Chapitre 14
Hermione écrivait frénétiquement des notes dans son carnet durant son cours de potion. L'épreuve consistait à modifier une potion, elle avait commencé depuis une vingtaine de minutes et tous les élèves s'affairaient à aller chercher des ingrédients. Elle prenait le temps d'écrire soigneusement sa recette, c'était difficile pour elle car elle suivait toujours scrupuleusement les écrits. Elle devait modifier l'Armortentia. Elle respira un grand coup faisant abstraction de ce qu'il y avait autour d'elle, essayant d'oublier la légère démangeaison de sa cicatrice et le fait qu'elle allait devoir encore augmenter la quantité de morphine dans sa préparation. Minutieusement elle commença sa préparation, deux heures plus tard, elle était en sueur et elle se demandait comment faire pour éviter que la chaleur ambiante dans la classe gâche sa potion. Elle prit sa baguette et jeta un sort informulé pour isoler sa potion de la chaleur de la pièce et pour éviter que quoi que ce soit tombe par inadvertance dans sa potion.
Au bout de quatre heures, les élèves durent poser leurs ustensiles.
- « Vous allez laisser en évidence le parchemin indiquant les ingrédients utilisés ainsi que le but de votre préparation et les différentes étapes. Nous allons observer vos potions et faire une première évaluation. Vous avez une demi heure pour réfléchir à ce que vous venez de faire et vous aérer l'esprit. » dit le professeur de potion.
La jeune femme observa le professeur de potion qui avait remplacé Snape, il était jeune, beau, les yeux bleus et des longs cheveux bruns. Il était compétent et désireux de faire ses preuves. Toutes les sorcières du château étaient sous son charme. Elle-même le trouvait plutôt agréable et il n'était absolument pas déplaisant de se laisser séduire par un tel homme. Elle se leva, mit ses notes en évidence et rejoins ses camarades de chambre qui l'attendait dans le couloir. Elles se confièrent leurs doutes et tentèrent de s'aider.
Les trois jeunes femmes firent un tour dans les couloirs à proximité des cachots avant de retrouver la classe de Potion. En arrivant, Hermione reconnut la voix de Slughorn et elle s'arrêta brusquement quand le timbre grave de Snape se fit entendre. Elle se dirigea vers son pupitre tout en observant Lyra lancer un regard brûlant à Snape. Elle sentit à ce moment là un pincement au creux du ventre. Elle observa son amie avec ses yeux verts éclatants et sa chevelure rousse flamboyante. Une Lily bis à quelque chose près se dit-elle tout en pensant au fait que son amie excellait en Potion et qu'elle était descendante d'une grande famille de sorciers.
Les trois Maitres de Potion se dirigèrent vers le pupitre le plus proche de l'entrée de la classe afin de commencer leurs diagnostics et les élèves suivaient et répondaient aux questions. Par habitude les élèves craignaient de se faire écraser par une parole acerbe de la part de Snape, mais celui-ci se contentait d'un mot ou deux.
Lorsque le groupe arriva devant le chaudron d'Hermione il y eu un petit silence. La potion était bleue nuit et elle était scintillante ne ressemblant pas du tout à la texture habituelle de l'Amortentia.
La jeune femme entama son explication.
- « Mon objectif est de faire un parfum qui a pour but de rendre la personne plus attractive sans pour autant modifier les perceptions et la clarté d'esprit de la personne convoitée. » expliqua-elle.
Le professeur de Potion observa sa potion avec curiosité. La jeune femme était fière d'elle. Elle avait passé tant de temps dans les toilettes de Mimi à travailler dessus.
- «Très bien Mademoiselle Granger et je vois que votre protocole est scrupuleusement écrit, je n'en attendais pas moins de vous ceci dit. Mais j'ai l'impression qu'il y a un problème ? » dit son professeur mettant une baguette en verre dans le chaudron d'Hermione.
- « Non ! » cria Hermione en vain.
Tout le monde regarda bouche bée le professeur se prendre une volupté de brume avant que Hermione jette de nouveau son sort de couvercle sur son chaudron.
Son professeur avait les pupilles complètement dilatées et la regarda avec intensité.
- « Expliquez-nous miss Granger » demanda Snape tout en observant son homologue.
Mais celui-ci avait vite repris contenance.
- « J'ai fais tomber un de mes cheveux dedans, j'avais l'intention de chercher pour le prochain cours une manière d'annuler l'effet de mon cheveu sur la potion. » dit-elle.
- « Bonne initiative , mais je pense que vous …. » dit son professeur.
Hermione se senti très mal à l'aise sous le regard de son professeur, intuitivement elle avait envie de le fuir.
- « Evanesco. Vous avez du temps pour réfléchir à votre potion et faire quelque chose de correct la semaine prochaine » asséna Snape coupant la parole à son homologue qui se sentit obliger de plussoyer à ses paroles.
Hermione ne savait pas exactement quel effet secondaire il pouvait y avoir à l'incorporation accidentelle de son cheveu dans la potion. Elle finit de ranger sa table en se disant qu'elle avait eu de la chance et fut soulagée pendant un instant que ses amis n'aient pas insisté pour qu'elle vienne avec eux dans le parc. La douleur de sa cicatrice devenait plus intense, elle devait y remédier le plus rapidement possible.
- «Miss Granger un mot s'il vous plaît ».
La jeune femme sursauta ne s'attendant pas à voir le professeur Snape à quelques pas de la classe. Elle ignora les chuchotements de ses camarades lorsqu'ils la virent partir en compagnie de l'homme.
- « Votre idée pour la potion est… intéressante mais la prochaine fois utilisez un sort pour vos cheveux. Je suis surpris…de votre manque de concentration. » dit-il.
- « Peut-être qu'il me faut juste plus de sommeil … » dit-elle.
- « Peut-être… » dit-il.
Il s'arrêta et il la dévisagea un instant. Son visage n'était pas fermé, juste curieux. Hermione lui sourit timidement tout en l'observant plonger sa main à l'intérieur de sa cape pour en sortir une lettre. L'armoirie lui était familier ainsi que le P et le S entrelacé. Elle saisit la lettre qu'elle rangea aussitôt dans sa propre cape et elle attrapa le petit paquet qu'il lui tendit.
- « Vous allez être présent ce soir pour le bal de la Saint Valentin ? » demanda t-elle.
Elle fut surprise quand elle l'entendit rire. C'était bref et succinct. Elle l'observa et rit à son tour de sa question.
- « Bonne journée » dit-il.
Elle l'observa s'éloigner avant même qu'elle n'ait le temps de lui répondre. Elle se dirigea vers la tour des Gryffondors avec un immense sourire aux lèvres.
C'était l'euphorie dans la salle commune. Le fait que Ron, Harry, Giny et Viktor Krum soient présents rendait folles toutes les jeunes filles de l'école. Hermione avait dû subir l'assaut de plusieurs d'entre elles qui voulaient absolument avoir accès aux garçons.
Seule les filles de sa chambre l'avait laissée tranquille. Chacune avait déjà son partenaire et elles avaient déjà pu connaitre de façon plus intimes les garçons lors de sortie à pré-au-lard. Hermione prétexta le besoin de faire une sieste pour s'isoler et fermer les rideaux de son lit. Elle hésita entre la lettre et le petit paquet mais décacheta finalement la lettre en premier.
Miss Granger, Il vous suffit de taper trois fois avec votre baguette sur sa lettre pour vous rendre chez vos parents.
Severus Prince Snape.
P.S : Joyeuse Saint Valentin.
Hermione n'en croyait pas ses yeux. Elle fondit aussitôt en larme et elle se mit à rire. Elle allait demander le soir même la permission à McGonnagall de faire une excursion en Australie. Serrant la lettre contre son coeur, elle se remémorera la fois ou elle l'avait accompagné au manoir.
Flash-Back …
Ils se faisaient face, conscients de l'attraction présente entre eux les deux, elle avait l'envie viscérale de se blottir contre lui, il lui manquait atrocement. Voilà ce qu'elle ressentait et elle en était encore une fois effrayée, comment ça pouvait être possible ? Une potion ? Un sortilège ? Etait-elle tombée amoureuse de lui en remontant dans le temps ? Mais elle se rendait compte qu'elle n'était pas la seule à vivre cette déferlante d'émotion, elle le voyait dans son regard, elle pouvait voir la tempête dans ses yeux. Il la désirait aussi.
Ils sursautèrent quand -enfin elle sursauta, lui se contenta de reprendre contenance- quand un elfe apparu- vêtu d'une robe courte bleue outre-mer lui arrivant au-dessus des genoux, d'un collant blanc et des chaussures à poulaine en cuir marron tellement longues qu'elles étaient attachées au genou par une chainette doré ?
Hermione écouta l'Elfe raconter que c'est elle-même qui avait dit que s'ils ne portaient pas leurs uniformes, qu'ils ne mangeaient pas correctement et ne prenaient pas soin d'eux, elle allait considérer ça comme de la désobéissance et les punir très sévèrement. Puis l'elfe se jeta à ses pieds lui jurant qu'ils avaient respecté ses ordres. Snape le libéra en lui demandant d'aller consolider les sortilèges de sécurité dans le domaine. C'était l'avantage d'avoir des elfes à son service, leurs sorts de protection étaient très puissants, il est impossible de pénétrer dans un endroit protégé par un elfe.
- « Pour ce qu'il vient de se passer » commença Hermione.
- « Nous ne savons pas de quelle magie il s'agit, c'est… » dit-il
- « Incompréhensible je l'admet, si c'est un sort il vaut mieux lutter » dit Hermione.
- « Le mieux pour nous est de continuer nos vies comme nous le faisions avant… » dit-il.
Elle cru percevoir de la tristesse et du dépit dans sa phrase et en même temps il avait raison, peut-être que c'était une conséquence de la guerre ? Il était attiré parce que grâce à elle il avait récupéré son titre de Lord, ses terres, énormément d'argent, un manoir magnifique et elle peut-être parce qu'elle s'en voulait de ne pas avoir cru en lui ? Plus probable que de penser qu'ils étaient ensemble, qu'ils étaient amoureux et avaient déjà vécu beaucoup de chose ensemble. Elle n'osait même pas le formuler à voix haute.
Il l'avait raccompagné jusqu'au château et au moment de partir, il lui avait dit que cela ne les empêchaient pas d'essayer de comprendre et qu'elle était la bienvenue vu que les elfes la considéraient déjà comme chez elle. Elle n'avait pu s'empêcher de lui faire un grand sourire et de lui répondre que c'était avec plaisir. Il avait disparu sans un bruit.
Fin du FlashBack…
En déballant le petit paquet elle découvrit un pot en verre avec une crème blanche avec des reflets scintillants. Elle sentait bon l'amande et la fleur. La notice disait de l'appliquer sur toute cicatrice dû à la magie le soir et de laisser à l'air libre. Aussitôt la jeune femme appliqua la crème et elle ressentit un soulagement immense. Encore une fois elle fondit en larmes. Il avait retiré les deux poids énormes qu'elle avait sur le coeur et elle se dit qu'elle lui serait redevable à vie. Elle ne savait comment le remercier. Elle désactiva les sorts sur son lit avant de s'endormir et de se faire réveiller une heure plus tard par une Agatha affolée de la voir toute endormie et absolument pas prête pour la soirée. Elle fut à peine sortie de la salle de bain que les trois jeunes femmes étaient sur elle pour l'aider à s'habiller, se maquiller et se coiffer. Sa robe était noire et serrée jusqu'à la taille. Le décolleté en V, bordé de dentelle doré, laissait apparaître sa poitrine. Le tissu retombait en mousseline jusqu'au sol. Elle laissait apparaître ses jambes et ses escarpins dorés.
Elle se tamponna les lèvres du rouge à lèvre offert par la jeune Weasley et suivit les filles jusqu'à la grande salle. C'était un comble, elle était préfète en chef et en retard. Fort heureusement les portes de la grande salle étaient encore ouvertes. Les compagnons des filles les attendaient, Hermione les salua brièvement et se glissa vers les professeurs et ses camarades préfets. Malheureusement, elle ne put se faire aussi discrète que ce qu'elle avait espéré, Ron lui faisant de grands signes de bras.
Le buffet fut soudainement rempli de victuailles et exceptionnellement des tables rondes apparurent dans la grande salle. Hermione en observant la décoration se dit qu'il était visible que Dumbledore n'était plus directeur. Ce n'était plus aussi outrageant qu'avant, enfin tout du moins de son point de vue.
Elle présenta les garçons à ses camarades de chambre et ils dînèrent tous ensemble. Les filles lui lançaient des regards pleins de sous-entendus avec Ron qui ne cessait de la complimenter et de la coller. Il y a quelques mois elle aurait pu être ravie de la situation mais aujourd'hui elle avait uniquement envie de lui coller une paire de baffes.
Elle accueillie le discours de Minerva avec soulagement et elle en profita pour se rapprocher de la directrice afin de lui glisser quelques mots sur ses parents mais celle-ci l'interpella avant pour lui apprendre qu'elle devait ouvrir le bal avec Ronald. L'Orchestre commença à jouer les premières notes pour s'accorder et c'est presque avec horreur qu'elle vit son ami venir vers elle avec un sourire énorme et un regard énamouré.
Soudainement elle sentit une main se poser dans le creux de son dos et l'entrainer avec douceur vers le milieu de la piste. Elle savait que c'était lui, d'un mouvement élégant il lui fit faire un quart de tour pour qu'elle se retrouve en face de lui et la danse commença. Il était terriblement élégant. Une broche dorée venait tenir sa cape, elle même d'un noir profond, bordé de motif rouge et or. Ses cheveux noirs tombaient sur ses épaules.
Elle se dit qu'elle pourrait rester un million d'années à danser avec lui. Elle plongea ses yeux dans les siens.
- « Merci… merci beaucoup, je vous en serai éternellement reconnaissante » dit-elle avec émotion.
Pour toute réponse, il raffermit sa prise, ce qui la reprocha de lui. A cet instant précis il n'y avait plus qu'eux.
- « Minerva ne me laissera jamais aller toute seule en Australie. Est-ce que vous voudriez bien m'y accompagner ? » demanda t-elle anxieuse.
La musique s'arrêta, il acquiesça, serra une dernière fois sa main et l'accompagna jusqu'au buffet pour lui proposer un rafraichissement. D'autres danseurs avaient envahit la piste. Discrètement elle suivit Snape jusqu'à l'extérieur de la grande salle.
- « Severus ? » dit-elle la gorge nouée.
Il se retourna, surprit de l'entendre l'appeler par son prénom et il fut encore plus surpris lorsqu'elle se jeta dans ses bras, se serrant de toutes ses forces contre lui. Il répondit à son étreinte et tout deux ressentirent cette chaleur naître en eux. Ils se serrèrent encore plus fort, sentant presque la magie crépiter autour d'eux. Ils se séparèrent sans un mot. Il commença à parler mais Ron intervint. Il voulait l'inviter à danser. Elle observa son ancien professeur faire un demi-tour sec.
Ginevra Weasley observa son amie se diriger vers elle, visiblement furibonde. Etait-ce à cause de Snape ou de son frère. Il n'y avait que lui pour la mettre en rogne en quelques instants.
- « Ton frère est un pauvre idiot Ginny ! » dit-elle en colère se demandant encore ce qu'il s'apprêtait à lui dire.
La jeune femme soupira et offrit un cocktail à son amie puis l'entraina à se déchainer sur la piste de danse. Ils étaient heureux pour elle depuis qu'elle leur avaient dit que grâce à Snape elle avait retrouvé ses parents. Ils se dirent que c'était certainement sa façon de la remercier pour tout ce qu'elle avait fait pour lui. Harry passa son bras autour des épaules de Ginny un sourire au lèvres, observant sa meilleure amie en train de danser avec Viktor Krum.
Hermione se tenait devant la porte d'une maison, le coeur battant la chamade. Elle voulu reculer mais elle se cogna au torse du professeur Snape qui frappa à sa place. Quelques secondes plus tard la porte s'ouvrit légèrement puis entièrement.
- « Severus ? Hermione ! » dit avec émotion une femme à la chevelure brune.
Hermione interloquée observa sa mère les accueillir avec chaleur. Tout était déjà prêt. Mère et fille se serrèrent longuement dans les bras l'une de l'autre.
- « C'était pour vous protéger » s'exclama la jeune femme en pleurs.
- « Oui je sais, Severus nous a tout expliqué, ce n'était pas facile au début.. surtout pour ton père. Mais nous t'aimons quoi qu'il arrive » dit-elle se voulant rassurante.
En attendant son père, elle fut complètement sidérée de voir Snape retrousser ses manches et aider sa mère à préparer le diner. Hermione s'approcha pour les aider.
- « Hum Hermione ma chérie, tu peux peut-être mettre la table ? » dit sa mère se souvenant que même si de la famille elle était une prodige, la cuisine n'était définitivement pas pour elle.
Hermione ronchonna, de toute évidence cette longue séparation n'avait pas fait oublier à sa mère ses exploits en cuisine. Elle crut voir Severus sourire, quand dépitée elle commença à préparer la table.
Quand son père revint, se fut de nouveau les accolades, il se montra un peu plus froid et distant avec Snape mais le repas se passa vraiment très bien. Jusqu'au moment où Hermione décida de se servir de la magie pour débarrasser la table. Sa mère était ravie et émerveillée mais son père se leva brusquement.
- « Je ne peux pas… » dit-il sombrement.
- « Qu'est-ce qu'il y a papa !? » demanda Hermione alarmée.
- « Hermione Je t'aime… tu dois le savoir… je t'aimerais toujours mais je ne peux plus… tout ça.. cette magie ! Je veux que tu partes.. Et que tu ne reviennes plus jamais.. » dit-il d'un ton dur et sans appel.
- « Mais enfin voyons, c'est notre fille ! Elle a fait ça pour nous protéger! » la défendit sa mère.
- « Mais tu ne comprends pas que c'est à cause d'elle que nous sommes en danger ! Qui sait ce qui nous attend ! De toute manière nous n'avons aucun lien de… ! » s'énerva son père.
- « Tu ne sais plus ce que tu dis ! Hermione est notre fille ! Il n'y a plus de danger aujourd'hui… S'il te plaît calme toi..! » le supplia sa mère.
- « Tu dois choisir Joanne.. » dit-il d'un ton ferme.
Hermione ne comprenant pas, tenta vainement d'intervenir mais sa mère l'en empêcha.
- « Depuis que nous nous connaissons je t'ai toujours dit que jamais je n'abandonnerais Hermione, que si tu me choisissais, tu choisissais Hermione avec moi. J'espère que tu vas changer d'avis… Je pars avec eux en attendant… » dit Joanne campant fermement sur ses positions.
- « De toute manière plus rien n'allait entre nous… Cette relation ne m'allait plus… » dit-il amer.
Hermione observa sa mère échanger un regard avec Severus qui fit un mouvement de baguette et puis sortit de sa poche une bouteille de bière vide. Hermione attrapa la main de sa mère qui attrapa de l'autre main ses bagages, tout en se laissant aller contre le torse de Severus Snape qui décapsula la bouteille.
L'atterrissage fut brusque devant le manoir.
- « Il est majestueux ! » dit Joanne
- « Tu peux voir le château maman !? » demanda Hermione perplexe.
- « Nous avons beaucoup de choses à nous dire ma chérie… » dit-elle devant l'expression surprise de sa fille.
- « En attendant, je propose d'installer votre mère au manoir. Elle y sera en sécurité le temps de trouver une solution » dit Snape.
Les deux femmes se serrèrent fort l'une contre l'autre. Snape attendit qu'elle se retrouve dans l'enceinte du château avant de transplanner.
La jeune femme prit une douche chaude puis se glissa dans ses draps. Elle bu d'une traite une fiole de potion de sommeil sans rêve et sombra en peu de temps. Elle avait besoin de se reposer et de ne pas penser pour le moment.
Vacances de Pâques…
La jeune femme descendit du Poudlard Express en pleine discussion avec ses camarades de chambre. Elles s'embrassèrent faisant promettre à Hermione de venir à la fête de Pâques, une sorte de festival géant réunissant des jeunes sorciers du monde entier. Elle se souvint que Molly avait supplié Arthur de dissuader les garçons de s'y rendre, les drogues sorcières étaient particulièrement violentes. Dès que les filles partirent, elle eut une boule au ventre, elle ne pouvait plus échapper à tous ses problèmes désormais. Elle eut un pincement au coeur en s'apercevant qu'il n'y avait aucun Weasley sur les quais à l'entendre. Elle sursauta quand deux mains se posèrent sur ses épaules, elle se retourna et se jeta dans les bras de ses deux meilleurs amis.
- « Tu ne pensais quand même pas que nous n'allions pas être là pour t'accueillir !». dit Harry la serrant fort dans ses bras.
Elle fut heureuse de voir que toutes la famille Weasley était présente et elle culpabilisa de ne pas avoir répondu avec plus de coeur à sa mère depuis leurs retrouvailles. Mais elle n'arrivait tout simplement pas à intégrer toutes les informations qu'elle venait d'apprendre et puis elle n'était pas suffisamment courageuse pour vouloir en savoir plus cette fois-ci.
Voyant Bill se diriger vers la cuisine, elle le suivit directement, ne remarquant pas Ron qui avait amorcé un geste pour se rapprocher d'elle.
- « Bill ? »
- « Oui Hermione ? » répondit-il tout en se passant de l'eau sur le visage.
- « J'ai quelque chose pour toi », elle lui tendit un pot de crème,
- « c'est le professeur Snape qui l'a fait , ça à bien fonctionné pour ma cicatrice » , se faisant elle montra son avant bras.
- « J'imagine qu'il ne savait pas comment m'aborder. Merci beaucoup Hermione. » dit-il serrant brièvement la jeune femme dans ses bras.
Le lendemain Hermione se rendit à Près-au Lard et se dirigea vers une librairie qui faisait aussi café. Elle avait rendez-vous ici avec sa mère lorsqu'une jeune femme s'installa en face d'elle.
Hermione posa son livre d'arithmancie, dévisageant l'inconnue et se préparant à répondre à des questions ou quelque chose comme ça.
- « Hermione, je me présente, Emilie Loiseau. Je crois que nous nous connaissons enfin je crois que nous avons vécu des choses ensemble » dit la jeune femme avec un sourire franc.
Hermione dévisagea Emilie, ses longs cheveux blonds et ses yeux verts émeraude. Elle avait la forte impression de la connaître.
- « Est-ce que tu as cette impression aussi d'avoir vécu une autre vie ou des vies ? » demanda la jeune femme dévisageant attentivement Emilie.
- « Je me souviens surtout de toi, de la France, je pensais que c'était des rêves mais je suis certaine que c'était réel… et puis le manoir où tu habites… » répondit Emilie d'un ton grave.
Et elle se mit à décrire le manoir et les changements apportés à celui-ci mais Hermione savait qu'elle ne se jouait pas d'elle.
- « Je pense que nous avons dû voyager dans le temps et modifier des évènements, c'est certainement pour ça que personne ne se souvient et que nous avons des impressions de déjà vu. » dit Emilie.
- « C'est plutôt rassurant… J'ai les mêmes symptômes que toi mais plus le temps passe et plus j'oublie, je suppose qu'il en va de même pour toi ? » dit Hermione.
- « Oui, et puis si il s'agit de voyage dans le temps, il vaut mieux oublier, on ne peut avoir plusieurs mémoires vives en même temps. On pourrait en perdre la tête. » dit Emilie avec un petit rire cynique.
Les deux jeunes femmes se mirent à discuter vivement, elles avaient l'impression de se retrouver et de se connaître depuis un long moment. Elles ressentaient toute cette émotion particulière qu'on peut ressentir après ne pas avoir vu un proche important depuis un long moment.
- « Mon cabinet se trouve non loin du chaudron baveur, il y a une entrée pour moldu et une autre pour sorcier. Je te laisse mon adresse si tu le souhaites, pour que l'on reste en contact. Je suis venu parce que j'ai aperçu en passant mais à l'occasion pourquoi pas se revoir ? » dit Emilie tout en se levant.
Elles se serrèrent chaleureusement les mains et Hermione l'observa sortir de l'établissement. Quelques minutes plus tard sa mère rentra. Elle était nerveuse. Hermione se leva pour la prendre dans ses bras et les deux femmes se rassirent.
- « Hermione jusqu'à présent le fidelitas m'empêchait de dire quoi que ce soit. Edgard n'est pas ton vrai père et je ne suis pas ta mère biologique même si pour moi ça ne change rien… mais nous portons le même sang ma chérie. Tu te souviens de Tante Ilda -Hermione acquiesça-, je t'en ai souvent parlé et nous allions régulièrement sur sa tombe. Tante Ilda était une sorcière, ton père aussi était un sorcier. Ta naissance nous a reproché ta mère et moi… mais presque un an et demi après ta naissance elle fut tuée, ton père mourut le même soir en voulant protéger son petit frère et sa femme ainsi que ton cousin. Ils ne s'entendaient pas et il vivait loin de sa famille mais il était contre Voldemort. Je sais juste qu'il s'est pris un sortilège, il eut juste la force de revenir pour me faire jurer de t'élever loin du monde des sorciers autant que possible. J'ai fais mon possible… »
Hermione observa la femme en face d'elle tout en se massant les tempes. Elle essayait de comprendre, elle ne pouvait en vouloir à sa mère, on ne pouvait aller à l'encontre d'un fidelitas. Et puis cette guerre lui avait bien appris une chose, c'est que parfois on était forcé de prendre des décisions pour le meilleur et pour le pire.
- « Qui est mon cousin ? Qui était mon père ? Qui était le gardien du secret ? Qui savait ? » Demanda t-elle précipitamment.
- « Ton père était Théodore Potter. Il n'est pas sur l'arbre des Potter. Son père l'a effacé car il appréciait trop la magie noir et en sortant de Durmstrang, c'était pire. Il s'était débrouillé pour être inscrit dans cette école plutôt qu'à Poudlard. Ton grand-père était un homme dur. Théodore était complètement l'opposé de James. Ilda l'a beaucoup apaisé et quand tu es venu au monde, il s'est réconcilié avec son frère. Minerva savait, Dumbledore était gardien du secret. Ton grand-père faisait comme s'il n'avait qu'un fils, James.» Expliqua sa mère.
Hermione tiqua, elle n'était pas étonnée. Elle avait eu tellement de doutes à plusieurs moments de sa vie. Notamment en surprenant des disputes ou en lisant des papiers officiels dans le bureau de sa mère. Mais elle savait. Peu avant de se faire admettre à Poudlard elle avait trouvé la photo d'un petit garçon. Derrière la photo il était inscrit « Harry Potter, cousin d'Hermione ». Il y avait Lily et James sur la photo. Pendant toute sa première année, elle avait tenté d'en parler à Harry mais elle ne réussissait pas. C'est ainsi qu'elle comprit qu'un sortilège l'empêchait de parler. Elle accompagna sa mère à son nouveau logement qui était un grand appartement très chaleureux en plein Londres avec une petite terrasse sans vis à vis. Elle lui montra sa chambre.
- « J'ai aussi un nouveau travail à la boutique de Severus et je fais la consultation pour les dents aussi. Notre carnet de rendez-vous est déjà pleins à craquer. Tu devrais venir voir, l'endroit est merveilleux et Severus est tout à fait charmant » dit sa mère toute guillerette.
Hermione dévisagea sa mère, se demandant s'il s'agissait bien de la personne qu'elle connaissait.
Joanne passa la soirée à répondre à toutes les questions d'Hermione mais aucune d'elle n'évoqua Edgard. Elles avaient toujours eu l'habitude de parler de tout mais ceci était bien trop douloureux encore.
Hermione observa sa chambre profitant du confort et de la douceur de sa couette. Elle savait que ses parents avait acheté un appartement mais elle n'avait jamais eu l'occasion d'y aller. Il était idéalement situé ce qui lui permettait de transplanner comme bon lui semblait sans s'inquiéter d'être vu par un voisin.
Les premiers jours de vacances se passèrent bien entre les révisions, la visite de ses amis. Depuis que sa mère lui apprit qu'elle était une Cracmol, la jeune femme s'était renseignée du mieux qu'elle pouvait sur le sujet. Sa mère lui expliqua qu'elle n'avait pas suffisamment de capacité magique pour utiliser une baguette magique mais qu'elle pouvait utiliser la magie brute ou primaire. C'était dangereux pour elle car cela puisait directement dans son énergie vitale. Elle lui expliqua aussi que ses parents l'avaient envoyé à plusieurs reprises en France pour qu'elle apprenne à vivre comme une moldue et pour qu'elle puisse quand même vivre dans le monde sorcier et utiliser les artefacts magiques les plus simples. Et puis il lui fallait une source d'énergie constante pour faire un peu de magie. Il fut un temps où certains Cracmols utilisaient des animaux magiques ou des jeunes sorciers pour pomper leur énergie et faire de la magie lorsqu'ils en avaient besoin. De là partait les mythes des sorcières mangeuses d'hommes ou d'enfants. Aujourd'hui ça valait le baiser du détraqueur sur le champs. Certains Cracmols ne possédaient même pas une toute petite étincelle de magie, les parents sorciers se débrouillaient pour les faire adopter par des moldus. C'était un réel tabou.
Elle sourit en se souvenant de tous les livres sur la magie qu'elle avait pu lire enfant avant de réaliser qu'elle avait entre les mains de véritables ouvrages. Elle perdit son sourire quand elle se souvint de la colère d'Edgar quand il s'était aperçu qu'elle lisait des grimoires. Elle se souvint qu'elle les avait entendu se disputer très violemment.
Elle s'étira, bailla bruyamment et enfila laborieusement son collant puis sa robe avant de visualiser une petite caisse en bois à côté de son bureau. Cela faisait parti des affaires que sa mère avait ramené de leurs ancienne maison. Elle se penchait au-dessus de la boite, persuadée de l'avoir déjà vu et tout en jetant la serviette de bain qui retenait ses cheveux sur son lit, elle souleva le couvercle d'une main. À l'intérieur elle trouva cinq artefacts magiques, des albums photos, un bracelet de nourrisson. Elle fut choquée et attendrit en voyant toutes les photos concernant la vie de Snape, notamment celle de lui lorsqu'il était enfant avec sa mère. Elle se dit qu'elle devait trouver le bon moment pour lui remettre et que c'était l'occasion de le remercier. Elle lu le parchemin écrit de sa propre main pour elle même.
À garder précieusement et à remettre à Severus.
Ne cherches pas trop à savoir pour une fois et profites de tous mes efforts pour que nous ayons cette vie avec Severus. Fais lui confiance.
Hermione Granger
Elle reposa le couvercle en bois et glissa le parchemin dans sa table de chevet lorsque sa mère frappa à sa porte.
- « Oui ? » répondit Hermione
- « Qu'est-ce que tu fais Hermione ? » Demanda t-elle d'un oeil suspicieux avant de lui montrer deux robes différentes.
La jeune femme suivit sa mère dans sa chambre pour l'aider à choisir tout en essayant de savoir pour qui elle se préparait ainsi. Elle savait que sa mère voyait régulièrement des amis moldu mais elle avait la nette impression qu'elle y mettait beaucoup trop d'engouement pour juste des amis. Etait-il possible qu'elle ait rencontré quelqu'un ?
- « Je voulais te dire Hermione, je suis en contact avec Esther Phoenix, tu te souviens de son fils Stephen ? Je crois que vous vous entendiez très très bien ! » dit sa mère sur le ton de la conversation.
- « Oui je me souviens bien de lui ! - elle enfila ses bottines - Excuse moi je vais être en retard, Emilie m'attend! » dit-elle tout en attrapant son manteau et son sac à main.
- « Tu devrais l'inviter à dîner un de ces jours Hermione ! J'ai l'impression que c'est quelqu'un de bien. » dit sa mère l'embrassant avant de la laisser partir.
Elle arriva au cabinet d'Emilie côté moldu et devant rejoindre Emilie côté sorcier, elle se présenta rapidement à l'accueil et fut dirigé jusqu'au second étages pour prendre l'ascenseur qui permettait d'accéder du côté sorcier. Nerveusement, elle monta dedans et appuya sur le numéro sept. Elle resta silencieuse lorsque les portes s'ouvrirent laissant apparaitre Lucius Malfoy et Emilie plus proche que ce qui était nécessaire.
- "Miss Granger" la salua t-il froidement tout en prenant un air pincé.
Hermione n'eut pas le temps de poser des questions qu'Emilie l'entraina vers la sortie moldue. Elles firent un peu de shopping et Hermione fut surprise de la voir utiliser une carte bleu moldue.
- « Si tu le demandes, tu peux en avoir une chez Gringotts, même Severus en a une. » dit-elle.
Hermione tiqua en l'entendant prononcer son prénom sans aucune gène. Un privilège qu'elle n'avait pas. Elle se demanda depuis quand elle le connaissait. Hermione s'acheta des escarpins un nouveau manteau, et une robe en prévision du bal de fin d'année. Elle était blanche et dorée, le décolleté était apparent et le dos échancré mais elle retombait de façon élégante jusqu'au sol.
La jeune femme observait son amie se mirer dans la glace en mettant ses cheveux blonds dans différentes positions, elle se dit qu'elle était vraiment superbe. Tout en se mordillant la lèvre elle pianota rapidement sur le dossier du fauteuil sur lequel elle était assise.
- « Tu as une question Hermione ? » dit-elle.
La jeune femme sursauta presque.
- « Non ! Enfin… je… Oui, je me demandais comment tu connaissais Sev… le professeur Snape ? Et Lucius Malfoy » rajouta t-elle précipitamment.
- « Alors Lucius, elle eut un grand sourire qu'Hermione trouva presque ridicule, eh bien comme tu le sais, je suis l'héritière et la dernière descendante d'une famille sorcière française. j'ai fais mes études de droit dans une école moldue et j'ai commencé à utiliser la magie tardivement…Enfin il y a quelques mois, j'ai eu l'intuition que je devais me rendre chez Georges, tu sais le célèbre salon de thé ? »
- « Oui c'est un lieu très bourgeois ! Elle prit une pause pour réfléchir quelques secondes, J'y suis allée une fois, je ne m'attendais pas à des prix aussi élevés ! » s'exclama Hermione.
- « Effectivement et côté sorcier c'est encore pire ! De plus tu ne peux y rentrer que par invitation ou en ayant une preuve que tu es de sang pur, c'est toléré d'être sang-mêlé encore faut-il que tu sois riche. De toute manière vu le prix d'un diner la bas ! Enfin je m'éparpille, donc je te disais que j'avais l'intuition que je devais me rendre sur place absolument, donc j'y suis allée, côté moldu et j'ai attendu au moins une heure… j'ai commencée à me dire que j'étais ridicule et c'est là qu'il est arrivé. D'une élégance Hermione avec son long manteau noir, sa canne ! Nos regards se sont croisés et j'ai su que je devais aller vers lui. J'ai payé et je me suis levée prestement pour le suivre. Tu imagines la situation ? » dit Emilie excitée.
- « Je… » commença Hermione.
- « En arrivant devant l'accueil j'ai pu le voir retirer son manteau, j'étais au bord de l'évanouissement Hermione je t'assure ! Mais au moment où je commençais à me diriger vers lui le sorcier de l'accueil m'a brutalement interpellé. Il m'a dit que l'endroit était réservé qu'à une certaine catégorie de personne, qu'il doutait que j'en fasse partie et il m'a demandé de faire demi-tour. J'étais complètement outrée alors je lui ai demandé ce qu'il sous entendait par là et là il me rétorque que si je souhaite faire des histoires, il va appeler la sécurité. »
Hermione écoutait son amie en acquiesçant mais intérieurement elle avait juste envie qu'elle aille droit au but au lieu de lui raconter moult détails qu'Hermione jugeait presque d'inutile par rapport à ce qu'elle voulait vraiment savoir.
- « J'ai rajouté qu'il devrait être plus aimable avec la clientèle potentielle lorsque l'établissement est dans le viseur du ministère pour non-respect des lois concernant la promiscuité des établissements moldus et sorciers. Je l'ai vu pâlir et commencer à balbutier et la grande surprise fut quand Lucius Malfoy revint vers moi après avoir montré sa chevalière à un homme situé devant une entrée cachée par des grands rideaux rouges sang. Quand il lui a dit que je l'accompagnais, il est devenu encore plus blanc et il s'est excusé mille fois. Je ne pouvais laisser passer cet affront aussi minime soit-il. Alors j'ai écarté mon écharpe pour attraper la chevalière que je porte au cou, là-dessus elle joint le geste à la parole, et je la passa à mon annulaire gauche et j'ai fait d'une pierre deux coups, l'établissement m'offrait le repas et j'ai attiré l'attention de Lucius. » dit-elle avec un petit rire satisfait.
Emilie était encore entrain de détailler la salle, le repas, Severus qui attendait déjà Lucius à une table, le regard froid qu'il lui avait lancé, comment elle s'était retrouvée à partager un repas avec eux quand elles sortirent du magasin, pour se poser quelques rues plus loin à la terrasse d'un bar, à l'initiative d'Hermione qui souhaitait que son amie abrège.
- « Et donc Lucius Malfoy ? »
Pour la première fois elle vit Emilie rougir à presque en être écarlate.
- « Je… en fait en discutant avec Severus il a eu l'idée d'investir dans le monde moldu, il s'aperçoit que le monde change, et mon bureau est jeune mais nous faisons le lien entre les deux mondes au niveau des lois. D'ailleurs je suis contente que le cabinet marche bien. Et la présence de Monsieur Malfoy attire du monde. Il est connu pour être un grand business man quand même en dehors de son passé. Enfin c'est toujours bien de le laisser là ou il est, n'est-ce pas ? » dit-elle tout en se passant les mains dans les cheveux.
- « La guerre nous a tous bouleversé, nos valeurs, nos principes, nos éducations… mais pour être honnête j'ai l'impression qu'il se passe quelque chose entre vous deux et que ce n'est pas que de l'ordre du professionnel !Je n'ai pas un très bon passé avec lui…et c'est un euphémisme… mais on a tous le droit à une seconde chance et si il commence à investir chez les moldus c'est qu'il a du changer ses principes. Même si c'est pour se faire plus d'argent rajouta t-elle ironique. Mais n'oublie pas que c'est un homme qui reste puissant et dangereux. » dit-elle.
- « Je sais Hermione qu'il est puissant et potentiellement dangereux mais avec ses longs cheveux blonds, ses yeux d'acier… sa conversation … son fils il est charmant… et plus sérieusement, rajouta t-elle devant l'air ahuri de son amie, il me respecte car je suis de son monde et c'est un homme marié. Je crains plus sa femme, c'est une Black après tout. » dit-elle.
- « Votre différence d'âge ne te dérange pas ? » demanda Hermione.
- « Absolument pas… et je ne fais que m'amuser. Par contre toi ça ne te gène que Severus soit plus vieux que toi.. ? » dit-elle à son tour regardant avec curiosité son amie.
Hermione avala son thé de travers, et toussa longuement. Le serveur lui sauva la mise en venant s'inquiéter pour elle, elle en profita pour demander un peu d'eau et l'addition.
Emilia s'amusa à asticoter un peu Hermione puis les deux jeunes femmes finirent par se quitter se promettant de se revoir avant la reprise des cours de la Gryffondor.
En revenant chez elle, Hermione fut surprise d'entendre la voix de Ron. Il finissait de mettre la table, c'était la première fois qu'Hermione le voyait faire ça, et sa mère était visiblement en train de leurs servir un apéritif. Il étouffa presque Hermione dans ses bras pendant que celle-ci s'interrogeait sur les raisons de sa courte surprise.
Rapidement elle s'aperçut qu'il n'y avait pas vraiment de raison à sa présence et qu'il se montrait excessivement cordial et charmant. Laissant de côté ses suspicions, elle se laissa aller et entrainer dans l'ambiance chaleureuse. Le travail avec son frère se passait très bien et il songeait à agrandir la boutique.
Il les aida à ranger et ils eurent un moment de complicité lorsque Ron voulut faire la vaisselle de façon moldue.
C'est complètement ravie qu'Hermione l'accompagna jusqu'à la terrasse.
- « Je suis très heureuse de cette soirée avec toi Ron ! On devrait faire ça plus souvent » dit-elle sincèrement.
- « Je suis bien d'accord, on va remédier à ça Mione.»
Ils échangèrent une longue étreinte avant qu'ils ne disparaissent dans un « pop ».
- « Je crois que ton ami est mordu de toi ma chérie »
- « Mais non maman, nous sommes juste meilleurs amis ! Peut-être qu'à un moment il y a eu des doutes mais maintenant ce n'est plus le cas » dit-elle en pensant à la saint Valentin et au moment précis ou il avait interrompu son moment avec Snape.
- « N'en sois pas si certaine ma chère fille » dit sa mère en l'embrassant et en lui souhaitant un bonne nuit.
Hermione se coucha en pensant à ce que sa mère venait de lui dire. Elle songea qu'elle allait devoir prendre de la distance avec son meilleur ami ou avoir une discussion honnête avec lui. Elle se retourna en ramenant la couette sur sa tête. Elle n'avait pas du tout envie d'avoir ce genre de conversation avec lui.
Trois jours plus tard…
Elle s'arrêta brusquement et se plia en deux pour vomir une énième fois. Cette fois-ci elle se sentie mieux. Elle prit un peu de temps à se relever, elle s'observa alors dans le reflet de la vitre du magasin devant lequel elle avait vomi ; ses bottines hautes pleines de terres, son collant déchiré à différents endroits, elle avait la lèvre du bas fendu en deux, la ponette tuméfié, les cheveux dans tous les sens. Elle observa ses mains et pu voir du sang sur ses mains, un peu dans ses cheveux, quelques tâches sur ses vêtements. Frissonnant, elle regarda autour d'elle, elle n'avait plus qu'à tourner au bout de la rue et elle était chez sa mère. Elle n'était toujours pas en état de transplanner bien que la drogue ne faisait presque plus effet.
Elle pénétra dans le hall, profitant de l'instant ou un voisin sorti en trombe de l'immeuble. En arrivant au quatrième étages avec l'ascenseur, elle tangua à nouveau et à bout de force elle canalisa son énergie pour ouvrir la porte sans sa baguette qu'elle était incapable de retrouver. Elle ouvrit la porte sans un bruit et tenta de la refermer discrètement et lorsqu'elle se retourna elle pu voir qu'elle n'était pas seule. Autour de la table à manger, debout, se tenait sa mère, Arthur et Molly, Harry et Ron, trois hommes qu'elle ne connaissait pas et Severus Snape. Severus Snape qui fondit sur elle en deux secondes et l'entraina dans sa chambre.
- « Est-ce que vous vous rendez-compte à quel point votre mère était morte d'inquiétude ! Tout ça pour aller à une stupide fête et disparaître sans même avertir vos amies ! Vous êtes totalement irresponsables ! Où étiez-vous bon sang !» lui hurla t-il dessus tout en l'observant sous tous les angles cherchant les traces de blessures sérieuses.
Hermione l'observa effrayée dans un premier temps et les larmes lui vinrent aux yeux quand elle comprit qu'il réagissait ainsi car il s'était fait aussi énormément de soucis pour elle.
- « Je me suis faite enlever… » dit-elle les larmes aux bords des yeux, l'observant devenir blanc comme un linge.
- « Laissez-moi voir » dit-il se rapprochant d'elle.
Hermione l'observa et le laissa poser ses grandes mains contre ses tempes. La sensation était agréable, il avait les mains fraiches. Il se passa quelques minutes avant qu'il ne coupe la connexion.
- « Ils n'ont rien eu le temps de vous faire mais ils vous ont tout de même droguée, heureusement que cela n'a pas complètement bien agi. » dit-il en colère.
- « J'avais pris mes dispositions avant mais ils ont dû mettre une très forte dose pour que la potion n'entrave pas la drogue… » dit Hermione complètement rassurée d'avoir pu revoir ses souvenirs grâce à Severus, elle avait eu peur de s'être fait abusée.
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- « Et votre baguette est-ici » dit-il lui attrapant le bras droit pour tapoter sur le bracelet qu'elle avait autour de l'avant-bras.
La jeune femme regarda son bracelet stupéfaite, elle avait cru que sa baguette était perdue mais pendant tout ce temps elle l'avait avec elle. Elle se fustigea.
- « J'aimerais juste oublier tout ça » dit-elle se prenant la tête entre les mains.
- « Il en est hors de question Hermione. Il y a les aurors qui sont là, ils vont prendre votre déposition, copier vos souvenirs et ses individus vont payer. Ou je m'en charge moi-même. » dit-il d'un ton dur.
Hermione pu voir facilement qu'il se retenait, qu'il la soutienne l'aida à aller au bout de sa démarche.
- « Tu peux…vous pouvez faire venir les aurors et expliquez à ma place… après j'en ai pas le courage. » dit-elle
Au bout d'une heure les aurors quittèrent le logement. Molly et Arthur pénétrèrent dans la chambre et l'embrassèrent chaleureusement.
- « Ne t'en fais pas Hermione, ce n'est pas parce que c'est un fils de, qu'il ne sera pas jugé ! » dit-il tout en se redressant et attendant sa femme qui déposait un petit panier composé de sablés et autres petits gâteaux, tout en se demandant d'où elle sortait tout ça.
Sa mère faisait l'aller retour entre la cuisine et la chambre pour lui apporter du thé, lui faire couler un bain. Quand tout le monde fut parti, elles tombèrent dans les bras l'une de l'autre.
- « Je suis vraiment désolée Hermione, j'aurais déjà dû m'inquiéter hier matin quand je ne t'ai pas vu revenir ! » dit sa mère la serrant plus fort contre elle.
- « Ce n'est rien…je suis tombée dans un piège et j'ai eu de la chance de m'en être sortie…le principal c'est que je sois ici! » dit-elle se voulant rassurante mais elle même encore sous le choc de son agression. Elle avait vraiment eu de la chance se dit-elle encore une fois.
- « J'ai cru que Severus, allait étrangler Ron et Harry ! Il les as accusé d'être incapables de veiller sur toi ! Je n'imaginais pas que tu comptais autant pour lui. Il va repasser tout à l'heure avec des médicaments, enfin des potions ! Je vais rentrer le plus tôt possible ! » dit sa mère lui passant une main sur le front.
- « Ecoute maman, ne t'en fais pas. Oui je suis encore sous le choc et je ne réalise pas complètement… mais je suis exténuée ! Je vais me laver, m'occuper de mes cheveux et je vais me coucher… Et le professeur Snape va venir en plus ! Ta réunion est importante ! Si ce que vous faites est validée par Sainte-Mangouste et que vous pouvez former leurs employés, ça va légitimer ce que tu fais dans l'entreprise de Snape. Tu imagines la clientèle ? » Dit doucement Hermione.
Une semaine plus tard…
Le retour à Poudlard se marqua avec la publication du roman de Skeeter, « Snape; Ange ou Démon ? » et elle promettait un bonus dans un mois.
Elle se refusa à acheter le livre mais sa curiosité était à son comble. Elle n'eut même pas besoin de le lire, tous les soirs ses camarades de chambre avançaient dans la lecture de la biographie et la commentaient. Au début elle faisait mine de ne pas s'y intéresser et très rapidement elle se débrouillait pour être dans la chambre en train de se démêler les cheveux ou de faire autre chose d'excessivement long pour connaitre la suite.
Il était devenu cet anti-héros qui faisait fantasmer beaucoup de sorcières. Elle se demanda comment il devait réagir et elle se dit qu'il devait certainement prendre cette publication comme un outrage et une offense. Elle se dit que Skeeter n'avait qu'à bien se tenir.
Elle se souvint quand il revint la voir après son enlèvement. Il lui avait donné des potions, avait insisté pour l'osculter, elle avait eut l'audace de lui prendre la main pour qu'il s'allonge dans le lit avec elle. Il n'avait rien dit et elle s'était blottie contre lui. Elle sourit bêtement se souvenant de ce moment d'extase.
La vie estudiantine à Poudlard reprenait son cours, Hermione était ravie de pouvoir avoir la vie d'une étudiante sans problème, sans Voldemort ou autre menace du même genre. Elle savait que l'Ordre était en coopération avec les aurores pour traquer les mangemorts mais volontairement elle s'était éloignée de tout ça. Harry comprenait son amie et il lui parlait d'autre chose dans ses lettres.
Le mois de mai se profila, les examens blancs se passaient bien et pour une fois Hermione ne stressait pas. Elle rêvassait de Snape essayant de décrypter dans les lettres de sa mère des informations sur lui. Mais il était toujours à l'étranger depuis bientôt un mois et sa mère avec l'aide des Elfes gérait les affaires d'une main de maître.
Hermione était dans sa chambre, le coeur battant la chamade, elle avait encore les yeux rouges. Elisabeth écarta le rideau de son lit et s'assit simplement à côté d'elle. Elle retira la gazette des sorciers de la main de la jeune femme et la prit dans ses bras, caressant son dos alors qu'elle se mit à pleurer de plus belle.
Flash Back, le jour même, à midi lors du repas dans la grande salle…
- « Vous n'avez pas fini de vous disputer toutes les deux ?! On croirait un vieux couple ! » s'exclama Elisabeth en fusillant Agatha et Lyra du regard.
Les deux jeunes firent rosir un peu et puis firent mine de s'ignorer.
- « Ou alors il faut mettre les choses au clair entre vous » chuchota Hermione.
Agatha répondit quelque chose sur un ton courroucée mais Hermione ne l'entendit pas. Il y avait pleins d'hiboux qui rentraient dans la grande salle. C'était rare, quasiment tous les élèves reçurent un exemplaire de la gazette. Hermione en fut étonnée, se demandant ce qui avait bien pu se passer dans le monde magique pour cela.
En première page elle pu lire « Lumière sur Hermione Granger », ensuite il y avait une photo d'elle le jour de la bataille finale, on la voyait en train d'aider un blessé. Hermione se dit que ça allait être un article peu élogieux. Donc elle reposa le journal et continua de manger.
C'est quand elle vit pleins de regard se tourner vers elle qu'elle reprit le journal. Il y avait quasiment trois pages avec des illustrations. Elle lut en diagonale et devint blême. Elle oscillait entre la rage, la colère et les pleurs.
Elle eut la surprise de voir Harry apparaître à l'entrée de la grande salle provocant des murmures. Elle se leva et se précipita vers lui.
Ils allèrent dans le bureau de la directrice.
- « Je veux porter plainte contre Rita Skeeter ! Elle ne va pas s'en tirer comme ça » Dit-elle complètement offusquée.
- « Oui je comprends , surtout d'imaginer que vous pourriez être attirés par l'un de vos anciens professeurs, Severus Snape ! » dit Minerva compréhensive.
Le coeur d'Hermione eut un raté et elle s'énerva encore plus exigeant que son meilleur ami aille l'arrêter sur le champ. La directrice tenta de la réconforter comme elle le pouvait. Elle était désolée que la jeune femme subisse ça à quelques semaines à peine des ASPICS. Elle réalisa qu'avec cette histoire, Severus ne pourrait plus être dans le juré pour les examens de Potion.
Hermione se promena dans le parc avec son ami.
- « Tout se passait tellement bien Harry et il a fallut qu'elle vienne tout gâcher… » dit-elle les larmes aux yeux.
- « Je suis désolé pour toi et ce qu'il se passe avec Snape ne regarde que toi » dit Harry.
- «Mais qu'est-ce que tu veux dire par là » l'agressa t-elle.
Le jeune homme leva les deux mains et tenta de lui expliquer qu'il avait l'impression qu'il se passait quelque chose entre eux mais qu'il ne savait pas quoi exactement. La jeune femme ne lui répondit pas et fondit encore une fois en larme.
- « Si jamais, Ron me fait ne serait-ce qu'une seule réflexion sur Victor, ça va très mal se passer pour lui » dit Hermione fusillant du regard un point invisible dans l'espace.
Harry la serra dans ses bras, n'osant pas lui dire que c'est Ron qui avait débarqué à son bureau en furie la gazette dans les mains. La jeune femme sécha ses larmes et lui révéla ce qu'elle avait apprit de sa mère.
- « J'ai toujours su qu'il y avait quelque chose entre nous, j'attendais d'en savoir plus pour ne pas te bouleverser mais j'ignorais que tu connaissais déjà notre lien de parenté. » dit Harry.
- « Oui, je l'ai appris par ma mère mais je t'avoue que j'étais dans le déni, savoir que mon père n'est pas mon père, que ma mère est en réalité ma tante, que mon vrai père est… tu te rends compte Harry ? » dit Hermione haussant les épaules et écartant les mains dans un signe d'incompréhension.
- «Est-ce que tu regardes régulièrement ton compte chez Gringotts Hermione ? » demanda Harry.
- « Eh bien pas vraiment, souvent on fait le change et l'argent de mon anniversaire ou de Noël je le dépose à Gringotts, pourquoi ? » dit-elle.
- « Sache que depuis ta naissance, du coffre familial des Potter, tu reçois 1000 gallions tous les mois, jusqu'à présent je n'avais jamais regardé, la fortune de notre famille est colossale. Je crois que ton père est vraiment un Potter. » lui confia Harry.
- « D'où nos cheveux ingérables hahaha » plaisanta Hermione.
- « Je sais que tu es très bouleversée Hermione… mais je suis tellement heureux d'avoir ma famille aussi et que tu sois ma cousine » dit Harry la prenant encore une fois dans ses bras.
Hermione fit un mouvement de baguette et la photo qu'elle avait trouvé il y a plusieurs années déjà dans le bureau de sa mère apparue et elle lui donna.
Harry lui indiqua qu'ils avaient rendez-vous à la banque le lundi même, il prêta sa cape à Hermione pour qu'elle puisse se glisser hors de Poudlard dans la plus grande discrétion.
Maintenant sa famille se constituait de sa mère et d'Harry. Elle comprenait mieux pourquoi le jeune homme passait aussi souvent chez sa mère même en son absence.
End Flash Back
Lumière sur Hermione Granger
Je ne veux pas commenter la vie privée d'Hermione Granger. Mais je suis d'accord avec Ganaia , qui a dit à ce sujet : "Si j'étais une jeune sorcière aussi célèbre aujourd'hui, venant du monde des moldus, est-ce que je ne serais pas tentée de me faire une place à tout prix ? Je me pose la même question...", explique Cho Chang.
1998 est l'année qui a vu Hermione Granger monter au sommet de sa gloire. Mais dans l'ombre, Amy Pennwood vivait l'enfer de la disparition de sa soeur et un chagrin d'amour alors que partout dans les magazines apparaissaient des photos de la jeune femme ainsi que ses apparitions dans des bras différents. Bouleversée, la jeune femme qui n'a osée revenir à Poudlard cette année, raconte la beuglante impitoyable qu'elle à reçu durant ses vacances en cinquième année par Hermione Granger. Cette missive agressive ne laissait à la ravissante jeune femme aucun espoir quant à une possible relation avec le survivant. Miss Pennwood à failli quitter Poudlard suite à ça, certains amis lui auraient même tourné le dos à cause de l'amie du survivant. Cet épisode a laissé un goût amer à Amy Pennwood. Aujourd'hui maman et ayant retrouvé l'amour elle entend bien mettre un point final à l'histoire dont elle entend toujours parler et qui lui gâche la vie. Elle nous explique aussi que la jeune femme avait des photos d'elle nue alors qu'elle prenait un bain de minuit. Comme tout un chacun le sait, la pleine lune ressource les pouvoirs magique. Elle n'avait que 15 ans, Mais ce qui ajoute à sa détresse, c'est quand elle apprend qu'Hermione Granger est à l'origine de la rupture entre Lavande Brown (paix à son âme) et Ronald Weasley. Aujourd'hui, la ravissante jeune femme est bien décidée à tourner la page. Et pour se faire, elle a décidé d'écrire un livre témoignant de cette expérience douloureuse, avec pour but assumé de se ré-approprier son histoire. Ça semble bien parti…
« Le statut d'héroïne de guerre ne semble plus suffire à la jeune femme, comme depuis toujours elle cherche à mettre la main sur un célèbre sorcier. »
Il y avait un premier cliché où on la voyait danser avec Victor, un autre cliché ou on voyait Ron la prendre dans ses bras et l'embrasser sur le coin de la bouche. Une autre photo prise également le soir du bal de la saint Valentin où on la voyait regarder Harry puis observer un morceau de parchemin sur ses genoux. Sur la photo on la voyait aussi poser sa main sur celle d'Harry sous la table. Plus concrètement on la voyait poser sa main sur la cuisse d'Harry. Les clichés prêtaient tous à confusion.
Hermione se retira de l'étreinte d'Elisabeth, elle ne devait pas se laisser atteindre et plutôt se concentrer sur son nouveau lien avec Harry. Elle s'allongea et se redressa pour jeter la gazette hors de son lit lorsque ses yeux tombèrent sur un autre titre ; « L'ange des enfers au coeur brisé ».
Merci encore une fois à H !
Merci à ceux qui prennent le temps de me laisser un message
Merci à tout ceux qui me lisent, vous êtes beaucoup et ça me fait plaisir et ça me motive !
J'espère que vous avez eu une bonne lecture ! j'ai hâte de vous lire !
A bientôt,
