Je vous offre dans la foulée le dernier texte.

Mon dieu j'ai galéré pour le faire, je n'aime pas les songs fics mais ce final le valait bien. Je ne suis pas satisfaite de ce texte, je voulais écrire quelque chose de beau pour représenter Zoro, mais bon. C'est comme ça.

Disclaimer : le thème et la chanson « The Flower of carnage » sont inspirés de la bande son Kill Bill et interprétée par Meiko Kaji.

Merci de m'avoir suivi, lu jusqu'ici :)

Bonne lecture,

Sayōnara,

Peri-Juuro


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The Flower of carnage

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Thème: les fleurs du carnage

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La neige en deuil, s'effondre en ce matin mourant.

Les aboiements d'un chien errant et les bruits de pas de Geta percent mes pensées.

Je marche avec le poids de l'univers sur mes épaules,

Et il n'y a qu'un affreux abat-jour retenant l'obscurité.

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Il l'avait promis, de cela il y a des années. Pour lui, pour elle, pour son Capitaine. Zoro Roronoa allait devenir le meilleur épéiste du monde, celui qui ferait trembler les mers et la terre.

Quand les aventures de Luffy se terminèrent par l'anéantissement du dernier Empereur, ce fut à son tour de continuer la sienne. Il le savait. Il redoutait ce moment autant qu'il en avait rêvé des milliers de fois. C'était ce qui le faisait avancer. Il s'épuisait le corps dans des entraînements de plus en plus poussés, l'affûtant comme ses lames toujours aiguisées.

Au jour du final, Zoro ne dit pas un mot à son équipage, émoulant ses lames dans un silence religieux. Il n'était déjà plus avec eux. Après des au revoir succins, Luffy lui stipula juste de revenir, un jour.

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Je suis une femme qui marche à la veille de la vie et de la mort,

On m'a vidé de mes larmes il y a des années.

Il n'y a plus de temps, et la rivière s'éloigne.

Sous la pluie et le vent, je marche avec ma douleur.

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Zoro Rorona passa par tant de surnoms qu'il ne les dénombrait plus. Seul comptait à ses yeux celui qu'il allait dérober à son ancien mentor. Son seul amant et modèle. Il savait que l'homme l'attendait depuis tout ce temps dans l'unique but de constater s'il avait progressé. Zoro savait aussi que Dracule Mihawk était prêt à périr, non sans se battre jusqu'à son dernier souffle. Ce fut donc vers un combat à mort que le bretteur marcha d'un pas tranquille mais assuré. Il traversa en sens inverse le Nouveau monde, débarqua sur les îles dévastées ou en reconstruction sans s'arrêter plus que nécessaire.

Zoro était redevenu solitaire encore plus craint que par le passé. Lorsqu'il déambulait sur les chemins de campagne, les villageois murmuraient à son passage. Respecté, jalousé, adulé, tout cela lui était égal. Le jour, il mangeait, buvait son rêve. La nuit, il craignait l'après. Quand tout sera fini, que lui restera-t-il ? Lorsqu'il aura gagné son titre du plus grand épéiste du monde, quel but aura sa vie ?

Les étoiles ne lui apportaient pas de réponse quant au sentiment qu'il aura le jour où il ôtera la vie de l'homme qu'il aimait.

L'amour n'a jamais eu sa place sur un champ de bataille.

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A la surface de l'eau, le reflet de mes cheveux dénoués a disparu,

Et il n'y a qu'un parapluie rejetant mes larmes.

Je suis une femme qui marche sur le chemin de la rancœur,

On m'a enlevé mon âme il y a des années.

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Il continuait jour après jour de marcher dans les paysages sauvages, reculés des îles de Grande Line. Tantôt estivales, inondant sa peau dorée de brûlures douces, tantôt hivernales, déposant des baisers givrés. Tout cela importait peu. Son rêve l'attendait sur une île verdoyante et ténébreuse, théâtre parfait qui traduirait ce pourquoi il s'était battu toute sa vie. Mais Zoro n'était pas pressé. Il faisait tout pour retarder ce moment, quelque part. Il ne se perdait plus. Sa vision se trouvait éclairée par son ambition démesurée, son chemin était tout tracé. Vu qu'il voyageait seul le second des Chapeaux de paille avait de quoi penser. Parfois son cœur s'emballait, parfois s'arrêtait. Il n'était toujours pas à l'aise avec les émotions humaines, préférant les mots des lames aux vrais.

Comme un rendez-vous galant, Zoro se mit à son avantage. Habillé d'un yukata immaculé surmonté d'un obi noir. Pas d'ostentatoire. On aurait presque dit une mariée virginale s'apprêtant à aller à ses noces. Il fallait lui faire honneur. Une dernière fois. Dans une étreinte mortelle et passionnée où les corps danseraient en harmonie avec les lames.

Comme prévu il l'attendait serein sur la falaise surplombant la forêt dense. Et comme d'habitude, sur les traits bien trop bourrus, pas une once d'émotion ne filtra. Zoro resta impassible, déjà concentré alors que tout son être criait de culpabilité.

Les esprits combatifs s'entrechoquèrent, les lames s'embrassèrent, les peaux se peignirent de passion.

Dans l'action l'homme aux trois sabres ne pensa pas. Son sourire satisfait répondit seulement aux yeux mordorés reflétant une fierté et à la joie de trouver un adversaire à sa taille. Le duel se prolongea pendant des jours et des nuits.

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Tous les devoirs, les larmes et la pitié,

Les rêves et demain n'auront plus aucun sens.

Je m'abandonne dans la rivière de la rancœur,

Je n'ai plus d'espoir depuis des années.

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Il l'avait promis de cela il y a des années. Pour lui, pour elle, pour son Capitaine. Zoro Roronoa était devenu le meilleur épéiste du monde, celui qui fera trembler les mers et la terre.

Dans son yukata maculé de sang, il repartit telle une ombre chinoise dissimulée dans les vestiges de son passé. Il comprit que le chemin qui mène à son rêve est sans doute la plus belle période que lorsqu'on l'atteint.

Le silence l'accompagna sur les sentiers forestiers qui menaient à la plage. Tandis que son apparence extérieure demeurait stoïque tel un rock, son être pleurait intérieurement. Sa main tremblait sur les fourreaux de ses sabres, son habit souillé en pleurait des larmes de remords.

Zoro était désormais le meilleur épéiste du Nouveau monde est des autres.

Le sabreur est mort, vive le sabreur.

終わり