Marjorie reste sceptique de cette nouvelle et pour être honnête avec elle-même, elle n'y croit pas trop. Marjorie décide donc de mettre de la distance entre Tom et elle. Elle sent qu'elle s'attache de plus en plus à lui. Mais qu'est-ce que Lord Serpentard ferait d'une simplement Moldue aussi laide qu'elle? Il est brillant, charismatique, riche et Tom est un leader né! Il consulte ses suivants, il conseille avec patience et clairvoyance qui le lui demande, protecteurs avec ceux qu'il affectionne, comme Severus, Lily, Eileen et Pétunia. Il a même confronté Vernon pour connaitre ses intentions envers Pétunia. Et il semblerait que Vernon ait réussi le teste. Marjorie se dit que tant qu'à avoir le cœur brisé en s'attachant à un tel homme, aussi bien se détacher maintenant et souffrir un peu moins. Du moins, elle l'espère.

Au Manoir Potter, Charlus ne comprend pas ce qui lui arrive. Il a des poussées de fièvre depuis trois jours et des pustules étranges à des endroits très gênants qui s'étendent de plus en plus. Le Médicomage qu'il a appelé tarde à venir et le Lord de presque 65 ans s'impatiente dans sa chambre. Il renvoie avec dédain l'elfe de maison qui fait entrer le médecin dans la chambre de son Maître.

- C'est la Dragoncelle, dit le Médicomage, catégorique. Et je ne peux la traiter. Vous avez tardé trop longtemps a demandé de l'aide pour vous donner un traitement efficace.

- Mais je n'ai des symptômes que depuis 3 jours! Je veux un autre avis! Immédiatement!

- On vous donnera le même diagnostique, Lord Potter.

- Je n'en ai rien à faire! Amenez-moi quelqu'un d'autre!

Sans surprise pour le Médicomage, le second avis dit la même chose. Sans surprise non plus, Lord Potter demande un autre avis et les deux médecins lui disent de mettre ses choses en ordre comme il ne lui reste pas beaucoup de temps. Les professionnels de la santé magiques ne croient pas une seconde que Lord Potter n'est malade que depuis 3 jours. L'avancement de la maladie est bien trop important pour que ça soit si récent. Lord Potter doit être malade depuis des semaines! Le docteur est tout de même surpris. Lord Potter est le genre d'homme à se plaindre de tout et de rien. C'est très surprenant que cet homme ait enduré la douleur de cette maladie aussi longtemps. Mais comme l'homme ne lui créer aucune sympathie, le médecin propose seulement à Lord Potter de s'occuper de ses affaires parce qu'il risque de ne même pas voir son fils entrer à Poudlard le premier septembre.

Charlus n'a donc d'autre choix que d'initier son fils aux subtilités du Magenmagot. Le Lord soupir de soulagement quand son fils lui assure qu'il s'est trouvé une future fiancée qui fera tout ce qu'il veut, qu'elle est puissante, apportera du sang neuf et qu'elle est brillante. Que cette Née de Moldus apprendra vite à devenir la femme accessoire qu'on attendra d'elle.

Le 28 août 1976, la mort de Lord Charlus Potter fait la une de la Gazette du Sorcier. Quand Eileen saute au cou de Tom en le remerciant 100 fois, Marjorie sent son cœur se fissurer. Elle prend la journée pour aller rencontrer le psychiatre qui suit le jeune Sirius Black en thérapie pour assurer son anonymat. La jeune femme est plus que surprise quand le Dr Bartlett la complimente sur sa grandeur d'âme d'aider autant les gens qui vivent l'enfer d'un viol ou de toutes les sortent de violence possible. Sa sœur a vécu l'enfer d'un petit-ami violent quand elle était adolescente et c'est pour ça qu'il est devenu psychiatre. Pour aider les gens à se sortir de ce genre de situation. Quand elle ressort du cabinet de Dr Bartlett et ce dernier la sert brièvement dans ses bras avant de la laisser partir en lui embrassant doucement la joue, Marjorie ne sait pas comment réagir.

- Vous êtes particulièrement ravissante, aujourd'hui, dit l'homme dans la quarantaine.

- Euh… merci, dit Marjorie en rougissant violement.

Ça prend un certain moment à Marge pour remarquer la présence de Tom sur le trottoir en face du cabinet de Bartlett. Elle est surprise de voir le visage triste du magnifique sorcier.

- Tom? Ça ne va pas? Demande Marjorie avec inquiétude.

- Non, tout va bien, dit celui-ci avec un sourire forcé. Vous êtes prête?

Tom l'entraine donc vers une ruelle déserte pour la faire transplaner vers le cabanon de la maison des Prince. Marjorie le remercie et dit qu'elle va aller voir les parents de Lily et qu'elle reviendra dans la soirée.

- Puis-je vous accompagner? Propose immédiatement Tom.

- C'est gentil, mais j'aimerais être un peu seule, dit Marge avec un sourire d'excuse. Je… J'ai besoin de réfléchir.

- Je peux aider? Demande Tom en prenant doucement la main de la jeune femme dans la sienne.

- Je ne pense pas, non. Je… Je suis perdue et je ne sais pas trop quoi faire.

- Expliquez-moi, demande doucement Tom en la guidant par la main vers un petit banc de parc qu'il a discrètement fait apparaitre derrière la maison d'Eileen. Je suis certain de pouvoir comprendre.

- Je ne pense pas, non, répète Marjorie en évitant son regard. Vous ne pourrez jamais comprendre ma position. Nous sommes trop différents pour cela.

- Essayez tout de même, propose Tom avec douceur.

Marjorie lui explique donc la situation, sans jamais le nommer. Elle explique qu'elle a des sentiments pour un homme qui ne pourra jamais lui voir de l'intérêt. Elle n'est qu'une femme ordinaire, disgracieuse qui détonne dans l'entourage de cet homme à l'allure fière qui est entouré de femmes les plus sublimes les unes que les autres. Que ce Dr Bartlett est le premier homme qui semble intéressé par elle et elle se sent perdue. Doit-elle répondre à ses avances par absence de choix, espérer que cet homme la remarque enfin ou juste… oublier la possibilité d'un jour connaitre l'amour? Elle ne sait pas quoi faire.

- Si l'homme qui a conquis votre cœur est si aveugle, Margie, il ne mérite pas votre peine. Personnellement, je serais plus qu'honoré qu'une femme aussi extraordinaire que vous me porte ce genre de sentiments.

- Ne me faites pas marcher, dit-elle en haussant un sourcil.

- Je suis très sérieux! Et même si votre apparence semble vous complexer beaucoup, vous êtes magnifique, Marjorie. Vous dégagez une puissance et une apathie que je n'avais jamais vue! Vous êtes brillante, avec une intelligence émotive extraordinaire! Une force de caractère hors du commun, une présence rassurante et apaisante. Vous me parlez comme si j'étais n'importe qui alors que les autres me montre respect pour mon titre et non pour ce que je suis ou QUI je suis. Jamais on ne s'adressait à moi comme vous le faites. Jamais on ne m'a porté attention comme vous le faites. Jamais on ne m'a compris comme vous le faites, dit Tom en gardant la main droite de Marjorie dans les siennes en la regardant dans les yeux avec conviction. Jamais on ne m'avait cassé le nez comme vous l'avez fait, dit-il avec un sourire en coin.

- Je suis désolée, dit Margie avec remord. Jamais je n'ai voulu…

- Je sais, Marjorie. Je ne vous reproche rien. Mais plus sérieusement, si l'homme qui a conquis votre cœur ne voit pas la femme parfaite que vous êtes… je serais ravi de prendre sa place.

- Vous ne pourrez jamais prendre sa place, Tom… elle est déjà à vous, répond Marjorie après un moment d'hésitation.

- Vraiment? Demande Tom avec un sourire rayonnant. Mais… vous savez qui je suis et ce que je veux faire. Que je veux protéger le monde magique des Moldus. Que je veux préserver mon monde des croyances Moldues qui n'ont pas de raison d'être dans le monde magique. Et vous dites que vous m'aimez tout de même?!

- Même si je ne suis pas sorcière, répond doucement Marjorie, je comprends tout de même vos motivations. Je comprends aussi que la plupart de nos préjugés sont tout simplement abjectes, comme le racisme, l'homophobie, les castres… Si j'étais sorcière, je voudrais aussi défendre ce monde extraordinaire avec ces rituels et fêtes qui semblent extraordinaires et doivent être célébrés pour empêcher la magie de mourir. Que les Nés de Moldus arrivent dans ce monde sans les connaissances nécessaires pour s'adapter tout en ridiculisant des façons de faire qui dates de plusieurs siècles si ce n'est des millénaires!

- C'est ce que je dis, dit doucement Tom en s'approchant de Marjorie. Vous êtes parfaite, murmure l'homme en posant avec délicatesse ses lèvres sur celles de la jeune femme.