Bonjour à tous ! On se retrouve pour la suite de l'histoire. Désolée pour le délai encore une fois trop long (on ne me changera jamais).
Merci à tous ceux qui lisent l'histoire, à ceux qui l'ont ajoutée à leurs favoris et leurs alertes, à ceux qui ont reviewé et écrit un petit mot pour m'encourager : vous avez beaucoup beaucoup commenté le chapitre précédent, et cela m'a fait chaud au coeur. C'est même cela qui m'a donné envie de reprendre l'histoire après tout ce temps…
Encore un chapitre du point de vue de Drago, les mots et les pensées sont donc logiquement plus crus que dans la tête d'Hermione. Les warnings ne sont pas là pour rien… Gros lemon un peu rude.
Avertissements :
Tout appartient à JK Rowling. Je ne fais évidemment que lui emprunter la trame, les personnages, l'intrigue, etc. Et je les malmène un peu (beaucoup) à ma propre sauce.
Texte pour lecteurs matures : LEMON, langage cru.
Si ce n'est pas de votre âge… fuyez, pauvres fous !
Bonne lecture :) !
Fin du chapitre précédent : Le contenu de cette courte lettre lui arracha un sourire de triomphe et suscita une certaine chaleur dans la partie basse de son corps :
« Je veux te revoir, Malefoy. Oui, tu m'as brûlée. J'ai envie de toi, de ton corps, de ces choses que tu as été le seul capable de me faire ressentir. J'ai envie de tes mains, de ta bouche, de tes yeux, sur moi. Je veux voir ton envie dans tes yeux, sentir ton désir, entendre ton souffle chaud contre moi. Je veux sentir tes mains se promener sur mon corps, tes lèvres qui me caressent, tes dents qui me mordent. Je te veux en moi. Je veux m'offrir à toi. Je veux assouvir ce feu que tu as allumé en moi. J'ai soif de toi, sans fin. Tu as gagné, c'est moi qui te le demande : reviens, Malefoy, et prends ce que je t'offre. Prends-moi.
H.G
P.S : est-ce assez assumer mes désirs ? »
POV Drago
Il n'était pas question pour Drago d'attendre plus longtemps avant de satisfaire ses désirs. Heureusement, il commençait à très bien connaître la jeune femme et savait parfaitement où elle devait se trouver après une journée aussi éprouvante…
Et effectivement quand il ouvrit la porte de la salle de bains des préfets, Granger s'y trouvait, immergée dans un grand bain moussant. Dommage, les bulles cachaient trop bien son corps… En entendant la porte s'ouvrir, la Gryffondor se précipita immédiatement sur sa baguette qu'elle brandit vers lui. Quand elle reconnut l'intrus, elle eut l'air de se détendre très légèrement, mais garda sa baguette levée. Drago ricana et lui dit :
« Tu sais, moi aussi je peux sortir ma « baguette », Granger… Tu veux la voir peut-être ?
Tu as vraiment osé faire ce jeu de mots foireux ? Tu n'as vraiment pas froid aux yeux…
Tu as bien dû remarquer que j'étais plutôt chaud. Et toi aussi, la dernière fois, tu étais chaude comme une marmite, ajouta-t-il en souriant narquoisement.
N'importe quoi ! En attendant, la question principale que je me pose c'est la raison de ta présence ici. Tu n'es plus préfet, et malgré tout tu sembles passer ton temps dans cette salle de bains. Tu sais que tu n'as pas le droit ?
Évidemment ! Mais pourquoi se priver ? Le mot de passe ne change jamais, et, comme toi, j'aime le confort de l'endroit. Mais aujourd'hui, je ne venais pas prendre un bain. Je venais… te prendre, toi ! »
Drago vit la jeune femme rougir et frissonner, et déjà, c'était jouissif. Il n'arrivait pas à se lasser de ses réactions effarouchées. Il aimait tant la voir lutter contre ses désirs.
« Co… comment savais-tu que je serai ici ?
C'était prévisible. Je me doutais bien qu'après une telle journée tu aurais besoin de détente. J'ai bien reçu ta lettre…
Oh…
Oui, et j'ai beaucoup aimé ce que j'ai lu. Je ne crois pas avoir déjà reçu quelque chose d'aussi intense. À force de passer ton temps dans les livres, tu as appris à manier les mots. Alors, je suis là pour combler tes désirs. Je suis là pour te détendre après cette dure journée. »
En parlant, Drago s'était peu à peu rapproché et se trouvait maintenant à deux pas du bassin, juste au-dessus de Granger. Il vit clairement dans ses yeux qu'elle commençait à paniquer quand il commença à ôter ses vêtements pour la rejoindre. Peu à peu la mousse s'estompait et il voyait de plus en plus de son corps nu. Il sentait déjà son désir se ranimer.
« Mais Malefoy… on ne peut pas faire ça ici, ça ne se fait pas.
Pourquoi pas ? Tu veux vraiment attendre encore plus longtemps ? Je pensais que tu avais été largement assez frustrée, non ? Pour que tu en sois réduite à me supplier, tu as dû sacrément me désirer…
Je n'ai pas supplié, j'ai simplement demandé. »
Drago éclata de rire, peu importaient les mots, ce qui comptait c'est qu'elle était là, à sa merci, nue devant lui, brûlante de désir. Il allait renverser tout son monde. Il allait la plier sous le plaisir. Il allait la faire crier… Oh oui, ça s'annonçait délicieux !
Il jeta sa chemise déboutonnée à ses pieds, et tout de suite défit sa ceinture. Les yeux de la jeune femme restaient fixés dessus, comme si on lui avait jeté un sort de glue perpétuelle. Il descendit très lentement son pantalon, profitant de ses derniers instants de frustration. La ceinture qu'il avait encore dans la main tomba avec un bruit métallique qui fit sursauter la Gryffondor mais elle ne dévia pas le regard.
Drago était désormais uniquement vêtu d'un caleçon et elle ne bronchait pas. Il se demanda combien de types elle avait déjà pu voir nus. Probablement pas plus de deux : son ridicule Weasley et peut-être Krum (pas sûr ?). Évidemment il était le plus beau et le mieux bâti, il était Drago Malefoy après tout.
Il ôta son caleçon en un geste sec et bref. Il se tenait maintenant entièrement nu devant Granger, dont les yeux étaient toujours fixés sur sa… baguette. Drago sourit d'un air suffisant et prit une pose de statue grecque, exhibant fièrement sa plastique. Il n'avait absolument pas de quoi rougir de son corps. La jeune femme haussa les yeux au ciel mais son petit sourire démentait cet air agacé. Elle le trouvait beau. Évidemment…
Mais Drago n'avait plus envie d'attendre, plus envie de se faire désirer et admirer. Il rêvait depuis trop longtemps de leur étreinte, maintenant il voulait juste posséder Granger, la faire sienne.
Il plongea dans le bassin à ses côtés et attira la jeune femme à lui. Elle ne se détendit pas complètement, ce qui l'agaça plus qu'il ne voulait l'admettre (il voulait qu'elle se laisse aller entièrement à lui), mais elle semblait bien plus désireuse que réticente, et cela lui suffirait pour le moment. Il avait assez attendu. Bien assez.
Il l'embrassa fougueusement sans attendre, écrasant ses lèvres avec passion, plongeant sa langue en elle. Granger répondit avec la même fièvre, parcourant son corps nu de ses mains douces. Elle était chaude, trempée et frissonnante, et c'était si bon de la sentir vibrer sous ses caresses. Tout ça s'annonçait comme la meilleure partie de jambes en l'air de sa vie.
Son propre corps réagissait parfaitement à la situation, et il se sentait tenaillé par une érection impérieuse. Il était dur comme il ne l'avait jamais été, et ne voulait qu'une chose : s'enfoncer dans le corps chaud et accueillant de la Gryffondor et la faire hurler.
Réflexion faite, la baignoire n'était probablement pas le meilleur endroit pour ce qu'il avait en tête. Sans attendre, il sortit de l'eau et tendit une main impatiente à Granger, qui la saisit. Il tira sur son bras et de nouveau elle se retrouva dans ses bras, il savourait la douceur de sa peau, la fermeté de ses seins si délicieusement ronds qu'il aurait voulu les manger, la rougeur de ses joues. Elle le regardait d'un air hagard, complètement abandonnée à sa volonté. Elle était encore trempée, et des gouttes d'eau chaude tombaient à ses pieds dans un bruit délicat.
Face à ce spectacle des plus érotiques, Drago sentit ses envies les plus bestiales, les plus passionnées, se réveiller. Il prit Granger dans ses bras et la poussa contre le mur, l'écrasant de son propre corps. La jeune femme gémit sous l'assaut, mais son plaisir était évident.
Il l'embrassa de nouveau, plus brièvement cette fois, plus violemment, la mordant et aspirant sa langue comme s'il voulait sucer toute sa force vitale. Puis il se recula un peu et la fixa dans les yeux. Une rougeur envahit le visage de la jeune femme mais elle maintint son regard. Ses yeux brulaient de désir, semblaient se consumer sous une flamme nouvelle.
« Granger, si tu es devenue si audacieuse, sauras-tu me répéter ce que tu m'as écrit ? Avec cette bouche, avec ces lèvres si douces, ajouta-t-il en les caressant du doigt pour souligner ses paroles.
- Je te veux, Malefoy, en moi, murmura-t-elle sans le lâcher du regard. Prends-moi ! »
Drago ricana mais en fait il n'avait plus vraiment envie de rire. Cette déclaration de passion et de désir avait asséché sa bouche et avait rendu son érection encore plus dure si cela était possible. Il n'était pas sûr d'avoir autant désiré une fille. C'était cette petite sainte-nitouche je-sais-tout de Gryffondor, pour l'amour de Salazar. Mais pourtant qu'est-ce qu'il la voulait, putain…
Il abaissa une main vers son intimité et introduisit un doigt en elle. Alors qu'il commençait à la doigter, de doux gémissement s'élevèrent à son oreille. Elle était aussi prête et désireuse que lui et il en était ravie : ce jour-là, il n'avait pas particulièrement envie de prendre son temps, de faire durer les choses, de l'allumer pendant longtemps. Il la voulait maintenant. Tout de suite.
Il saisit ses jambes et les enroula autour de sa taille et ancra son regard dans les yeux bruns de la jeune femme. Elle ne dit rien, mais son regard criait la même supplique que ses mots l'avaient fait auparavant : « prends-moi. »
« A ton service, Granger » pensa-t-il en riant intérieurement, et d'un geste des reins rapide et presque violent il s'introduisit en elle. Il s'enfonça profondément en elle et stoppa tout mouvement. Elle était si serrée, si chaude, si humide autour de lui c'était encore meilleur que ce qu'il avait pu imaginer. Il aurait pu exploser de plaisir juste en rentrant en elle.
Ses doigts étaient enfoncés dans son dos, sa respiration s'accéléra, elle gémit plus fort sous l'intrusion, et c'était presque un cri, mais Drago savait bien que c'était de pur plaisir.
Il demanda cependant (plus pour embêter la jeune femme que par réelle crainte) :
« Tu veux que je m'arrête, Granger ?
- Tu n'es pas sérieux, Malefoy ? Continue. Ne t'arrête pas.
- Tu l'auras voulu… »
Sans lui laisser davantage le temps de reprendre ses esprits, Drago commença de vifs mouvements de va-et-viens, s'enfonçant dans le corps de la jeune femme avec passion et frénésie, presque violence. Granger avait fermé les yeux et haletait, gémissant des syllabes confuses qui ressemblaient vaguement à son nom. S'il ne l'avait pas tenue aussi fort, elle serait tombée par terre. Elle ne semblait même pas avoir conscience de taper contre le carrelage du mur, et Drago lui-même ne s'en souciait pas.
C'était brutal, violent, passionné, dénué de tendresse et de douceur. Du sexe bestial comme Drago aimait tant. Ils ne faisaient pas l' baisaient, purement et simplement, comme s'ils se battaient. Ils se mordaient, se griffaient, respiraient chaotiquement, s'embrassaient avec hargne. Leur sexe était à leur image :porté par leur haine et leur mépris réciproque, pas par un amour bien gentillet. Ils résolvaient le conflit jamais réglé entre eux depuis sept ans en couchant ensemble. Leurs gestes étaient si violents, si rudes, si brutaux, que c'en était presque douloureux pour Drago, et cela l'était certainement pour la jeune femme, mais tous deux s'en fichaient, et ils ne se seraient arrêtés pour rien au monde.
Les coups de reins de Drago se faisaient de plus en plus rapides, de plus en plus violents, son rythme de plus en plus chaotique et il sentait la jouissance pulser dans ses veines, de plus en plus proche. Il brûlait de désir et de plaisir. Mais il fixa son attention sur la jeune femme, voulant la faire jouir avant lui. Ses doigts descendirent entre leurs deux corps et s'activèrent rapidement sur son clitoris.
Granger se mit à crier plus fort, et cette fois c'était clairement son prénom qu'elle prononçait. Drago tiqua sur ce détail, il ne se considérait pas assez intime avec elle pour qu'elle utilise son prénom, mais cette question s'effaça de son esprit quand il vit l'orgasme sur le visage de la jeune femme, qu'il la vit réellement perdre pied, pour de bon. Elle était magnifique : vulnérable, offerte, fragile, et en même temps, si forte, toujours si forte.
Cette vision lui fit perdre pied à son tour et il éjacula en elle alors qu'elle planait toujours loin de lui sur les vagues de son plaisir.
Une fois son propre orgasme calmé, Drago lâcha Granger délicatement et la posa à terre. Ils s'assirent tous les deux côte à côte le long du mur, reprenant peu à peu une respiration normale, sans vraiment oser se regarder. Ils savaient que ce qu'ils venaient de vivre était un tournant dans leur relation.
Drago prit la parole en premier, et il se détesta d'être aussi faible quand il entendit le léger tremblement dans sa voix.
« Tu risques d'avoir quelques marques demain… Tu as un peu cogné contre le mur et je crois que je t'ai serrée un peu fort… C'est ok pour toi, Granger ?
- Tu plaisantes, j'espère ? « Ok » ? Malefoy, je n'ai jamais pris autant de plaisir de ma vie, même si je déteste admettre que c'est grâce à toi… »
Le silence retomba entre eux et Drago commença à jouer avec une des mèches de cheveux de la jeune femme. Mais il voyait bien que le moment était passé et qu'elle avait repris ses distances, dressé à nouveau ses barrières. Il ne voulait pas se l'avouer, mais cela le blessait.
« Honnêtement, je ne t'imaginais pas comme ça Granger… Je ne pensais pas que tu aimais le sexe bestial et violent comme ça. Je te voyais plus du type « pétales de roses et tendresse ». Je me suis un peu laissé aller mais ce n'est pas comme ça que j'imaginais notre première fois. Je voulais te montrer un peu plus…
- Première fois ? Donc tu penses qu'il y aura une prochaine ? le sourire de Granger était narquois et ses mots piquants.
- Eh bien, je me disais que si tu me le demandais encore, je dirais peut-être oui. Ce n'était pas désagréable, tu as avoué que c'était la meilleure partie de sexe de toute ta vie, et je pense que tu as encore beaucoup à apprendre de moi. Que ce soit pour séduire à nouveau ton Weasmoche ou pour autre autre chose…Alors ?
- Peut-être Malefoy. Sans doute. Nous en reparlerons. Pour l'heure, je vais aller me coucher. Tout ceci ne change rien à notre mépris mutuel, et je n'aime pas plus qu'avant passer du temps en ta compagnie et discuter avec toi. Alors, bonne nuit. »
En moins de temps qu'il n'en fallait pour dire « wingardium leviosa », Drago se trouva seul, toujours assis nu contre le mur, et profondément perplexe. Etait-il possible que Granger soit moins touchée par leurs échanges charnels que lui ne l'était ? Pouvait-elle rester insensible à son charme, à ce point ?
Ca n'était pas habituel. Pas habituel non plus que lui se préoccupe autant de l'avis d'une fille, mais ça il ne voulait décidément pas y penser. Il espérait simplement qu'il y aurait une autre fois : par Salazar, que cette fille était bandante. Plus chaude que le souffle d'un magyar à pointes… ! Elle ne pouvait quand même pas passer une nuit tranquille après ça, si ?
Voilà pour ce chapitre… Merci pour votre lecture. Je reviens très vite (j'espère) avec un nouveau chapitre, de nouvelles péripéties et de nouveaux lemons. Le prochain chapitre reprendra le point de vue d'Hermione, notamment pour répondre aux questions (légitimes) que se pose notre serpentard préféré. N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé et à m'encourager par un gentil mot pour écrire et publier la suite (ma flemme a parfois besoin d'un bon coup de pied au derrière pour se bouger, et vos reviews sont le meilleur coup de pied possible).
