Le lendemain, Adrien arriva en classe avec l'impression de flotter sur un nuage.

Il n'avait plus touché terre depuis la veille. Depuis que les baisers de sa Lady l'avaient propulsé vers des sommets de félicité du haut qu'il doutait de pouvoir en descendre un jour.

Perdu dans ses (merveilleux, extraordinaires, inoubliables) souvenirs, Adrien porta machinalement ses doigts à ses lèvres. Ce bref contact n'était rien en comparaison que l'empreinte brûlante que Ladybug avait laissé dans sa mémoire, mais il suffit à faire naître un nouveau sourire de bonheur incrédule sur le visage du jeune homme.

Ladybug l'avait embrassé.

Plusieurs fois.

Et mieux encore. En plus de lui montrer qu'elle partageait ses sentiments (et de quelle manière !), elle lui avait avoué qu'elle se sentait prête à lui dévoiler son identité. Enfin.

La nouvelle avait rendu Chat Noir absolument extatique.

Seule ombre au tableau : Ladybug lui avait demandé d'attendre leur prochain rendez-vous pour lui révéler qui elle était. Ce n'était pas l'envie qui manquait de lui dire maintenant, loin de là, avait-elle insisté. Mais la journée avait déjà été riche en émotions et elle n'était pas sûre qu'en rajouter encore soit une bonne idée.

Pas s'ils voulaient éviter qu'elle se transforme en flaque de guimauve, en tout cas.

(Ce à quoi Chat Noir avait répondu sans hésiter qu'il l'aimait et continuerait de l'aimer quoi qu'il arrive, flaque de guimauve ou non.)

(Déclaration qui, à sa délicieuse surprise, avait laissé sa Lady toute balbutiante et rougissante.)

Si Chat Noir ne pouvait nier avoir éprouvé une pointe de déception lorsque Ladybug lui avait demandé d'attendre encore un peu, il n'en avait pas moins accédé à sa requête de bonne grâce.

Avec le recul, il éprouvait même un profond sentiment de reconnaissance envers elle pour avoir temporisé la situation. La curiosité était une chose. L'effet que sa Lady avait sur lui en était une autre. Chat Noir devait être réaliste. Il était peu probable que son cœur ait pu survivre à une déclaration d'amour ET à une révélation en l'espace de quelques dizaines de minutes.

De toute façon, il n'aurait guère besoin de patienter longtemps. Ladybug et lui avaient convenu de se retrouver le soir même, au sommet de la Tour Eiffel.

Il pouvait bien patienter encore quelques heures.

(Onze heures et trente-sept minutes, précisément.)

(Rien d'insurmontable.)

(Il pouvait y arriver.)

Toujours perdu dans ses pensées, Adrien salua distraitement ses camarades de classe et s'assit à sa place en poussant un soupir rêveur. Ce n'est que lorsqu'il entendit l'exclamation choquée de Chloé qu'il reprit brusquement contact avec la curiosité.

« Oh. Mon. Dieu. »

Adrien se tourna vers son amie avec curieuse impression de déjà-vu.

« Q-que... Quoi ? », lui demanda-t-il prudemment.

« Tu as embrassé Ladybug », assena brutalement Chloé, déclenchant une nuée d'exclamations de surprise parmi leur auditoire.

« Je… moi ? », balbutia Adrien, pris de court.

« Tu as totalement embrassé Ladybug », répéta Chloé. « Ça se voit sur ta figure. »

« Oh mon dieu », laissa échapper Nino après avoir dévisagé attentivement son ami. « Elle a raison. »

« Quoi ? », s'exclama Adrien en portant machinalement ses mains à son visage.

Il n'était tout de même pas si transparent que ça.

Non ?

Mais au vu des regards effarés que lui jetaient ses camarades, il fallait croire que si.

« AH ! J'étais sûr que la bannière était une idée géniale ! », rugit triomphalement Kim.

« C'était une idée terrible », rétorqua Adrien. « J'ai cru mourir de honte ! »

« Mais ça a marché, non ? », répondit son ami du tac au tac. « C'est le principal ! »

Adrien ouvrit la bouche pour tenter de répliquer qu'il doutait que la fameuse bannière ait eu un impact décisif sur l'opinion de sa Lady, mais se ravisa devant l'expression radieuse de Kim. Il se contenta de hocher la tête en signe d'approbation, déclenchant une nouvelle d'exclamations dans la salle.

Il ne fallut que quelques secondes à ses amis pour bondir de leur siège et venir se presser autour de son bureau, dans un brouhaha incompréhensible de congratulations et de clameurs de surprise.

Adrien ne savait plus où donner de la tête.

Nino gratifiait son dos de claques de félicitations si vigoureuse qu'il commençait à s'inquiéter aussi bien pour le bien-être de ses omoplates que pour celui de la paume de son ami. Rose se lançait dans une diatribe interminable sur le romantisme et le triomphe de l'Amour. Kim brandissait fièrement sa fameuse bannière, aidé par un Nathaniel rayonnant. Juleka hochait doucement la tête, un sourire d'approbation aux lèvres. Mylène, Ivan, Max et Sabrina le félicitaient joyeusement.

Même Chloé semblait approuver la tournure des évènements.

Ou tout du moins, elle ne marquait pas sa désapprobation à grand cris de désespoir ou à coup de menaces terrifiantes. Ce qui était déjà une victoire en soi.

Les confettis qu'Alix lança à la figure d'Adrien ne firent qu'ajouter un peu plus à la confusion ambiante.

Dépassé par l'ampleur du chaos, Adrien ne remarqua pas le regard incisif qu'Alya jeta à Marinette. Les yeux de la jeune blogueuse restaient fixement rivés sur sa meilleure amie, qui admirait quant à elle son bureau comme si c'était la chose la plus passionnante du monde.

« Je suis ravie pour vous Ladybug et toi », annonça finalement Alya, sans détacher son regard de Marinette.

« Moi aussi », s'empressa d'ajouter cette dernière en relevant brusquement la tête vers Adrien. « Félicitations ! »

« Merci », répondit le jeune homme avec un sourire radieux.

Après un dernier coup d'œil acéré à sa meilleure amie, Alya se tourna à son tour vers Adrien.

« Ça me fait vraiment plaisir d'apprendre que tu sors avec Ladybug », reprit-elle en articulant distinctement chaque mot. « Et je suis contente que tu nous fasses suffisamment confiance à nous, tes amis, pour nous parler de l'évolution de ta situation sentimentale. »

« Oh, c'est tout naturel », répliqua joyeusement Adrien.

« C'est vraiment une grande nouvelle », continua impitoyablement Alya. « J'espère que Ladybug a elle aussi des amis à qui se confier. Ça serait dommage qu'elle ne puisse dire à personne qu'elle a un copain maintenant. Surtout quand il est question de quelqu'un d'aussi extraordinaire que toi. »

Alors qu'Adrien se confondait en remerciements, Marinette se tortillait sur son siège, clairement mal à l'aise.

« J-Je sûre que Ladybug a des tas d'amis de confiance », intervint Marinette d'une voix gênée. « Elle leur en a sûrement parlé, si elle a pu. Sans forcément rentrer dans les détails. Et si non, c-c'est surement qu'elle avait une bonne raison. C-comme s'endormir sur son téléphone, par exemple. Ce genre de choses. »

Haussant un sourcil circonspect, Alya fixa de nouveau Marinette d'un regard perçant. Puis, au bout d'une longue minute, un sourire amusé se dessina finalement sur ses lèvres. Marinette laissa échapper un soupir de soulagement en voyant l'expression de son amie s'adoucir. Elle lui serra discrètement la main sous leur bureau en guise d'excuse, accompagnant son geste d'un haussement d'épaule impuissant. Alya lui répondit en levant dramatiquement les yeux au ciel, puis, toute rancœur visiblement oubliée, reporta son attention sur Adrien pour participer joyeusement à la conversation.

La discussion sur les amours d'Adrien se poursuivit jusqu'à l'arrivée de leur professeur.

À l'exception de quelques rappels à l'ordre à l'attention d'un Adrien complètement distrait et de quelques ricanements amusés de la part des autres élèves, la matinée se déroula sans incident notable. Il en fut de même pour le repas de midi, où le sujet de la vie sentimentale de Chat Noir et de Ladybug fut au centre de toutes les conversations des élèves de la classe.

L'après-midi, en revanche, prit rapidement une toute autre tournure.

Une violente explosion accompagnée d'un nuage de paillettes roses secoua la ville, indiquant sans le moindre doute l'arrivée d'un nouveau super-vilain.

Adrien s'éclipsa grâce à une diversion offerte par Nino qui, simulant un malaise, s'évanouit dramatiquement dans les bras de leur malheureux remplaçant de mathématiques. Alya s'empressa de s'enfuir elle aussi, entraînant Marinette avec elle sous prétexte de « ne pas lui faire manquer ce moment inoubliable ».

Chat Noir aurait aimé pouvoir dire que cette nouvelle bataille fut facile.

Il n'en fut rien.

Ladybug et lui avaient beau être des combattants aguerris, se retrouver face à une armée de licornes en furie n'avait manifestement rien d'évident. Il ne leur fallut pas moins de deux heures, trois Cataclysmes et autant de Lucky Charm pour venir à bout du super-vilain.

L'affrontement se termina sur une manœuvre particulièrement périlleuse de Chat Noir, qui, faisant fi de tout instinct de conservation, manqua de se faire simultanément piétiner ET empaler dans sa tentative de distraire son ennemi. Le jeune homme dû ensuite s'éclipser en catastrophe, laissant une Ladybug livide aussi bien de peur que de colère réparer les dégâts causés par l'attaque.

Lorsqu'Adrien regagna finalement son école, ce fut avec l'impression de s'être fait rouler dessus par un camion de 15 tonnes. Plusieurs fois.

Il se sentait tellement épuisé qu'il s'étonnait presque d'avoir encore la force de poser un pied devant l'autre. Rien ne lui aurait fait plus plaisir que de rentrer directement chez lui et de s'effondrer sur son lit pour y faire une bonne sieste bien méritée. Hélas, il devait au moins récupérer ses affaires.

Se demandant distraitement s'il ne pouvait pas s'inventer une excuse pour sécher la fin d'après-midi, le jeune homme ouvrit la porte de la salle de classe.

Un cri l'accueillit aussitôt.

« Adrien ! », s'exclama Nino dès l'instant où il le vit entrer dans la pièce.

Malgré la fatigue, Adrien ne put retenir un petit éclat de rire lorsque son meilleur ami se précipita vers lui pour le serrer dans ses bras. Il lui rendit rapidement son étreinte, puis, s'étonnant de ne pas être rappelé à l'ordre par leur professeur, s'écarta et jeta un rapide coup d'œil autour de lui.

Chloé. Sabrina. Marinette. Alya. Alix. Kim. Max. Nathaniel. Rose. Juleka. Ivan. Mylène. Et Nino, bien sûr.

Tous ses camarades, sans exception, se trouvaient présents dans la salle.

En revanche, pas un adulte n'était en vue.

C'est non sans une certaine émotion qu'Adrien réalisa soudain que leur dernier cours de la journée avait certainement été annulé, mais que tous ses amis étaient malgré tout restés à l'école pour attendre de ses nouvelles. Cette hypothèse se trouva rapidement confirmée lorsqu'ils s'approchèrent de lui pour lui parler de son dernier combat.

Après s'être assurés qu'Adrien était bien en bonne santé, les amis du jeune homme s'empressèrent de le féliciter pour ses récents exploits. La vidéo de l'attaque, dument diffusée par Alya, avait visiblement déjà été vue et revue par tout le monde.

« Franchement, c'était impressionnant ! », lança Alix avec un sifflement admiratif. « Surtout ta dernière diversion. Il fallait oser ! »

« Oui », approuva Kim avec un vigoureux hochement de tête. « C'était vraiment cool ! »

« Je ne connais pas grand monde qui aurait eu le courage de se jeter comme ça devant un troupeau de licornes », ajouta Nino d'une voix admirative.

Un sourire timide aux lèvres, Adrien se passa machinalement la main derrière la nuque.

« Ce n'était pas grand-chose, vous savez… »

« Ne soit pas si modeste ! », riposta Nino en passant fièrement un bras autour de ses épaules. « Tu as été génial ! Et la façon dont tu as esquivé le sabot à la dernière seconde, juste avant de donner un coup de pied au vilain… C'était tellement classe, on se serait cru au cinéma ! »

« C'était du grand art ! », renchérit Kim.

« C'est vrai que j'ai rarement eu des images aussi impressionnantes pour le Ladyblog », reconnu Alya en pianotant à toute vitesse sur l'écran de son téléphone. « Les deux dernières minutes, surtout, c'était du délire ! »

« Et ta stratégie a été couronnée de succès », ajouta Max. « C'est la preuve que tu as fait exactement ce qu'il fallait pour détourner l'admiration de ton ennemi. »

« J'ai toujours su que tu étais le meilleur, Adrichou », le congratula Chloé en plaquant une bise sonore sur sa joue.

Les jeunes gens continuaient de couvrir Adrien de compliments, sans remarquer que l'expression de Marinette s'assombrissait un peu plus à chaque nouvelle félicitation sur la périlleuse manœuvre de distraction qui lui avait permis de mettre fin au combat. Emportés par l'euphorie du moment, ils ne cessaient de louer le courage et le dévouement de leur ami.

« C'était du génie, purement et simplement. »

« C'était diversion la plus impressionnante que j'ai jamais vu !»

« Il n'y a vraiment que toi qui pouvait réussir ça ! »

« C'était grandiose ! »

« Spectaculaire ! »

« C'était – »

« C'était incroyablement stupide », coupa une voix tranchante.

Tous les regards convergèrent à la vitesse de l'éclair vers Marinette.

Les poings serrés et les sourcils froncés de désapprobation, la jeune fille tapait furieusement du pied contre le sol.

« Allons, tu exagères », tenta de temporiser Nino. « C'était impressionnant, bien sûr, mais Adrien sait ce qu'il fait. »

« Non », insista Marinette en fusillant ses camarades du regard. « Ce n'était pas 'classe'. Ce n'était pas 'cool'. C'était stupide. »

« Hey ! », protesta Kim, alors que d'autres exclamations stupéfaites s'élevaient de part et d'autre.

« Marinette… », essaya d'intervenir Adrien en levant les mains en un geste d'apaisement.

Mais Marinette ne l'écoutait pas.

Elle n'écoutait personne, à vrai dire. Ni les plaintes scandalisées de Chloé, ni les paroles conciliatrices d'Alya, ni les remarques de Nino, ni les questions de tous leurs autres camarades.

Les yeux étincelant de colère, elle s'avança vers Adrien. Il émanait d'elle une telle aura de fureur que nul n'osa l'interrompre dans son approche.

« Tu aurais pu mourir », lui lança-t-elle en pointant un doigt accusateur vers lui. « Se jeter sous les sabots d'un troupeau de licornes, c'était stupide. Il y avait des dizaines d'autres solutions ! »

Chloé laissa échapper une nouvelle exclamation outragée.

« Comme si tu aurais pu faire mieux si tu avais été à sa – »

« Tu aurais pu sauter en l'air et te laisser tomber sur le vilain », poursuivit Marinette sans lâcher Adrien des yeux.

Elle se planta devant le jeune homme, visage levé vers lui pour mieux continuer de le fusiller du regard.

« Tu aurais pu le contourner par le côté. Tu aurais pu attendre que Ladybug utilise la chaise pliante donné par son Lucky Charm pour fabriquer un piège – ce qu'elle était exactement de faire, pour ton information. Tu aurais pu l'attendre, tout court, histoire d'avoir du renfort. Tu aurais pu passer par les égouts pour t'approcher discrètement », énuméra-t-elle en tapant son torse du bout du doigt. « Mais non. Il a fallu que tu. Te. Jettes. Sous. Un. Troupeau. De. Licornes. Enragées. », conclut-elle en articulant distinctement chaque mot. « C'était stupide. »

Bouche bée, Adrien fixa sans réagir la furie au regard azur qui se déchaînait devant lui.

Marinette continuait de lui parler, mais il n'enregistrait plus rien.

Son cerveau était comme figé, paralysé par la révélation foudroyante qui le frappait à l'instant même.

C'était comme si le brouillard se déchirait devant ses yeux.

Les inflexions de la voix de Marinette.

Son expression.

Ses gestes.

Son regard.

Tout en elle lui rappelait une autre jeune fille qu'il ne connaissait que trop bien.

Il voyait les traits de Marinette se superposer à ceux de Ladybug.

Il voyait les attitudes de sa coéquipière se confondre avec celles de sa camarade de classe.

L'évidence était là.

Lumineuse. Éclatante.

Devant lui se tenait Ladybug.

La réaction d'Adrien fut purement instinctive. Comme dans un état second, il leva lentement la main et la glissa le long de la mâchoire de Marinette.

La jeune fille s'interrompit aussitôt. Ses immenses yeux bleus s'écarquillèrent de surprise tandis qu'une explosion de rouge se répandait sur ses joues.

Le regard rivé au sien, Adrien passa son pouce le long de sa peau.

Il l'avait déjà touchée ainsi la veille, mais ce geste pourtant si similaire n'aurait pas pu être plus différent.

Son pouce touchait sa peau.

Cette fois, plus de gants. Plus d'identités secrètes. Plus rien pour les séparer.

Adrien sentit Marinette frissonner sous sa caresse.

« C'est toi », murmura-t-il d'une voix tremblante.

Jamais son cœur n'avait battu aussi fort. Ses pulsations, lourdes, rapides et entêtantes, résonnaient dans tout son corps. Elles couvraient même les exclamations de stupeur de ses camarades, les noyant dans un bruit de fond indistinct.

Adrien éprouvait à présent un curieux mélange de détachement et d'hypersensibilité. Le monde extérieur avait disparu autour de lui, tout en le laissant infiniment conscient de tout ce qui était Marinette.

Il sentait la douceur de sa peau sous ses doigts, les mèches soyeuses de ses cheveux caresser ses phalanges, son souffle caresser son visage alors qu'il se penchait instinctivement vers elle. Il se noyait dans ses yeux aux couleurs de lagon envoûtant, se perdait dans la contemplation de ce visage qu'il pouvait enfin admirer sans masque.

Adrien sentit ses lèvres s'incurver vers le haut d'elles-mêmes lorsqu'il vit un sourire lumineux se dessiner sur les traits de Marinette.

Le doigt que la jeune fille tenait jusque-là pointé vers lui devint une main posée à plat contre son torse, là où battait son cœur affolé.

« Chaton », répondit-elle dans un souffle.

Un violent frisson courut le long de la peau d'Adrien.

Elle.

C'était elle.

Sans réfléchir d'avantage, il passa sa main libre autour de la taille de Marinette et l'attira contre lui. Il inclina la tête vers elle à l'instant même où elle se dressait sur la pointe des pieds, rencontrant ses lèvres à mi-chemin.

Son cœur n'aurait pas battu plus fort s'il avait cherché à bondir hors de sa cage thoracique.

Elle, elle, elle, semblait-il chanter à chaque instant.

Elle.

Marinette.

Ladybug.

Perdu dans une sensation d'euphorie délirante, Adrien glissa une main tremblante dans les cheveux de sa coéquipière alors qu'il continuait de l'embrasser passionnément. Il retrouvait le parfum grisant de sa peau, le goût enivrant de ses lèvres, ce sourire qu'il sentait se dessiner sous ses baisers alors qu'il l'embrassait encore.

Il la retrouvait, elle.

Sa Princesse.

Sa Lady.

C'était parfait.