Jeu Mortel

Chapitre 14 : Deuxième Tâche Et Amitié.

Finalement le mois de janvier passa et février arriva. La neige avait enfin de compte complètement disparu, mais le temps restait pluvieux et venteux. Leïla espérait de tout cœur qu'une sirène ne pouvait pas attraper froid dans l'eau glacé dans laquelle elle allait devoir bientôt plonger.

La soirée qu'ils avaient fait durant le mois de janvier avait détendu tout le monde. Même si le lendemain, Leïla s'était aperçu qu'en plus, d'une gueule de bois, un bout de verre avait entaillé sa main gauche.

Mais le les autres étaient aussi à plaindre, il avait fallu à Angel deux jours complet pour se remettre. Et Enzo et Alyssa avaient passés une sale matinée, à vomir dans les toilettes des filles de Mimi Geignarde.

Dans ces moment-là, Leïla se félicitait d'avoir une forte résistance à l'alcool. Elle s'en était sorti qu'avec un mal de tête, qu'une aspirine avait vaincu.

- Vous avez remarqués ? demanda Angel deux jours avant la seconde tâche. Harry va de plus en plus à la bibliothèque.

Leïla leva la tête de son manuel de potion pour tourner la tête vers le jeune sorcier.

- Tu crois qu'il a résolu l'énigme de l'œuf ? dit Alyssa ne lâchant pas le survivant des yeux.

- Il l'a résolu, déclara Enzo, l'autre fois dans un couloir, j'ai surpris Diggory parler avec lui.

- Il veut sûrement rembourser sa dette, marmonna la brune, pour la première tâche.

- Mais apparemment il n'a pas trouvé de solution pour rester sous l'eau, dit Angel, inquiet.

- Il n'aura jamais le temps de trouver, se désola Alyssa, on a mis un temps fou pour Leïla.

- Et encore, on n'est même pas sûre que ça marche, rappela Leïla.

La veille de l'épreuve Leïla avait le ventre noué. Elle essaya de manger, sans succès. Finalement elle s'autorisa une excursion à la tour d'astronomie et une cigarette juste après le dîner.

C'était dingue. Depuis qu'elle était à Poudlard, elle fumait de moins en moins souvent. Elle avait l'esprit trop occupé pour ça. En revanche Alyssa, elle, fumait beaucoup plus qu'avant.

Mais elle laissait ce combat à Enzo et Angel, qui étaient de fervent défenseur contre le tabac. D'un certain côté elle comprenait, la tante d'Enzo (dont il était proche) était décédé suite à un cancer des poumons provoqué par la cigarette.

Et Angel, il avait mille et une raisons de détester le tabac. Leïla ne pouvait qu'être admiratif de la façon dont il avait traversé cette étape. Elle, à côté, avait tout foutu en l'air : sa relation avec Sebastian, ses poumons et avait fait de la peine à tout le monde.

C'était pourtant lui qui avait le plus perdu. Et c'était à lui à qui elle manquait le plus.

Mais pour Leïla sa paraissait logique. Du moins pour la Leïla âgé de seize ans. Si Angel n'avait pas le droit d'être heureux en compagnie de quelqu'un, alors elle non plus. C'était stupide, elle le savait.

Leïla eu un rire amer en écrasant sa cigarette sur le rebord de la rambarde, et essaya d'imaginer ce qu'aurait été ces deux dernières années si elle était restée avec Sebastian.

Quand elle rentra à la salle commune, seule Alyssa était encore dans ses devoirs.

- Les garçons sont allés se coucher, expliqua la jeune sorcière, tu devrais y aller toi aussi. Je fini ça et j'arrive.

Leïla hocha la tête et monta dans son dortoir. Elle se mit en pyjama et se glissa dans son lit, peu après elle s'endormit. Elle ne sentit même pas Alyssa s'installer à côté d'elle.

Le lendemain matin elle se réveilla très tôt. Mais elle avait le temps, la seconde tâche ne commençait qu'a neuf heure et demi.

Elle s'aperçut qu'elle était toute seule, Alyssa devait être déjà levé. D'ailleurs c'était étrange, d'habitude quand elle dormait Alyssa était une véritable tornade, mais là rien, elle n'avait rien senti.

D'un coup la réalité de la situation la frappa, comme une énorme douche glacée. Elle se précipita hors de sa chambre en courant pour rejoindre celle des garçons.

-C'est Alyssa ! hurla-t-elle en faisant irruption dans la pièce.

La plupart des garçons dormaient, mais ceux réveillés n'en crurent pas les yeux.

- Euh, Leïla ? dit Zachary torse nu. Qu'est-ce que tu fais là ?

- Angel et Enzo, où ils sont ? demanda précipitamment Leïla ne les voyant pas.

Zachary pointa la salle du bain du doigt.

- C'est Alyssa qu'ils ont enlevés, répéta Leïla quelques secondes plus tard en entrant dans la salle de bain et en découvrant ses deux meilleurs amis les cheveux mouillés et une serviette autour de la taille.

Les deux garçons se regardèrent.

- Ah...je pensais que ce serait moi, dit Enzo en faisant une grimace dédaigneuse. Je pensais qu'il avait plus de goût...

- Ça suffit, réprimanda Angel. Ne n'inquiète pas Leïla, tu vas aller la chercher.

- Et n'oublie pas ce n'est qu'un jeu, essaya de rassurer Enzo en la prenant par les épaules et en l'entraînant vers la sortie. Paige ne la laissera pas mourir. Maintenant va prendre une douche pour te détendre. On se retrouve dans la Grande Salle.

Leïla prit finalement une douche, mais ses pensées ne pouvaient pas se concentrer sur autre chose que sa meilleure amie.

Elle savait que sa transformation en sirène ferait disparaître définitivement ses vêtements. Elle prit donc juste un vieux short de sport et un débardeur noir. Elle ne prit même pas la peine de mettre un soutien-gorge.

Elle finit par enlever tous ses bijoux et de mettre des baskets (qu'elle enlèverait avant l'épreuve, contrairement aux restes de ses vêtements, elle tenait à cette paire de chaussure).

Elle remplit distraitement un sac de sport de vêtements à elle et à Alyssa, qu'elles mettraient après l'épreuve, et n'oublia pas de glisser dans sa poche les formules qui permettraient (elle osait espérer) de venir à bout de cette tâche.

- Cadeau, dit-elle en balançant le sac de sport dans les bras d'Angel. Assure-toi de l'avoir sous la main après la tâche, ce sont des habits, pour moi et Alyssa.

- Tu ne vas pas avoir froid ? demanda Enzo en observant la tenue de sa meilleure amie.

Leïla haussa les épaules, s'installa à table et commença à manger sans appétit. Être là sans Alyssa était vraiment étrange.

Ils passèrent l'heure et demi suivante à parler de l'épreuve. Les garçons lui donnèrent des conseils qu'elle essaya de retenir.

- Tu sais si tu auras toujours tes pouvoirs une fois transformée ? demanda Enzo.

Mais Leïla n'en savait rien. Elle espérait au fond d'elle que oui, mais quelque chose lui disait le contraire.

Finalement à neuf heure et quart, quinze minutes avant le début de l'épreuve, Leïla du rejoindre les autres champions sur l'autre rive du Lac Noire.

Les tribunes étaient déjà pleines. Angel et Enzo insistèrent lourdement auprès des juges pour rester avec Leïla jusqu'au début de l'épreuve.

Tous les champions étaient là, à part Harry, qui dix minutes plus tard arriva en courant et qui était déjà essoufflé.

- J'arrive...dit-il d'une voix haletante.

Il s'arrêta en dérapant sur le sol boueux et éclaboussa malencontreusement la robe de Fleur.

- Où étais-tu ? demanda la voix impérieuse et réprobatrice de Percy Weasley qui remplaçait Mr Croupton en tant que juge. L'épreuve est sur le point de commencer !

- Allons, allons, Percy ! dit Ludo Verpey qui paraissait profondément soulagé de voir Harry. Laisse-lui le temps de reprendre son souffle !

Dumbledore adressa un sourire à Harry mais Karkaroff et Madame Maxime n'avaient pas du tout l'air contents de le voir apparaître… À en juger par l'expression de leur visage, ils avaient dû penser qu'il ne viendrait pas. Mais Leïla était contente de savoir qui l'avait finalement trouvé une solution pour vaincre cette tâche.

Ludo Verpey s'était avancé vers les champions et les disposait à présent le long de la rive à trois mètres de distance les uns des autres. Leïla s'était retrouvée entre Diggory et Fleur tous deux en maillots de bain. Elle sentait Enzo et Angel (qui auraient dû rejoindre les tribunes) derrière elle à une cinquantaine de centimètres de distance.

Verpey, qui était en train de parler à Harry, retourna finalement à la table des juges. Il dirigea alors sa baguette magique vers sa gorge et murmura :

- Sonorus !

Aussitôt, sa voix résonna de la surface du lac jusqu'aux tribunes dressées sur la rive opposée.

- Et voilà, dit-il, tous nos champions sont prêts à entreprendre la deuxième tâche qui commencera à mon coup de sifflet. Ils auront exactement une heure pour reprendre ce qui leur a été enlevé, attention, à trois… Un… deux… trois !

Un coup de sifflet strident retentit dans l'air frais du matin. Des applaudissements et des cris explosèrent dans les tribunes.

Leïla savait ce qui lui restait à faire. Ayant déjà préalablement enlevé ses chaussures, elle sortit le bout de parchemin sur lequel était écrit sa formule (elle avait donné la seconde, celle qui lui permettrait d'inversé son état, à Angel)

- C'est le moment de faire une prière, murmura Enzo derrière elle tandis que Fleur et Cédric avait déjà plongés dans l'eau.

Elle répéta avec espoir les mots écrit sur le parchemin de tout son cœur.

« J'en appel à toi océan,

Que me sois accorder ton tourment,

Toi qui écoute ma vérité,

Puisses-tu me donner l'immortalité,

Dans ces eaux je t'appelle,

Et dans ces eaux je répondrais à ta querelle, »

Elle avait déjà fait mieux comme rimes et formules. Elle espérait juste que ce soit suffisant. Elle sentit tous les regards sur elle. Au moment où elle s'était dit que la formule n'avait pas fonctionné, elle se sentit prise dans un tourbillon. La prochaine chose qu'elle vit était que ses jambes avaient disparu et avaient été remplacés par une queue de poisson, recouverte d'écailles d'or.

Elle tituba d'avant en arrière en essayant de rester en équilibre en battant des bras, mais heureusement, elle sentit la main froide d'Enzo dans son dos, désormais nu, la pousser en avant. Elle atterrit dans l'eau avec plus de souplesse qu'elle ne crut.

C'était étrange d'avoir une queue au lieu de jambes. Leïla écouta son nouvel instinct et ne prit même pas la peine de prendre une respiration avant de plonger sous la surface glacée du lac, ne laissant entrapercevoir que le bout de sa nageoire doré pour les spectateurs avant de disparaître dans les profondeurs.

En tant qu'humaine Leïla avait toujours eu du mal à ouvrir les yeux dans l'eau, mais en tant que sirène l'exercice était aussi facile que de claquer des doigts.

Tout lui paraissait d'une clarté étonnante. Utiliser sa queue pour nager était aussi un geste badin désormais. Ses écailles étaient dur et souple à la fois.

Elle nagea plus profondément pendant dix minutes. Jusqu'à ce qu'elle put apercevoir le fond du lac, dont les algues et les pierres, était jonché.

Plusieurs bancs de poissons argenté lui passèrent devant. Leïla n'avait pas vu un spectacle aussi beau depuis longtemps, mais soudain elle se rappela le but de cette tâche : Alyssa. Elle devait trouver sa meilleure amie dans l'heure.

D'un geste plus ferme elle ondula sa nageoire et sentit qu'elle nageait plus rapidement.

Elle finit par arriver dans une véritable forêt d'algues verdoyante. Celles-ci mesuraient environ une cinquantaine de centimètres. Leïla avança parmi elles en les écartant de ses bras.

Au bout de quelques minutes, elle sentit qu'il y avait du mouvement derrière elle. Elle se retourna en faisant une rotation avec sa nageoire, mais il n'y avait personne.

Soudain elle se sentit happé par derrière. Quelque chose s'était enroulé autour de son poignet.

Un Strangulot, un démon des eaux doté de petites cornes, venait de surgir d'entre les herbes. Ses longs doigts étaient étroitement serrés autour de son poignet.

Leïla essaya de tirer de toute ses forces sur son bras mais la créature restait bien accrochée. Mais cela ne l'empêchait pas de se mouvoir. Elle se propulsa tout au fond du lac, le Strangulot était toujours collé à elle, celui-ci avait enfoncé ses dents pointues dans la chair de la jeune fille.

Celle-ci n'aurait pas été sous l'eau, elle aurait pu crier, mais elle se contenta de faire de grosses bulles.

Sur le sol du lac elle s'empara d'une grosse pierre qui semblait lourde et l'abattît sur la tête du monstre, qui désarçonné, relâcha son emprise.

Leila ne perdit pas une seconde. Elle profita de l'occasion pour s'échapper en remontant d'une dizaine de mètres.

Quand elle fut sûre d'être à l'abri de tout dangers potentiels, elle examina son poignet.

Le Strangulot avait enfoncé ses dents profondément. Elle voyait distinctement la morsure dont s'échappait son sang distillé par l'eau.

Tenant son poignet avec son autre main elle avança en se tenant à distance des herbes hautes. Pendant presque une demi-heure, elle avança.

Elle n'avait aucune idée d'où pouvait être retenue Alyssa, elle espérait juste que son instinct de sirène l'amènerait là-bas.

Au bout d'un certain moment alors qu'elle se sentait perdu au milieu du lac, sans indication, un chant lui parvînt aux oreilles.

Pendant une heure entière, il te faudra chercher,

Si tu veux retrouver ce qu'on t'a arraché.

La voix venait de droit devant. Leïla lâcha son poignet, qui saignait toujours, et entreprit de nager plus vite en direction de la voix qu'elle venait d'entendre.

Bientôt elle vit un grand rocher se dessiner dans l'eau boueuse. Des dessins de sirènes et de tritons y étaient gravés. Ils étaient armés de lances et poursuivaient ce qui paraissait être le calmar géant, qui habitait lui aussi le lac. Leïla passa devant le rocher en suivant le son de la chanson qu'elle continuait d'entendre :

La moitié de ton temps s'est enfuie, hâte-toi

Sinon, ce que tu cherches en ces eaux pourrira…

Des bâtisses rudimentaires de pierre brute, aux murs parsemés d'algues, apparurent soudain de tous côtés dans la pénombre. Par endroits, derrière les fenêtres sombres, Leïla apercevait des visages… des visages qui ne ressemblaient en rien au portrait de la sirène, dans la salle de bains des préfets ou à elle-même désormais transformé en sirène…

Ces êtres avaient la peau grise et de longs cheveux hirsutes d'une couleur vert sombre. Leurs yeux étaient jaunes, tout comme leurs dents cassées, et ils portaient autour du cou de grosses cordes fabriquées avec des cailloux. Ils lancèrent à Leïla des regards assassins en la voyant passer et un ou deux d'entre eux sortirent de leurs repères pour l'observer de plus près, une lance à la main, leurs puissantes queues de poisson argentées battant l'eau avec force.

Leïla qui n'avait aucune intention de rester plus longtemps que nécessaire nagea encore plus vite en ondulant sa nageoire mais, bientôt, les abris de pierre devinrent de plus en plus nombreux. Certains étaient entourés de jardins de plantes aquatiques, elle vit même un Strangulot apprivoisé, attaché à un piquet devant une porte. Les êtres de l'eau sortaient de tous les côtés, à présent. Ils la regardaient avec avidité, montraient sa queue de poisson et ses écailles scintillante sur sa poitrine, ils échangeaient des remarques sur son passage, la main devant la bouche.

Leïla, très mal à l'aise, accéléra l'allure et un très étrange spectacle s'offrit alors à ses yeux. Une véritable foule était rassemblée devant les bâtisses qui délimitaient une sorte de place de village aquatique. Un chœur composé d'êtres de l'eau chantait au milieu de la place, invitant les champions à s'approcher. Derrière le chœur, grossièrement taillée dans un bloc de rocher, s'élevait une gigantesque statue qui représentait une de ces créatures.

Cinq personnes étaient solidement attachées à la queue de poisson de la statue.

Ron était ligoté entre Hermione et Cho Chang. Il y avait aussi une fillette qui ne devait pas avoir plus de huit ans. En voyant ses longs cheveux d'un blond argenté qui flottaient autour d'elle comme un nuage, Leïla eut la certitude qu'il s'agissait de la sœur de Fleur Delacour. Alyssa se tenait à côté de Hermione. Tous les cinq semblaient plongés dans un sommeil profond. Leurs têtes ballottaient sur leurs épaules et de minces filets de bulles s'échappaient régulièrement d'entre leurs lèvres.

Bonne nouvelle, pensa Leïla, ils respiraient et étaient tous vivant.

Elle s'aperçut aussi qu'Harry était là, à côté de Ron. Il devait être arrivé une minute plus tôt. Il avait des branchies et ses pieds ressemblait à des palmes.

Leïla s'avança vers lui et lui tapota l'épaule. Celui-ci se retourna et écarquilla les yeux en la voyant ainsi transformé. Leïla tapota le dessus de son poignet comme pour lui montrer une montre invisible. Celui-ci comprit tout de suite qui leurs restaient peu de temps et hocha la tête.

Leïla se dirigea vers sa meilleure amie et lui mit ses mains sur le visage comme pour l'inciter à se réveiller. Mais Alyssa resta endormi.

Quand Leïla nagea vers la corde elle se rendit compte qu'elle était attachée avec de grosses cordes, solides et visqueuses, constituées d'herbes aquatiques entremêlées.

Elle s'en prit à elle-même pour ne pas avoir penser à amener son athamée ou un couteau quelconque.

Leïla regarda tout autour d'elle et vît Harry faire la même chose. Lui aussi n'avait pas pensé à amener quelque chose.

Pour la plupart, les êtres de l'eau qui les entouraient étaient armés de lances. Il nagea rapidement vers une sorte de triton de plus de deux mètres de haut, portant une longue barbe verte et un étroit collier de dents de requin, et s'efforça de lui demander par gestes s'il voulait bien lui prêter sa lance. Mais le triton éclata de rire en hochant vigoureusement la tête.

- Non, nous n'aidons personne, dit-il d'une voix rauque et dure.

Visiblement lui contrairement à elle pouvait parler.

- Allez, VITE ! sembla dire Harry d'un air féroce mais seules des bulles lui sortaient de la bouche.

Il essaya de lui arracher la lance des mains, mais le triton dégagea son arme d'un coup sec, en continuant de rire et de hocher la tête.

Harry tourna sur lui-même, jetant des regards partout, à la recherche d'un objet tranchant, et plongea aussi tôt vers le sol du lac pour se munir d'une pierre acérée.

Leïla l'imita aussitôt sans perdre de temps, et attrapa l'une d'elles qui semblai tranchante. Elle remonta aussitôt près de sa meilleure amie.

Pendant de longues minutes elle essaya de trancher la corde avec des gestes vigoureux mais très imprécis. Harry réussit avant elle mais resta auprès de Ron sans esquisser le moindre mouvement pour remonter. Il regardait de tous les côtés comme pour s'assurer que les autres champions arrivaient.

Juste au moment où Leïla allait abandonner, la corde céda. Sans perdre de temps elle attrapa sa meilleure amie par la taille et commença à remonter.

Elle vu que Harry était toujours là. Pendant un moment elle hésita à rester elle aussi. Mais finalement Enzo avait raison, les juges ne laisseront pas les prisonniers mourir...

Alors elle prit la décision d'abandonner Harry à son attente, et recommença à nager à la verticale pour rejoindre la surface lointaine.

Sa nage était ralentie par le poids d'Alyssa à supporter. Tellement ralentie qu'au bout d'un moment elle vu Diggory, avec Cho sous le bras, passer devant elle. Elle mit un peu plus d'efforts dans ses ondulations pour remonter en suivant le sillage de Cedric.

De plus sa blessure la faisait de plus en plus souffrir. Celle-ci continuait de saigner. Bientôt elle allait perdre tout son sang, pensa amèrement Leïla.

Avec une pensée d'excuse elle arracha un morceau de tissu de la veste de son amie et le noua autour de son poignet, espérant que cela arrêterait l'hémorragie.

Alyssa allait lui en vouloir, mais tant pis elle lui en rachèterait une autre.

Elle jeta un coup d'œil au-dessous d'elle et vu une tête de requin ! Prise de panique elle tripla la vitesse de sa nage. Elle comprit peu après que le requin n'était rien d'autre que Krum qui avait Hermione avec lui.

Au coude à coude, lui et Leïla remontait à la surface. Si elle avait pu, elle aurait utilisé ses pouvoirs pour ralentir l'évolution de Krum. Mais malheureusement ses pouvoirs ne fonctionnaient pas.

Elle vit alors que la surface n'était plus qu'a quelques mètres, Cédric devait déjà être remonté...

Leïla utilisa alors toute la puissance de sa nageoire pour se propulser vers le haut et laisser Krum en arrière.

Finalement elle et Alyssa émergèrent la tête de l'eau. A la seconde ou Alyssa fut à l'air, elle reprit conscience en reprenant son souffle à grande respiration. Elle se débattit, mais Leïla continua à la tenir, de peur que celle-ci ne coule.

- Du calme, dit Leïla en souriant, c'est moi, je suis venu te chercher.

- Tu as réussi ! s'écria joyeusement la sorcière. Je savais que tu réussirais.

- Tu croyais quoi ? plaisanta Leïla en l'aidant à nager jusqu'à la rive. Personne ne kidnappe ma meilleure amie sans ma permission. Cela dit, sans toi la nuit a été calme.

Alyssa éclata de rire et atteint la berge où Angel et Enzo la saisirent par les bras et la hissèrent.

- A toi, dit Angel en tendant la main vers Leïla tandis qu'Enzo s'assurait qu'Alyssa aille bien.

- Non, c'est bon, dit Leïla en écartant ses cheveux de son visage. Je vais rester dans l'eau...

Angel la dévisagea, inquiet. Il avait sûrement peur de l'appel de l'océan que toutes les sirènes ressentaient et qui les tenaient à distance de la terre ferme.

- Ne t'inquiète pas, dit Leïla, c'est juste que je n'ai pas envie d'exhiber mes écailles et de me retrouver nue devant tout le monde en récitant la formule.

Puis Leïla préférait rester dans l'eau en ondulant la nageoire. C'était devenu naturel maintenant. Au même moment Krum et Hermione apparurent à la surface. Krum reprit apparence humaine et Hermione se réveilla. Ils nagèrent vers le bord et rejoignirent bientôt Alyssa, Cedric et Cho Chang qui avaient tous des serviettes sur les épaules auprès de Mme Pomfresh.

- Bien joué, félicita Paige alors qu'elle s'approchait avec Piper et Phoebe, qui avaient eu l'autorisation d'assister à cette seconde tâche. Mais je serai curieuse de savoir comment tu as eu cette idée...

- Alyssa, répondit Leïla en souriant, c'est Alyssa qui a trouvé la solution, après vous avoir entendu à l'infirmerie avec vos sœurs.

Paige eut un sourire avant de dire qu'elle n'avait pas remarqué qu'elle l'avait entendue.

Peu après ce fut Ron et la fillette blonde qui émergèrent...mais sans Harry.

- OÙ EST HARRY ?! cria Leïla complètement inquiète.

- Je...je ne sais pas, bredouilla Ron en pataugeant, sûrement dans le lac.

Leïla ne perdit pas une seconde et replongea dans les profondeurs. Elle n'eut pas à chercher très longtemps, le survivant était là et se laisser dériver lentement en compagnie d'êtres des eaux qui l'accompagnait.

Elle se précipita vers lui mais l'un des Strangulots l'intercepta dans sa démarche et entreprit de tendre ses longs doigts vers elle. Elle essaya de le repousser en envoyant sa queue dans sa direction pour le menacer et ainsi espérer l'éloigner, mais le démon-des-eaux n'était pas impressionné. Il nagea à toute vitesse vers elle et esquissa un geste comme pour la griffer. Leïla essaya de reculer mais c'était trop tard, le monstre avait réussi à atteindre son abdomen. Celui-ci présentait les traces des cinq doigts de la créature.

Leïla, en colère, attrapa fermement le démon-des-eaux et le balança de toutes ces forces sur le côté.

Profitant de la surprise de tous les êtres des eaux, elle atteignit Harry à toute vitesse qui continuait de couler, elle l'attrapa en enroulant ses bras autour de son torse et remonta en à peine quelques secondes. Le sorcier était en danger, ses branchies et ses palmes avaient disparus. L'artifice qu'il avait utilisé, quelque ce soit, avait fini de faire effet.

Quand Harry se retrouva à la surface il reprit aussitôt conscience et sa respiration. Il paniqua jusqu'à ce qu'il se rendent compte que Leïla l'amenait vers la rive.

- C'était moins une, dit-elle en l'aidant à se hisser à côté de Ron.

- Merci, Leïla, répondit-il, sans toi je...

Tout le monde fut rassuré de savoir qu'il allait bien.

Leïla, elle, mit sa main sur son ventre où le Stangulot l'avait blessé. Heureusement la blessure ne saignait pas mais été tout de même à vif Elle espérait que la guérison ne laisserait aucune cicatrice.

- Harry, bravo ! s'écria Hermione. Tu y es arrivé ! Tu as trouvé le moyen tout seul !

- Oh… dit simplement Harry.

Ce qui laissa penser à Leïla qu'il avait dû recevoir de l'aide, mais peu importe.

- Oui, c'est ça, j'ai fini par trouver, reprit Harry en élevant légèrement la voix.

Dumbledore, lui, était accroupi sur le rivage, il était en grande conversation avec ce qui paraissait être le chef des êtres de l'eau, une sirène à l'aspect particulièrement sauvage et féroce. Dumbledore émettait les mêmes cris perçants que les êtres de l'eau lorsqu'ils s'exprimaient à l'air libre. De toute évidence, il parlait les langues aquatiques. Enfin, il se releva, se tourna vers les autres juges et dit :

- Je demande une réunion du jury avant de donner les notes.

Les juges se rassemblèrent aussitôt, à l'écart des oreilles indiscrètes. Entre-temps, Madame Pomfresh avait arraché Ron aux mains de Percy (qui voulait s'assurer que son jeune frère aille bien), elle le ramena auprès de Harry et des autres. Elle lui donna une couverture et de la Pimentine, puis alla chercher Fleur et sa sœur.

Fleur avait de nombreuses écorchures au visage et aux bras, et son maillot de bain était déchirée, mais elle ne semblait pas s'en soucier et refusa de laisser Madame Pomfresh lui administrer des soins.

- Occupez-vous plutôt de Gabrielle, lui dit-elle, puis, se tournant vers Harry, la respiration haletante, elle ajouta : Tu l'as sauvée. Et pourtant, ce n'était pas elle que tu devais délivrer.

- Ouais, répondit Harry qui semblait regretter amèrement de ne pas avoir laissé les trois filles attachées à la statue.

Fleur se pencha, embrassa Harry sur chaque joue, puis dit à Ron :

- Toi aussi, tu as aidé…

- Oui, répondit Ron, le regard plein d'espoir. Oui, un peu…

Elle se pencha également vers lui et l'embrassa à son tour. Hermione avait l'air furieuse mais, au même moment, la voix magiquement amplifiée de Ludo Verpey résonna derrière eux et les fit sursauter.

Dans les tribunes, la foule se tut aussitôt.

- Mesdames et messieurs, nous venons de prendre une décision. La sirène Murcus, chef des êtres de l'eau, nous a fait le compte rendu détaillé de ce qui s'est passé au fond du lac et, en conséquence, voici les notes, sur cinquante, que nous avons décidé d'accorder à chacun des champions :

Miss Fleur Delacour, bien qu'elle ait fait un excellent usage du sortilège de Têtenbulle, a été attaquée par des Strangulots en approchant du but et n'a pas réussi à délivrer sa prisonnière, nous lui accordons vingt-cinq points.

Des applaudissements s'élevèrent dans les tribunes.

- C'est insensé, je méritais zéro, dit Fleur d'une voix rauque en hochant sa tête aux cheveux magnifiques.

- Mr Cedric Diggory, qui a également fait usage du sortilège de Têtenbulle, a été le premier à revenir avec sa prisonnière, bien qu'il ait dépassé d'une minute le temps imparti.

Un tonnerre d'acclamations retentit dans les rangs des Poufsouffle

- Nous lui accordons par conséquent quarante-sept points.

- Miss Leïla Black, à été la seconde à ramener sa prisonnière en dépassant de trois minutes le temps imparti, en utilisant de son mieux une formule pour devenir elle-même une sirène. De plus elle a été indispensable pour Mr Potter en le ramenant à la surface au prix même de se blesser. De ce fait nous lui accordons quarante-trois points.

Leïla n'en revenait pas elle-même tandis qu'un tonnerre d'applaudissements retentissais. Quarante-trois points ! Elle qui croyait que sa formule ne fonctionnerait pas.

- Mr Viktor Krum, reprit Ludo Verpey, a eu recours à une forme incomplète de métamorphose, qui s'est quand même révélée efficace puisqu'il a été le troisième à ramener sa prisonnière. Nous lui accordons quarante points.

L'air très supérieur, Karkaroff applaudit de toutes ses forces.

- Mr Harry Potter a utilisé d'une manière très judicieuse les propriétés de la Branchiflore, poursuivit Verpey. Il est revenu le dernier et bien après la limite de temps. Toutefois, la sirène Murcus nous a informés que Mr Potter a été le premier à arriver auprès des prisonniers et que son retard est dû à la détermination qu'il a manifestée de ramener tous les prisonniers, pas seulement le sien.

Ron et Hermione jetèrent à Harry un regard où se mêlaient l'exaspération et la commisération.

- La plupart des juges – et Ludo Verpey lança alors à Karkaroff un coup d'oeil féroce – pensent que cette attitude démontre une grande force morale et aurait mérité la note maximum. Il obtient cependant quarante-cinq points.

Ainsi Harry était ex-æquo avec Cedric pour la première place. Leïla prenait la seconde, Krum la troisième et Fleur la dernière.

- Bravo, Harry ! cria Ron dans le tumulte général. Après tout, tu n'as pas été si idiot que ça – c'était de la force morale, tout simplement !

Fleur, elle aussi, applaudissait avec vigueur. Krum, en revanche, n'avait pas l'air content du tout.

- La troisième et dernière tâche se déroulera le vingt-quatre juin au coucher du soleil, reprit Verpey. Les champions seront informés de la nature de cette tâche un mois exactement avant sa date. Merci à tous du soutien que vous avez manifesté aux champions.

Peu à peu les les tribunes se vidèrent et tout le monde reprit la direction du château.

Quand Leïla fut certaine que plus personne n'était présent, elle se hissa à l'aide de ses amis hors de l'eau et prit la seconde formule.

- Espérons que celle-ci marche aussi, murmura-t-elle, je n'ai pas vraiment envie de rester une sirène pour toute l'éternité.

Après avoir demandé aux garçons de se retourner elle récita l'incantation :

« Je m'en rappel à toi océan,

Reprend ce qui de droit t'appartient,

Que me sois retirer ton tourment,

Pour que je puisse dire que je m'en reviens,

Que ce soit en acceptant,

Ce que je suis vraiment, »

Elle attendit quelques secondes et comme un peu plus tôt elle sentit de nouveau un tourbillon autour d'elle. Elle put admirer avec plaisir que ses jambes avaient repris place. Avant de vite grimacer au vue de la température extérieur et de sa nudité.

- Passe-moi le sac de sport, demanda Leïla à l'adresse d'Alyssa, il y a des vêtements à l'intérieur pour nous deux.

- Merci, d'avoir pensé à moi, répondit la sorcière en attrapant le sac en question.

Elles se changèrent rapidement avec les habits que Leïla avait pris. Deux tenues de sport avec un short et un débardeur, noir pour elle, bleu pour sa meilleure amie.

- Tiens, je te passe mes baskets, dit Leïla en les tendant vers Alyssa. J'ai oublié de t'en apporter.

- Tu devrais passer à l'infirmerie pour faire soigner les blessures du Strangulot, conseilla Angel en se retournant. Ça a l'air moche.

En effet le saignement s'était arrêté (merci la veste d'Alyssa) mais la douleur continuait à être aussi forte et son ventre picotait.

Ils firent un arrêt à l'infirmerie pour que Mme Pomfresh lui mette une crème.

- Et vous marchez pieds nus ! s'apostropha l'infirmière. Déjà que vous avez passé une heure dans de l'eau gelé ! Et en plus je n'ai pas pu vous donner de la Pimentine, alors par pitié allez mettre des chaussures !

Leïla la remercia, après tout c'était la deuxième fois qu'elle la soignait après une épreuve du Tournoi.

Ils pénétrèrent dans la Grande Salle (toujours pieds nues pour Leïla). Quand ils entrèrent toute la salle fut pris par un grand silence jusqu'à ce que tout le monde se mit à applaudir et à siffler.

Lana, Amy, Katherine, Sophia, Duncan et Zachary se précipitèrent vers elle pour la serrer dans ces bras.

- Très belle écailles, dit Lana avec un clin d'œil.

- T'as été bluffante, déclara Duncan, ébahi. Vraiment...

- Génialissime, fit Amy avec un grand sourire. Comme d'habitude avec toi.

- On pouvait s'attendre à rien de mieux, félicita Zachary avec fierté.

- On refait ça ensemble quand tu veux, renchérit Katherine avec un rire.

- Super formule, dit Sophia, faut absolument que tu me la passes.

Sous un tonnerre de félicitations et de remarques les quatre amis essayèrent de se frayer un chemin jusqu'à la table des Gryffondor. Même s'ils devaient s'arrêter tous les un mètre pour recevoir des compliments, dont ce qui venait de Fred et George, Ginny, Neville et tant d'autres.

- Ouf, lâcha Alyssa en se laissant glisser à une place libre. Je ne sais pas vous, mais rester toute une nuit endormie dans un lac, ça creuse.

Et sans plus de mots elle se mit à remplir son assiette.

- On a qu'a organiser une soirée, déclara Enzo en se servant des légumes. Pour célébrer ta réussite !

- Je veux bien, approuva Leïla avec un énorme sourire. Jusqu'à juin je n'ai plus à me soucier de rien.

Cette fois, contrairement à la fête de janvier, les quatre amis se rendirent ensemble à Pré-au-Lard grâce au pouvoir de téléportation d'Alyssa, où ils achetèrent en quantité de l'alcool et de la bière au beurre pour fêter la victoire de Leïla.

Comme la dernière fois ils se rendirent à la salle de bain des préfets pour organiser la soirée.

- Allez à toi l'honneur, dit Enzo en mettant l'une des nombreuses bouteilles de whisky pur feu dans les mains de sa meilleure amie.

- Très bien, dit celle-ci en brandissant sa bouteille eu dessus d'elle. A ma victoire sur la seconde tâche et à mes meilleurs amis auquel je dois beaucoup de choses.

Ils trinquèrent tous avec une bouteille dans les mains et burent chacun une gorgée.

Très vite les gorgées s'ensuivirent et la détente et la rigolade prirent places.

Alyssa insistait pour porter des toasts de plus en plus ridicules.

- A ma veste que tu as déchiré, lança-t-elle en rigolant, mais je ne t'en veux pas. De toute façon je voulais m'en débarrasser.

Leïla éclata de rire et lui promis de lui en racheter une autre.

Quinze minutes plus tard la soirée fut interceptée par Lana, Amy, Sophia, Katherine, Duncan et Zachary qui avaient débarqués dans la salle de bain en tenant tous leurs propre bouteille d'alcool.

- Ah, oui ! s'exclama Enzo en trébuchant en essayant de se relever. J'ai oublié de préciser qu'ont seraient rejoint par quelques bon amis. D'ailleurs vous êtes en retard.

- Désolé, dit Lana en enlevant sa veste en cuir, on a eu un peu de mal à se procurer toutes ses bouteilles.

- C'était beaucoup plus facile à la School Magic, fit remarquer Sophia en passant sa main dans ses sublimes cheveux blonds. Là, tu n'imagines pas, on a dû passer par des endroits couverts de toiles d'araignées.

- C'est surtout que les filles ont mis un temps fou à se préparer, marmonna Duncan en sortant des verres de son sac à dos.

En effet en regardant de plus près Sophia, Katherine et Amy étaient toutes parfaitement maquillées et habillées de robes légère.

Seule Lana dans son style original, était habillée à son habitude, c'était à dire en noir.

- Génial, à côté Leïla et moi ont passent pour...commença à dire Alyssa.

Mais elle ne finit pas sa phrase dût à une toux.

- Pour deux filles qui ont passées du temps dans un lac gelé, acheva Amy. Crois-moi vous avez l'air de vrais guerrières.

- Enfin, dit Katherine en changeant de sujet, cette fête est officiellement une soirée strictement réservé à la School Magic.

Les nouveaux venus rejoignirent les quatre amis à l'intérieur de la baignoire et commencèrent à boire, à manger et à s'amuser. La seule chose qu'il manquait été la musique.

Mais le problème fut bientôt réglé quand Katherine commença à chanter. Cette fille était peut-être d'une taille plus petite que les autres avec son un mètre cinquante-cinq, mais sa voix était le contraire. Elle était belle, grande et claire.

Après une salve d'applaudissements, se fut Amy qui prit la relève, même si sa voix était moins juste que son amie, elle était douée.

- Allez viens, insista Leïla en se levant et en tendant sa main à Sophia qui était la plus silencieuse de tous. On va danser.

- Je ne suis pas sûre, dit la blonde à Leïla, j'ai beaucoup bu et toi aussi. Ça serait bête qu'ont tombent.

- Mais si, répliqua Leïla en l'attrapant par la main. Et regarde, je te mets dans les bras d'Angel. Crois-moi, il ne te laissera pas tomber.

Sans un mot de plus elle poussa son amie dans les bras d'Angel qui la réceptionna.

Au bout d'un moment où ils furent tous trop fatigués pour continuer à danser, ils s'assirent en cercle dans la baignoire et se mirent à jouer à action ou vérité.

- Katherine, dit Duncan, action ou vérité ?

- Vérité, répondit celle-ci.

- Est-ce que tu as apprécié le baiser que tu as eu avec Enzo, l'année dernière ?

Les deux concerné rougirent un peu et se cachèrent le visage tandis que Katherine murmurait un petit « oui ».

- Amy, déclara peu après Katherine pour détourner l'attention.

- Action.

- Bois trois verres de whisky cul-sec, décida la brune.

Celle-ci s'exécuta sans poser de réclamations. Peu après Zachary dût avouer qu'il avait été amoureux d'Aslys quand ils avaient été jeune. Lana fut mis au défi de dévoiler son tatouage, qui était une rose rouge sur sa hanche, et Enzo dut avouer qu'il avait déjà dessiné des dessins de nus (uniquement pour sa progression, avait-il assuré).

- Alyssa, dit-il en se frottant les mains juste après.

- Vérité, décida la sorcière n'étant plus en état de faire une action.

- C'est vrai que quand ont été en quatrième année on t'a surpris dans une salle de classe en train d'embrasser Julien Fostif ?

- Euh je crois, répondit Alyssa, mais je suis plus très sûre de son nom.

Tout le monde éclate de rire. Il n'y avait qu'elle pour oublier ce genre de chose.

- Sophia, interpella ensuite Alyssa.

- Action.

- Chante nous une chanson, défia Alyssa, une belle chanson.

- Très bien, dit Sophia en se mettant debout avant de se lancer :

« Oh,

Je pensais jamais un jour te redire,

Je t'aime,

Te serrer à nouveau dans mes bras,

Et sourire au son de tes:

Je t'aime,

Je t'aime,

Je t'aime,

Encore une fois,

Donner un sens à ces milliers de problèmes,

Ce chemin qui m'a mené,

Jusqu'à toi,

Et pouvoir enfin te dire,

Je t'aime,

Je t'aime,

Je t'aime,

Encore une fois,

Yo,

On s'est rencontrés dans un dîner à Montréal,

T'étais si belle,

J'étais si cool,

C'était idéal,

T'avais un milk-shake,

J'avais mes yeux sur toi,

Et sur tes lèvres saveur fraise,

Qui n'attendaient que moi,

Ah,

On s'est aimé depuis le premier regard,

Le monde s'est arrêté pour vois naître notre histoire,

C'était magique,

Comme au cinéma,

Y'avait pas de script,

Mais c'était écrit comme ça,

Six mois à peine,

Bercés par tes « Je t'aime »,

Passionnels sous les draps,

En se jurant amour éternel,

Mais dans notre cas,

L'éternité à vraiment duré peu,

Et peut-être que nous étions simplement trop jeunes tous les deux,

Oh,

Je ne comprends pas,

Comment ça a pu finir,

Mais au final je suis reparti loin de toi,

Et je me souviens seulement avant de partir tu m'as dit :

« Un jour on se reverra »

Je pensais jamais un jour te redire,

Je t'aime,

Te serrer à nouveau dans mes bras,

Et sourire au son de tes,

Je t'aime,

Je t'aime,

Je t'aime,

Encore une fois,

Donner un sens à ces milliers de problèmes,

Ce chemin qui m'a mené,

Jusqu'à toi,

Et pouvoir enfin te dire,

Je t'aime,

Je t'aime,

Je t'aime,

Encore une fois,

Encore une fois,

Encore une fois,

Encore une fois,

Encore une fois,

On dit :

« Loin des yeux, loin du cœur, »

Et ce n'est pas juste une expression,

Des relations finies en pleurs,

J'en ai une collection,

Entre danseuses exotiques et princesse d'Orient,

Histoires magiques,

Mais je n'étais pas leurs princes charmants,

Le temps est passé,

Mais l'image de ton visage est restée gravée,

Dans mon âme aussi limpide,

Qu'au premier jour,

C'est comme si la vie voulait me dire de tenir le coup,

Alors je suis resté debout,

Énième déception,

Fruit de mauvaises décisions,

D'incompréhension,

Ou bien pour je ne sais plus quelles raisons,

Je me suis retrouvé ce matin-là,

Dans ce café-là,

Envoûté par un doux parfum d'autrefois,

Oh non c'est pas possible !

Attend j'y crois pas !

C'est toi !

Mais t'es toujours aussi splendide,

Oh, mais qu'est-ce que tu fais là ?

Dans tes yeux toujours le même éclat,

J'y crois pas que ça fait dix ans déjà,

Toi t'es toujours trop belle,

Moi sûrement moins cool,

Cet instant me rappelle,

Exactement notre coup de foudre,

Oh,

Vient on s'assoit, on se détend,

Qu'on se rappelle des moments,

Je t'offre un verre,

Qu'est-ce tu prends ?

Et tu me souris et me chuchote du bout des lèvres :

« Bein, un milk-shake à la fraise »

Oh,

Je pensais jamais un jour te redire,

Je t'aime,

Te serrer à nouveau dans mes bras,

Et sourire au son de tes,

Je t'aime,

Je t'aime,

Je t'aime,

Donner un sens à ces milliers de problèmes,

Ce chemin qui m'a mené,

Jusqu'à toi,

Et pouvoir enfin te dire,

Je t'aime,

Je t'aime,

Je t'aime,

Encore une fois,

Encore une fois,

Encore une fois,

Encore une fois,

Encore une fois »

C'était très joli, reconnu Leïla tandis que Sophia se rasseyait. Elle connaissait très bien cette chanson. C'était celle qu'ils ne cessaient de chanter quand elle était avec Sebastian.

- Très bien, dit Sophia en buvant un peu pour hydrater sa gorge. A toi Duncan.

Celui-ci fut mis au défi d'imiter une des filles pendant dix minutes, il prit Lana comme exemple.

- Leïla, dit en ensuite celui-ci, action ou vérité ?

Leïla choisit vérité.

- C'était avec qui ta première fois ?

Pour le moins choquant, Leïla se demanda si elle avait bien entendu. Jusqu'à maintenant les questions intimes c'étaient limité jusqu'à quelques baisers.

Elle demanda si elle n'avait pas le droit à un joker mais Duncan insista.

- Sebastian, voilà, finit par dévoiler Leïla. Angel à toi, action ou vérité ?

Celui-ci pris une action et fut obliger pour le reste de la soirée de se tenir à la bière au beurre.

Finalement la soirée pris fin vers trois heures du matin et cette fois ci tout le monde rejoignit son lit, après avoir ramassé les cadavres de bouteilles traînant un peu partout dans la salle de bain des préfets.


Hey !

Voilà le chapitre de la seconde tâche ! Je n'ai pas eu l'utilité de la modifier comme le précédente, s'adaptant au personnage de Leïla.

Si vous cherche le titre de la chanson c'est "Encore une fois" de Jack Volpe.

J'espère que le chapitre vous plaira !

Les droits appartiennent à J.K Rowling et Constance M. Burge.

Isia31,