Cela faisait maintenant plusieurs minutes qu'ils avançaient dans le couloir, à la recherche d'une sortie. Il n'y avait rien et Louie commençait sérieusement à douter que cela menait quelques parts. Ils avaient eu quelques faux espoirs mais il ne s'agissait que de morceaux de bois coincés dans les murs ou de végétations. Louie soupira alors qu'il sentait sa patience s'épuisait. Ils perdaient beaucoup de temps à taper sur les murs. Cela ne servait à rien. Il n'y avait pas de sorti sur les côtés. Il devait juste continuer devant eux. Il se retourna vers Violet et lui sera la main, attirant son attention.

« Ça ne sert à rien. » dit-il, finalement. « Remettons les bâtons dans ton sac et continuons d'avancer normalement. Ca va faire une heure qu'on est là et on ne trouve pas de sortie sur les côtés. »

Il l'entendit soupirer.

« Tu as surement raison. » dit-elle « Mais gardons les bâtons en main. Ça peut toujours servir d'armes. »

« Ok. » dit-il en soupirant, se rendant compte qu'elle n'avait pas tort.

Ils continuèrent à avancer, en silence, alors qu'aucun son excepté leur pas ne résonnait dans le long tunnel. Cette sensation devenait rapidement désagréable à l'oreille de Louie, la pénombre renforçant ces propres idées noires. Il devait parler. Il devait avoir un sujet de conversation. N'importe lequel.

« Je peux te poser une question ? » demanda-t-il, finalement. Il entendit un léger ricanement de la part de Violet, ce qui était assez rare.

« Si je dis non, tu te tais ? » répondit-elle, d'un ton ressemblant au sien. Il fut figé de stupeur avant de rire.

« Je ne te savais pas si rancunière. » fini-t-il par dire, entrainant un pouffement de sa part.

« Tu pourras poser plusieurs questions même, si tu veux. » dit-elle, lançant une pique de leur conversation précédente. Il ricana avant de se taire un petit instant. Il n'avait qu'une seule question qui lui venait à l'esprit, cependant.

« Tout à l'heure, tu as pris la défense d'Huey mais tu ne semblais pas en désaccord avec mon plan. Pourquoi ? » demanda-t-il.

Un silence s'installa entre eux avant que finalement elle ne commence à répondre.

« Je trouvais Hubert bizarre dès lors qu'il est venu nous chercher pour nous demander de venir voir cette maison. » dit-elle « Il n'était pas normal. Il était dans un état différent, ces yeux étaient remplis de colère et, malgré qu'il essayait de le cacher, je voyais bien qu'il était frustrée. Mais j'ai décidé de ne pas intervenir. J'attendais que l'on soit seul pour pouvoir discuter. Il se confit mieux quand il ne sent pas la responsabilité de son rôle sur ces épaules. J'ai voulu lui parler quand j'étais juste derrière lui, sur le chemin de l'allée, mais tu es arrivé comme une furie et tu m'as empêché d'avoir cette conversation. Quand on a grimpé pour monter au second étage, tu l'as tellement agacé avec le sous-entendu qu'il t'utilisait qu'il n'était pas du tout ouvert à la discussion. Et enfin, quand tu as proposé de te séparer, j'allais appuyer ta décision afin d'essayer de me retrouver seule avec lui mais là, encore, tu t'es interposé. Quand je t'ai vu levé le poing vers un Huey complétement désabusé, j'ai su qu'il n'y aurait plus de conversation possible. C'est pour ça que je t'ai arrêté. »

Elle soupira doucement.

« Quand tu as parlé d'orgueil, je me suis bien marrée. J'avais l'impression de me retrouver devant un combat de coq. » dit-elle.

« Je n'ai pas d'orgueil. » répliqua-t-il, ce qui la fit de nouveau pouffer.

« Tu parles. » répondit-elle « Vous êtes tous tellement orgueilleux dans cette famille que s'en est presque rigolo à observer. »

Il la regarda longuement alors qu'ils continuaient à avancer.

« Personne ne veut admettre qu'il a tort, personne ne veut admettre ces faiblesses. » continua-t-elle « Mais en même temps, vu tenait du grand Scrooge McDuck, qui s'est battu toute sa vie pour devenir l'homme le plus riche du monde. Et le plus orgueilleux aussi. »

Elle s'arrêta, le faisant se stopper.

« Ne te méprends pas, je respecte énormément ton grand-oncle » dit-elle, d'un ton plus doux « Cependant, les faits sont là. Un homme ne réussit jamais seul. Il a toujours des gens pour l'aider, ne serait-ce qu'un peu. Mais ne les a-t-il jamais remerciés ? Je ne pense pas, non. »

Elle haussa les épaules, ce que déduit Louie par le mouvement de sa main.

« Et vous êtes pareil. L'exploit de la journée n'est toujours du qu'à une personne. Il y a toujours qu'un seul héros à la fois, dans votre famille. Cela devient donc une guerre d'égo, où chacun fait valoir son point de vue et que seul le plus fort s'en sort. Et vous êtes tous comme ça, sans exception. »

« Je ne suis pas comme ma famille. » dit-il, en détournant les yeux.

« Vraiment ? Alors pourquoi te battre ? » demanda-t-elle, ce qui le fit la regarder. Elle semblait l'observer, droite. « Pourquoi allez à l'encontre de Hubert, si ce n'est pour ton égo blessé ? »

Il resta silencieux alors qu'elle continua.

« Je ne sais pas comment il s'est pris pour te forcer à venir, mais il a surement joué sur ça. Sur ton égo. Il t'a dit tes faiblesses de telles sortes à ce que tu te rebelles, à ce que tu le défis, pour être sûr que tu restes dans sa meute. »

Elle se tut un instant avant de continuer.

« Après tout, c'est assez facile. Tu es un loup qui essaye de se persuader qu'il est un mouton. »

Louie la fixa longuement, crispé, alors qu'il enregistrait tout ce qu'elle venait de lui dire. Elle haussa de nouveau les épaules.

« Enfin, si on reprend ta métaphore des moutons et de la falaise. » dit-elle, le ton légèrement froid. Louie l'observa un moment avant de demander :

« Cette métaphore t'a vexé ? »

« Non, elle est plutôt véridique. » dit-elle, en soupirant « Mais seulement dans le sens où je suis le seul mouton de la meute. Si Webby et Dewey suivent Huey, c'est parce qu'il s'est placé comme chef et qu'il ne les a jamais déçu. Le jour où ils le voudront, ils pourront largement prendre sa place. Ce sont des bétas, si on file la métaphore. Lena est un animal à part, comme un vautour ou un corbeau. Elle suit le mouvement mais elle peut très bien prendre son envol sans demander son reste. Elle n'obéit aux ordres seulement parce qu'elle nous apprécie, mais elle a toujours été une solitaire. Quant à moi … »

Elle resta silencieuse un moment avant de finalement soupirer.

« Je suis le mouton qui est tombé sous le charme du grand méchant loup. » chuchota-t-elle, ce qui fit écarquiller les yeux de surprise de Louie. Elle continua alors, d'une voix plus forte « S'il doit sauter d'une falaise ou s'il doit être détrôné, alors je le suivrai. Quoi qu'il advienne. »

Louie resta bouche bée devant la révélation qu'elle venait de lui faire. Il en rougit, tellement le sous-entendu était puissant. Oh, bon sang, pourquoi elle lui avait dit ça à lui ? Pourquoi il devait être au courant de ça ? Il ne voulait pas de cette information. C'était vraiment gênant.

« Te concernant, je ne sais pas quel élément de ta vie t'a fait devenir honteux de ta nature de loup » dit-elle, en le fixant « Mais tu essayes vraiment de te cacher derrière un faux semblant d'humilité. Mais ça ne marche pas. »

Ces dernières paroles le laissèrent pensif, alors qu'une voix grave lui susurrait « Riche » et que sa rétine lui montrait un immense monstre vert.

Il fut coupé de ces pensées par le son d'un hurlement de douleur qui lui glaça l'échine. Il tourna vivement la tête vers la direction du cri, qui se trouvait devant eux. Il sentit la main de Violet lui serrait la sienne avec force.

« Hubert ?! » s'écria-t-elle avant de se mettre à courir vers sa voix, entrainant avec elle Louie dans sa charge.

Le jeune canard avait du mal à tenir debout, emportait par l'élan de la jeune colibri et par le fait qu'elle était plus petite que lui. Au bout d'un certain temps, il commença même à trébucher mais se rendit rapidement compte que c'était à cause de cailloux. Il la força alors à ralentir.

« Violet, fais gaffe ! » dit-il, la tirant en arrière « Il y a des rochers ! »

« Et alors ? » s'exclamât-elle en le regardant. Elle était dans une telle panique qu'elle n'arrivait pas à se calmer et à réfléchir.

« Et alors il n'y a pas de cailloux dans ce tunnel. » fini-t-il par dire, calmement « Ce qui veut dire qu'il y a peut-être un éboulement. Il faut qu'on fasse attention de ne pas tomber dans un trou, par exemple. »

Il vit sa silhouette se tourner vers lui et se figer avant de finalement avancer.

« Tu as raison. Désolée d'avoir perdu mon sang-froid. » répondit-elle doucement « Cependant, l'avoir entendu reste une bonne nouvelle. »

« Ah ? » demanda Louie, ne voyant pas comment entendre le hurlement de son frère pouvait être quelques choses de bénéfique.

« Ça veut dire qu'il est proche. » dit-elle, neutre, et elle recommença à le tirer, en marchant cette fois-ci.

Il se sentit idiot de ne pas avoir pensé à quelques choses d'aussi bête mais il ne rajouta rien, continuant à suivre la jeune fille dans les décombres. Plus ils avançaient, plus il était difficile pour eux de ramper à travers les rochers. La pénombre et l'étroitesse de certains de ces passages le rendait claustrophobe et il se retient plusieurs fois de faire une crise. Violet semblait poussé par sa détermination et le guidait tant bien que mal, ne lui lâchant la main en aucune occasion. C'était le seul contact qui lui permettait de rester digne, malgré la peur qu'il ressentait en permanence. Plusieurs fois, il eut l'impression d'entendre des bruits derrières lui. Cependant, la noirceur du couloir ne lui permettait de voir aucune ombre supplémentaire. Il ne dit rien à Violet, ne voulant pas la faire paniquer et garda pour lui cette information. Arriva un moment où ils ne purent plus avancer, se retrouvant devant un mur de pierre. Violet tapa sur celui-ci plusieurs fois, plus de rage qu'autre chose, avant de se retourner vers lui.

« C'est une impasse. » dit-elle, froidement.

« Il y a forcément quelques choses derrière ce mur. » dit-il, en se rapprochant de lui et en toquant aussi. « Le couloir devait forcément continuer pour mener quelques parts. Il ne pouvait pas ne servir à rien. »

« Tu as raison. » dit Violet, en regardant dans la direction opposée du mur « Tu sais à quoi ça ressemble ? »

« Non. » répondit Louie en regardant dans la direction qu'elle semblait fixer.

« A un chemin de voie de fer. » poursuivi-t-elle « Comme s'il acheminait quelques choses. »

Il leva un sourcil, un peu dubitatif à l'idée avant de sursauter en entendant des coups venant du mur derrière eux. Il regarda la roche, comme si il s'agissait d'un OVNI alors que soudain, une autre série de coup retentissait. Il regarda dans la direction de Violet, afin de voir s'il était le seul à imaginer les coups mais il vit celle-ci se rapprocher du mur. La série de coup recommença et elle se mit soudain à rire.

« Lena ! » s'exclama-t-elle, en tapant de nouveau sur le mur, plus frénétiquement, tapant dans un code qu'il ne connaissait pas.

« C'est du morse ? » demanda-t-il alors qu'elle continuait.

« On peut dire ça ! On s'est inventé notre propre alphabet pour éviter que nos pères comprennent nos messages secrets ! » répondit-elle alors qu'elle venait de terminer sa phrase. Une autre série de coup s'enchaina rapidement et Violet glapit.

« Il faut s'éloigner du mur et vite ! » cria-t-elle, en l'attirant de nouveau dans le couloir. Il l'a suivi mais soudain, le son qu'il avait entendu renvient plus fort et un sifflement retentit dans le couloir. Violet se crispa dans sa main.

« Oh non, ils nous ont suivi. » dit-elle, la voix baissant d'un ton. Elle sera sa main fortement alors que Louie regardait par de là le trou. Il vit trois formes distinctes qui s'avançaient doucement vers eux, cherchant à tâtons des prises pour avancer. L'une des formes ressemblaient effectivement un sorte de tortue, bien que des bois de cerf dépassait de sa tête. La seconde créature, plus petite avait une longue queue de souris et huit pattes. La troisième forme cependant … était indescriptible. Elle ne ressemblait à rien de ce qu'il avait rencontré auparavant et sa simple vu le tétanisa d'effroi. Il entendit d'autres coups et Violet le regarda.

« Elle nous dit qu'elle va utiliser ces pouvoirs à trois. » dit-elle, dirigeant son poing vers le mur de roche. Il la stoppa. Elle le regarda avec incompréhension. «Qu'est-ce que tu fais ? Il faut que je lui dise d'arrêter ! »

« On n'a pas le choix. » dit-il finalement, en regardant les formes se rapprocher. « On ne pourra pas les esquiver et on ne peut pas s'éloigner de l'explosion. La seule chose qu'on peut faire, c'est espérer que ça passe. »

« Tu es fou. » grogna Violet.

« Tu as une meilleur idée, peut-être ? » rétorqua-t-il alors qu'un coup raisonné dans la caverne.

Violet le regarda un instant, alors que le second coup retentissait. Elle le tira alors vers le coin le plus éloigné du mur, plaçant son sac à dos et ces bâtons entre elle et le mur qui allait exploser. Louie regarda une dernière fois l'entrée de la petite caverne pour voir passer la tête de la chose indescriptible. Lorsque le troisième coup retenti, le mur en face de la bête explosa, projetant un énorme rocher, écrasant la tête, ou plus exactement, faisant rentrer la tête dans le passage dans le mur. Louie, de manière instinctive, couvrit Violet de ces bras, se faisant frapper par la majorité des projectiles qui provenait de l'explosion contrôlé qu'avait produit Lena. Il avait déjà le dos en compote après tout. Il grogna lorsque certains d'entre eux traversa sa peau, coupant de manière aléatoire son pull.

Quand la pluie de projectile se calma, il se redressa, enlevant ces bras de la faible protection qu'il avait offerte à Violet. Il vit pour la première fois en bientôt deux heures ces yeux le fixer. Ces billes violines l'observèrent un moment avant de se remplir d'une légère reconnaissance.

« Merci, Louie. » dit-elle, doucement et il lui fit un petit sourire en coin.

« Y a pas de quoi. » répondit-il avant de se rendre compte qu'il l'a voyait. Ces yeux s'écarquillèrent en même temps que les siens quand ils se retournèrent ensemble vers la source de lumière. Lena se trouvait devant eux, un large sourire sur les lèvres alors que la lumière de son téléphone les éclairait. Louie ouvrit la bouche pour la prévenir d'étendre son téléphone quand soudain, venant de l'orifice, un petit animal sauta vers son visage, les pattes arachnides en avant. Lena n'eut pas le temps de crier qu'une autre animal, un sorte de chat, sauta entre elle et l'araignée souris pour l'attraper au vol et s'enfuir, la tenant dans sa gueule.

Louie et Violet soupirèrent de soulagement alors que Lena, choquée, se tournait vers eux.

« Mais c'était quoi ce truc ? » s'exclama-t-elle alors que Violet se redressait, trainant Louie dans son sillage.

« Une sorte de souris/crapaud/araignée. » répondit-elle, souriante « Et toi, c'était quoi, ta chimère ? »

« Un chat caméléon poulet. » répondit une voix masculine qui s'approchait d'eux « Vous allez bien ? » demanda-t-il en apparaissant derrière Lena.

Louie vit son frère ainé fatigué, tenant son épaule, un regard rempli d'inquiétude se reflétant dans ces yeux. Il posa brièvement ceux-ci sur leurs mains jointes mais ne fit aucun commentaire, alors que son regard croisa celui de son benjamin. Ils restèrent un moment silencieux en se fixant avant que Huey ne reporte son attention sur Violet qui lui faisait un petit sourire. Il le lui rendit tendrement, s'avançant dans sa direction pour poser délicatement sa main sur son épaule.

« Je suis content que tu n'es rien. » dit-il, doucement et Violet posa sa main libre sur la sienne, un sourire sur les lèvres.

« Pareillement. Pouvons-nous sortir de ce couloir ? Je t'en supplie, dis-moi qu'il y a de la végétation dehors. »

Huey rigola en hochant la tête positivement, alors qu'il retournait son regard vers son frère.

« Il y a encore de la roche cependant. » dit-il, comme s'adressant à lui. Louie leva un sourcil mais ne rajouta rien de plus, s'avançant vers la sortie. Il fut surpris de sentir la main de Violet encore ancrée dans la sienne alors qu'il arrivait dans une immense pièce avec un chêne au milieu. Il regarda Webby et Dewey qui les observait, soulagés.

« Oh, vous allez bien. » soupira Dewey en posant une main sur sa hanche « Formidable ! On se faisait un sang d'encre ! »

« Le plus important, c'est qu'on est réussi à se retrouver. » dit Webby, visiblement détendu « Il nous reste qu'à sortir d'ici, maintenant. »

« Je pourrais essayer de nous faire léviter à tour de rôle vers la sortie. » déclara Lena, en se retournant vers eux. Webby hocha la tête négativement.

« Quand Huey est tombé, tu as failli t'évanouir. Alors tu t'imagines porter 6 d'entre nous, même un à un ? C'est trop risqué. »

« Il reste la tapisserie. » dit Dewey en pointant le tronc d'arbre « On pourrait remonter et faire le chemin retour vers le hall. »

« Huey ne va pas pouvoir monter tout seul. » fit remarquer Webby, en se tournant vers lui.

« Je pourrais faire quelques mètres, peut-être, mais pas autant. » confirma-t-il en regardant Louie. Celui-ci le fixa pendant un moment, en fronçant les sourcils.

« Quoi ? » demanda finalement le benjamin, entrainant un rire franc de la part de son frère ainé. Cela sembla même perturber le chat caméléon poulet qui mangé sa proie, plus loin.

« Ben, j'attends la solution ! » ricana celui-ci « Tu es toujours celui qui trouve le moyen de s'enfuir, d'habitude. »

Louie le fixa longuement, essayant en vain de chercher un piège dans ces paroles. Mais il n'y avait rien. C'était juste son bon vieux Huey, son grand frère qui croyait en lui et qui l'encourageait. Il n'y avait pas d'égo mis en jeu, pas de demande polie et courtoise pour l'amener à son but. Juste une constatation sincère et une attente. Un retrait de scène. Un échange de rôle. Un projecteur qu'il pointait sur lui.

Je vais donc répondre tes interrogations : Ta vie a le sens que tu lui donnes, tu as ta place dans la famille et celle-ci est à nos côtés, quand on décide de partir à l'aventure. Tu seras utile dans cette mission, comme chaque fois que tu as osé bouger ton derrière pour nous suivre.

Louie regarda l'une des fenêtres du premier étage, se trouvant à environ trois mètres de hauteur. Il regarda le rideau, quasiment deux fois plus long que nécessaire. Il se tourna alors vers Violet, un petit sourire taquin sur les lèvres.

« Puis-je récupérer ma main ? » demanda-t-il, la faisant lever un sourcil. Elle lui lâcha celle-ci, presque à contre cœur et il la comprit instantanément. Cela faisait bizarre de ne plus avoir de contact alors qu'ils ne faisaient que faire cela depuis deux heures. Il s'approcha du tissu et regarda son état. Puis, il s'avança vers Dewey, en lui pointant la fenêtre.

« Tu penses que tu peux la casser ? » demanda-t-il, ce qui fit sourire Dewey.

« C'est un défi ? » ricana-t-il, entrainant un sourire sarcastique de la part de son frère.

« Peut-on vraiment appeler ça un défi ? » répondit le benjamin alors qu'il se tournait vers Lena.

« Penses-tu pouvoir récupérer une majorité de la toile avec ta magie ? » demanda-t-il et la jeune sorcière hocha la tête.

« Ouais, mais après ça, je ne suis pas sûr de pouvoir grimper les trois mètres qui nous sépare de la fenêtre. » dit-elle et il hocha la tête.

« Ne t'inquiète pas pour ça » dit-il « Si tu récupères suffisamment de tissu, on va pouvoir s'en servir comme civière pour transporter les blessés. »

Lena le regarda, penchant la tête sur le côté puis s'exécuta, arrachant une grande partie de celle-ci. Elle s'écroula quasiment aussitôt, réceptionné par Huey, qui se tenait juste à côté d'elle. Elle lui lança un petit sourire de remerciement qu'il rendit avec un sourire doux. Louie se tourna vers Webby et Violet qui le fixaient.

« Webby, tu penses pouvoir escalader ce mur si on t'aide à te lancer ? » demanda-t-il et elle lui sourit doucement, en hochant la tête.

« Bien sûr. » dit-elle, en se dirigeant vers Dewey qui regardait Louie d'un air interrogateur.

« Tu sais que je peux le faire aussi ? » demanda-t-il alors que Louie hocha la tête.

« Ouais, mais il va me falloir quelqu'un pour lancer la tapisserie et quelqu'un pour maintenir le poids de celle-ci. » Il se retourna vers Violet qui pencha la tête sur le côté.

« Tu veux faire une sorte de poulie. » conclua-t-elle en se retournant vers lui « Et quelles sont les parties du mécanismes ? »

Il lui lança un petit regard en biais en lui montrant les bâtons de marche. Elle leva les sourcils.

« Ambitieux. » fini-t-elle par dire avant de se retourner pour chercher le second.