Hello ! De retour avec le chapitre 9, pardon pour l'attente, j'espère qu'il sera à votre goût.

Personnages inventés :

Meari : personnage principale

Sae : petite soeur de Meari

Jin : petite soeur de Meari

Tori : Mère de Meari

Netami : membre du clan Hatake

Sayuri : amie de Meari

Kaemon : membre du clan Hyûga et ami de Meari

Kioko : maître de Meari, Sayuri et Kaemon

Bonne lecture ;)


Le sens du devoir chapitre 9 : Confession sous les étoiles

Le lendemain de son combat avec Netami, Meari se rendit chez Kioko-shishō. Elle avait bien vu le regard qu'elle lui avait jeté pendant la célébration de sa victoire.

En arrivant, elle remarqua que Kaemon et Sayuri étaient déjà présents.

«Bonjour tout le monde.»

«Assieds-toi.» Fit Kioko sans prendre le temps de la saluer.

Meari grimaça mais s'exécuta quand même. Une fois Meari assise, la femme plus âgée ne tarda pas à entrer dans le vif du sujet.

«C'était quoi cette piètre performance que tu nous a servi hier ?»

Meari ouvrit la bouche pour parler mais Kioko continua.

«Tu nous as habitué à de meilleurs combats. Il semblerait que tu ai un problème avec ton sceau. Pourquoi ne pas m'en avoir parlé ?»

«Eh bien, je ne l'ai pas compris jusqu'à mon combat. J'étais sûre d'avoir le contrôle mais...»

«Mais il a suffit que tu prennes un coup pour qu'un esprit essaye de prendre le contrôle de ton corps.»

Eh bien. Ce n'était pas n'importe quel esprit mais Meari ne dit rien et hocha la tête honteuse.

«Depuis quand n'as-tu pas méditer ?»

«Depuis que je suis à Konoha.»

«Ce n'est pas bon. Quand je vous ai apposer ces sceaux à tous les trois je vous ai dit que ce n'était pas pour les faibles d'esprits. Les Kamis cherchent sans cesse des opportunités pour passer dans notre monde. Ais-je eu tords de vous faire confiance avec ces sceaux ?»

Meari voulu répondre mais fut devancée par Kaemon.

«Shishō, vous savez que Meari a toujours eu un meilleur contrôle que nous sur son sceau.»

«C'est vrai.» Renchérit Sayuri. «La situation n'est pas facile pour elle.»

Kioko les regarda sévèrement tous les trois.

«Jusqu'à nouvel ordre, tu as interdiction de te battre même pour du taijutsu. Bientôt, j'aurais fini de vous apprendre tout ce que je sais. Je ne serai pas toujours là, je suis vieille et je sens que mon temps ici touche à sa fin. J'ai besoin de savoir que vous pourrez vous en sortir. Le monde et surtout l'univers est vaste. Vous n'avez pas idée des danger qui peuvent surgir à tout moment, vous vous devez d'être prêts en toutes circonstances. Pas de pratique aujourd'hui, nous allons faire de la théorie. Le cours commence dans une trentaine de minutes.»

La femme partie laissant ses trois élèves seuls.

«Ça me fait toujours flipper quand elle parle comme ça.» Soupira Sayuri.

Kaemon hocha la tête d'approbation avant de poser une main sur l'épaule de Meari.

«Ne t'en fais pas. Elle n'est pas en colère contre toi.»

«Je le sais, mais je suis en colère contre moi. Je sais depuis pratiquement toute ma vie que ça se finirait comme ça pour moi. Je pensais depuis longtemps avoir accepter mon sort, alors pourquoi maintenant ça me perturbe autant ?»

«Parce que pendant tout ce temps c'était abstrait. Mais depuis que tu es arrivée à Konoha c'est devenu réel.» Répondit Sayuri.

«Elle a raison, avant ton fiancé était quelqu'un sans aucune identité alors que maintenant il a un nom, et le mariage est dans moins de deux semaines.»

Ils avaient raison. Meari le savait, depuis qu'elle était à Konoha, elle était envahit par un sentiment de non retour. Elle savait que ce n'était pas une simple visite et qu'elle ne pourrait pas repartir à Kumo avec sa famille. Elle savait qu'elle allait aussi bientôt devoir dire au revoir à C et Darui. Bientôt son père lui demanderait de lui rendre son bandeau de Kumo. Une immense détresse la submergea. Elle n'était pas prête pour ça. Elle n'était pas prête à se marier. Elle avait à peine dix-sept ans. Qui se mariait à cet âge là même ? Pourquoi son grand-père lui avait-il fait ça ?

«Meari ?»

La concernée leva la tête et trouva Kaemon et Sayuri têtes baissées.

«On est désolés. On a essayé tu sais. On s'était dit que si tu te mariais avec Kaemon, ça serait beaucoup plus facile pour toi.»

«Mais on a oublié de prendre en compte le fait que je suis un Hyuga. Quand le Hokage a annoncé que les clans pouvaient déposer la candidature d'un de leur membre pour se marier avec toi, on a vraiment eu peur pour toi.

«Puis quand les conditions de ton grand-père ont été rendu publique, l'étau s'est resserré. Ça ne pouvait plus être que Shusui, Kakashi ou Kaemon. Mais les tensions entre Hyuga et Uchiha sont trop importantes pour que le Hokage se permette de choisir Shusui ou Kaemon.»

«Nous sommes désolés.» S'excusa Kaemon.

Meari sourit. Que ferait-elle sans ces deux-là ? Pas grand chose, elle en était certaine. Comme C et Darui, ils étaient ses piliers.

«Ce n'est pas grave. Mais je vous remercie d'avoir essayer.»

«On te promet qu'on fera en sorte que ton intégration soit la meilleure possible !» Affirma Sayuri à son amie sous les hochements de tête de Kaemon.

«Bien, maintenant rejoignons Kioko-shishō avant qu'elle ne s'impatiente.» Déclara-t-il avant de se lever.

Les deux jeunes femmes se levèrent à leur tour et le suivirent.

«Bien, montrez-moi une technique combinant yoton et inton.» Ordonna Kioko.

Sayuri passa la première. Elle ferma les yeux et fit les mudras. Après quelques secondes, un shuriken apparu entre ses mains. Kioko hocha la tête et regarda ensuite Kaemon. Le jeune homme fit apparaître un vase. Encore une fois leur shishō parut satisfaite. Tous les regards se posèrent ensuite sur Meari. Comme ses deux amis, elle ferma les yeux composa les mudras. Elle rouvrit les yeux pour voir le dé à douze faces qu'elle avait imaginé.

Cette technique était beaucoup plus complexe qu'elle n'y paraissait. Il fallait imaginé l'objet souhaité sous toutes les coutures. Couleur, dimension, consistance. Tout y passait. Oubliez un seul aspect et la technique échouait. Il fallait aussi y mettre la bonne dose de chakra pour que l'objet ne s'évapore pas en quelques secondes ou au moindre contact. Meari était assez fière de ses amis et d'elle.

«Parfait vous maîtrisé, l'apparition d'objet inanimé. Nous pouvons passer aux choses animées.»

«Est-ce possible ?» Demanda Kaemon septique.

«Bien sûr que oui, on peut tout faire avec le chakra. Comment crois-tu que les démons à queues sont apparus ?»

«Je n'y avais jamais pensé.» Admit Kaemon.

«C'est le sage Rikudo qui les a créer.»

«Comment ?» Demanda Meari.

«L'arbre divin.»

«N'est-ce pas ce pourquoi vous êtes venu dans notre monde en premier lieu ?» Intervint Sayuri.

«C'est cela. Mais pour être exacte, je ne suis pas venue pour l'arbre. Ma soeur Ryoko et moi avons suivit Kaguya. Kaguya nous avait pris sous son aile après la disparition de nos parents.

Kaguya était chargée de récupérer le fruit de l'arbre divin et de le rapporter à notre clan une fois le fruit mûr. Mais rien ne s'est passé comme prévu. Kaguya a fini par s'enticher d'un humain jusqu'à porter ses enfants. Les choses se sont dégradées à partir de ce moment. Je ne vais pas rentrer dans les détails, ce qu'il faut que vous sachiez, c'est que Kaguya a fini par manger le fruit de l'arbre divin. Elle mit fin aux guerres incessantes entre les humains. Elle devint pour eux une déesse, ce qui était vraiment risible quand on y repense car chez nous, elle n'était rien d'autre qu'un soldat à la solde de la branche principale des Otsutsuki.»

«Vous n'avez rien fait pour empêcher cela ?» Demanda Sayuri.

«A l'époque Ryoko et moi, n'étions que des enfants. Kaguya disait que sur Terre, nous pourrions toutes les trois vivre sans peur et surtout libre. C'était très tentant, surtout que dans notre clan nous n'étions pas vraiment bien traitées. Nous n'avons réalisé que bien trop tard que Kaguya s'était transformée en un despote. Mais pour en revenir au sujet des démons à queues, ils descendent tous de Jubi, le démon à dix queues. Jubi est né de la rage et de la jalousie de Kaguya envers ses propres fils. Elle avait toujours détesté le fait qu'ils aient hérité d'un peu de son chakra après qu'elle les ai mis au monde. Une fois que nous avions découvert qu'elle utilisait les humains pour ses projets funestes, Hamura, Hagoromo, Ryoko et moi sommes intervenu. Après une lutte acharnée qui causa d'innombrables dégâts à travers le monde, Hamura et Hagoromo réussirent à la sceller dans un tas de roche qui est désormais la lune que nous connaissons tous. Hamura et ses partisans sont allé y vivre pour garder un œil sur elle.»

«Attendez. Vous voulez dire qu'on se moment Kaguya est scellée dans la lune ?» Fit Meari confuse.

Kioko acquiesça avant de poursuivre.

« Hagoromo, quant à lui scella Jubi en lui et le divisa en neuf entités. Shukaku, le démon à une queue, Matatabi, le démon à deux queues, Isobu, le démon à trois queues, Son Gokû, le démon à quatre queues, Kokuô, le démon à cinq queues, Saiken, le démon à six queues, Chomei, le démon à sept queues, Gyûki, le démon à huit queues et Kurama le démon à neuf queues. Quand Hagoromo sentit son heure arriver, il décida de les libérer dans le monde grâce à la technique que je vous ai enseigné. Il avait beaucoup d'espoir pour eux mais malheureusement la cupidité des humains, les ont rendu cruels et destructeur surtout Shukaku et Kurama.»

Meari, Sayuri et Kaemon observèrent leur Shishō qui avait le regard lointain en terminant son récit.

«Tout cela pour dire que, ce sera votre examen final. Créer moi un être fait de chakra.»

«Shishō, vous voulez qu'on crée d'autres démons à queues ?» Demanda Kaemon incertain.

«Pas de démon à queues, mais une créature de chakra aussi puissante qu'eux voir plus puissante. C'est comme cela que je serai si vous êtes prêts pour la suite. Vous avez un an pour imaginer chacun une créature et lui donner vie.» Termina Kioko avant de se lever.

'Konoha n'avait vraiment rien à voir avec Kumo.' C'était ce que se disait Sae tout les jours depuis son arrivé. Dès qu'elle le pouvait, elle échappait à la surveillance des plus grands. C'était vraiment difficile de leur échapper, en particulier sa mère et sa sœur Jin. C et Darui étaient aussi difficiles. Il n'y avait qu'avec son oncle B qu'elle avait les meilleurs résultats. Mais avec le mariage de Meari qui approchait à grands pas, ils faisaient de moins en moins attention à elle. Ce qui ne la dérangeait pas. Elle avait plus de temps pour découvrir Konoha. Par exemple, il y a deux jours, elle avait pu grimpé jusqu'au sommet du monument Hokage. La vue était belle. Sae aimait l'altitude, c'était normal après tout, elle avait dans un village ou presque tous les bâtiments étaient en hauteur. Comparé à Kumo, Konoha était plat et sans relief.

'Est-ce que Meari allait s'habituer à ce village ?' C'était une question qui revenait souvent dans la tête de la jeune fille. Depuis qu'elle avait compris que sa plus grande sœur allait vivre définitivement, Sae n'avait pas cessé de passer au peigne fin, le village. Meari aussi aimait l'altitude. Sae ne pouvait compter le nombre de fois où elle avait surprit Meari contempler leur village par la fenêtre. Mais plus que tout sa grande sœur aimait regarder les étoiles.

Une fois, elle avait demandé à Meari pourquoi. Et la réponse de sa soeur avait été assez intrigante.

«L'univers est vaste, partout sur cette Terre et même au-delà, les gens ne parlent pas tous la même langue, ne pensent pas tous de la même façon. Pourtant il y a une chose qui est sûr ; quand ils lèvent les yeux vers le ciel ils voient les mêmes choses et ressentent tous les mêmes émotions, la curiosité, l'espoir, l'amour. J'aime regarder les étoiles car je sais que quelque part, il y a forcément quelqu'un d'autre qui le fait aussi. Peut-être que cette personne pense comme moi, peut-être que non. Peut-être ressent-il les mêmes choses que moi, peut-être que non. J'aime cette incertitude, j'aime l'idée de partager quelque chose avec un inconnu et qui sait peut-être qu'un jour on regardera les étoiles ensemble et on parlera de nos différences et de nos ressemblances.»

Sae devait avouer qu'elle n'avait pas compris ce que disait Meari. Elle pouvait trouver n'importe qui dans leur village et discuter avec cette personne.

«Oui sans doute.» Avait rit Meari quand Sae avait fait la remarque. «Mais il n'y aurait aucun plaisir à chercher une personne déjà là. Le plaisir est dans l'inattendu et l'inespéré.»

Encore une fois, Sae n'était pas sûre de comprendre. Mais peu importe, la seule chose qui comptait c'était que Meari puisse continué à regarder les étoiles même à Konoha.

Sae voulait s'assurer que Meari serait à l'aise. C'était bien la seule chose qu'elle pouvait faire. Elle redoutait déjà, quand ils allaient tous devoir repartir sans Meari. Ce n'était pas juste. 'Pourquoi leur grand-père avait fait ça ?' C'était également une question qui revenait souvent. Sae n'avait pas de souvenir de lui, elle était bien trop jeune quand il est mort mais elle avait entendu pleins d'histoires sur le troisième Raikage et Meari. Apparemment, ils ne s'entendaient pas bien. Meari n'arrivait pas à satisfaire les attentes du vieil homme. Chose inconcevable pour Sae. Meari était la plus forte des trois filles du Quatrième Raikage. Tout le monde à Kumo la regardait avec respect, Sae s'était surprise à rêver d'être aussi respecté que l'était sa sœur aînée. Personne ne lui arrivait à la cheville, pas même leurs parents, leur oncle ou encore C et Darui.

Sae avait déjà vu Meari mettre Ko leur oncle B alors qu'il était en mode démon à queue. Comment laisser une kunoichi aussi puissante aux mains d'un autre village.

Perdue dans ses pensées, elle n'avait pas remarqué qu'elle était entré dans un quartier.

«Hey ! Que fais-tu ici ?»

Surprise, Sae cligna des yeux. La personne qui l'avait apostrophé, était une fille d'environs son âge. Elle avait des cheveux bruns et des yeux noirs.

Pourquoi cette fille était si hostile avec elle ?

Sae n'eut pas le temps de répondre que la fille enchaîna :

«Es-tu venir te vanter ? Ça ne suffisait pas que le Hokage n'est pas choisit Shusui ? Il faut aussi que tu viennes jusque chez nous pour nous narguer ?»

'Mais que quoi parlait cette fille ?' Sae n'en avait aucune idée. En regardant autour d'elle, cependant, elle remarqua deux choses. Tout d'abord, plusieurs personnes s'étaient rassemblées autour d'elle. Et ensuite qu'il y avait des symboles de clan disséminés un peu partout. Vêtements, devantures, etc... Et pas n'importe quel clan. Les Uchiha.

«Quelle insulte que le Hokage est choisit son ancien élève !» Cria quelqu'un.

«Kakashi !» Cracha un autre. «Ce voleur de sharingan !»

Réellement, Sae ne savait pas quoi faire ou quoi dire. Pourquoi ces gens détestaient-ils le futur mari de sa sœur ? Un voleur de sharingan. Disaient-ils. La dernière fille du Raikage savait que Kakashi n'était pas un Uchiha et qu'il avait pourtant un sharingan qu'il cachait sous son bandeau mais elle n'avait jamais su dans quelles circonstances, il l'avait obtenu.

« Ça suffit vous tous.» Fit quelqu'un.

« Êtes-vous assez bêtes pour vous en prendre à l'une des filles du Raikage ? Un rien pourrait déclencher une guerre, surtout que le mariage n'a pas encore célébré.»

Sae se tourna vers son sauveur. Plutôt ses sauveurs. C'étaient deux garçons. L'un devait avoir l'âge de Meari ou un peu plus âgé et le second devait avoir son âge.

«Itachi ! Shusui !» S'exclama la fille qui avait apostrophé Sae.

«Izumi à quoi rime tout ceci ?»

«Elle est venu jusque dans notre quartier nous provoquer.»

«Bien sûr que non !» Sae se senti obligée de se défendre. « Je me promenais juste. Je ne savais pas qu'il y avait des quartiers à éviter. Mais si c'est comme cela que vous traitez les gens, alors oui je suis satisfaite que ma sœur ne devienne pas l'une des vôtres.»

Elle n'aurait pas dû dire la dernière phrase. Sae le savait mais elle n'avait pas pu résister. Son seul tord avait été trop prise par ses pensées pour voir où elle allait. Ils n'avaient aucun droit de l'agresser comme ça. Cela n'avait rien avoir avec le fait qu'elle soit la fille du Raikage, au contraire être la dernière avait toujours été stressant. Il fallait toujours être à la hauteur de ses sœurs et de sa famille. Non, ils n'avaient aucun droit car elle n'avait strictement rien fait. Essayant d'être le plus digne possible, elle se fraya un chemin à travers la foule. Il était hors de question qu'elle reste là une minute de plus.

Sae couru aussi vite qu'elle le pu. Elle arriva dans un parc. Le parc Senju si elle se souvenait de ce qu'on lui avait dit. Elle s'assit et se mit à réfléchir. Pourquoi les Uchiha étaient aussi hostiles envers Kakashi ? Ils l'avaient appelé voleur de sharingan.

«Te voilà.»

Par réflexe, Sae se retourna kunai en main, si c'était encore un de ses Uchiha, elle serait prête. Elle fut surprise de voir Kakashi devant elle.

«Est-ce que tu vas bien ?»

«Ce n'était rien.» Répondit Sae en levant fièrement la tête. Il ne fallait montrer sa faiblesse devant un ennemi comme un ami.

«Je vois, je vais te ramener au quartier Uzumaki.»

«Je peux me débrouiller toute seule.»

«Je n'en doute pas, mais quel genre de frère je serai si je m'assurais pas que tu rentres en sécurité ?» Fit le ninja masqué.

Sae réfléchit un instant avant de soupirer ce serait sûrement pour le mieux. Une fois rentrée, elle allait sûrement recevoir un savon peut-être que si Kakashi était là, ses parents seraient distraits. Elle ricana, il ne fallait pas rêver.

«D'accord mais à condition que vous me disiez comment vous avez eu votre sharingan.»

A l'expression sur le visage de Kakashi, enfin le peu que laissait voir son masque, Sae regretta sa demande. Lui toujours si blasé depuis qu'elle l'avait rencontré, avait l'air de souffrir énormément. Mais l'expression parti aussi vite qu'elle fut venue.

«Désolée, vous n'êtes pas obligé. On y va ?»

Le chemin du retour se fit dans le silence le plus complet. Sae se maudissait pour sa demande. Et Kakashi. Eh bien qui savait ce qu'il pensait vraiment.

«Mon ancien coéquipier était un Uchiha, il s'appelait Obito. On ne s'entendait pas bien pour tout te dire, pourtant il a prit un éboulement de pierres à ma place. Avant de mourir, il m'a donné son sharingan à la place de l'œil que j'avais perdu un peu plutôt.»

Sae resta sans voix. C'était une histoire bien triste. Elle ne sait pas comment elle se sentirait si un de ses coéquipiers mourait pour la sauver. C'était arrivé il y a quelques mois à Jin. Elle avait mené une mission avec sept membres, mais seulement trois, dont elle, étaient revenus en vie. Jin n'était pas la personne la plus expressive qui soit mais on pouvait voir qu'elle en avait été grandement affectée. Sae, l'avait même entendue pleurer dans la chambre de Meari.

Peu de temps après la révélation de Kakashi, ils arrivèrent enfin aux portes du quartier Uzumaki. Kakashi l'emmena jusqu'à la maison de Kushina et Minato.

«Où étais tu jeune fille ? Tu as échappé à la surveillance de B.» Demanda le Raikage une fois sa fille réapparue.

«Elle se promenait et j'ai proposé de la raccompagner ici.» Répondit Kakashi à sa place.

Sae regarda Kakashi avec surprise. Elle n'aurait pas pensé qu'il ne dirait pas la vérité au Raikage.

Tori remercia son nouveau gendre et se regarda Sae : «Quant à toi, c'est la dernière fois que tu pars sans rien nous dire. Nous étions inquiets.»

«Oui, pardon.» Fit Sae en baissant la tête.

Bien plus tard après que tout le monde ai mangé, Meari raccompagna à la porte Kakashi qui avait accepté de manger avec eux. Sae n'avait pu s'empêcher de les espionner.

«Merci pour ma sœur et de ne rien avoir dit à mes parents et au Hokage.»

«Je n'ai rien fait, c'est Itachi et Shusui qui m'ont averti. Ils s'inquiétaient, surtout Itachi. Vu que tu es amie avec Sayuri, tu dois savoir deux trois choses sur les Uchiha.»

« Oui, elle dit qu'ils sont de plus en plus incontrôlables. Pour sûr, Shusui à l'air quelqu'un de bien mais je suis contente de ne pas avoir à traiter avec eux. Mais si il était réellement arrivé quelque chose à Sae, je n'aurais certainement pas empêcher la colère de mes parents.»

«Je comprends, moi aussi j'ai deux sœurs plus jeunes.»

Ils restèrent en silence quelques secondes. Meari leva les yeux vers le ciel mais les baissa quand Kakashi parla à nouveau.

«Et les Hyûga ?»

«Comment ça ?»

«Tu as dit être contente de ne pas traiter avec les Uchiha. Mais qu'en est-il des Hyûga ? Il y a Kaemon là-bas.»

«J'aime beaucoup Kaemon et je suppose que j'aurais sans doute été bien avec lui mais je ne veux pas de ça pour lui. Il a le droit de se marier par amour, il le mérite. Donc les choses sont bien comme elles sont.» Déclara Meari.

Kakashi hocha la tête.

«Tout comme toi aussi tu méritais de te marier par amour. Je suis désolée de gâcher cela.» Continua Meari.

«Il n'y a rien entre Neta...»

«Oui je sais. N'empêche que c'est dommage que cette possibilité te soit enlevé.»

«Qu'en est-il de toi ?» Demanda le ninja copieur.

Meari haussa les épaules avant de lever à nouveau les yeux vers le ciel. «La seule personne que j'ai jamais aimé est morte. J'étais jeune, mais pour elle j'étais même prête à m'enfuir et ne pas honorer le contrat entre Kumo et Konoha. Et pourtant je l'ai décapité.»

Sae tressaillit, elle ne savait pas de quoi parlait sa sœur.

«J'ai transpercer le cœur de ma coéquipière. Elle m'aimait et quelques mois avant ça notre coéquipier mort à ma place m'avait fait promettre de la protéger.»

«Eh bien, il semblerait que nous sommes fait pour nous entendre finalement.» Fit Meari sarcastique.

«Sûrement.» Chuchota Kakashi.

Sae n'était pas sûre de ce à quoi elle venait d'assister. Apprendre que sa sœur avait décapité qu'elle prétendait avoir aimer, n'était pas agréable. Mais si Meari l'a fait c'est qu'il y avait une bonne raison. Sae supposait cependant que c'était une bonne chose que Kakashi et Meari se confient l'un à l'autre. Sa mère avait dit une fois que la base de tout mariage réussit n'était pas l'amour mais la communication.

Sae pourtant sûre d'une chose, elle ne voulait plus avoir affaire aux Uchiha.