Les chapitres 13 et 14 se suivent dooonc voilà, on arrive à la fête de Noël chez les Potter, pas la même ambiance que la boutique d'Anathema et Sylvestra Selwyn... bonne lecture !

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Chapitre 14 : Noël

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Elle atterrit pour la deuxième fois dans le salon de la Maison familiale de la famille Potter. Charlus était d'ores et déjà en train de discuter avec sa mère.

« Bonsoir Dorea, la salua Mrs Potter de loin avec un geste de la main. »

Elle avança jusqu'à eux en retrouvant avec plaisir le salon de la Maison des parents de Charlus. Elle exécuta une petite révérence.

« Mrs Potter, dit-elle en souriant largement.

-Ma mère me disait que nous étions pile à l'heure et elle s'en étonnait, lui apprit Charlus avec un sourire moqueur en référence à leur discussion de l'heure d'avant.

-Vraiment ? Je ne vois pas pourquoi, fit-elle avec une ironie audible en levant les yeux au ciel.

-Tu vois, Maman, Dorea…

-Respire le sarcasme, le coupa Mrs Potter en administrant une tape derrière la tête de son fils ce qui fit écarquiller les yeux à Dorea. Va chercher ton père dans la serre pendant que je mène Dorea à la Salle à Manger. Vous n'êtes pas en retard, mais vous êtes les derniers tout de même, précisa Mrs Potter. »

Dorea regarda Charlus filer à l'extérieur avec appréhension. A part le court laps de temps qu'elle avait passé avec Sylvestra, elle n'avait pas été séparée de Charlus depuis quatre jours. Quant aux jours précédents la cérémonie du mariage, elle les avait passés avec sa mère et Lucretia, ses cousines qui venaient lui donner leurs avis, et son aiguille à broder. Même pendant le mariage, même si elle avait été entourée d'une multitude de personnes qu'elle ne connaissait pas plus que cela, elle savait que sa famille proche n'était pas loin, et que Charlus était à ses côtés dès qu'elle aurait besoin de lui. Là, mise à part Mrs Potter, elle n'était même pas sûre de se souvenir des membres de la famille de Charlus.

« Vous avez bonne mine, Dorea, meilleure que ces dernières semaines, lui dit Mrs Potter sans faire mine de quitter la pièce.

-Je suis contente que le mariage ait enfin eu lieu, reconnut-elle en hochant la tête et en pensant à sourire.

-La maison de Charlus était en ordre ? Avec lui, l'organisation n'existe pas. J'ai envoyé Kitty, notre elfe de Maison, faire du rangement chez lui, mais je ne suis jamais sûre, fit-elle avec embarras.

-C'était très bien, je vous remercie, se contenta-t-elle de dire. »

Mais où Mrs Potter voulait-elle mener cette discussion ? Dorea n'avait pas été à Serpentard pour rien, elle sentait bien quand quelqu'un essayait de lui faire dire quelque chose.

« Je vous souhaite bien du courage avec Charlus en ce qui concerne le rangement. Il est irrécupérable, soupira Mrs Potter.

-Ne vous inquiétez pas, je vais rectifier cela, dit-elle. »

Elle veut savoir comment cela se passe entre Charlus et moi, pensa Dorea.

« Il m'a d'ores et déjà demandé de réaménager, ou plutôt d'aménager, corrigea-t-elle en retenant une grimace, toute la maison à mon goût. Je m'en occuperai en janvier, lorsqu'il aura repris ses entraînements.

-Il va enfin accepter qu'on arrange cette maison ! Miracle ! s'extasia Mrs Potter. Vous avez dû négocier ?

-Non, s'étonna Dorea en fronçant les sourcils. Il me l'a proposé de lui-même.

-Vraiment ? s'étonna à son tour Mrs Potter. Eh bien, c'est une bonne nouvelle, se reprit-elle. Vous avez pu visiter le village de Flaquemare ? Charlus me disait que vous n'aviez jamais été qu'au stade de Quidditch. »

Pouvait-elle vraiment dire à sa belle-mère qu'ils avaient passé quatre jours sans sortir de chez eux pour profiter des privilèges qu'octroyaient le mariage ? Non, pas vraiment. Rien que d'y penser, Dorea sentit ses joues chauffer de gêne.

« Eh bien, euh, pas vraiment, finit-elle par répondre en cherchant quoi dire. Nous… Nous avons fait connaissance, dit-elle maladroitement. »

Sa belle-mère papillonna si bien des yeux que Dorea ajouta précipitamment :

« Je veux dire que Charlus m'a fait visiter sa maison et que nous avons préféré rester en tête à tête quelques jours.

-Oh, euh, je crois que je vois, dit très vite Mrs Potter. »

Comment faisait-elle pour toujours se mettre dans une situation pleine de malaise alors qu'elle prenait toutes les précautions ? C'est terrible ! se désespéra-t-elle. Le sourire rempli d'affection de sa belle-mère la rassura légèrement.

« Je pense que cette robe rouge est une des conséquences de vos discussions, non ? Charlus a dû apprécier l'attention.

-Je crois, reprit aussitôt Dorea en se rassurant. C'est sa couleur préférée, rappela-t-elle pour meubler le silence qu'elle sentait naître.

-C'est le genre de petites attentions qui lui plaisent, commenta Mrs Potter avant de rire. Suivez-moi dans la salle à manger, tout le monde est déjà là. »

Aïe. Trop de visages sur lesquels elle ne parvenait pas à mettre un nom. Alors. Là, il s'agissait de Fabian et Flavien Fortescue, les cousins de Charlus, elle se souvenait d'eux puisqu'ils avaient mangé à leur table le jour de leur mariage. La femme et l'homme avec eux devait être la cousine de Charlus – celle qu'il avait surprise avec un autre homme que son mari, comprit-elle en rougissant – et du coup, ledit mari. A gauche, avec Mrs Falbala Fortescue et Mr Willem Fortescue, le frère de Mrs Potter, elle crut reconnaître Ambuela et Aristote Parkinson. Il y avait aussi un homme plus âgé qui ressemblait à Mrs Potter et Mr Fortescue et qui devait donc être le deuxième frère de Mrs Potter, et deux femmes qu'elle ne reconnut pas. Elle remarqua Darius Potter avec le vieux Priscus, et sursauta lorsque des cris d'enfants retentirent et que cinq têtes brunes déboulèrent dans la pièce.

« Charlus est allé chercher Robertus, ils arrivent, se réjouit Mrs Potter à voix haute attirant l'attention des convives. Vous souvenez-vous de tout le monde, Dorea ?

-Il me semble, mentit-elle à moitié tantôt en souriant vaguement, tantôt en inclinant la tête pour répondre aux salutations.

-Venez, allons saluer ma mère, elle ne vous a vu que de loin dimanche et elle le regrette. »

Elle suivit Mrs Potter jusqu'au groupe où elle avait reconnu Falbala et Willem Fortescue. La femme la plus âgée, parmi les deux qu'elle n'avait pas reconnues devait être Mrs Fortescue mère. Elle était petite, ridée, appuyée sur une canne mais plutôt droite compte tenu de son âge avancé évident.

« Maman, voilà Dorea, l'épouse de Charlus, tu te souviens ? demanda Mrs Potter à voix basse.

-Ah, Madam Frigide, grinça Mrs Fortescue.

-Maman ! siffla Mrs Potter. »

Je vous demande pardon ? voulut s'offusquer Dorea mais les mots restèrent bloqués dans sa gorge. Elle plissa les yeux pour évaluer la situation, redressa la tête et ne s'efforça même plus de penser à sourire.

« Bonsoir Mrs Fortescue, se contenta-t-elle de dire. »

La vieille haussa les épaules et releva à son tour le menton.

« Darius a raison, Annabella, tu n'y peux rien si ton second fils a de mauvais goûts, piqua Mrs Fortescue. Franchement, entre cette voyante au Sang-Mêlé et maintenant une fanatique, il est impensable que tu tiennes encore ton fils pour saint d'esprit, reprit méchamment la vieille. Quand je pense que je lui avais présenté Laetitia Bulstrode au mois de juillet, une jeune fille charmante et pleine d'esprit…

Ma cousine a le cerveau d'une souris et elle glousse comme une pintade au moindre compliment, songea Dorea en serrant les dents.

-… et qu'il l'a humiliée en lui refusant rien qu'une promenade au Château de Fortarôme ! Je lui ai dit de se débrouiller pour être marié avant l'année s'il ne voulait pas que je le raye de mon testament pour cet affront ! Mais quand je vois la personne qui a pris le nom de Potter et s'est alliée à notre famille... »

La vieille avait élevé la voix. Tout le monde avait entendu ces quelques mots fielleux. Tout le monde s'était donc tu pour écouter l'humiliation en règle que Mrs Fortescue infligeait à Dorea, à Dorea qui restait stoïque et impassible pour s'empêcher de transplaner aussitôt et fuir toutes les grimaces qui l'entouraient. Elle ne pouvait décemment pas remettre à sa place la propre mère de sa belle-mère, une femme d'au moins soixante à soixante-dix ans son aînée. C'était impensable. Elle ne pouvait pas décider seule de froisser la Grand-mère de son mari. Et pourtant, pourtant, une bonne réplique lui piquait la bouche. Personne n'avait jamais osé lui parler sur ce ton.

« Parce que vous croyez que je veux une de vos vieilles bicoques au fin fond du Pays de Galles, Grand-mère ? se moqua allègrement Charlus, coupant la parole à sa Grand-mère, en posant ses mains sur la taille de Dorea, la faisant sursauter. Et puis, rien qu'en cinq ans j'ai gagné le double de votre fortune. Encore quelques années, et je pourrai racheter tout votre patrimoine, ajouta-t-il en serrant Dorea contre lui, son torse à lui contre son dos à elle. Dorea mon amour, reprit-il avec un sourire malin après être venu se placer à côté d'elle. »

Là, pour le coup, elle était gênée. Toute trace d'humiliation avait disparu de son esprit pour ne laisser place qu'à une pudeur titillée par la façon dont Charlus l'avait serrée contre lui, et la façon dont il l'avait appelée et ce, devant toute sa famille qui ne manquait pas une miette de l'échange. Elle tourna lentement la tête vers lui en tâchant de ne pas le mitrailler de reproches oculaires sur son comportement légèrement indécent.

« Oui, Charlus ? souffla-t-elle, la gorge sèche. »

C'était quoi ce regard ? Est-ce que ça ressemblait à ça un regard… amoureux ? Un regard pétillant et doux. Un regard qu'on a envie de garder sur soi. Un regard qui vous faisait vous sentir plus léger. Elle cligna des yeux pour contenir un froncement de sourcil inquiet. Dorea mon amour. Il ne l'avait encore jamais appelée comme cela. Etait-ce pour ennuyer sa Grand-mère ? Ou était-elle vraiment son amour ? Est-ce que… Est-ce qu'il l'aimait ? Comme… Comme un adolescent ? Ou comme un personnage de roman ? Folie ou illusion ? Illusion. Sûrement illusion. Mais…

« Viens, mes cousins et petits-cousins aimeraient enfin être présentés à leur ravissante Tante Dorea, dit-il avec toute la légèreté qui le caractérisait en l'éloignant de Mrs Fortescue.

Ses yeux chocolat pétillant brillaient comme jamais, son sourire était plus moqueur encore et son haussement de sourcil si provocateur qu'elle s'emmêla les pieds dans sa robe et serait tombée si Charlus ne l'avait pas rattrapée. Elle rougit. Il sourit encore plus.

« Ne laisse pas ma Grand-mère te manquer de respect, lui dit-il à voix-basse.

-Je ne peux élever la voix contre quelqu'un de ta famille qui est, de plus, plus âgé que moi, rappela-t-elle.

-Et pourquoi ça ? s'étonna-t-il. Tu es Dorea Black Potter, tu peux faire ce que tu veux.

-Charlus, c'est ta famille, ta Grand-mère, s'inquiéta-t-elle en écarquillant les yeux pour qu'il prenne conscience de la situation.

-Et alors ? Si l'on ne peut même plus être franc et honnête avec les gens de sa famille, avec qui peut-on l'être ! répliqua-t-il en riant.

-C'est votre famille.

-C'est notre famille, ma Dorea, reprit-il en portant sa main gantée à ses lèvres pour l'embrasser. »

Son cœur manqua un battement et elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Il… Il était trop parfait, trop gentil, trop attentionné avec elle. Il lui montrait des sentiments qu'elle n'avait jamais espérés, il l'appelait mon amour, il parlait de leur maison, leur chambre, leur famille. Il… Il cherchait une complicité avec elle comme s'ils avaient quinze ans, comme s'il voulait être plus que son mari, comme si…

« Arrêtez, vous me gênez, souffla-t-elle en fronçant les sourcils moins pour lui faire croire qu'elle était contrariée que pour retenir ses larmes.

-Eh ! Pourquoi me vouvoies-tu à nouveau ? s'offusqua-t-il.

-Pour vous rappeler que nous ne sommes pas seuls, mentit-elle. »

Le vouvoiement lui était revenu comme ça, comme si elle voulait se protéger du sentiment encombrant qui martelait dans sa poitrine et sonnait le glas du début des craintes et des déceptions.

« Ah non, je m'y refuse ! protesta-t-il.

-Alors ne me cherche plus, le pria-t-elle sans baisser le regard.

-Même pas un petit peu ? tenta-t-il de négocier.

-Un tout petit peu, accepta-t-elle en esquissant un sourire.

-Marché conclu, accepta-t-il en lui embrassant à nouveau le dos de la main. Et je t'en prie, ne crois pas un seul mot nous concernant de la bouche de ma Grand-mère, c'est une vieille sorcière aigrie.

-Même cette histoire de voyante ? osa demander Dorea avant de se mordre la langue. »

Comment pouvait-elle lui demander de lui rendre des comptes de la sorte ? Elle n'avait plus aucune retenue ou bien déraillait-elle ?

« Une ancienne amie, fit négligemment Charlus en humidifiant ses lèvres avec gène.

-Ancienne dans le sens qui n'est plus ou dans le sens vieille connaissance qui…

-Dans le sens qui n'est plus, la coupa-t-il en se passant nerveusement une main dans les cheveux.

-Et cette histoire de mariage avant la fin de l'année ? insista-t-elle malgré elle en se sentant mourir de honte. »

Mais que lui prenait-il ? D'où lui venait ce besoin de tout savoir sur Charlus ? De s'assurer qu'il ne lui mentait pas ? Qu'il n'avait qu'elle parce qu'il voulait n'avoir qu'elle et non parce qu'il s'en sentait obligé ?

« Tu penses que je me suis marié pour faire plaisir à ma Grand-mère ? s'étonna Charlus en écarquillant les yeux de stupeur.

-Non, mais non, ce n'est pas ce que j'ai dit, paniqua-t-elle. Je parlais de la date de notre mariage ! chuchota-t-elle en souriant d'une manière crispée à Mr Robertus Potter qui passait près d'eux.

-J'ai eu peur, je veux dire, je n'ai pas peur, se reprit-il sous l'exaspération à moitié factice de Dorea, j'ai juste pensé que tu avais pensé… Bref, se coupa-t-il pendant qu'elle mettait ses poings sur ses hanches. Ma Grand-mère est une vieille bique qui passe son temps à me faire des reproches. C'est pour nous que j'ai voulu que la cérémonie ait lieu le plus vite possible. Je pense ce que j'ai dit. Elle peut se garder sa vieille bicoque au fin fond du pays de Galles. »

Dorea hocha sèchement la tête pendant que l'agréable chaleur du soulagement se répandait dans ses veines. Il était à elle, elle était à lui, il le lui avait dit. Il la trouvait belle. Il aimait sa tête bien faite. Il ne la trouvait pas froide et insensible comme d'autres.

« C'est ton frère qui m'appelle Madam Frigide ? souffla-t-elle du bout des lèvres en sentant à nouveau une boule d'angoisse se loger dans sa gorge. »

Pourquoi cela la touchait-il autant ? Pourquoi se sentait-elle si humiliée par un simple surnom ? Elle ne souriait pas beaucoup, elle le savait, sa mère avait pu le lui reprocher gentiment. Elle pensait à sourire lorsque la situation l'indiquait socialement, mais tout son visage demeurait trop rigide et froid. Elle le savait. Lucretia s'émerveillait du contrôle qu'elle avait sur ses émotions en société. Mais Dorea n'y était pour rien. Dès qu'il y avait trop de monde autour d'elle, quelque chose l'empêchait d'être tout à fait à l'aise, et son corps se gelait doucement mais sûrement. On l'avait appelé Le Glaçon à Poudlard.

« Argh, oui, c'est lui, soupira Charlus avec agacement. Mais ne l'écoute pas, tu n'es pas frigide, tu es simplement pudique, c'est tout, souffla-t-il en portant à nouveau la main de Dorea à ses lèvres.

-Mais… Mais cela te convient-il ? bafouilla-t-elle avec appréhension. »

Il enleva sa bouche du dos de sa main pour relever le visage vers elle. Ses yeux la fixaient avec une telle perplexité qu'elle se demanda ce qu'elle avait pu dire de si saugrenu.

« Je veux dire que je peux essayer d'être un peu plus… expansive si ceci peut te faire plaisir, ajouta-t-elle en se sentant de plus en plus stupide à mesure que les yeux de Charlus s'écarquillaient. Charlus, dis-moi quelque chose, s'il te plaît, paniqua-t-elle.

-Calme-toi, ma Dorea, souffla-t-il en venant glisser ses mains de chaque côté de son visage. Tout va bien. Mon frère est un imbécile et ma Grand-mère une vieille peau de dragon. Tu es comme tu es, et tu es très bien comme tu es. Je crois même que Grand-père Priscus est en train de se prendre la tête avec Grand-mère Sionach sur la façon dont elle t'a parlé. Et je vais moi aussi aller lui dire ma façon de penser dans quelques instants. »

Elle sentit trop tard les lèvres de Charlus sur les siennes.

« Charlus, pas en public, bafouilla-t-elle en se sentant partir en fumée sous la chaleur de ses joues. »

Elle jeta un coup d'œil autour d'elle, et se rassura en voyant que personne ne l'avait vu.

« Et pourquoi ? s'étonna-t-il. Il n'y a ni tes parents pour m'incendier du regard, ni ta cousine pour s'affoler et crier à l'outrage, ni ton frère pour m'insulter dans sa barbe, ni…

-Il y a tes parents, se permit-elle d'ajouter.

-Mes parents s'en fichent, rétorqua-t-il aussitôt. Alexander ! Viens voir ! appela-t-il. »

Cinq enfants, de cinq à douze ou treize ans selon Dorea, se précipitèrent sur eux, le plus grand, qui devait être le fameux Alexander, en tête.

« Alors, Dorea, voici mes cousins, les trois frères d'Ambuela : Alexander, Alfred, et Antony.

-Oui, que des prénoms en A, soupira ledit Alexander avec agacement. Ma mère a pensé que ceci porterait chance.

-Ma Tante Falbala, précisa Charlus avec un demi-sourire. Et les deux qui se ressemblent comme deux gouttes d'eau, ce sont les jumeaux de ma cousine Evangeline, la fille aînée de l'autre frère de ma mère. »

Trop de monde, songea Dorea. Elle essaya de se faire un arbre généalogique mental avant d'abandonner l'idée.

« Cormack, dit l'un.

-Et Dallàn, dit l'autre.

-Non, c'est l'inverse les p'tits gras, on ne me l'a fait pas à moi, les corrigea Charlus en croisant les bras devant lui.

-Comment tu arrives à toujours nous différencier ? s'outra le premier, Cormack, ou Dallàn plutôt.

-Si je vous le dis, vous le cacherez, répliqua Charlus en tapant dans la main d'Alfred ou bien Antony, Dorea n'avait pas retenu.

-Dis Charlus, tu as pris ton balai ? demanda Antony – ou Alfred.

-Bien sûr, pour qui me prends-tu ? répliqua Charlus en lui frottant les cheveux avec son poing. »

Mais c'est un vrai gamin, remarqua à nouveau Dorea en voyant son mari chahuter avec Alexander.

« Toi aussi tu joues au Quidditch ? lui demanda une petite voix à sa droite. »

Elle se tourna pour rencontrer les grands yeux bleus d'Alfred – ou Antony ? – et cligna des yeux.

« Non, je ne joue pas au Quidditch, bafouilla-t-elle, prise de court.

-Pas du tout ? s'étonna-t-il.

-Eh bien je n'y ai pas joué depuis que j'ai quitté Poudlard, essaya de se souvenir Dorea.

-Oui mais si on fait une partie tout à l'heure, tu joueras avec nous, hein ?

-Je… Je ne sais pas si… »

Sa mère et son père ne voulaient pas qu'elle joue au Quidditch. Trop masculin et indigne d'une demoiselle de son âge, selon eux. Elle n'avait pas cherché plus loin. Mais maintenant qu'on le lui demandait, peut-être… Peut-être qu'elle pourrait… Mais elle ne pouvait pas jouer dans la cour de Charlus. Mais peut-être… Peut-être que ceci ferait même plaisir à Charlus, ou…

« Demande à Charlus s'il m'accepte dans son équipe, ne trouva-t-elle qu'à répondre. »

Si un petit garçon lui demandait cela aussi spontanément, peut-être que dans la famille de Charlus, les jeunes filles et les femmes pouvaient jouer au Quidditch.

« Charlus ! s'écria le petit, attrapant l'attention de son cousin. Charlus ! Dorea demande si elle peut être dans notre équipe quand on jouera au Quidditch tout à l'heure !

-Un peu qu'elle sera dans notre équipe, Antony ! On sera tous les sept, contre Fabian, Flavien, Evangeline, Murdock, ta sœur…

-Ambuela ne peut pas jouer, Charlus, voyons ! Elle est enceinte, tu le sais bien ! intervint Mrs Falbala Fortescue.

-Ma Tante, vous la remplacerez donc ! répliqua Charlus. Aristote jouera bien, lui aussi, non ?

-On va se calmer, Potter, marmonna le meilleur ami du frère de Dorea.

-Et Maman, toi aussi tu joueras, n'est-ce pas ? »

Charlus avait pris Antony dans ses bras et le lançait dans les airs pour le faire rire aux éclats.

Toute cette agitation finit par donner le tournis à Dorea. Elle resta un peu en retrait, à regarder Charlus écouter la blague de son cousin Alexander, à regarder Charlus rire et parler fort et à s'étonner d'apprécier son attitude si bruyante et agitée. Personne dans sa famille n'était si… si comme lui, spontané et expressif. Et elle aimait ça. Elle avait l'impression qu'il vivait mille fois plus vite qu'elle, et elle avait envie de le rejoindre, même si elle ignorait comment.

« Si on m'avait un jour dit que le Glaçon fondrait comme ça en regardant mon cousin, j'aurais cru à une blague de mauvais goût, souffla une voix à côté d'elle. »

Elle sursauta et rencontra le visage lumineux de la belle Ambuela Parkinson.

« C'était toi l'auteur de ce surnom ? demanda Dorea en pinçant les lèvres.

-Tout le monde l'utilisait à Poudlard, surtout les filles jalouses de l'attention que les garçons te portaient, rappela-t-elle en arquant un sourcil.

-Les garçons ne me portaient pas d'attention, répliqua Dorea en fronçant les sourcils.

-Si tu le dis, répondit Ambuela. »

Tout son visage pétillait en permanence. Elle était belle, Ambuela. Elle avait été à Serpentard l'année au dessus de Dorea. Préfète-en-Chef, aimable en permanence, toujours bien habillée, jamais un mot plus haut que l'autre. Après avoir rencontré sa mère, Falbala Fortescue, Dorea se demandait comment c'était possible.

« Enfin, Charlus semble heureux, ce n'était pas gagné, ça, reprit Ambuela.

-Pourquoi ? demanda Dorea sans réfléchir. »

Le profil d'Ambuela demeura immobile et pincé plusieurs secondes, puis elle secoua la tête.

« Tu es le Glaçon et Charlus est bouillant de vie, Dorea. Tout le monde dans la famille s'est demandé ce qu'il se passait, répondit-elle à voix basse. La seule qui a défendu Charlus bec et ongle, c'est ma mère. »

Falbala Fortescue l'avait défendu bec et ongle ? Ah ça, pour une surprise, c'était une surprise.

« Ah oui ? demanda-t-elle nonchalamment pour ne pas montrer son étonnement.

-Ma mère ne jure que par l'amour, rappela Ambuela en levant les yeux au ciel. Elle est persuadée que les femmes sont faites pour sauver les hommes. »

Vraiment ? pensa ironiquement Dorea.

« Nous avons l'habitude de l'impulsivité de Charlus. Mais que quelqu'un comme toi le suive dans son attitude délirante m'a stupéfaite. Pourtant maintenant que je vois ton visage s'animer quand tu regardes Charlus…

-Charlus ! s'affola Dorea en voyant son mari traverser la salle à manger sur les mains.

-OUI DOREA ? s'exclama-t-il en sautant à nouveau sur ses pieds. A toi Alfred !

-Il va me rendre chèvre, souffla-t-elle pour elle-même.

-Le Glaçon fond vraiment, se moqua Ambuela. Tu ne l'avais jamais vu avec mes frères ? On a l'impression qu'il a dix ans de moins. Je crois qu'il a quinze ans dans sa tête.

-Je le crois aussi, marmonna Dorea en le regardant accourir à elle. »

Ses cheveux étaient encore plus en pétard que d'habitude et ses joues encore rougies à cause de sa marche sur les mains. Il passa son bras autour de la taille de Dorea et lui plaqua un baiser sonore sur la joue.

« Charlus, marmonna Dorea.

-Oui ma Dorea ?

-Arrête de m'embrasser comme ça, s'il te plaît, marmonna-t-elle.

-Tu n'aimes pas mes baisers ? s'offusqua-t-il exagérément.

-La question n'est pas là, chuchota-t-elle furieusement.

-Où est-elle alors ? »

Elle se contenta de le fixer de ses yeux gris assombris par la contrariété alors que lui se contentait de lui sourire avec insolence. Elle pinça les lèvres lorsqu'elle comprit qu'il se retenait de rire. Il n'avait aucune pudeur, aucune tenue en public, et pourtant… Pourtant elle aimait bien ça, mais…

« Alors Ambuela, tu en es au septième ou huitième mois déjà ? demanda-t-il. »

Il laissait sagement son bras autour de sa taille, et seul le pouce de sa main traçait de petits cercles sur le tissu de la robe de Dorea. Elle se glissa un peu plus contre lui, rassurée de le voir rester proche d'elle, un peu trop selon les codes dans lesquels elle avait été élevée, mais pas trop pour que ce soit non plus trop impudique. C'était juste la distance qu'il fallait pour la détendre et la rassurer sans la mettre mal à l'aise.

« Charlus, je me suis mariée en septembre, comment veux-tu que je sois enceinte de plus de trois mois ? demanda Ambuela en plissant dangereusement les yeux.

-Allez, Ambuela, tout le monde sait que ton mariage a été précipité parce que tu étais déjà enceinte, fit-il en levant les yeux au plafond. »

Dorea avala consciemment sa salive et se mordit la langue pour ne pas hurler à Charlus qu'il dépassait toute indécence à parler ainsi. Elle se contenta de fermer les yeux et de se pincer discrètement pour se réveiller, en vain.

« Charlus, dit lourdement Ambuela.

-Oh Dorea s'en fiche, Ambuela, continua Charlus. Il me semble que la Gazette a dit que tu accoucherais en mai ma Dorea, non ? »

Elle se tourna brusquement vers lui, stupéfaite et outrée qu'il puisse dire ce genre de chose avec autant de légèreté. Ses yeux chocolat pétillant brillaient d'amusement et son sourire n'avait jamais été aussi provocateur.

« Mais arrête ! explosa-t-elle en martelant son torse de ses poings. Arrête de dire des choses comme ça ! continua-t-elle. »

Il ne trouva qu'à exploser de rire et à la serrer contre lui pour l'empêcher de bouger les mains.

« Ne peux-tu pas… Ne peux-tu pas te tenir deux minutes ? s'exaspéra-t-elle. DEUX MINUTES ! Pourquoi ne peux-tu pas te contenter d'être insolent ? Pourquoi ne peux-tu pas te contenter de… Mais arrête de rire ! »

Elle abandonna l'idée de s'échapper lorsqu'il se mordit les lèvres pour se retenir de rire. Elle se contenta de le fixer dans les yeux avec une irritation qu'elle espérait flagrante. Il poussa plus loin en jetant ses mains sur ses joues pour l'embrasser en plein sur la bouche. Il s'était déjà tant comporté comme un gamin effronté depuis qu'ils étaient arrivés, qu'elle trouva l'impertinence de ce baiser pas plus importante qu'une goutte d'eau dans la mer et n'en rougit même pas.

« C'est bon, à présent, tu es calmé ? marmonna-t-elle.

-Pour un temps, approuva-t-il avec un clin d'œil. Donc, Ambuela, quand l'accouchement est-il prévu ? demanda Charlus. »

Dorea reporta son attention sur la cousine de Charlus qui la regardait fixement, les yeux exorbités. Elle pinça les lèvres lorsqu'elle se rendit compte qu'elle s'était donné en spectacle alors qu'elle détestait cela. Il n'y avait que Charlus pour la faire sortir de ses gonds de la sorte.

« Euh… février, bafouilla-t-elle.

-Et officiellement ? se moqua gentiment Charlus.

-Mai, mai, je veux dire, tenta-t-elle de se rattraper.

-Tu ne peux pas t'empêcher de te mêler de tout, Potter, marmonna Aristote Parkinson en les rejoignant.

-Ambuela est ma cousine préférée, Parkinson, reconnut Charlus avec un haussement d'épaule.

-Et ton épouse est la petite sœur de mon meilleur ami. Pollux a raison, tu n'as aucune tenue avec elle. Respecte-la un peu, veux-tu, grinça Aristote Parkinson. »

Dorea ne put s'empêcher de remarquer qu'Aristote n'enroulait pas son bras autour de la taille d'Ambuela, comme Charlus le faisait avec elle, mais qu'il gardait ses bras croisés devant lui.

« Eh, je la respecte ! protesta Charlus.

-Dorea n'élève jamais la voix. Mais tu te conduis comme un adolescent à un point tel qu'elle vient de se donner en spectacle. Ce n'est pas ce que j'appelle le respect, répliqua Aristote d'un ton sec.

-Je n'ai pas de leçon de respect à recevoir de quelqu'un qui a engrossé une jeune femme qui pourrait être sa fille hors mariage et hors fiançailles ! chuchota furieusement Charlus. »

Le hoquet de stupeur d'Ambuela fit écho au choc de Dorea. Outre les mots plus que déplacés de Charlus et son ton empli de fureur froide, son visage s'était transfiguré. Son éternel sourire moqueur s'était figé en rictus furieux et son teint légèrement halé avait rougi de colère au niveau de ses pommettes saillantes et de ses tempes où pulsait une veine. Son regard brun n'avait plus rien de pétillant, et fixait Aristote Parkinson avec une dureté que Dorea espérait ne jamais voir dirigée contre elle.

« Répète ce que tu as dit, siffla Aristote.

-Je ne vais pas me gêner ! rétorqua Charlus. »

Aristote tira sa baguette en même temps que Charlus. Dorea soupira d'agacement. Elle avait cru que les disputes étaient moins fréquentes chez les Potter qu'au 12, Square Grimmaurd. Apparemment elle s'était trompée.

« Aristote, arrête ça, s'il te plaît, paniqua Ambuela en se plaçant entre eux. »

Dorea se contenta de croiser les bras devant elle pour attendre qu'ils se calment tous. Ils commençaient à attirer l'attention avec leurs éclats de voix. Mrs Potter jeta un regard inquiet à la scène. Dorea balaya l'air de sa main avec lassitude pour lui indiquer que ce n'était rien… puis elle vit Aristote se dégager des mains qu'Ambuela avaient posé sur son torse, et les baguettes de Charlus et Aristote crépiter. Irritée tout à fait, elle tira sa propre baguette et lança un Expelliarmus informulé pour récupérer les leurs. Leurs injures destinées à se provoquer se turent aussitôt et ils se tournèrent tous les trois – Ambuela comprise – vers elle.

« Attendez au moins le dessert pour vous affronter en duel, soupira-t-elle. Nous avons tous envie de manger le repas de Noël. »

Les trois paires d'yeux qui la fixaient s'écarquillèrent, puis Ambuela se mit à pouffer de rire.

« Le Glaçon a même de l'humour maintenant, fit nerveusement la cousine de Charlus.

-Ce n'était pas de l'humour, répondit Dorea sans comprendre.

-Attends… Tu ne veux vraiment pas que nous nous battions parce que tu veux manger le repas de Noël ? fit Aristote Parkinson.

-Chaque chose en son temps, marmonna Dorea en haussant les épaules.

-Ma parole, Pollux a raison. Tu es devenue frappa-dingue depuis que tu fréquentes Potter, hallucina Aristote.

-Frappa-dingue ? répéta Dorea en clignant des yeux. Je ne crois pas que ce soit très gentil, fit-elle en fronçant les sourcils.

-Ce n'est pas méchant non plus, intervint aussitôt Ambuela en prenant le bras de son mari pour le faire taire. Tu es moins glacée, j'ai l'impression, et j'espère que tu apprendras les bonnes manières à mon cousin. Et Charlus, arrête de te mêler de ma vie, veux-tu ? Aristote a à peine quatorze ans de plus que moi, ce n'est pas un drame. Et puis, nous avons déjà eu cette discussion. Tu nous en reparles à nouveau, et je couperai les ponts avec toi, c'est clair ? fit-elle avec ennui.

-Mais, Ambuela…

-Oh arrête Charlus, ils sont mariés maintenant, s'agaça Dorea. Fais-moi danser, veux-tu ? »

Il leva les bras au ciel avec agacement avant de reprendre sa baguette que Dorea lui tendait. Elle rendit la sienne à Aristote et le regarda lourdement.

« Et toi, dis à mon frère de cesser ses commentaires sur mon mari et moi, compris ? dit-elle avec irritation à Aristote.

-Fais-le toi-même, siffla Aristote entre ses dents.

-C'est valable pour toi aussi, ajouta-t-elle sans tenir compte de sa réponse. »

Elle tourna les talons pour rejoindre Charlus qui s'était éloigné. La petite voix d'Ambuela la retint.

« Eh le Glaçon.

-Oui ? soupira Dorea avec lassitude.

-Merci du coup de main, je te revaudrai ça, lui assura Ambuela. »

Dorea leva les yeux au ciel avec agacement.

« Arrête de m'appeler le Glaçon, ça suffira, réclama-t-elle avant de rejoindre Charlus. »

Charlus, qui boudait comme un enfant de trois ans dans son coin. Un bras la retint à deux mètres de lui. Elle se tourna vers le propriétaire de ce bras, et s'étonna de se retrouver nez à nez avec Fabian Fortescue.

« Bonjour Dorea, commença-t-il avec une fébrilité évidente qui déconcerta un peu plus Dorea.

-Bonjour Fabian, répondit-elle. »

Ils s'appelaient tous par leurs prénoms et ceci ne semblait gêner personne. Pire, ceci semblait normal. Autant qu'elle se mette au pas.

« J'aurais voulu te demander si tu pouvais me donner l'adresse de ta cousine.

-Ma cousine ? s'étonna-t-elle sans comprendre de laquelle il lui parlait et pourquoi il lui en parlait.

-Miss Laetitia Bulstrode est ta cousine, n'est-ce pas ?

-Oui, fit-elle lentement en sentant l'embrouille pointer le bout de son nez.

-Et donc, pourrais-tu me dire où ses parents habitent, s'il te plaît ? lui demanda-t-il avec de moins en moins d'assurance.

-Pourquoi donc ? demanda-t-elle avec méfiance.

-J'aimerais… pouvoir lui présenter mes respects, bafouilla-t-il. »

Elle jeta un coup d'œil à Charlus qui la fixait en plissant les yeux, ou plutôt, qui fixait la main de son cousin Fabian toujours enroulée autour du poignet de Dorea. Elle reporta son attention sur les yeux pleins d'espoir de Fortescue et dégagea sa main en marmonnant qu'elle la lui écrirait sur un carré de parchemin tout à l'heure.

Merlin, dites-lui que cette soirée se finirait vite, s'il vous plaît.

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(... Confrontation pour Dorea avec la famille de Charlus... Dorea ne deviendrait pas un peu jalouse, hum ? Qu'en pensez-vous ? Et Charlus n'est pas si zen et ouvert que ça vis-à-vis de sa cousine enceinte... hum ? Après, on est dans les années 40, donc on peu essayer de lui pardonner ce petit bémol...

Ah et pour la famille Foretscue, alors : Grand-mère Sionach et son défunt mari ont eu trois enfants : Willem, Annabella et un autre fils.

Willem est marié à la Tante Falbala et ils ont eu quatre enfants : Ambuela, Alexander, Antony et Alfred.

Ambuela mariée à Aristote Parkinson, le meilleur ami de Pollux, le frère de Dorea.

Annabella est mariée à Robertus, ce sont les parents de Darius et Charlus.

Et le dernier fils (que Dorea ne nomme pas parce qu'elle a oublié, pour changer, son prénom tout comme celui de sa femme) a eu une fille, Evangeline et deux fils, Fabian et Flavien.

Evangeline mariée à Murdock et qui sont les parents des jumeaux Cormack et Dallàn, qui ont le même âge que les frères d'Ambuela puisque Falbala est plus jeune d'une quinzaine d'années que son mari et qu'Alexander, le plus grand des trois fils, a dix ans de moins qu'Ambuela...

J'espère que c'est assez clair ! Mais si ce n'est pas clair, c'est bien aussi puisque ce n'est pas clair pour Dorea aha

A très vite!)