Réunions d'anciens élèves.

Chapitre 7 : Révélation.

Dans l'appartement de Jonathan on pouvait sentir un silence un peu trop pesant émaner du séjour... La bombe qu'avait lâchée Riza avant de s'échapper avait laissé nos deux protagonistes un peu dans le désarrois. Alice était complètement embarrassée de la situation... En plus, il avait fallu que le Colonel Mustang s'échappe juste derrière, la laissant toute seule devant un Jonathan un peu pantois qui se mit à froncer les sourcils tout en observant son amie.

- Alice tu m'expliques ? S'exclama Jonathan qui avait enfin retrouvé son sérieux depuis la réplique de Riza.

Mais la jeune femme se contenta de rougir et de baisser le regard soudainement très mal à l'aise. Riza allait lui payer cette trahison !

- Y'a rien à expliquer, s'exclama cette dernière en rougissant comme une tomate.

Comme si cette explication allait lui suffire... C'était mal connaître Jonathan ! Ce dernier s'avança vers elle, de façon à lui faire face.

- Attends, Riza vient de balancer comme une furie que je te plaisais... C'est pas rien ! Renchérit-il toujours en fronçant les sourcils.

Alice se sentait de plus en plus mal à l'aise et ne se sentait pas sereine dans cette posture... Elle avait toujours été celle qui mettait les autres dans l'embarras et ce délectait de les voir dans l'état dans lequel elle se trouvait actuellement donc autant vous dire qu'elle n'appréciait que très peu de se retrouver à cette place là...

- Alice, soupira Jonathan... Je pensais que c'était clair entre nous !? Poursuivit-il en accentuant son froncement de sourcil.

- Tout est clair entre nous, répondit Alice en haussant les épaules, le regard toujours fuyant.

Bien sûr, elle se fourvoyait elle-même, mais ce qu'elle ressentait ne regardait qu'elle après tout non ?

- Il faut croire que non ! Renchérit Jonathan. Alice, soit honnête, est-ce que tu as des sentiments pour moi !?

A cette question, Alice se ratatina sur place, elle aurait voulu être une petite souris pour aller se cacher sous un coin de meuble. Pourquoi fallait-il que Jonathan la mette ainsi à nue !? Elle qui faisait tant d'effort depuis un mois pour ne rien laisser paraître !

- Est-ce que ta vérité c'est que tu es amoureuse de moi ?

Et ce jeu stupide... La prochaine soirée à laquelle elle participerait, elle tournerait sept fois sa langue dans sa bouche avant de lancer des bombes de ce genre !

- Alice, j'ai besoin de connaître ta réponse ! Insista Jonathan en posant sa main sur le bras de son amie pour l'inciter à lever le regard sur lui.

- Et même si c'était vrai, ça changerait quelque chose !? Riposta soudainement Alice en retirant son bras de la main de Jonathan tout en lui lançant un regard un peu perplexe, ses sourcils également froncés.

- Ca changerait tout ! S'écria Jonathan en ouvrant les bras en grand en signe de stupéfaction.

- Qu'est-ce que tu insinues ? Renchérit Alice en plissant les yeux. Qu'on devrait mettre un terme à notre amitié !? Tu as pensé à Jane, Riza ou encore Arthur ?

Si elle n'avait rien dit, c'était justement pour ne pas gâcher cette amitié qu'ils avaient tous les cinq. Même si leur vie actuelle ne leur permettait pas de se voir aussi souvent qu'ils l'auraient souhaité, elle adorait ses moments volés qu'ils arrivaient à passer ensemble. Elle avait même demandé sa mutation sur East City pour pouvoir se rapprocher du trio que formait Riza, Jane et Jonathan.

- Non, tu m'as mal compris ! Reprit Jonathan en soupirant. Je ne parle pas de notre amitié au sein du groupe, mais de nous deux !

- Qu'est-ce que tu me racontes John !? S'exclama-t-elle incrédule.

- Tu veux connaître ma vérité !? Rétorqua-t-il subitement en changeant de sujet, ou pas.

- Je n'ai pas vraiment envie de reparler de ce jeu, grogna-t-elle en détournant de nouveau le regard.

C'était décidé, c'était la dernière fois qu'elle proposait de jouer à ce genre de jeu... A partir du moment où tu tombais amoureux, ça devenait beaucoup trop risqué de faire des révélations... Elle avait voulu charrier Riza et voilà qu'elle s'était faite prendre à son propre jeu !

- Je crois que cette partie t'aura calmé sur les jeux de questions embarrassantes pour un sacré moment dis donc, s'exclama-t-il en riant lorsqu'il découvrit le visage décomposait qu'arborait son amie.

- Tu trouves vraiment que c'est drôle !? Répliqua-t-elle d'une voix froide en le fusillant du regard.

Cette remarque suffit à faire retomber le rire de Jonathan. Ce dernier s'approcha un peu plus d'Alice pour l'obliger à lui faire face et il reposa pour la seconde fois sa main sur le bras de son amie, plongeant son regard décidé dans celui un peu perdu d'Alice.

- Alice, ma vérité c'est que je n'ai couché avec personne depuis plus d'un mois ! Avoua-t-il enfin extrêmement sérieux.

- Qu.. Quoi, bafouilla Alice prenant conscience de cette révélation. Tu veux dire que... Ajouta-t-elle en se stoppant, cherchant ses mots.

- Oui, c'est toi la dernière fille avec qui j'ai couché ! Répondit-il pour compléter la phrase qu'Alice n'arrivait pas à formuler.

oOo

Pendant ce temps-là, dans les rues d'East City.

- Riza attends-moi ! S'écria Roy en partant à la poursuite de Riza qui marchait comme une furie.

Mais cette dernière se sentait tellement ridiculisée qu'au lieu de s'arrêter, elle accéléra le pas. Son cœur battait la chamade, plus jamais elle ne pourrait faire face à son supérieur... Comment avait-elle pu laisser la situation déraper autant ? Sans qu'elle ne s'en rende compte, des larmes se mirent à couler le long de ses joues.

- Riza ! S'exclama Roy à bout de souffle alors qu'il venait tout juste d'arriver à la hauteur de sa subordonnée et qu'il la stoppa net en la saisissant par le bras. Tu pleures !?

Ce qu'il s'apprêtait à lui dire c'était noyé dans sa gorge lorsqu'il avait vu les larmes qui déferlaient en torrent sur les joues de la sniper.

- Ne vous moquez pas de moi ! S'exclama Riza en retirant son bras de la main de son supérieur d'un coup sec de la même manière qu'Alice l'avait fait avec Jonathan. J'ai eu ma dose pour ce soir ! Renchérit-elle en reprenant son chemin.

Roy resta un instant pantois face à cette réplique, mais il retrouva vite de sa superbe et vint se remettre à la hauteur de sa subordonnée, l'obligeant à s'arrêter pour la seconde fois.

- Riza ! Je ne me moque absolument pas de toi ! S'exclama-t-il en essayant de capter le regard de la blonde.

- Vous avez peut-être réussi à berner les autres, mais pas moi Colonel ! Pesta-t-elle en gardant son regard fixé vers le sol.

A cet instant, il lui était impossible de poser son regard dans les yeux onyx de son supérieur. Elle s'était fourvoyée et s'était mise à croire dur comme fer que toute cette soirée n'avait été qu'une véritable comédie ! S'il était revenu après avoir redéposé Clary chez elle, c'était simplement pour venir se moquer d'elle alors qu'elle était entourée de ses amis. Pourquoi en aurait-il était autrement !? C'était la seule chose qu'elle arrivait à se rentrer dans le crâne. Elle ne pouvait pas croire que tout ce qui venait de se passer puisse être vrai... C'était complètement irréaliste, impensable et surtout, interdit !

- Mais de quoi tu parles ? S'exclama Roy en fronçant les sourcils. Je n'ai berné personne ! Je n'ai jamais été aussi sincère !

- Sincère !? Vous avez vous même avoué que vous n'aviez pas toujours été honnête avec moi et vous osez dire que vous n'avez jamais été aussi sincère qu'au cours de cette soirée !? Cracha-t-elle au visage de l'alchimiste en le fusillant du regard.

Décidément, cette conversation ressemblait beaucoup trop à celle des deux amis de la blonde... L'heure des explications semblait avoir sonné.

- Mais tu mélanges absolument tout ! Rétorqua Roy en poussant un profond soupir de lassitude, ne sachant plus comment lui faire comprendre que les sentiments qu'il éprouvait pour elle était plus que réel, mais surtout profondément sincère.

- Je mélange tout !? S'exclama Riza en haussant les sourcils, à deux doigts de s'emporter. D'accord, alors dites-moi la vérité. Sur quel sujet n'avez-vous pas été honnête avec moi !?

- Riza, t'es stupide ou tu le fais exprès !? Rétorqua Roy en la regardant abasourdi. Je pensais qu'Alice avait été assez "direct" sur le sujet.

- Ahhh parce qu'en plus vous m'insultez maintenant ! Renchérit Riza en se mettant réellement en colère. Alice à une imagination débordante, il ne faut pas prendre au sérieux tout ce qu'elle dit !

Riza fulminait intérieurement, d'où son supérieur se permettait de l'insulter de fille stupide !? Pour s'être ramené à la soirée au bras de Clary, c'était plutôt lui qui était stupide dans l'histoire !

- Et bien tu aurais du la croire parce qu'elle était certainement la plus proche de la vérité ! Répliqua-t-il en soupirant une nouvelle fois. Pourquoi tu t'obstines à renier les faits ! Ajouta-t-il en fronçant les sourcils, ne comprenant pas pourquoi sa subordonnée refusait de voir la vérité en face.

- Je ne m'obstine à rien du tout ! Rétorqua-t-elle vexée.

Pourquoi fallait-il qu'il retourne le couteau dans la plaie comme ça !? Ne l'avait-il pas assez humilié !? Qu'est-ce qu'il cherchait à se prouver à la fin !? Qu'aucune femme ne pouvait lui résister ? Pas même son intransigeante lieutenant, celle redoutée de tous ? Elle méritait mieux que d'être un numéro de plus sur son tableau de chasse...

- Mais Bordel Riza, Je t'aime ! Finit par lâcher explicitement le Colonel, dans l'espoir que l'information remonte ENFIN dans le cerveau de la blonde qui lui faisait face. Qu'est-ce qu'il faut que je fasse de plus pour que tu te rentres ça dans le crâne !?

Riza se tut un instant, prise au dépourvu... Jusqu'où allait-il mener cette comédie !? Ne voyait-il pas le mal qu'il lui procurait à travers les larmes qui coulaient sur ses joues et qu'elle n'arrivait pas à ravaler ? Cette situation était grotesque et commençait à partir beaucoup trop loin...

- Dois-je vous rappeler que je vous ai vu débarquer à cette soirée au bras de Clary ! Cracha-t-elle avec haine. Comment voulez-vous que j'accorde la moindre crédibilité à vos propos !?

Il osait vraiment lui dire ces trois petits mots alors qu'il y a encore quelques heures il se pavanait au bras de Clary... Il était vraiment sérieux !? Décidément cette soirée n'avait été qu'une mascarade...

- J'ai quitté Clary ! Se justifia-t-il en agitant de nouveau les bras en grand.

- Et parce que vous avez quitté Clary, il faut que je vous tombe dans les bras !? Rétorqua Riza mi choquée, mi énervée.

Elle valait certainement mieux que de passer derrière cette traînée... Elle n'arrivait pas à s'enlever l'image du couple qu'avait formé son ancienne camarade de dortoir avec son supérieur. Cette image lui provoquait des frissons et lui donnait envie de vomir... Était-ce un coup monté de Clary ou de son supérieur !? Peut-être était-ce même un complot organisé par eux deux pour la rabaisser ! Cela ne l'étonnerait même pas de voir Clary surgir de derrière un mur... Elle avait toujours adoré rabaisser Riza au lycée... Pourquoi cela aurait-il changé au jour d'aujourd'hui !?

- Je n'ai pas dit ça ! Répondit-il en grimaçant, se rendant compte que ses propos avaient été mal interprété.

- Donc le sujet est clos ! Bonne soirée Colonel ! S'exclama Riza en reprenant son chemin.

Roy resta abasourdi et se contenta de la regarder s'en aller. Sur le coup, il ne savait plus comment faire pour rattraper le coup. Il repensa à Clary et au moment où ils étaient partis de chez Jane.

oOo

- Que fait-on Roy ? Demanda Clary tandis qu'ils marchaient dans les rues de la ville.

- Je pensais avoir été clair, la soirée est terminée ! S'exclama-t-il sans un regard pour elle.

Au fond de lui, il était en train de poser le pour et le contre sur ce que Jane lui avait annoncé en le mettant à la porte. Devait-il retourner là-bas ? Il avait tellement envie de poursuivre cette soirée en compagnie de sa subordonnée... Mais pour qui passerait-il !? Il était arrivé au bras de Clary... Il passerait pour un incruste à revenir seul et en plus, pour en courtiser une autre...

- Tu n'as pas été très gentil avec moi, minauda Clary en essayant de s'accrocher au bras de l'alchimiste.

Roy failli avaler sa salive de travers à cette remarque de la blonde, elle était sérieuse !? Lui, n'avait pas été "très gentil" !? C'est l'hôpital qui se fou de la charité ? Avait-elle oublié tout le venin qu'elle avait craché sur le dos de Riza !?

- Et toi tu n'as pas été "très gentille" avec Riza, renchérit-il en reprenant ses propres termes avec un regard froid tout en retirant son bras du sien.

Il la fusilla un instant du regard et Clary le regarda en fronçant les sourcils. Que lui arrivait-il ? Qu'est-ce qu'il en avait à faire de Riza !? Il ne la connaissait même pas... Cette fille complètement banale et qui n'avait aucune féminité... Ca ne ressemblait pas au grand Casanova qu'il était ! Elle ne l'avait aperçu qu'au bras des plus belles femmes de la ville et une chose était certaine, pour elle, Riza ne faisait pas parti du palmarès des plus belles femmes de East City.

- Pourquoi tu prends la défense de cette fille, pesta Clary en fronçant les sourcils... Je suis tellement mieux qu'elle ! Renchérit-elle avec un petit sourire ravageur et un petit clin d'œil rempli de sous-entendus.

Roy du prendre sur lui pour ne pas la gifler. Mais comment avait-il fait pour tomber entre les griffes de cette fille !? Elle était tellement imbue d'elle-même... Tellement garce ! Il devait vraiment être désespéré pour avoir commis un tel impair !

- Comment oses-tu la rabaisser de la sorte !? Tu ne me semblais pas aussi garce lorsque l'on s'est rencontré dans ce bar l'autre jour ! Répondit-il sans prendre de pincette.

- Roy ! S'exclama Clary outrée en portant ses deux mains à sa bouche. Comment oses-tu m'insulter de la sorte alors que je ferais n'importe quoi pour toi !?

- N'importe quoi pour moi !? Renchérit l'alchimiste en ouvrant des yeux ronds. Tu devrais commencer par avoir un peu plus de respect par les gens qui t'entoure ! Pour qui te prends-tu pour rabaisser une femme parce qu'elle est née dans une condition inférieur à la tienne !? Ces gens n'ont rien demandé à personne et encore moins d'être rabaissés pour quelque chose à laquelle ils ne peuvent rien !

Il était vexé et en colère car lui aussi n'était pas né de parents fortuné et en plus, il avait été élevé par sa tante qui tenait un bar pas vraiment du genre fréquentable. Que dirait-elle de lui, si elle savait tout cela !?

- On est arrivé ! Poursuivit-il en désignant l'immeuble où vivait la blonde. Et ce n'est pas plus mal car le sujet est clos.

- Roy... tenta une dernière fois Clary en s'accrochant à son bras. Ca ne peut pas se terminer entre nous à cause de ça voyons !

- Je crois au contraire que si ! Bonne nuit Clary ! s'exclama-t-il en retirant de nouveau son bras des siens.

La jeune femme fit mine de bouder, mais voyant que cela n'attristait absolument pas le militaire, elle finit par se retourner et par rentrer dans son immeuble sans un regard pour l'alchimiste de flamme.

Une fois seul, Roy soupira enfin et se remit en marche en direction de chez Jane, il ne savait pas vraiment si ce qu'il faisait été une bonne idée, mais il était frustré et avait besoin de voir Riza. Il ne voulait pas qu'il y ait le moindre mal entendu entre eux. Et puis surtout, il ne voulait pas baisser dans son estime.

oOo

Roy sursauta lorsqu'il réalisa qu'il était seul dans la rue. Bordel, il était revenu à la soirée parce qu'il ne voulait pas baisser dans l'estime de sa subordonnée et surtout pas la quitter sur un malentendu... Et que venait-il de se passer !? Exactement ce qu'il ne voulait pas qu'il se passe !

En s'activant, il partit en direction de l'immeuble de sa subordonnée. Heureusement qu'il connaissait son adresse pour l'avoir lu dans son dossier militaire. Oui, bon, ce n'était pas vraiment légal, mais il avait appris l'adresse de chacun de ses subordonnés au cas où, mais surtout celui de son assistante. Il aimait savoir où elle se trouvait, cela le rassurait.

Il arriva jusqu'à son immeuble sans retomber sur elle, il espérait qu'elle soit réellement rentrée chez elle, sinon, il ne savait pas ce qu'il devrait faire...

Reprenant calmement son souffle, il monta les deux étages qui le séparaient de l'appartement de sa subordonnée. Lorsqu'il fut devant la porte, il attendit bien cinq minutes avant d'avoir le courage de toquer... De un, il fallait qu'il calme son souffle, il était limite venu ici en courant. Et de deux, il fallait qu'il soit sûr de ce qu'il allait lui dire.

Toc-Toc-Toc.

- Hayate tais-toi, entendit-il à travers la porte en plus de l'aboiement du chien de sa subordonnée.

Au moins, elle était rentrée ! A savoir si elle allait le laisser s'expliquer.

- Colonel !? S'exclama-t-elle surprise en entrouvrant sa porte, celle-ci restait à demi verrouillée grâce à un crochet.

Apparemment, elle ne s'était pas attendue à le voir débarquer chez elle et pensait vraiment que la discussion était close.

- Je peux entrer !? Tenta-t-il de demander.

Il n'avait pas vraiment envie que cette discussion se fasse sur le seuil, chacun d'un côté de la porte...

- Je ne sais pas si c'est très raisonnable en vue de l'heure qu'il est, répliqua-t-elle simplement en fronçant les sourcils.

A vrai dire, elle n'avait pas vraiment envie de voir son supérieur débarquer dans son intimité. Il avait déjà fait assez de dégâts dans son cœur en se moquant d'elle aussi ouvertement, elle n'avait pas non plus envie qu'il vienne en faire de même dans le "cocon" que représentait pour elle son appartement.

- Je n'ai pas l'intention de bouger d'ici et je ne pense pas que tu apprécierais qu'un de tes voisins me surprennent sur le pas de ta porte !

Mince, elle n'avait pas pensé à cela... Que devait-elle faire ? Le laisser entrer ou prendre le risque que quelqu'un ne le surprenne sur son palier... ? Décidément, tout le monde semblait s'être ligué contre elle aujourd'hui... Lorsqu'elle avait quitté son supérieur et qu'elle s'était rendue compte qu'il ne la suivait pas, elle avait alors pensé qu'il avait compris le message.

Elle était rentrée chez elle en vitesse, ne supportant plus d'être ainsi mise à nue en pleine rue... Une fois chez elle, elle avait repris son souffle. Elle avait à peine eu le temps de s'occuper de son chien que quelqu'un avait toqué à sa porte... Elle avait tout de suite compris qu'il s'agissait de Roy. Qui cela pouvait-être d'autre à cette heure-ci ! Mais elle espérait tout de même se tromper... Mais comme toujours, son instinct ne l'avait pas berné...

Le regard de Roy se fit insistant et déterminé et en poussant un profond soupire, Riza déverrouilla sa porte et laissa entrer son supérieur chez elle.

C'était la première fois qu'il entrait chez elle. Ce n'était pas très grand, mais ça lui allait très bien, de toute façon, elle n'était pas souvent là avec le travail qu'elle avait et moins il y avait d'espace, moins il y avait de ménage à faire.

- Qu'est-ce que vous me voulez encore !? S'exclama Riza en croisant les bras sur sa poitrine et en s'adossant à sa porte d'entrée.

Roy se tourna vers elle pour l'observer. Elle semblait toujours énervée. Pourquoi refusait-elle d'admettre que ses sentiments pour elle soient vrai !? Ils avaient parcouru tellement de chemin depuis qu'ils se connaissaient. Elle lui avait fait confiance en lui montrant le tatouage qu'il y avait sur son dos pour qu'il devienne l'alchimiste de flamme. Ils avaient survécu à Ishval. Elle assurait ses arrières... Il avait une confiance aveugle en elle, et il était sûr qu'il en était de même pour elle. Alors pourquoi ne le croyait-elle pas sincère quand il lui disait qu'il l'aimait !? De que avait-elle peur au juste !?

Il la regarda un moment, cherchant ses mots. Elle semblait à la fois si vulnérable et invincible dans cette position. Les yeux plissés, les sourcils froncés, elle restait sur la défensive.

- Riza, soupira Roy pour la énième fois de la soirée. Pourquoi tu refuses d'admettre que je puisse être amoureux de toi !

Cette dernière se frustra à cette remarque. Pourquoi insistait-il sur le sujet !? Depuis qu'il avait compris qu'elle voulait coucher avec lui, elle avait la désagréable impression qu'il voulait juste en profiter, comme il aurait pu le faire avec Clary si sa soirée n'avait pas été écourtée...

- Parce que ce n'est pas le genre de la maison ! Roy Mustang est connu pour être un coureur de jupon ! Grogna-t-elle en sortant les crocs.

Hayate, sentant la tension qui émanait de sa maîtresse vint se poster près d'elle, comme s'il attendait le premier ordre pour attaquer celui qui venait ainsi troubler la tranquillité de sa maîtresse.

- Tu crois vraiment tout ce qu'il se dit à mon sujet !? Reprit Roy en fronçant les sourcils, un peu blessé par la remarque de son assistante.

- Je travaille avec vous, s'exclama-t-elle toujours sur le même ton. Je vous entends quand vous vantez vos exploits de la veille au lieutenant Havoc ou à n'importe quel autre membre de l'équipe ! Renchérit-elle avec sarcasme.

- Mais tout ceci n'est qu'une façade ! S'offusqua Roy de voir à quel point la jeune femme se fourvoyait sur son compte. Je pensais que vous l'aviez compris vous ! Renchérit-il en fronçant les sourcils.

- Compris quoi !? Rétorqua Riza en faisant de même.

- Que je n'ai jamais couché avec aucunes de ses filles ! Exposa-t-il avec évidence en écartant les bras abasourdi de voir qu'il était réellement incompris.

Riza le regarda en fronçant les sourcils... Effectivement, elle avait du mal à porter crédibilité à ses propos. Il allait falloir un peu plus que ça pour la convaincre d'une telle affirmation.

- Si j'enchaîne les conquêtes, tenta-t-il de s'expliquer et de se justifier. C'est de un, pour éviter que ça ne devienne trop sérieux avec l'une d'entre elle. De deux, parce que les hauts-gradés ne me voient que comme un militaire stupide qui profite de son grade pour attirer les minettes... Et enfin, de trois, parce que c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour refroidir mes ardeurs et pour ne pas sauter sur ma subordonnée ! Conclu-t-il avec un regard sous-entendus pour sa fameuse subordonnée.

Les yeux de Riza s'écarquillèrent sur la dernière explication de son supérieur. D'un coup, elle ne savait plus comment elle devait se comporter... Était-il vraiment sérieux ou se moquait-il d'elle ? Elle ne savait plus quoi penser, ses jambes étaient sur le point de la lâcher tellement elles étaient devenues du coton. Au fond d'elle, elle avait envie d'y croire, mais elle avait tellement peur qu'il ne se sert d'elle juste pour parvenir à ses fins, elle ne le supporterait pas.

- Riza, renchérit Roy en s'avançant doucement vers sa subordonnée. Je t'aime ! Je t'aime plus que tout au monde, répéta-t-il pour la seconde fois de la soirée avec certitude en posant délicatement sa main sur la joue de sa subordonnée.

Riza sursauta à ce contact mais ne le repoussa pas pour autant, elle était hypnotisée par le regard de braise qu'il avait pour elle. Mais qu'étaient-ils sur le point de faire !? Pourquoi n'arrivait-elle pas à bouger !? Ni à parler ? Elle était là, le regard fixé sur lui, le cœur battant à tout rompre dans sa poitrine, les mains moites... Sa peau la brulait là où la main de son supérieur était posée. Ses doigts étaient comme électrisant sur sa joue. Son ventre se contracta lorsqu'il posa sa seconde main contre sa taille et par réflexe elle vint poser les siennes contre son torse, sur cette chemise si fine qu'elle pouvait sentir ses pectoraux sous ses doigts. Elle en arrêta même de respirer.

Ils se regardèrent un instant dans les yeux, plus aucun bruit ne se faisait entendre autour d'eux si ce n'est celui de leur cœur battant à l'unisson, puis comme si un aimant les attirait l'un à l'autre, leurs lèvres finirent pas se rapprocher dangereusement, mais aucun des deux ne recula, continuant à s'observer dans les iris de l'autre. Le contact fut très vite fusionnel, à l'impact des lèvres de Roy sur les siennes, Riza ferma les yeux et se laissa aller dans les bras de son supérieur, ses jambes la lâchèrent et ses entrailles s'enflammèrent. Elle était comme la braise et seul Roy avait le pouvoir de maîtriser le feu qui brûlait en elle.

To be continued...


Hello, me voici avec le septième et avant-dernier chapitre de cette petite histoire !

J'espère que ce chapitre vous a plu ! Comme toujours, je me suis stoppée au moment les plus révélateurs mouahaha ! Je suis sûre que vous ne vous attendiez pas à cela de Jonathan ! Aux dernières nouvelles, c'était le seul dont on n'avait pas eu vent de sa vérité ! Je ne pouvais pas conclure cette histoire sans la révéler hihihi.

J'aurais pu m'arrêter ici, ça aurait pu faire une très bonne fin ! Mais je sais que vous ne serez pas d'accord, parce que de un, je suis sûre que vous en voulez encore un petit peu sur Jonathan et Alice (bande de coquinou). Et puis, de deux, je ne pense pas que vous allez vous contenter d'une fin comme celle là entre Roy et Riza ! Et vous avez raison mouhahaha ! Suite et fin au prochain chapitre !

Bonne journée.

Sei.