CHAPITRE 7

Après avoir indiqué au joueur de flûte comment trouver la maison du maire, Sarah s'était dépêché de rentrer à la maison. La matinée était déjà bien avancée et elle savait qu'elle avait déjà trop tardé. Cela se confirma quand Reginald le majordome lui ouvrit la porte avant même qu'elle ait le temps de toucher la poignée.

— Mademoiselle Sarah ! s'exclama-t-il avec un air soulagé. Vous êtes là ! Tout le monde était très inquiet !

Sarah esquissa une grimace.

— Je m'excuse, j'avais besoin de … prendre l'air pour m'éclaircir les idées ?

Reginald la considéra avec un scepticisme ouvert mais avant qu'il ait eu le temps de l'interroger plus en détails, Irène apparut derrière lui.

— Mon dieu Sarah, s'écria-t-elle en bousculant Reginald pour prendre Sarah dans ses bras. Où étais-tu passée ? Ton père et moi étions fous d'inquiétude !

Sarah se laissa faire.

— Papa est rentré ? lui demanda-t-elle une fois qu'elle l'eut lâché.

Irène la poussa à l'intérieur pendant que Reginald fermait la porte derrière elle.

— Il vient juste de rentrer, lui répondit Irène. Mais n'essaie pas de … (Elle s'interrompit en voyant la tenue de Sarah.) Qu'est-ce que tu fais avec ce coffret ? Et ton manteau ? Il est couvert de poussière et de toiles d'araignée !

Sarah prit un air contrit.

— Je suis allée jusqu'à l'atelier d'Oncle Drosselmeyer pour récupérer le coffret, mentit-elle en priant pour qu'Irène attribue la rougeur de son visage au froid. Il en avait besoin et tu connais l'état de son atelier …

L'aidant à enlever son manteau, Irène secoua la tête avant de lui prendre le coffret des mains.

— Oui bien sûr mais tout de même, par les temps qui courent …

Sarah lui toucha le bras.

— Je ne suis plus une enfant Irène, dit-elle d'une petite voix. Je ne risque rien.

Irène lui sourit.

— Oui c'est vrai, tu as raison, c'est jute … Ce n'est rien, viens avec moi. Ton père sera content de te voir avant de repartir !

Tendant le manteau à Reginald, elle l'entraina jusqu'au salon où toute la famille était rassemblée. Comme le reste de la maison, la pièce était décorée avec des guirlandes de gui et de lierre mais aussi des petites couronnes de houx ornées de pommes de pins et de baies. Quelqu'un avait également créé des petits ornements en paille tressée et des guirlandes d'épices exotiques et d'agrumes séchés dont le parfum embaumait la pièce. Pourtant, l'atmosphère autour de la table du salon était loin d'être festif.

— Sarah ! s'écria Toby en se levant de table avant de courir de se jeter dans ses bras. Tu es revenue !

Sarah le serra contre elle.

— Je suis désolée d'être partie sans rien dire, j'avais quelque chose d'urgent à faire et je ne voulais pas vous réveiller.

Son père qui s'était aussi levé de table à son entrée s'avança.

— Qu'est-ce qu'il y avait de si urgent pour que tu sortes toute seule aux aurores ? demanda Robert les sourcils froncés.

Sarah ouvrit la bouche pour répondre mais Irène la devança.

— Apparemment, ton frère avait besoin de ce coffret sans attendre.

Oncle Drosselmeyer qui était en train de boire une tasse de café avala de travers.

— Vraiment ? demanda Robert en se tournant vers lui. Je croyais que tu ne savais pas où elle était partie ?

Oncle Drosselmeyer prit tout son temps pour reposer sa tasse et s'essuyer les lèvres.

— J'avais oublié que j'avais demandé à Sarah de me rendre ce petit service hier, dit-il en se levant pour prendre le coffret des mains d'Irène. Ma mémoire n'est plus ce qu'elle était je le crains ...

Profitant du fait que tout le monde lui tournait le dos, Sarah articula un « Je suis désolée » silencieux à son attention.

— Qu'est-ce qu'il contient ? demanda Toby avec curiosité.

Drosselmeyer tapota le couvercle du bout des doigts.

— Quelques petites choses qui pourront peut-être nous aider mais je n'en dirais pas plus pour l'instant.

Robert se frotta le front.

— Bien, bien … Puisque tout le monde est là, ne perdons pas de temps. Nous avons convenu avec Hans et les autres de nous retrouver ici vers midi et je vais avoir juste le temps d'aller me rafraîchir et de dormir une heure avant qu'ils ne soient là.

— Vous n'avez pas retrouvé la petite fille ? demanda Sarah.

Robert secoua la tête, dépité.

— Non, seulement des traces dans la forêt derrière la maison des Shultz et …

— Et quoi d'autre ? demanda Sarah.

Robert se massa les tempes.

— Rien, c'est juste que c'est étrange de trouver des traces alors qu'avant, il n'y avait jamais rien eu. Je me demande …

— Quoi papa ? demanda Toby.

Se reprenant, Robert lui sourit en lui caressant les cheveux.

— Rien, ce n'est rien.

Mais Sarah savait ce que pensait son père. Le roi des Gobelins n'avait jamais laissé de traces auparavant alors si ce n'était pas lui, qui était-ce ? Est-ce qu'après toutes ces années de paix, il y avait un nouveau monstre à Hamelin qui jouait à un nouveau jeu cruel avec eux ?

— Va te reposer mon chéri, dit Irène en le prenant par les épaules. Tu es épuisé. Je viendrais te chercher quand Hans et les autres seront revenus.

Robert acquiesça avec un sourire empreint de fatigue et d'inquiétude et après avoir embrassé Sarah et Toby chacun sur le front, il suivit Irène hors de la pièce.

Retournant s'asseoir à la table, Toby reprit le sabre en bois peint qu'il avait laissé tomber à côté de sa chaise quand Sarah était arrivée.

— J'aurais bien aimé que Papa me laisse participer aux recherches, soupira-t-il en piochant dans le bol d'amandes caramélisées. Je suis certain qu'avec mon nouveau sabre, je pourrais tailler en pièce n'importe quel ennemi !

Sarah leva les yeux au ciel en allant s'asseoir à côté de lui.

— Bien sûr ! Les créatures maléfiques n'ont qu'à bien se tenir !

Toby lui tira la langue tandis qu'oncle Drosselmeyer lui tendit une tasse de chocolat chaud.

— Alors tu as bien dormi ?

Sarah lui lança un regard en coin.

— C'était une nuit ... étrange. Vous n'avez rien entendu cette nuit ?

Trop occupé à jouer avec son sabre et les petites figurines en sucre qui auraient dû servir de décoration, Toby se contenta de secouer la tête mais Oncle Drosselmeyer plissa les yeux.

— Je n'ai rien entendu, pourquoi ?

Jetant un coup d'oeil du côté de Toby pour vérifier qu'il était trop occupé à jouer, Sarah se pencha vers Oncle Drosselmeyer.

— J'ai eu un visiteur pour le moins inhabituel cette nuit, souffla-t-elle avant de lui raconter rapidement la visite du Mausekonig et ses menaces.

Le visage de son Oncle pâlit.

— Oh Sarah, d'abord le roi des Gobelins, maintenant cette créature … Je crains que tout ça devienne trop dangereux pour toi. Peut-être que tu devrais partir quelques temps, quitter Hamelin ?

Sarah secoua la tête.

— Et vous laisser à sa merci ? C'est hors de question, on doit se battre !

Oncle Drosselmeyer se frotta la barbe.

— Est-ce pour cela que tu t'es faufilée hors de la maison ce matin ? Qu'est-ce que tu as fait du casse-noisette ?

Sarah prit une gorgée de chocolat chaud.

— Je l'ai mis en sécurité loin d'ici. La maison n'est plus sûre. (Elle soupira.) J'ignore pourquoi le Mausekönig le veut ou ce qu'il veut lui faire mais je pense que ça a un lien avec le Labyrinthe. Il en a parlé comme s'il était vivant. Il a dit que le roi des Gobelins était le maître du Labyrinthe ou du moins l'ancien maître. Mais il a aussi dit que le Labyrinthe savait que son ancien maître allait revenir … Il ne peut pas revenir comme ça n'est-ce pas ?

Oncle Drosselmeyer lui tapota le bras pour la rassurer.

— Non, il ne peut pas en effet. Pour cela, il faudrait qu'il brise le sort à la manière des anciens contes.

Sarah se figea.

— C'est-à-dire ?

— Seul un baiser sincère pourrait le délivrer de sa condition actuelle.

Une nuit glaciale dans le jardin.

Des lèvres douces et étrangement brûlantes.

Rougissant légèrement, Sarah finit de boire son chocolat pour se donner le temps de remettre ses pensées en ordre.

— D'accord, finit-elle par dire. Peut-être que le Mausekönig veut quelque chose qui se trouve dans le Labyrinthe et peut-être qu'il a besoin du roi des Gobelins pour ça ?

Oncle Drosselmeyer la regarda par dessus ses lunettes.

— Peut-être que tu devrais lui donner le casse-noisette pour qu'il te laisse tranquille. L'échanger contre son aide pour retrouver la petite Shultz ?

Sarah renifla avec dédain.

— Je ne négocie pas avec les rois, je les transforme seulement en bibelot ! Et puis, je ne suis pas convaincue par la disparition de l'enfant … Peut-être que c'est lui le responsable ?

Oncle Drosselmeyer soupira.

— Peut-être ...

Après avoir vérifié que Toby était toujours en train de jouer, Sarah posa sa tasse et croisa les bras.

— Est-ce que tu penses qu'on pourrait le stopper comme on l'a fait avec le roi des Gobelins ?

Le front d'Oncle Drosselmeyer se plissa.

— Je suis désolé, on ne peut pas. Cela fait des années que je n'ai plus de poudre de Larvikite mais je peux consulter mes carnets de voyage, il y aura peut-être un moyen pour …

Il s'interrompit en entendant des bruits de pas et de conservation venir dans leur direction. Une seconde plus tard, la porte du salon ouvrit et Hans entra dans la pièce suivi d'Irène. C'était la première que Sarah le voyait ainsi, vêtu sobrement et les traits marqués par le stress et la fatigue.

— Monsieur, Sarah, Toby, dit-il en les saluant à tour de rôle avant d'aller s'affaler en bout de table. Quelle nuit hein ?

Irène s'empressa d'aller lui servir une tasse de café.

— Robert ne va tarder à descendre Hans, quant à Cecilia … Et bien elle dort encore mais je peux aller la chercher si tu le souhaites ?

Hans accepta la tasse de café avec soulagement.

— Ce ne sera pas nécessaire, je la verrai ce soir. Pour l'instant, j'attends les autres membres du conseil municipal. Si cela ne vous dérange pas …

Irène acquiesça.

— Ne vous inquiétez pas, dès qu'ils seront là, je vous les enverrai. Toby, arrête de jouer avec ton sabre et viens plutôt m'aider à l'office. J'ai besoin d'une deuxième paire de mains !

Ronchonnant, Toby se leva néanmoins pour suivre Irène hors de la pièce sans lâcher toutefois son sabre.

— Des nouvelles de la petite ? demanda Oncle Drosselmeyer.

Hans se resservit une tasse de café.

— Aucune mais …

Sa réponse fût interrompue par l'arrivée de Reginald qui avait une expression … étrange sur le visage.

— Je m'excuse de vous déranger mademoiselle et messieurs mais il y a un … visiteur qui voudrait vous voir.

Hans fronça les sourcils.

— Un visiteur ? A quel sujet ?

Reginald pinça les lèvres.

— Il ne l'a pas dit monsieur mais si vous le souhaitez, je peux le renvoyer.

Hans se redressa.

— Ce ne sera pas nécessaire, amenez-le moi.

Reginald acquiesça et réapparut quelques minutes plus tard avec une silhouette familière sur ses talons.

— Bien le bonjour messieurs dame, s'exclama le joueur de flûte en s'avançant vers Hans la main tendue avec enthousiasme.

Les yeux rivés sur ses vêtements bariolés, Hans ignora sa main tendue et le considéra d'un air condescendant.

— Ah toutes mes excuses pour l'interruption de votre déjeuner, continua le joueur de flûte sans se laisser démonter. Mais on m'a dit que je pourrais vous trouver ici …

Ayant deviné qu'il n'était ni important ni riche, Hans se servit une part de Stollen tout en l'ignorant consciencieusement. L'espace d'un instant, Sarah vit une expression de ressentiment et de mépris passée sur le visage de Pierre avant qu'il ne se tourne vers Sarah et Oncle Drosselmeyer, un sourire presque sincère aux lèvres.

— Mademoiselle, s'exclama-t-il en soulevant brièvement son chapeau rouge vif. Quel plaisir de vous revoir ! Encore tous mes remerciements pour m'avoir guidé jusqu'ici, je ne sais pas ce que j'aurais fait sans vous !

Sarah inclina légèrement la tête.

— Ce n'est rien. Je vous présente Monsieur Drosselmeyer, mon oncle et vous connaissez déjà apparemment notre maire monsieur Lehmann.

Le joueur de flûte se confondit en courbettes exagérées.

— Enchanté messieurs. Encore une fois, je m'excuse de vous importuner ainsi mais peut-être pourriez vous m'accorder un instant de votre temps ? Je sais qu'il est précieux en ce moment mais peut-être que mademoiselle …

Sarah soupira.

— Sarah, je m'appelle Sarah Williams.

Pierre sourit largement.

— Mademoiselle Sarah Williams vous a parlé de moi ?

Hans et Oncle Drosselmeyer se tournèrent tous les deux vers moi.

— Sarah ? demanda Hans. Est-ce que tu connais cet individu ?

Voyant l'espoir brillé dans les yeux de Pierre, Sarah se résigna.

— J'ai rencontré Pierre sur le chemin d'Hamelin ce matin, expliqua Sarah. Il est apparemment un … expert en enfants disparus ?

— Comment ça ? demanda Hans soudain intéressé.

Tirant sur sa veste qui jurait affreusement avec son teint, Pierre prit un air faussement modeste.

— J'ai en effet eu plusieurs fois l'occasion d'apporter ma modeste contribution à un certain nombre d'affaires de disparitions d'enfants.

Hans haussa un sourcil.

— Mais encore ?

Pierre lui adressa un sourire mielleux.

— Grâce à moi, les enfants ont tous été retrouvé sains et saufs dans les plus brefs délais.

— Contre rémunération j'imagine, remarqua Oncle Drosselmeyer l'air de rien.

Pierre haussa les épaules.

— Rien d'extravagant si on considère les résultats.

Sarah doutait que ses « résultats » aient jamais existé mais elle garda le silence. Elle connaissait suffisamment Hans pour savoir ce que l'expression sur son visage signifiait. Mais avant qu'il ait eu le temps de dire quoi que ce soit, le père de Sarah entra dans la pièce. Il avait l'air toujours aussi fatigué et, en voyant Pierre, il se figea, bouche bée. Derrière lui, Sarah vit Toby ouvrir de grands yeux en voyant la tenue de Pierre.

— Qu'est-ce que …

Sarah ouvrit la bouche pour répondre mais Hans la devança.

— Robert, je vous présente ... Pierre qui allait justement nous quitter. (Il haussa un sourcil dans sa direction.) Monsieur, vous connaissez la sortie ?

Perdant son sourire, Pierre se tourna vers lui.

— Mais …

Hans lui coupa la parole.

— Nul doute que votre offre est … alléchante mais le conseil municipal dont monsieur Williams et moi-même faisons partie a les choses bien en main.

Profitant du fait que son père était concentré sur Hans, Toby s'était glissé dans la pièce, son sabre toujours à la main. Devinant ce qu'il allait faire, Sarah le tira en arrière juste avant qu'il n'ait eu le temps de piquer le chapeau écarlate de Pierre du bout de son sabre.

— Mais Sarah ! protesta Toby. Il mérite la peine capitale !

Entendant ses mots, Pierre se raidit mais quand il se retourna vers Toby et Sarah, il avait toujours le même air affable sur son visage.

— Mon petit, murmura-t-il de façon à ce que seuls Sarah et Toby l'entendent. Tu devrais faire attention à ce que tu dis. Les mots ont des pouvoirs que tu ne soupçonnes pas.

Il avait à peine fini de parler que Sarah s'était levée pour venir se placer entre Toby et Pierre.

— Vous devriez aussi faire attention monsieur, dit-elle doucement en le regardant droit dans les yeux. Hamelin est un petit village isolé et la forêt est grande … Il ne faudrait pas que vous vous perdiez sur le chemin du retour n'est-ce pas ?

Tout sourire, le joueur de flûte inclina brièvement la tête dans sa direction comme pour lui concéder la victoire avant de se tourner vers les autres personnes dans la pièce qui le regardaient avec différents degrés d'hostilité.

— Mademoiselle ce fut un plaisir. Messieurs, si vous changez d'avis, je serai à l'auberge des trois chouettes.

Et après une dernière courbette, il quitta la pièce.

Une fois la porte refermée derrière lui, Robert s'avança vers Hans.

— Quel étrange personnage … Que voulait-il ?

La bouche d'Hans se tordit dans une moue dédaigneuse.

— Apparemment, il se proposait de nous aider à retrouver la petite Eugénie contre rémunération bien sûr ! Quel vautour !

Robert fronça les sourcils.

— J'enverrai un courrier à quelques-unes de mes connaissances dans les villes voisines dès ce soir, annonça Hans en se levant. Dans les circonstances actuelles, il est plus prudent de savoir à qui on a affaire.

Reginald entra dans le salon à ce moment-là.

— Messieurs, je m'excuse mais les membres du conseil municipal sont arrivés. Madame les a installé dans la bibliothèque.

— Merci Reginald, dit Robert. Nous allons les rejoindre immédiatement.

Dès qu'ils eurent quitté la pièce avec Toby sur leurs talons, Oncle Drosselmeyer se tourna vers Sarah.

— Pour ma part, je vais consulter mes carnets pour essayer de trouver un moyen de contrer ce Mausekönig ou au moins s'en protéger. Toutefois …

— Toutefois ?

Oncle Drosselmeyer fronça les sourcils.

— Est-ce que tu peux me décrire la petite Shultz ?

Sarah se gratta la tête.

— Petite, blonde avec des cheveux bouclés et elle a des yeux bleus je crois ? Pourquoi ?

Oncle Drosselmeyer croisa les bras.

— Cela fait plus de treize heures qu'elle a disparu et pourtant, tu te souviens toujours d'elle. Tout le monde se souvient d'Eugénie. Tout le monde la recherche.

Sarah se figea, la bouche entrouverte. Elle connaissait les règles mieux que personne : elle avait vécu toute sa vie à Hamelin, elle connaissait les familles qui avaient « perdu » un de leurs membres, elle avait croisé des personnes qui avaient perdu face à Lui et pourtant …

Elle avait oublié ce que signifiait résoudre le Labyrinthe.

Elle avait oublié les règles auxquelles tous devaient obéir.

Même le roi.

Surtout le roi.