Coucou !

Bon bah, j'ai pas grand chose à dire ;-;

Si, vous avez de la chance, mes postes vont être plus réguliers maintenant, enfin je vais essayer... Je ne vous promet rien.

/!\ Laissez un petit commentaire, ça fait toujours plaisir et ça encourage les auteurs à continuer. /!\

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Review :

Kirane Kozu : Oooh, c'était mignonun doux moment de complicité mais maintenant voilà que j'en veux déjà un autre XD hâte de voir leur prochaine rencontre !
Sinon j'imagine tellement Garp à la formation en train de les réprimander de ne pas être assez délicat en les cognant bien fort comme il sait le faire

Réponse à Kirane Kozu : Ha, cette fois-ci il va falloir attendre un peu ;) Il me faut développer cette relation, doucement mais sûrement. Et je sais déjà, exactement, comment je vais m'y prendre (mais je ne te dirais rieeeen ;p). Tu m'as tué de rire avec Garp, y'a moyen d'écrire une histoire là-dessus, vraiment.

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Chapitre 9 : le calme avant la tempête

- Océane !

Après les événements de la veille, Frank et moi, nous sommes rentrés sur le bateau en fin de matiné et nous fûmes bien vite encerclés par le reste de l'équipage qui s'inquiétait de savoir si nous allions bien. Jack m'a serré tellement fort dans ses bras que j'ai cru mourir asphyxiée, ce qui a bien fait rire le capitaine soit dit en passant...

Comme les cales étaient déjà pleines, on ne s'est pas attardés plus que nécessaire sur cette île envahis de marines. Et forcé par Jack, j'ai dû me faire ausculter par le médecin -Fézir, si je ne me trompe pas- pour être sûr et certain que tout allait bien. Cet homme, je ne l'aime décidemment pas, une aura malsaine se dégage de lui. Même Jack semble méfiant envers lui, pourtant, j'ai bien vu qu'il faisait tout pour le cacher devant moi.

Par moments, il agit de manière tellement protectrice avec moi que je ne sais pas comment me comporter. On ne se connaît que depuis trois jours, toutefois, je sais qu'il a une place importante dans mon cœur, même si je ne l'avouerai jamais à voix haute.

- T'viens ? On va manger !

Jack m'attrape doucement par le bras, me parlant de tout et de rien, et comme toujours, je l'écoute déblatérer à propos de ses histoires. Ça m'amuse beaucoup, je dois dire, et c'est bien l'une des seule personne avec Frank -sauf quand on parle de sujet gênant comme l'histoire du baiser, je crois que je ne m'en remettrais sûrement jamais- avec qui j'aime parler et échanger.

Enfin, généralement, c'est surtout lui qui cause, moi, je suis assez passive dans nos débats. Mais ça ne semble pas le déranger outre mesure, et c'est très bien comme ça.

Arrivé dans le réfectoire, je m'assois à côté de Jack avec trois autres pirates avec qui je m'entends bien, du moins, je les tolère. Ils sont gentils, un peu bêtes parfois, mais bienveillants. Et je les remercie pour ça.

- Au fait Jack ! Ta fille se marie bientôt pas vrai ?

- Ouaip, dans quelques semaines ! Et v's'êtes tous invités. Frank est d'accord pour faire escale trois ou quat' jours.

Des cris de bonheur sortent de la bouche des forbans alors que je me ratatine sur mon banc. Pour la première fois depuis mon arrivée, je me sens de trop. Ce ne sont pas des amis, ni ma famille, je ne peux pas me pointer au mariage de la fille de Jack.

De ce que j'ai compris, Frank et lui se connaisse depuis qu'ils ont vingt ans. Meilleurs amis depuis quasi toujours, il connaît donc sûrement bien Mélisande et l'équipage doit avoir quelques liens indirects avec elle. Mais moi, dans tout ça, je ne suis personne.

Me giflant mentalement pour cette pensée, je me reprends.

Tu n'es pas rien Océane, cesses de te flageller, veux-tu ? Ce n'est pas en te dénigrant que tu vas avancer, alors cesse tes jérémiades insupportables et soit courageuse !

Avec conviction, je lève la tête, inspire un bon coup et demande le plus confiant possible :

- Est-ce que je pourrais venir moi aussi ?

Jack semble surpris par ma question, mais me sourit immédiatement après, comme pour me rassurer. Sa main vient se perdre dans mes cheveux alors qu'il les ébouriffe.

- Espèce de pignouf ! Bien sûr qu't'es invitée !

Le soulagement s'empare de moi, et je lui souris fébrilement. Bien que rare, ce genre d'attention m'arrive de plus en plus à l'égard des deux personnes que je considère importantes pour moi. Jack et Frank, encore et toujours eux.

L'un se comporte comme un papa poule avec moi. Le souvenir de ma sœur obtenant un câlin de mon géniteur me traverse l'esprit.

Alors... c'est ça, que d'avoir un père ?

Pendant longtemps, j'ai envié ma petite sœur des attentions qu'elle recevaient de nos parents, mais aujourd'hui, je ne l'envie plus.

Le deuxième, et bien le deuxième fait battre mon cœur comme ça n'était jamais arrivée auparavant. Je ne sais jamais comment me comporter avec lui, étant en permanence perdu ou gênée.

Notre dernière altercation remonte à ce matin. Je me souviens encore du regard que nous avons échangé. Pendant un court instant, j'ai bien cru que tout mon corps allait fondre tellement je brûlais de l'intérieur.

Mes joues prennent automatiquement une couleur rouge alors que je me racle la gorge en essayant de penser à autre chose. Finir mon assiette ne serait pas mal pour commencer, encore une fois, je pense trop, et je vais me retrouver encore toute seule à table.

- *tousse*

- Ho ! Hey, doucement boudre d'andouille ! Mange pas trop vite !

Jack me frappe gentiment le dos alors que je m'étouffe. Et bien, je crois que, finalement, je vais prendre mon temps... Mourir étouffée à cause de mes brocolis n'est pas vraiment au programme.

Après avoir terminé calmement mon assiette, je sors prendre l'air sur le pont et respire de grande goulée d'air frais les paupières closes. Mais bien vite, j'ouvre les yeux, des gouttes d'eau me tombent sur le visage. En face de moi, se tient un animal gigantesque avec des nageoires.

Je reste ébahie par ce que je vois, incapable de bouger, je n'entends pas les hurlements qui proviennent de derrière moi. Et comme poussé par une force mystérieuse, je m'avance vers la bête immense. Ma main se lève d'elle-même, alors que la bestiole se rapproche. La paume de ma main droite rentre finalement en contact avec la

peau du poisson, poisson qui pousse un petit gémissement de plaisir, frottant encore plus sa tête contre moi.

Doucement, je caresse l'animal. Ce dernier me lèche le visage et finit par repartir dans le fond des océans après avoir poussé un petit cri de contentement.

Mes yeux restent fixés là où était l'énorme bestiole quelques secondes à peine.

- Océane ! Océane t'vas bien !?

Frank me tient fermement les deux bras, sans brusquerie, m'inspectant sous tous les angles.

- C'était quoi ? Demandais-je d'une petite voix.

- Un monstre marin.

Cette voix, reconnaissable entre toutes, je me retourne et fais face à Frank, qui me sourit.

- Tu te souviens ? On en avait parlé dans mon bureau. Je hoche la tête mécaniquement, attendant la suite. Et bien ceci était un bébé monstre marin.

- Un bébé ? Mais il était énorme ! M'exclamais-je.

- Pas vrai ?

Un sourire béat s'affiche sur mes lèvres, je me sens comme une enfant le jour de Noël. Jamais auparavant, je n'aurais cru qu'un jour, je puisse me sentir si apaisée, si heureuse dans ma vie. Et pourtant, aujourd'hui, c'est le cas.

Des ailes me poussent dans le dos, et je me sens prête à affronter toutes les épreuves qui se dresseront devant moi. En si peu de temps, ces personnes m'auront donnés plus d'amour et de courage que tout ce que j'aurais reçu en seize ans d'existence.

Mes yeux se perdent dans les vagues qui s'échouent contre la coque du bateau alors que d'étranges sensations naissent dans le creux de mon ventre. Bizzarement, j'ai envie de m'ouvrir à ces gens, de leur retourner leurs attentions, d'être présente. Même si... je ne suis pas de ce monde, ils sont comme... comme la famille que je n'ai jamais eu...

Avant que je ne saisisse la situation, des larmes coulèrent le long de mes joues. Décidément, je pleure beaucoup ces denier temps.

- Oy... Océane, t'as mal quelqu'part ?

Frank et Jack me regardent étrangement, leur sollicitude me touche beaucoup. Et ça me rend heureuse, tellement heureuse que j'éclate de rire et enserre dans mes bras Jack qui semblent aussi perdus que son capitaine.

- Frank... La môme débloque, elle a plus toute sa tête...

- Je te rassure Jack, dit-il d'un ton taquin, elle ne l'a jamais eu.

- Hey ! Je te permets pas !

Mes joues se gonflent de mécontentement, et je lui envoie un regard faussement colérique. Il rigole, attirant les regards des autres pirates amusés de notre joute verbal.

- Tu ressembles à un hamster.

Et voilà que nous rigolons tous les trois sur le pont. Ce genre de moment est vraiment ce que je préfère... J'aimerais vraiment que ça dure éternellement.


Si seulement tu savais... si seulement... rien ne se serait déroulé ainsi...


À suivre...