Bonsoir ! J'ai mis un peu plus de temps que prévu pour écrire ce chapitre, désolé :) Mes cours encore et toujours. Je ne me suis connectée qu'aujourd'hui en plus. Ce qui a fait que j'ai eu la surprise de voir un commentaire à chacun de es chapitres haha, merci ça m'a fait super plaisir !

Pour ce chapitre, je dirai que "I can't take my eyes off you" en version slowed devrait faire l'affaire (ceux qui ont vu 10 things I hate about you connaissent sûrement cette musique )

Bonne lecture.


"Ça l'obsédait. Encore plus qu'une crise d'aphasie."

Il tendit une main vers elle. Aucun des deux n'osait prendre la parole. Et si ça gâchait tout ? Cette pensée les terrorisait.

Finalement, sa paume rejoint celle du jeune homme. Peau douce contre peau caleuse. Quel cliché. Pourtant, c'était la vérité. Lucy voulait lui demander des explications mais refusait de le brusquer. Natsu voulait tout lui avouer mais la peur l'en empêchait.

Le temps passa. 1, 2, 5 minutes.

Il ouvrit la bouche.

- Pourquoi tu es partie ?

Elle s'en retrouva clouée. Ils n'avaient pas prévu de parler de ça.

- On ne pourrait pas en discuter une autre fois ?

- Non.

La blonde grimaça. C'était direct.

Son cerveau se mit à chauffer. Raconter ou non ? C'était nécessaire vu la tournure des évènements. S'ils ne s'étaient pas rapprochés, elle n'aurait jamais pu lui dire tout ce qu'elle pensait. Il fallait don sauter sur l'occasion. Même s'il risquait hasardeusement de s'énerver.

- C'était peu avant les examens, j'ai commencé à me sentir mal, comme si mon corps avait retenu des années de chagrin. Alors, je suis partie marcher pour me calmer un soir. C'était la pire période : je ne voulais plus manger, je dormais peu. J'avais l'impression de ne jamais être là où je devrais l'être. Mes pas m'ont porté aléatoirement à la gare. Où j'ai pris un train.

Natsu lui caressait la main. Il savait ce que c'était que de sentir déprimé. Chaque adolescent, à sa connaissance, l'avait déjà vécu. Sauf Erza. Mais elle, c'était juste un monstre. Tout ce qu'il put faire fût un hochement de tête, signe qu'il ressentait de l'empathie.

- Avant même de remarquer que j'avais embarqué, le train était déjà à l'Est. Il devait être 02h00. J'ai compris que rentrer n'aiderait pas. Alors, j'ai payé un autre ticket et je suis partie dans le Sud-Ouest. Aquarius habitait là-bas, j'ai retrouvé son adresse sur Internet. (Lucy sentit des larmes couler sur ses joues, Natsu se mordait la lèvre l'air inquiet). Elle m'a accueilli et Papa a été mis au courant. Ce qui est bizarre, c'est que je n'ai rien ressenti les premiers jours, je n'avais pas l'impression d'être vivante. Selon elle, j'étais dans un mauvais état, il me fallait du repos. Papa nous a rejoint à un moment, quand je me sentais mieux, et j'ai envoyé des messages aux autres.

- Ça, j'en ai souvenir, déglutit-il.

Lucy rougît de honte. Elle avait cassé avec lui dans la même période de temps et l'avait bloqué. Le seul message qu'elle s'était autorisée à lui envoyer.

- Pourquoi tu ne m'as jamais dit que tu allais mal ?

- Ce n'est pas quelque chose qu'on lâche naturellement. "Coucou Natsu, tu sais je vis très mal pour l'instant, qu'est-ce qu'il y a au déjeuner ?", mima-t-elle en essuyant ses joues.

Il sourît faiblement. Son attitude sarcastique était la plus insupportable de toutes.

- Tu n'as pas tort.

Le jeune homme se tourna vers elle. Et embrassa sa main. Il passa son pouce sur ses pommettes et effaça les dernières gouttes qui y résidaient. Les yeux de la blonde semblaient bouffis et brumeux. Il voulait la prendre dans ses bras. Ses bras l'étreignirent. Elle dût retenir un autre sanglot. Le rose lui caressait les cheveux doucement, l'aidant à se calmer.

- Je ne peux pas juger le fait que tu te sois sentie mal. Tout ce que je souhaite est que, si cela venait à se reproduire, tu m'en parles, chuchota-t-il. Je suis un acteur de ta vie, tu ne dois pas surmonter tout cela seule.

Il embrassa son crâne, elle hocha simplement la tête en reniflant légèrement.

- Je n'aime pas me sentir mal.

- Personne ne le fait. Toi la première, c'est sûr.

Leurs corps restèrent accrochés l'un à l'autre. Finalement, elle lui avait raconté. Un poids l'avait quitté, elle se sentait plus légère. Et sa gorge semblait moins rugueuse.

Lucy s'éloigna un peu de lui et se frotta le visage. Elle se mit quelques claques au passage, ce qui perturba son ami.

- Ça, c'est bizarre.

- Tu es bizarre, répliqua la blonde.

Natsu bût une gorgée de son café et sourît à pleines dents.

- A mon tour pour les questions : Qu'est-ce qui s'est passé avec Lisanna ?

- Hier soir ?

- Depuis le début patate. J'ai été absente 3 mois, il me faut toute l'histoire.

Lucy le fixait ave des grands yeux. Dieu, que cette fille pouvait être belle. Il ne s'en lasserait jamais. Alors, Natsu rapprocha son visage du sien, les yeux demi-clos C'était un geste totalement incontrôlé. Si bien, qu'elle non plus ne s'y attendait pas. Elle recula et posa ses mains sur les joues du rose. Ce simple geste le fît sortir de ses pensées.

- Tu m'embrasseras après m'avoir dit la vérité.

Le jeune homme toussota. C'était gênant, oui.

- Elle venait me voir souvent à la maison après les examens. Je ne voulais pas voir les autres. Surtout l'autre glaçon (Lucy lui fît une pichenette à ce surnom pour Grey). On parlait beaucoup ensemble, elle agissait gentiment avec moi. Bon, elle me disait parfois du mal de toi par exemple "c'est qu'une pauvre fille", "si on n'aime vraiment, on ne prend pas une décision si égoïste". Je tiquais chaque fois. Mais finalement, elle a arrêté.

- Quelle peste.

Natsu gloussa. Les filles n'étaient pas très différentes les unes des autres. Il se gratta la nuque, la suite n'était pas chouette à avouer.

- Puis une fois, elle m'a embrassé. Je n'ai pas réagi sur le moment. Elle disait qu'elle me ferait oublier ta présence, que je serais mieux avec elle, un peu comme un catalyseur. Bah, j'ai craqué, ça semblait plus facile. C'est tout ce qu'i raconter.

Un blanc passa. Le jeune homme fixait son amante, pensive.

- Vous avez couché ensemble ?

La question le fît s'étouffer.

- C'est limite intrusif là.

C'était donc un oui.

- Combien de fois ?

- Lucy, ça te ne regarde pas vraiment...

Elle le fixa dans les yeux.

- 2 fois ?

Il évita son regard et se mordît la lèvre.

- 3.

Lucy ne sentît pas énervée. Elle n'en avait pas l'air non plus. Peut-être un peu amusée, osa-t-il penser.

Après tout, elle avait disparu, c'était à lui de décider comment diriger sa vie pendant les 3 mois qui s'étaient passé.

- On était bourrés la première fois, tenta-t-il de justifier.

- C'est du propre, dis donc.

Natsu se mordît l'intérieur de joue, il n'était vraiment pas doué avec les mots. Il se massa les tempes.

Ce à quoi, il ne s'attendait pas fut qu'elle profite de ce laps de temps pour l'embrasser. Elle bougea ses lèvres contre les siennes, passant ses mains dans ses mèches roses. Il déposa les siennes sur les joues rosies de la blonde. Elle se pencha plus, approfondissant le baiser. C'était doux. Son haleine sentait le café. Natsu sourît contre sa bouche. Elle s'en rendit compte. Finalement, vint le moment où ils durent se séparer.

- C'était pour quoi ça ?

- Parce que tu es touchant.

Lucy déposa une seconde fois ses lèvres, moins longtemps néanmoins.

- Et ça parce que je le voulais tout simplement.

L'étudiant fronça des sourcils. Il y avait un autre sujet à aborder.

- Qu'est-ce qu'on est exactement selon toi ?

- Tu insinues quoi ?

- Amis ?

La blonde le regarda dans les yeux en soupirant.

- Non.

- Amoureux ?

- Non plus.

Natsu grimaça. Ce n'était pas agréable. Elle remarqua sa grimace. Une claque mentale la secoua, elle ne s'exprimait pas assez clairement pour lui.

- Sting m'a dit que les gens parlaient sur nous. La rumeur racontait que tu casserais avec Lisanna pour te remettre avec moi.

- Ce qui semble être actuellement le cas, mademoiselle Heartfilia.

Il embrassa sa joue tendrement. Était-il distrait ?

- Personnellement, je n'aime pas ça. C'est déraisonnable.

- T'aimer est déraisonnable.

Ses lèvres allèrent sur sa tempe gauche.

Natsu, tu ne peux pas laisser croire les gens que tu as cassé avec ta petite-amie pour retourner avec ton ex qui avait fugué.

- Je ne vois pas pourquoi cette vérité te dérange tant.

La tempe droite.

- Parce que tout le monde va me prendre pour une paria. Je ne veux pas de ça.

Le jeune homme soupira. Elle avait raison sur toute la ligne. Il s'écarta et la fixa dans les yeux.

- Donc, personne ne doit savoir...

- Sauf les amis et la famille. De toute manière, Sting m'avait déjà dit que tu ne tenais qu'à un fil avec elle.

Il se mordît l'intérieur de la joue. Enfoiré d'Eucliffe.

- Dans quelques mois, quand tout se sera tassé, tu me laisseras nous montrer en plein jour ?

Lucy attrapa sa joue et son pouce caressa de petits cercles.

- Tu pourras même être un petit-ami jaloux si tu le souhaites.

- Ecrase. Tu sais te défendre toute seule.

Le visage de la blonde se déforma en une grimace de frustration. Il lui était arrivé de frapper des gens quand ils la mettaient en colère ou pour se défendre. Natsu en avait fait les frais une fois. Pour Noël. Quelle idée aussi d'offrir une araignée en plastique !

Soudain, son amant l'empoigna et la tira vers lui. Il déposa son menton sur sa tête et la serra dans ses bras. Lucy fût surprise. Mais elle finît par l'enlacer. Il caressa son dos d'une main molle et lui embrassa le crâne. Ses cheveux sentaient la pomme. Une bonne odeur selon lui.

- J'ai le droit de te dire que je t'aime, demanda-t-il en marmonnant.

- Seulement le jour où tu reconnaîtras que le café noir n'est pas mauvais.

Il fit semblant de vomir. Une horreur amère. Natsu les préférait avec du sucre et du lait comme tous les autres humains normaux. Chose que Lucy n'était pas.

- Luce, t'es vraiment bizarre.

- Je t'emmerde.

Natsu sourît malicieusement. Il aimait bien cette relation "je t'aime, moi non plus".

- D'ailleurs, il y avait quelque chose que l'on n'avait pas fini il me semble, dit le rose.

Elle le regarda en fronçant des sourcils. Quel petit con.

LOL.

La blonde avait pensé à cela avant lui.

- On pourrait prendre notre temps ?

Il haussa des épaules.

- Si tu veux.

Ainsi, ils se séparèrent. L'heure n'était plus à l'étreinte, la journée devait continuer. Lucy se souvint alors du post-it. Il se trouvait encore sur le plan de travail, intact. Son père était parti pour 4 jours. Pourtant, elle ne se sentait pas de rester seule dans sa grande maison. C'était même effrayant.

- Dis, Natsu.

- Hm ?

Deux grands yeux noirs la fixèrent, curieux. Elle était assise sur sa chaise, à côté de lui. Ses cheveux étaient ébouriffés, ses yeux avaient dégonflé. Il aimait bien la regarder. Lucy ne lui paraissait jamais moche, elle en était incapable.

- Papa est parti jusque mardi. Tu ne voudrais pas rester avec moi ?

Il ouvrit la bouche, déboussolé.

N'avait-elle pas mentionné la discrétion ?

Un air malicieux revint au jeune homme.

- Si tu cuisines, j'accepte.

- Adjugé, espèce de goinfre.

Ils se serrèrent la main d'un commun accord.

- Laisse-moi prévenir ma mère pour ça, dit-il en s'écartant vers l'entrée de la maison.

Elle le regarda s'éloigner, perdue dans ses pensées. Il lui avait manqué. C'était la seule personne qu'elle voulait voir dans sa vie. Même si l'été avait tout gâché, ils avaient fini par recoller les morceaux. C'était cela qu'elle voulait. Ce qu'elle désirait pour cette vie. Et les suivantes.

Sortant de son songe, son visage devint rouge pivoine.

- NATSU, TU NE PEUX PAS SORTIR A MOITIE NU DEVANT TOUT MON VOISINAGE QUAND MEME !

Foutu t-shirt qu'elle ne lui avait pas donné.


EH BIEN VOILA. Ce chapitre est sorti...J'ai pris compte des commentaires faits par Justafan. Je n'avais jamais réellement expliqué pourquoi Lucy était partie. Maintenant, vous savez qu'il s'agit principalement d'une ENORME crise d'ado (je ne vois pas d'autre mot correct). Ne déconnez pas avec ça, c'est quelque chose de très sérieux, je le jure. Plusieurs fois, j'ai vu des parents dirent aux enfants "mais voyons c'est rien, tu extrapoles". Non. C'est quelque chose de sérieux chez les adolescents et jeunes adultes.

Bref je ne suis pas là pour faire la morale non plus :) J'espère que le chapitre vous a plu, je posterai le suivant avant 3 semaines sûrement.

A bientôt,

Ana