WARNING
Ce chapitre contient :
- Beaucoup trop de noms pour mon pauvre cerveau
- Et beaucoup trop de liens familiaux, aussi, c'est normal si vous êtes paumés
- Un langage fleuri
- De l'alcool
- Un joli lot de références
- Et un aperçu de ce que donne les fêtes de famille, dont certaines situations/répliques sont tirées directement de ma vie
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Noël. C'était la fête préférée de Luciana. Déjà, les cadeaux, la neige, la nourriture, tout ça, c'était bien. Mais ce n'était pas la seule raison. Non, Lucy, ce qu'elle préférait à Noël, c'est que tous les ans, à cette période, l'intégralité des Hartwood se réunissaient dans le gigantesque manoir familial de Loutry-St-Chaspoule. Et quand par « gigantesque », on entend bien Gigantesque. Avec un grand G. Eh oui, être riche, forcément, ça aide. Car la famille Hartwood était riche, et pas qu'un peu. Enfin bon. À l'origine, le manoir appartenait à la grand-mère de Luciana, Ludivina, qui elle l'avait récupéré de sa mère, Belvina Black. Et au fur et à mesure des années, c'était devenu le point de rassemblement de la famille.
Enfin bref. Toute la famille Hartwood débarquait au manoir, et il faut savoir qu'ils étaient quand même vachement nombreux (et encore, comme dirait la mère de la fillette, Loredana Hartwood, il ne s'agissait que "du cercle restreint"). Le problème des familles Sang-Purs, en soi. Ils étaient tous un peu consanguins entre eux, et, logiquement, affiliés à tout un tas de familles plus ou moins anciennes, suite à des alliances diverses et variées (pas forcément très morales d'un point de vue strictement étique).
Les Hartwood, donc, étaient liés à la famille Black par la grand-mère de Luciana, Ludivina. Ils étaient aussi liés aux Krum parce que la grand-tante de Lucy, Vasilisa, avait épousé Vladimir, l'héritier de l'époque. Aux Weasley par Adrian, l'oncle de Luciana, qui s'était marié avec la sœur de Septimus (le père d'Arthur Weasley), Alénor. Aux Overstone par Teodora, la tante de Luciana, qui était mariée à Cartaphilius, et qui était la mère d'Alyssa et Aloïs. Aux Barasabi, puisque la mère de Lucy, Loredana, en était une, originellement ; aux Cantemir avec le mariage de Sorin, le frère de Loredana, et de Damaris Cantemir ; et enfin aux Delacour vu que la sœur ainée de Lucy, Ioana, avait épousé Raphaël, l'oncle de Virgile, Fleur et Gabrielle. C'était assez compliqué, mais avec l'habitude on s'y retrouvait.
Enfin bref, après cette petite page culture, carrément incompréhensible évidemment, c'est pas pour rien que j'ai un arbre généalogique à côté de moi, on retrouve Luciana, qui donc aimait les fêtes de fin d'année. Parce qu'elles partaient toujours en cacahuète, et que c'était foutrement hilarant.
Tout ça pour dire, au final, que la fillette rentrait à la maison pour les vacances, en abandonnant lâchement Evan qui, lui, restait à Poudlard (puisqu'elle n'avait pas réussi à le convaincre de venir, et qu'Alyssa n'avait montré aucun soutient), et Cameron, qui passait les fêtes avec le côté espagnol de sa famille, à Barcelone. Bon.
En arrivant en gare, Luciana aperçu Balthus qui lui faisait de grands signes à l'autre bout du quai, et se dépêcha de le rejoindre, en saluant au passage le troupeau de Weasley. Enfin, uniquement Bill et Charlie, en fait, vu que les autres, elle s'en contre-tamponnait royalement.
Luciana et Balthus se décalèrent du gros de la foule afin de permettre au jeune homme de transplaner tranquillement.
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- PUTAIN DE BORDEL DE MERDE, beugla Avalon (le frère ainé de Luciana) quand les deux atterrirent sur le canapé du salon principal. Bal, je t'ai déjà dit de transplaner dehors ! Imagine si t'avais écrasé quelqu'un !
- Quoi, t'insinue que je suis lourd ? S'insurgea Balthus en se relevant.
- Ouais, parfaitement ! T'es lourd et tu me fais chier !
- Mais je t'emmerde !
Ils continuèrent à se hurler dessus (ah, c'est beau la fraternité, quand même), et Luciana se leva, habituée à leurs fréquentes engueulades discrètes et ô combien distinguées. Elle épousseta tranquillement son uniforme de Poudlard, et partit à la recherche du reste de sa famille. Elle finit par les trouver dans la cuisine, au milieu des elfes de maison, assis par terre comme des clochards. Bonjour les Sang-Purs, hein.
Ludivina, la grand-mère de Lucy, s'amusait à lire les cartes à Alénor, la femme d'Adrian, son oncle. Luciana ricana en silence. Les cartes, c'était bien un truc de vieux ! Mais elle ne se risqua pas à le dire à haute voix, parce que sa mère, Loredana était là et qu'elle s'intéressait au tarot. Et Luciana n'avait pas vraiment envie de se retrouver pendue par les pieds en plein milieu du salon. C'était ce qui était arrivé à Avalon la première fois qu'il avait ramené Maria à la maison, alors qu'il était encore à Poudlard, sans prévenir Loredana. C'était épique.
Donc. Ludivina et Alénor jouaient avec leurs cartes. Adrian, ainsi que les parents de Luciana (Loredana, donc, et Léopold), les Barasabi au complet (Dragomir, les jumelles Maia et Oana, et leurs parents, Sorin et Damaris) se faisaient un petit concours de buvette. Andrei Hartwood (le grand-père) tape la discute à Horia, le fiancé de Maia. Et Maria, la femme d'Avalon, et son fils Louis jouaient dans un coin de la pièce.
Luciana se laissa tomber à côté de Sorin et tendit la main pour attraper discrètement une bière-au-beurre, mais son oncle s'en rendit compte et lui balança un Petrificus sur les doigts. La fillette glapit en ramenant sa main et la secoua, ses doigts restant immobiles. Elle jeta un regard noir à son oncle. Complètement blasée, sa mère pointa sa baguette et marmonna un Finite Incantatem, libérant la pauvre main de Luciana des entraves diaboliques de l'immobilisation.
- Ils sont pas là les autres? Demanda la fillette.
- Nu (non), répondit Dragomir en roumain.
Oui, parce que les Barasabi étaient roumains. Et habitaient en Roumanie (à Bucarest, pour la petite précision). Donc ils parlaient roumain, ce qui était toujours pratique quand on vivait en Roumanie, mine de rien, et Luciana aussi. D'ailleurs, Luciana parlait pas mal de langues au final : anglais (logique), français (à cause de Ioana qui était allée fricoter avec un Delacour, le seul membre aimable de sa famille, d'ailleurs, mais passons), russe (à cause des Krum et des Overstone), et grec et latin, éducation de Sang-Pur oblige (même si elle était vraiment nulle).
Et c'était rien à côté de Balthus, qui, à lui tout seul, parlait neuf langues en plus de l'anglais, du grec et du latin: roumain, français, russe, allemand, espagnol, quechua, japonais, mandarin et arabe. Ouais, ouais, rien que ça. Et il les maniait toutes aussi facilement que sa langue maternelle, c'était vachement impressionnant. Bon, en même temps, il voulait bosser dans la coopération magique en tant qu'interprète, traducteur, ce genre de truc. Enfin bref, ce n'est guère intéressant, reprenons le fil de notre histoire.
- Ils arrivent demain, continue Bal d'une voix morne, dans la même langue.
- Pourquoi tu parles en roumain ? Demanda Luciana en levant un sourcil, suivant le mouvement.
- Aucune idée, répliqua-t-il.
- Bah alors tait-toi, lâcha la fillette en revenant à l'anglais.
- Hey, respecte tes ainés, sale mioche.
- Sûrement pas toi !
- T'es chiante.
- Je sais.
- Oh, vos gueules, gronda Damaris en avalant un verre de Whisky Pur-Feu cul sec.
- ...
- ...
- Spèce d'alcoolo, marmonna Dragomir.
- PARDON ?! Beugla sa mère en lui balançant la première qui lui passa sous la main (en l'occurence, une cuiller en plastique).
- MAIS AIE-EUH ! Geignit Dragomir en lui renvoyant immédiatement le projectile.
- TOUS À COUVERT ! Hurla Sorin en renversant une table pour se planquer derrière.
Maia bondit sur ses pieds, baguette en main, et commença à jeter des sorts à l'aveuglette, suivie par sa jumelle et Horia. Puis Bal, Adrian, Loredana, Léopold, et Andrei, et finalement, deux minutes plus tard, tout le monde balançait des sorts à tout va en braillant des insultes. Au bout de cinq minutes, la cuisine était complètement défoncée, et Lavinia, Emese et Ioanut, les trois elfes de maison de la famille, s'étaient cachés au fond d'une marmite qui traînait dans un coin.
- NON MAIS C'EST QUOI CE BORDEL ! Vociféra Avalon en entrant dans la pièce, découvrant le joyeux bazar.
Luciana lui balança un Stupefix qu'il esquiva (merci aux reflexes d'Auror) avant de lui foncer dessus, prenant part à la bataille. Balthus lui sauta sur le dos pour lui tirer sa queue de cheval. La famille se sépara en deux camps.
D'un côté, Luciana, Balthus, leur parents et leur grand-père, les Barasabi junior, et Horia.
De l'autre, Sorin et Damaris, Avalon et Maria, Ludivina, Adrian et Alénor. Oui, c'était complètement déséquilibré. Les Barasabi senior compensaient largement, puisqu'ils étaient tous deux inventeurs de sortilèges à temps perdu, et donc, forcément, ils étaient super doués.
Voilà.
- CREVEZ, BANDE DE SANG-DE-BOURBE ! Gueula Léopold en sautant par-dessus une table renversée pour se précipiter sur Adrian.
- VADE RETRO, SATANAS ! Cria celui-ci en lui envoyant un Incendio qui frôla le haut de son crâne.
- A L'ATTAQUE, MISÉRABLES ! Hurla Sorin dans le camp adverse, baguette brandie. BATTEZ-VOUS POUR VOS VIES!
- WOWOWOOOOO! ON SE CALME LES ENFANTS !
- JAMAIS ! Hurlèrent Dragomir et Balthus d'un bel ensemble.
Un Destructum fit exploser l'armoire derrière eux et ils se firent violemment écraser par un tas de bois.
- Ah bah bravo ! S'exclama Luciana en sortant de son placard (oui bah on fait avec les moyens du bord hein). C'est toi qui répare ?! Nan ! C'est les elfes ! Voilà ! Donc tu pète pas des trucs ! Merde à la fin ! Parce que...
Un Incarcerem la scotcha à un pied de table et elle se débâtit en hurlant.
- ON SE CALME J'AI DIS ! Répéta l'autre barge en les menaçant de sa baguette. ON SE TAIT ET ON S'ASSOIT !
Au bout du compte, tout le monde obéit sans protester. Enora Hartwood, 27 ans, sœur aînée de Luciana, fusilla sa famille de son regard le plus terrifiant.
Le seul bruit qui troubla le silence fut le déglutissement apeuré de l'ensemble des personnes vivantes dans l'enceinte du Manoir Hartwood.
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Sorin Barasabi reprit de la bûche pour la cinquième fois sous les regards désabusés du reste de l'assistance, et engloutit sa part en une bouchée. Il fit tourner sa cuiller entre ses doigts tel une majorette avec son bâton et finit par la pointer sur Luciana, l'air très sérieux.
- Avancer sur un fil, ce n'est pas être funambule, c'est être débile, affirma-t-il d'un ton sans appel.
- Si la mémoire est à la tête ce que le passé, peut-on accéder à six ? Répliqua Luciana, les bras croisés.
- Tempora mori, tempora mundis recorda, déclara Dragomir de l'autre bout de la table.
- Je crois que je me suis coupé la gencive avec un grumeau cuit.
Toutes les têtes se tournèrent dans un bel ensemble vers Balthus, qui renifla.
- Ben quoi ?
- Oh, rien, grommela Avalon.
- Au fait, lança la mère de Luciana à sa fille, comment ça se passe, Poudlard ?
- Elle s'est fait poursuivre par Crockdur, balança Balthus.
- Et Bal l'a stupéfixié, renchérit la fillette. Et Alyssa s'amuse à détruire le château.
- D'ailleurs, quand est-ce qu'ils arrivent, nos camarades russes ? Demanda Dragomir en vidant son verre de vin d'une traite.
- Pour le nouvel an, le renseigna Avalon. En théorie.
- C'est où la Théorie ? baragouina Horia, qui louchait d'un air morne sur son verre vide.
Oana tendit le bras et retira discrètement le verre de sous le nez de son fiancé. On est jamais trop prudent. Sorin fit sonner sa cuiller contre son assiette et ouvrit la bouche :
- Eh, vous connaissez la différence entre un fonctionnaire et un chômeur ?
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En espérant ne pas vous avoir complètement perdus, et au plaisir de vous revoir un jour,
L'autrice pas du tout organisé de cette fic qui n'a aucun foutu sens
