfillia. J'ai continué à fréquenter ma cousine et mon désormais cousin. Tu sais, je savais l'importance de cette affiliation pour nos deux richesses mais .. pour moi, Layla a été comme une petite sœur. Et je la considérais comme tel.

J'avais pour devoir de veiller sur elle quoi qu'il arrive ! Au bout d'une année d'union, Layla à donner naissance à une fille. Mais cela là affaiblie. Elle à commencé à développer une carence en magie qui s'est aggravée aux files des années. En parallèle je me suis marié à ta mère. Et nous t'avons eu. Je voulais que tu rencontres la fille de Layla, vous auriez à peu près le même âge et j'aurais aimé que vous deveniez amis. Mais Jude, a complètement fermé la porte de sa maison. Je n'ai jamais pu rencontré la fille de ma cousine. Qui était légalement ma nièce au passage! Oh ! bien sûr, notre injonction financière marchait toujours, mais il se refusait à toute visite. J'ai essayé maintes et maintes fois d'aller frapper à sa porte. Mais on ne m'a jamais ouvert...

8 ans se sont écoulés jusqu'au jour où on m'a rapporté la mort prématuré de Layla... J'étais dévasté. Je suis retourné voir Jude. Et c'est là qu'il a complètement.. coupé les liens entre nos deux entreprises et de surcroît entre nos deux familles. Depuis lors. Je ne sais pas ce qui est arrivé à la fille de Layla. »

— Il faut aussi que tu saches, que Philippe connaissait Layla et moi depuis très jeune. Sa mère travaillait chez nous lorsque nous étions adolescents, elle était notre préceptrice.

Richard regardait le concerner qui venait de s'avancer dans la lumière que lui offrait le feu qui crépitait.

— Oui en effet mademoiselle, nous avons.. presque grandi ensemble, votre père moi et votre cousine Layla. Ma mère nous servait de préceptrice. Quand la compagnie a commencé à prendre du galon, monsieur votre père m'a demandé de le seconder dans la tâche du bon maintien de l'entreprise. Maintenant que votre fortune est faite et que le flambeau à été légué à monsieur votre frère. Je me charge de servir monsieur, madame votre mère ainsi que vous mademoiselle comme je l'ai toujours fait. »

Philippe se retourne vers l'homme. Il poursuit.

— J'ai moi aussi, reçu un choque lorsque j'ai vu la jeune femme qui vous accompagnait. La ressemblance est trop troublante pour que ce ne soit qu'une simple coïncidence... Je pense que cette petite.. est la fille de Layla.

En disant à voix haute ce que Richard le père d'Alice pensait tout bas, ce dernier eut l'impression qu'une bombe venait de lui être jeté en pleine figure.

— Malheureusement.. Le maitre du manoir sursauta d'un même mouvement avec sa fille.

— J'ai entendu dire, que Jude Heartfillia recherchait activement sa fille qui se serait enfuie il y a un an de cela...

À ses mots, ses yeux s'écarquillèrent d'horreur.

— Attends quoi ? Depuis combien de temps sais-tu ça ??

— Depuis une heure monsieur, j'ai mené une enquête parmi le voisinage quand j'ai vu le visage de cette enfant. Elle ressemble tellement à madame Layla..

— Seigneur.. que devons-nous faire ? Le conte semblait tout bonnement choqué il dû s'asseoir sur un fauteille non loin du feu pour reprendre ses esprits.

— Je pense.. qu'il vaudrait mieux la laisser faire ce qu'elle veut, elle doit elle aussi, avoir un rêve à réaliser. Ne laissons pas la volonté de Layla se faner de nouveau. Je serais donc d'avis de ne rien dire ou signaler, jusqu'à ce que l'on nous demande..

Richard réfléchit aux propos de sa fille.

— Tu as raison... laissons-la découvrir ce qu'elle peut encore. Avant de revenir à la réalité. La dure réalité qui lui a été tracée

Tapis dans l'ombre, une silhouette flottante avait entendu l'intégralité de la conversation et réfléchissait à la cohérence et à l'histoire folle qu'il venait d'entendre.. Alors comme ça.. Lucy serait une riche héritière et aurait fui de chez elle ? Il n'avait pas assez de preuves pour en parler à Natsu « Avec lui mieux vaut ne pas tirer de conclusions hâtives » Il fit demi-tour pour rejoindre sa chambre et son camarade au tempérament de feu. Tout en réfléchissant, si bien qu'il en avait oublié sa mission première.. Le poisson !