Chapitre 7
Hermione était dans la Grande Salle bondée. Les hiboux allaient bientôt arriver. Hermione ne se lassait jamais de les voir arriver. Cela lui rappelait ses premières années à Poudlard, avant presque tous les problèmes. Avant que Voldemort revienne, quand une demi-paix régnait encore. Un hibou noir se posa devant elle. Pour quelqu'un qui ne devait pas recevoir de lettres, elle en avait beaucoup trop, songea-t-elle. Les hiboux noirs appartenaient à Gringotts. En effet, le parchemin était frappé du sceau de la banque. Elle le déroula et puis lu.
Miss Granger (d'adoption),
Nous vous présentons nos hommages.
Les conditions de l'année dernière étant précaires, nous n'avons pas pu vous contacter.
Mais, si vous le voulez bien, nous vous convions à recevoir votre Héritage Magique ce 19 septembre 1977.
Nos plus sincères salutations,
Les Gobelins de Gringotts
Ça, c'était une nouvelle pour le moins surprenante, pensa-t-elle. La stupeur devait devait se voir sur son visage, car de nombreuses personnes la fixaient à présent. En même temps, ce n'était pas tous les jours que des hiboux de Gringotts arrivaient à Poudlard...
Elle prit donc un parchemin vierge et commença à répondre :
Gobelins de Gringotts,
Je vous présente mes hommages.
Je suis sincèrement désolée, mais je ne serai pas joignable avant les vacances de Noël.
Nous pourrions peut-être nous arranger pour trouver une date de rendez-vous.
Je serai disponible le 20, 21 et 29 décembre.
Mes plus sincères salutations et que votre or coule à flots,
Hermione Granger (d'adoption)
Elle roula le parchemin et le confia au hibou, qui repartit aussitôt. Normalement, elle avait respecté tous les usages de politesse. Les usages des différentes créatures magiques étaient longs et pénibles à apprendre, mais ça en valait la peine.
Elle se dit qu'elle devrait peut-être prendre le temps de s'habituer à la vie ici avant de passer tout son temps à seulement songer – même pas faire quelque chose, seulement penser – aux Horcruxes. Mais dans sa tête, les voix de ses amis criaient vengeance. Pas uniquement ses amis, mais tous les gens qui avaient perdu la vie à cause de la folie meurtrière de Voldemort. Leurs voix l'assaillaient sans répit, de nuit comme de jour, qu'il vente ou qu'il neige. Même le vacarme incessant qui régnait dans la Grande Salle ne suffisait pas à les faire taire. Elle savait qu'un jour, elle ne les entendrait plus. Il ne restait qu'à savoir quand. Quand elle serait morte ? Quand elle aurait à nouveau tout perdu, pour être remplacées par d'autres ? Non.
Il fallait qu'Hermione les enterre, les laisse à tout jamais derrière elle. Le problème, c'était d'y arriver. Elle craignait qu'en les scellant, elle oublie ses amis et ne s'en souvienne plus. Et puis, au fond d'elle, Hermione n'avait pas envie de laisser s'éteindre la voix de ses amis une deuxième fois... Elle n'était pas encore prête à les laisser partir. Peut-être ne le serait-elle jamais, songea-t-elle amèrement. Il fallait qu'elle laisse son passé partir, s'échapper... Mais, si oublier son passé signifiait oublier tout le mal qu'elle avait subi, cela signifiait aussi oublier tous les moments agréables qu'elle avait passé en compagnie de ses amis... Elle ne pouvait pas faire ça. C'était sa seule raison de vivre, l'étincelle qui la maintenait en vie.
Flashback
Ginny avait la sale habitude de voler les livres d'Hermione quand elle les lisait. Ce qu'elle détestait par-dessus tout, bien évidemment.
- Oh, allez, 'Mione ! Sois un peu indulgente, dit Harry en les regardant se courir après une énième fois.
- Dis ça à Ginny ! s'exclama Hermione.
- Bonne idée. Ginny, arrête un peu d'énerver Hermione, déclara Ron en débarquant.
- Pourquoi moi ? Hermione retourne toujours la situation à son avantage ! protesta la concernée.
- C'est toi qui a commencé, d'abord ! lança Hermione.
- Même pas vrai ! C'est toi qui...
Elle s'interrompit pour éclater de rire, bientôt suivie d'Hermione puis des deux garçons.
- C'est quand même un peu ridicule de se chamailler comme ça, à notre âge, déclara Hermione entre deux éclats de rire.
- Profitons-en, répliqua Ginny. La guerre est proche...
D'un coup, l'atmosphère devint pesante.
- Justement ! Ce sont les derniers mois tranquilles que nous avons, dit insouciamment Ron.
Il n'imaginait alors à quel point il avait raison...
Fin flashback
Hermione aurait tant souhaité qu'ils soient là, à ses côtés, pour l'aider, la seconder, la conseiller. Mais elle devait se faire une raison. Ils ne seraient plus jamais là. Plus jamais...
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Un chapitre un peu plus petit cette fois, mais j'espère qu'il vous plaira quand même :)
Merci pour les quelques reviews que j'ai reçu ! Ça donne vraiment envie de continuer ! Si vous avez des critiques, n'hésitez pas à m'en faire part (du moment qu'elles sont constructives) ou si vous voulez juste donner votre avis.
C'est ma première fanfiction, alors je ne sais pas trop si c'est bien ou pas...
Merci encore à ceux qui lisent mon histoire ! ;)
