La dynastie des Lannister
chapitre IX
Mary
«Comment ça tu t'es faite exclure du campement des Stark ?! » Siffla Tywin. «Qu'as tu fais ?»
«Eh bien outre le fait d'être née Lannister, il se peut que j'ai un peu manqué de respect à la reine mère et l'ai accusé d'être à l'origine de la guerre et de la mort de son mari. Rien de bien méchant.» Ricana Joanna.
«Putain Joanna !» Gémit Garett. «Tu étais juste censée t'assurer que père ne se faisait pas tuer et récupérer des informations. Pas foutre la merde.»
«La ferme, j'ai pris mes dispositions avant de partir, personne ne touchera père et en plus je sais qui est le traître.»
Mary, Tyarra, Tywin, Garett et Tyrion regardèrent Joanna. Suspendus à ses lèvres, Ils attendaient qu'elle leur révèle ce qu'ils voulaient tant savoir. Joanna sourit.
«Un certain Petyr Baelish.»
Mary serra les dents. Elle n'était pas surprise par la révélation de sa cousine. Petyr Baelish ne lui avait jamais inspiré confiance. Il avait toujours l'air de préparé un sale coup. La princesse se maudit, elle aurait dû écouter un peu plus son instinct et faire surveiller Baelish.
«Ainsi donc le grand argentier en a après nous.» Fit Tywin. «Il faut savoir pourquoi. Tyrion, je veux que tu surveilles Baelish mais il ne doit pas s'en rendre compte. Assures-toi également de savoir qui sont ses complices. Je veux que tout le petit conseil soit surveillé.»
«Ne serait-ce pas une mission plus adapté à Léo ?» Demanda Joanna septique.
«Je vois à quel point tu as confiance en moi chère nièce.» Gloussa le nain.
«Aucune offense cher oncle, j'ai une énorme confiance en toi mais avoue que Léo se fond mieux dans la masse.» Répliqua la fille de Jaime.
«Léo est ailleurs en ce moment.» Intervint Tywin. «Nous devrons nous passer de lui pour cette fois.»
«Je vois. De toute façon ma mission s'achève là. Il faut que j'aille retrouver Aaron au Nord, qui sait dans quoi il a pu se mettre.»
«Non.»
Joanna tourna sa tête vers Tywin et fronça les sourcils.
«Comment ça non ?»
«J'ai encore besoin de toi. Aaron n'a pas besoin de ton aide.»
Mary regarda Joanna défier leur grand-père du regard. Elle était la seule à pouvoir se permettre d'être aussi insolente avec le grand Tywin Lannister. Leur grande-tante Genna, leur avait dit que c'était normal. Joanna n'avait pas seulement hérité du prénom de leur grand-mère, elle avait également hérité de sa beauté. Avant les gens disaient que Cercei ressemblait à sa mère, la défunte Lady de Castral Roc, mais c'était bien jusqu'à la naissance de Joanna. Dès lors la ressemblance avec leur grand-mère n'avait fait que s'accentuer. Joanna Lannister avait été une femme forte qui avait gouverné les terres de l'ouest d'une main de maître pendant que Tywin gouvernait les sept Royaumes à la place du Roi fou.
«Pour faire quoi ?» Finit par demander la blonde.
«Je veux que tu me retrouve Arya Stark. Tu sais à quoi elle ressemble et tu as les ressources pour le faire.»
Joanna soupira avant que son image ne s'estompe. Tout le monde savait qu'elle allait le faire et c'était tout ce qui comptait.
«Grand-père ? J'aurai une requête.» Fit Mary sentant que c'était le bon moment pour demander quoique se soit.
Tywin tourna la tête vers elle et lui intima de continuer.
Deux jours plus tard
«Comment ça elle s'en va avec vous ?!» Cria Joffrey. « Pourquoi diable ma fiancée irait avec vous ?!»
«J'ai demandé la permission à notre grand-père. Si sa décision ne te plaît pas, je t'en pris mon frère va donc le retrouver pour lui demander des comptes. Peut-être que par la même occasion tu pourrait te rendre utile sur le champ de bataille au lieu de te terrer au Donjon rouge à tuer des enfants innocents.» Rétorqua sèchement Mary.
Sans attendre de réponse de son frère, Mary rejoignit Sansa, Garett, Alys et Megan qui attendaient avec les chevaux. Tyrion et Mary avaient eu l'idée d'éloigner un peu Sansa de Joffrey pour son propre bien. Joffrey la torturait mentalement et la faisait battre régulièrement par ses gardes. Maintenant qu'il était sûr que Cercei n'avait aucun contrôle sur Joffrey, les Lannister ne pouvait se permettre qu'il ne tue un autre Stark. Sansa était bien trop importante.
«Je suis prête nous pouvons partir.» Fit la princesse une fois sur son cheval.
Arya
Cela faisait plusieurs jours qu'Arya et ses compagnons avaient été capturés par Gregor Clegane et ses hommes. Elle avait entendu dire qu'ils comptaient les ramener à Harrenhall où se trouvait Tywin Lannister. Depuis qu'elle avait entendu cela, Arya avait imaginé des dizaines de plans pour s'échapper avec Gendry et Tourte chaude. Elle voulait également récupérer son épée prise par Polliver.
Son épée était son bien le plus précieux. Tout ce qui lui restait de Winterfell et de Jon qu'elle ne reverrait sans doute jamais. Plus le temps passait moins elle avait de l'espoir de revoir ne serait-ce qu'un seul membre de sa famille. Après la décapitation de son père, Yoren l'avait emmené avec lui pour la ramener à Winterfell mais il était mort désormais.
Chaque jour, elle se demandait où était sa famille et ce qu'elle faisait. Elle avait entendu que Robb avait convoqué le banc et était en guerre contre les Lannister. Elle espérait de tout son cœur qu'il gagnerait cette guerre. Jon était au Mur sans aucun doute avec leur oncle Benjen. Sa mère, Lyarra, Bran et Rickon devaient toujours être en sécurité à Winterfell. Ils étaient sans aucun doute les mieux lotis du lot. Sansa était toujours au mains des Lannister et Arya se sentait coupable d'avoir laissé sa sœur là-bas. Elle se souvenait des mots de son père : «Quand l'hiver vient le loup solitaire meurt mais la meute survie.»
Aryes s'était promise de se venger de tout ceux qui avaient fait du tors à elle ou à sa famille et en avait même fait une prière. Chaque soir, elle répétait la liste de ceux qu'elle voulait tuer. Dans cette liste il y avait notamment : Gregor Clagane, Polliver, Chiswyck, Sandor Clegane, Ilyn Payne, Meryn Trant, Cersei et surtout Joffrey. Elle les tuerait tous jusqu'au dernier, même si cela devait lui prendre toute une vie.
La petite Stark fut interrompu dans ses pensées par la voix insupportable d'Amory Lorch. Alors que Gregor Clegane avait été appelé deux jours plus tôt autre part, c'était Amory qui avait prit le commandement.
«Qui va là ?! Pousses toi du chemin tu gênes !»
Arya leva la tête et regarda dans la même direction que l'homme. A quelques mètres d'eux se tenait, quelqu'un juché sur une jument. Si Arya se fiait à la morphologie du nouvel arrivant, il s'agissait d'une femme. Mais c'était impossible de l'affirmer car l'inconnu portait une cape noir qui cachait son corps et son visage.
«T'es sourd ou quoi ?! Tu veux que je t'apprenne les bonnes manières ?!»
N'obtenant toujours aucune réponse, l'homme s'avança vers l'inconnu et dégaina son arme mais l'épée n'atteint jamais sa cible. Amory Lorch fut projeté deux mètres plus loin contre un arbre. Toutes les personnes présentes avaient l'air surprises. L'inconnu descendit de son cheval et se dirigea vers l'homme encastré.
«Peut-être, Ser Amory, que c'est vous qui avez besoin d'apprendre les bonnes manières. »
Stupéfaite, Arya vit l'inconnue qu'elle savait maintenant avec certitude être une femme retirer la capuche. Elle était sans aucun doute, la plus belle femme qu'Arya ai jamais vu. Plus belle que sa mère Catelyn, que Sansa ou encore que la reine Cercei avec qui il semblait y avoir un air de famille.
«Pr-pr-princesse Joanna ?»
La lumière se fit dans l'esprit d'Arya. Il s'agissait de la Princesse Joanna Lannister-Renart. Arya recula doucement, se mettant derrière Gendry. La dernière chose dont elle avait besoin était de se faire prendre maintenant. Seul Gendry connaissait sa véritable identité et il valait mieux que cela reste ainsi. Arya remarqua que les hommes Lannister étaient tous devenus extrêmement calmes. Comme si on leur avait coupé la langue.
«Que pouvons nous faire pour vous Princesse ?»
«J'ai vu que vous aviez des prisonniers. Où les amenez-vous ?»
« À Harrenhall Princesse, le lord votre grand-père a besoin de main d'œuvre.»
«Je vois, ça tombe bien, mon grand-père m'a justement confié une tâche et j'ai besoin de deux trois hommes pour mener à bien ma mission. Puis-je me servir ?»
Arya reconnu l'ordre derrière la question et apparemment elle n'était pas la seule.
«Bien-sûr servez vous Princesse.»
Joanna sourit mais d'un sourire qui pouvait faire froid dans le dos.
«Je veux ces trois garçons là.» Montrant Arya, Gendry et Tourte chaude du doigt. «Si vous leur avez confisqué leurs armes rendez les leurs et donnez leur aussi des chevaux.» Ordonna la blonde.
«Mais...mais...»
Joanna fronça les sourcils et prit un air menaçant.
«Discutez vous mes ordres ?»
«N-non bien sûr.»
«Parfait, dépêchez-vous, je n'ai pas que ça à faire.»
Deux heures plus tard, Arya, Gendry et Tourte chaude suivaient en silence la Lannister. L'esprit d'Arya ne cessait de bouillonner. Pourquoi Joanna avait-elle besoin d'eux ? Savait-elle qui était réellement Arya ? Elle ne semblait pas l'avoir reconnu.
Joanna finit par s'arrêter devant une auberge qui semblait en bien meilleure état que toutes celles qu'ils avaient dépassé plus tôt.
«On va s'arrêter ici pour manger et se reposer. Je ne sais pas vous mais j'ai besoin d'un bon bain.»
Ils entrèrent dans l'auberge, comme on s'y attendait l'endroit était propre et avait une agréable odeur. Il n'y avait pas beaucoup de monde, la clientèle se composait de personne bien habillées. Il n'y avait pas à dire, Joanna savait choisir les auberges. Tourte chaude, Gendry et Arya se posèrent à une table pendant que la princesse allait parler avec le gérant. Arya en profita pour mettre en place un plan d'action avec les garçons pour échapper à la blonde. Arya ne savait pas ce qu'elle voulait réellement et ne comptait rester assez longtemps pour le savoir.
«Il faut trouver un moyen de nous échapper. Je pense que cette nuit serait le meilleure moment. Elle va sûrement pendre une chambre pour elle et nous en donner une autre.»
«Es-tu sûr ?» Demanda Tourte Chaude septique.
«C'est vrai Ary, si elle nous attrape, ça peut mal se passer pour nous.» Intervient Gendry.
«Faites-moi confiance.» Insista Ayra.
Elle voulu en dire plus mais Joanna arriva à table suivie d'une serveuse qui déposa plein de nourriture sur la table.
«Allez-y mangez.» Déclara Joanna.
Gendry et Tourte chaude ne se firent pas prier et commencèrent à manger avidement. La jeune Stark hésita. Elle ne voulait rien devoir à la Lannister mais elle avait faim. Elle n'avait pas vu de nourriture aussi bonne depuis son départ de Port-Réal quand son père était encore en vie.
«Tu devrais manger petit, une longue journée nous attend demain.» Fit Joanna.
Doucement, Arya se détendit et mangea. Si ils voulaient fuir Joanna cette nuit ils devaient prendre des forces.
Joanna
C'était assez intéressant d'entendre les pensées de la jeune Stark. Joanna les avait écouté depuis qu'ils avaient commencé à voyager. Arya avait un esprit à la fois vif et sombre. L'enfant avait assisté à la mort de son père, bien qu'elle ne l'ai pas vu de ses yeux grâce au membre de la garde de nuit qui l'avait protégé. Un homme bon, dommage qu'il soit mort. Arya était en colère, avait peur, se sentait seule mais plus que tout elle était déterminée. Elle aurait presque pu faire une parfaite mistria mais Joanna serait prête à parier que ce serait gaspiller le talent de l'enfant.
Non, Arya avait besoin d'une discipline que seul Tywin Lannister pouvait lui fournir. L'homme savait y faire avec les enfants. Il avait, après tout, réussit à faire d'elle et des autres de parfaits petits soldats obéissants mais pas sans cervelle ni libre arbitre. Il avait fait avec eux ce qu'il n'avait pas fait avec leurs parents, c'est à dire les discipliner sans les brider. Il ne s'était pas opposé à ce que Tyarra, Mary et Joanna apprennent à se battre. A ce que Aaron, Garett et elle soient élevés autant à la manière de Valanci qu'à la manière de Westeros. Vraiment, l'homme les avait optimisé au maximum de ce qu'ils pouvaient tous les sept faire.
Après les avoir laissé dans leur chambre, Joanna sortie de l'auberge pour aller s'occuper des chevaux et attendre que les trois essaient de s'enfuir. Elle n'eut pas à attendre longtemps. Au moment où elle eu fini de s'occuper du dernier cheval, la porte de l'étable s'ouvrit et trois silhouettes s'y glissèrent.
Ils se dirigèrent vers les chevaux mais elle les interrompit.
«Vous allez quelque part ?»
Les trois sursautèrent ce qui fit sourire Joanna.
«On...» Commença Tourte chaude.
«On...euh...» Essaya Gendry.
«On voulait s'occuper de chevaux, on voulait s'assurer qu'ils étaient bien traités.» Arya.
«Hum...Essaies petite Stark. Je suis sûre que tu es capable de meilleurs mensonges que ça Arya.»
Le visage d'Arya se décomposa.
«Attends tu es une fille ?!» S'étrangla presque Tourte chaude mais personne ne fit attention à lui.
Joanna et Arya se regardaient droit dans les yeux et Gendry ne savait pas quoi dire ou faire.
«Comment...comment...?»
«Je l'ai su depuis le départ, d'ailleurs c'était toi que je cherchais. Je t'ai vu bébé, ne l'oublies pas. Je dois dire que c'était assez divertissant de vous entendre essayer d'élaborer un plan.»
«Que veux-tu ?» Demanda Arya maintenant sur la défensive.
«Simplement que Gendry et toi veniez avec moi. Ma mission était de te retrouver et de t'amener à Harrenhall.»
«Mais nous étions déjà en route pour Harrenhall.»
La blonde haussa les épaules. «J'ai changé d'avis, je veux vous emmener Gendry et toi quelque part, je promets vous allez aimer.»
«Et moi ?» Demanda timidement Tourte chaude.
«J'ai parler avec le gérant, apparemment il manque de main d'œuvre. Tu auras un bon salaire et un toit. Enfin si tu veux. Sinon, tu n'a qu'à prendre un cheval et t'en aller.» Répondit la princesse.
Arya était méfiante. Que leur voulait-elle ? Où voulait-elle les emmener ? Mais avant qu'Arya ai pu poser la moindre question, Joanna reprit la parole.
«Bien, je vais me coucher. Vous pouvez discuter mais sachez que si j'ai pu vous retrouver une fois, je peux parfaitement le refaire et la prochaine fois je serais moins gentille. Sur ce bonne nuit, rendez-vous à l'aube.»
La princesse s'en alla, les laissant seuls.
Mary
Le chemin jusqu'au campement de Renly fut sans encombres. Ils avaient avancée plus vite que Mary et Garett l'avaient prévu. Sansa c'était au début faite discrète mais au fur et à mesure, elle s'était détendu et avait parlé avec Megan et Alyn.
Une fois arrivée, Mary ne perdit pas de temps. Elle devait s'assurer que Steffon allait bien. Elle ne pourrait rien faire de productif sans savoir que son jeune frère était au mieux de sa forme.
«Je suis la princesse Mary, je veux voir mon oncle et mon frère.» Son ton était clair et ne laissait place à aucune discussion.
Un garde la mena jusqu'à la plus grande tente au milieu du campement et elle y entra sans plus attendre.
Les deux personnes à l'intérieur de la tente levèrent les yeux vers elle. Renly et plus étonnant Lady Stark. Que faisait-elle ici ? Elle s'en occuperait plus tard pour le moment il y avait plus urgent.
«Mary ma chère nièce !» Sourit Renly en se levant.
«Épargnons-nous de la salive mon oncle et dites moi où est mon frère.» L'arrêta Mary.
«Je vois, tu es assez remontée. C'est compréhensible mais saches que j'ai fais tout cela dans l'intérêt de Steffon.»
«En lui enlevant son droit à la couronne ?!» S'emporta Mary. «Vous vous êtes servit de son innocence pour arriver à vos fins !»
Avant que Renly ai pu répliquer d'autres personnes arrivèrent. Des cris se firent entendre.
«Mère !»
«Mary !»
Mary se retourna à temps pour voir son frère courir vers elle. Il n'avait pas changé et semblait allé bien.
«Tu vois je ne lui ai pas fais de mal.» Fit Renly souriant.
Mary le toisa avant de porter son attention sur Catelyn et Sansa. La femme enlaçait sa fille comme si le sort du monde en dépendait, la scrutait à la recherche de la moindre blessure. Mary ne pouvait que la comprendre.
«Oh Sansa, j'ai cru ne jamais te revoir.» Pleura la reine mère.
«Moi aussi mère.»
«Mais que fais-tu ici ?»
«On pourrait vous poser la même question Lady Stark. Aux dernières nouvelles, vous étiez avec votre fils Robb.
Catelyn ne répondit pas à Mary, mais elle n'en avait pas besoin. La brune avait compris. Robb cherchait des alliés et profitait du chaos régnant chez les Barathéon. Mais malheureusement pour lui Mary était là et allait enfin mettre de l'ordre.
Après cela, on attribua une tente à Mary et aux autres pour qu'ils puissent se reposer mais la princesse n'en avait que faire, elle était là pour avoir une sérieuse discussion avec son oncle. Mais ce dernier semblait l'éviter à tout prix, elle ne se démoralisa pas pourtant. Elle finit par le coincé dans sa tente et après avoir poliment mais fermement envoyé Margeary Tyrell voir ailleurs, s'assied en regardant Renly.
«Vous m'évitez.» Déclara-t-elle.
«Pas du tout, je suis un homme occupé au cas où tu ne l'aurais pas remarqué.»
«Oui à jouer aux épées avec Loras Tyrell.»
Renly rigola.
«On ne peut rien te cacher. Ton père disait que tu ressemblais à notre défunte mère. J'aimerais pouvoir en dire de même mais, elle est morte bien trop tôt.»
Mary ne dit rien et le laissa parler.
«Tu m'en veux, je le comprends mais tu ne peux pas nier que je ferais un meilleur roi que ne l'a été Robert, que ne l'est Joffrey et que ne le sera Stannis.»
«Pour sûr, mais vous n'êtes pas les seuls Barathéon du lot.» Objecta Mary.
«Allons Mary, pas de faux semblant entre nous. Toi comme moi savons, que Joffrey, Tommen et Myrcella ne pas les enfants de mon frère. Je les aimes bien sûr, surtout Tommy et Cella. Quant à Steffon, il est encore jeune mais il n'est clairement pas taillé pour le trône, comme ton père, il serait malheureux.»
Mary ne pouvait pas le nier. Elle savait depuis toujours que son père détestait être roi. Cela n'avait jamais été son ambition. Plus d'une fois il avait laisser entendre que Ned Stark aurait fait un meilleur roi que lui. La seule chose qu'il avait toujours voulu, c'était épouser Lyanna Stark mais Rhaegar Targaryen le lui avait enlevé. Cela avait toujours attristé Mary de voir son père aussi malheureux. Elle aurait voulu l'aidé mais elle avait toujours su que c'était impossible.
«Et moi ?» Demanda-t-elle à Renly.
«Tu as toutes les qualités, ton seul défaut Mary c'est que tu es une femme. Si tu revendiquais le trône de fer, je te soutiendrais sans hésité mais tu ne le fera pas donc...»
Quelqu'un entra à la hâte.
«Majesté, Stannis votre assiège Storm's end.»
Le cœur de Mary, Edric était à Storm's end. Quand cela s'arrêterait-il ? Les dieux la mettait à l'épreuve d'une drôle de façon.
