Bonjour, bonsoir & bienvenue !
Je n'ai pas grand chose à vous dire aujourd'hui. On étoffe un peu cette histoire et on va se marier bientôt.
Comme toujours les personnages ne sont pas de moi mais de Oda.
Enjoy ;)
L'amour comme une fleur
...
chapitre 07
...
Depuis sa chambre, Robin ne se doute de rien. Son tuteur lui avait dit recevoir une importante visite à 15h et qu'elle devrait rester dans ses appartements à ce moment là. Elle a reçu une lettre de Nami avant-hier. Sa jeune amie est ultra préoccupée par ses fiançailles avec Monkey D. Luffy. Le jeune homme est venu l'arracher, littéralement, à son tuteur il y a deux semaines de cela. Tous deux filent le parfait amour et Nami n'arrête pas de lui dire que bientôt, ce sera son tour. Plus d'un mois après le bal de Baltigo, elle n'y croit plus beaucoup. Surtout que Crocodile a décidé de la faire participer à son prochain mauvais coup. Sans son amie et avec un tuteur encore plus insistant que d'habitude, Robin craint de ne pas pouvoir tenir bien longtemps. Elle a l'impression qu'elle va craquer, exploser.
Pour se vider la tête, elle entreprend de lire une encyclopédie sur les champignons. Mais elle n'a pas feuilleté trois pages que son regard est attiré vers l'extérieur. De sa chambre, elle n'a qu'une minuscule fenêtre, en vitrage blindé avec barrière de sécurité. Oui, elle est vraiment prisonnière.
Soudain, on frappe à sa porte. Trois coups discrets. Sir Crocodile n'est pas de ce genre. Mais Robin reste méfiante. Se tournant dos à sa minuscule fenêtre, elle dit :
- Entrez.
Elle voit la porte s'ouvrir. Puis, Zoro Roronoa en personne avance dans sa chambre. Robin en a le souffle coupé. L'homme referme doucement derrière lui et la fixe d'un regard neutre. Ne sachant que faire, la brune s'incline respectueusement en une révérence, elle l'espère, à la hauteur des attentes d'un homme pareil… Il a un léger ricanement.
- Redressez-vous, Mademoiselle ! Est-ce que j'ai l'air d'être en mission diplomatique ?
Robin relève le nez. Le jeune homme ne porte pas de costume. Il est habillé normalement. Mais il a toujours un port de tête noble et une attitude princière.
- Et bien, souffle-t-elle. Vous avez l'air d'un diplomate.
- Sottises. Je suis venu demander votre main.
Il s'avance vers elle, la regardant droit dans les yeux avec un léger sourire chaleureux sur le visage. Robin sent son cœur s'accélérer. A-t-elle réellement le droit d'accepter ? Zoro lui tend la main. Elle bafouille :
- Qu'a dit Cro-Cro-Crocodile ?
- Avec le contrat que mon aïeule et moi-même avons préparé pour lui, il n'a pas pu dire non.
- Vous… Vous m'avez acheté ? demande Robin dans un filet de voix.
- Il va le voir ainsi, bien sûr. Mais lorsque je vous aurai passé la bague au doigt, il n'aura plus que ses yeux pour pleurer.
Il tend toujours sa main vers elle mais Robin est trop absorbée par ses paroles pour s'occuper du reste de son corps.
- Qu'avez-vous fait ?
- Je vous l'ai déjà dit, Mademoiselle. Je veux juste offrir un vrai sourire à ce visage.
Il pousse un soupir, baissant sa main et tournant la tête vers le plancher. Il se redresse ensuite soudainement en inspirant profondément. Les yeux au plafond, il déclare :
- C'était une entrevue très stressante. J'étais effrayé qu'il ne flaire quelque chose mais non. Il a juste donné son approbation.
Il sourit puis se recentre sur la jeune femme en face de lui. À nouveau, il lui tend la main. Mais cette fois, en bon gentleman, il pose un genou au sol et demande :
- Mademoiselle Nico Robin, acceptez-vous de m'épouser ?
Avec une très légère hésitation, elle répond un presque inaudible : « oui » qui rend le sourire sur le visage de Zoro encore plus grand. Il se redresse et prend les deux mains de la jeune femme.
- Vous êtes fantastique, Mademoiselle. À présent, j'ai un cadeau pour vous.
Il sort de sa poche une petite boîte nacrée qu'il ouvre et qu'il lui tend. À l'intérieur, il a un petit anneau argenté serti de trois pierres transparentes. Robin s'en saisit, sur l'insistance du jeune homme, et le glisse à son doigt.
- Stop, non ! s'écrie Zoro. Pas celui-là.
Il lui montre le bon doigt et Robin, rougissante, fait le changement. L'anneau est pile à la bonne taille. Zoro sourit et prend la main de sa désormais fiancée pour la baiser. Robin se sent envahie d'une douce chaleur. Elle ne sait pas quoi dire, ni quoi faire. Elle a envie de sauter, de hurler de joie. Et en même temps son avenir est si flou et si effrayant.
- Ma très chère fiancée, déclare Zoro devenu sombre tout à coup. Je vais vous demander une dernière faveur. Je suis un futur mari bien ingrat, je vous prie de m'excuser… J'ai quelques affaires à régler avant de venir vous chercher. Comptez 8 jours. Tenez encore 8 jours ici. N'écoutez plus ce que dit votre tuteur. Il vous ment. Dans 8 jours, je reviendrai vous chercher. Attendez-moi, je vous en prie.
- Je ne fais que ça depuis que je vous ai rencontré, souffle Robin pour toute réponse.
Étonné, Zoro regarde sa fiancée. Il a souvent lu la tristesse dans son regard mais là. Il ne voit que de la détermination. Et aussi une légère frayeur dont elle ne se débarrassera pas en un claquement de doigts.
- Vous n'êtes pas partis que déjà, j'attends votre retour.
Elle incline la tête. Zoro se dit qu'elle ne mettra pas longtemps à apprendre les rudiments de l'étiquette. Il s'incline à son tour et s'éloigne.
- 8 jours, souffle-t-il, et votre cauchemar ne sera plus qu'un lointain souvenir.
Il ressort de sa chambre et referme la porte derrière lui. Robin se retrouve seule, sonnée. Elle s'assoit sur le bord de son lit et ses méninges se mettent à tourner à toute vapeur.
Et si tout cela était encore un mauvais plan de son tuteur ?
Et si Zoro Roronoa avait menti ?
Et si Zoro Roronoa était pire que son tuteur ?
Qui peut-elle croire ?
À qui doit-elle faire confiance ?
Elle est seule, Nami est loin, elle n'a personne à qui se confier. Crocodile a bien raison. Elle a beau voir se dessiner son avenir, son emprise sur elle est bien trop forte. Elle en frissonne. Elle voit son visage partout dès qu'elle ferme les yeux. En regardant l'anneau à son annulaire, l'espoir renait un instant, aussitôt balayé par les paroles de son tuteur :
- « Quoi que tu fasses, quoi que tu espères, tu reviendras toujours vers moi. »
...
Les 8 jours avant le retour de son fiancé sont une vraie torture. Et lorsque Zoro la voit, debout dans le hall du casino de Crocodile à attendre son destin, il voit tout de suite ce que l'immonde tuteur a laissé sur elle : une trace invisible mais bien présente, collante et indélébile. Zoro pousse un soupir. Ils vont avoir besoin de beaucoup de temps pour se connaître et s'apprivoiser…
- Monsieur Roronoa ! C'est un plaisir de vous confier ma pupille. J'espère que vous en ferez bon usage, hahaha.
Crocodile se marre et Zoro a juste envie de lui mettre une rouste. Il s'incline poliment, comme on lui a toujours appris, et déclare :
- Monsieur, je vous serais gré de bien vouloir prendre en compte ma gratitude face à cette association saugrenue entre nos deux partis.
Sa réplique ne trouve pour réponse que l'air un peu idiot de Sir Crocodile. Zoro ricane doucement. Ça aussi on le lui a appris : si on t'énerve, montre à ton adversaire que tu es plus malin que lui. Il se tourne ensuite vers Robin et lui tend son bras. Elle y glisse sa main.
- Où sont vos affaires, mademoiselle ?
- C'est cette malle, réplique Robin.
Zoro cligne des yeux.
- Juste cette malle ?
Elle affirme d'un signe de tête avant de chuchoter :
- Vous pouvez la porter, elle est vide.
Zoro serre fortement la main de sa fiancée, bien au chaud au creux de son bras, et se tourne vers Crocodile.
- Monsieur, je vous salue.
- Puisse notre association devenir florissante ! réplique l'homme.
- Certainement pas, gronde Zoro pour lui-même en le saluant de la main.
Il désigne la valise à l'un de ses serviteurs qui la prend et suit le couple vers la sortie. Puis, la porte du casino se referme. Robin sent le soleil sur sa peau, elle sent le vent dans ses cheveux. On lui ouvre la porte d'un carrosse, l'intérieur sent la lavande. Elle sent une larme rouler sur sa joue.
Elle est libre.
...
Elle doute encore, évidemment. Elle n'a pas encore confiance. Zoro laisse le silence dans la voiture s'étioler avec douceur. Il a laissé un peu d'espace entre eux. Elle observe le paysage sans rien dire. Au bout d'un moment, elle se tourne vers Zoro et demande :
- Où allons-nous ?
- Ce n'est que maintenant que vous vous en inquiétez ?
Zoro lui sourit.
- Nous allons chez mon maître. C'est là où je vis actuellement. Mais, dès que nous serons mariés, nous aurons notre maison. Sauf s'il y a du retard sur le chantier. Et j'ai bien peur qu'il y en ait… Mais ne vous en faites pas, mon maître est un homme droit et sympathique. Chez lui, il y a également ma jeune sœur, Perona.
- Vous avez une petite sœur ? s'étonne Robin.
- En effet. Elle a tout juste 18 ans. Elle est encore considérée comme une enfant par mon aïeule. Mais dès que ma sœur sera sur le trône, Perona pourra songer sérieusement à son avenir.
- Elle aussi va devoir se marier ?
Zoro hausse des épaules.
- Elle ne sait pas encore ce qu'elle a envie de devenir. Elle a largement le temps et le choix.
Robin hoche du chef. Elle pousse un soupir en reportant son regard à l'extérieur. À l'intérieur d'elle, des émotions diverses se mélangent. Elle est impatiente mais elle a peur. Qui est réellement ce maître ? À quoi ressemblent ses futures belles-sœurs ? Elle va vraiment avoir une maison ? Et si tout ceci n'était qu'un rêve, une illusion ? Tour à tour son cœur fait des petits bonds, joie et effroi. Zoro ne dit rien à côté d'elle, souriant face au paysage qu'il connaît par cœur. Pour Robin, tout est neuf, rien n'est encore acquis. Il lui faudra du temps pour arrêter de se poser des questions ainsi…
NdZ Et voilà Robin libéré de Crocodile, mais pas réellement libre au fond d'elle. La prochaine fois, Robin va faire la connaissance de l'épuisante Perona et du maître. Merci d'avoir lu :)
