Il pleut des cordes ici, il fait froid, bref c'est affreux, alors un nouveau chapitre pour passer le temps me semble approprié!
Bonne lecture! :)
Je ne sais pas par quel miracle j'ai trouvé un cheval, mais il était là à attendre à la fin du ponton de d'Esgaroth comme par magie. Si ça n'en était pas d'ailleurs, comme si quelqu'un avait déjà prévu tout ça… Je ne me suis pas posé plus de questions que ça en montant en selle.
J'ai commencé à galopé vite dans la nuit, regardant de temps en temps mon téléphone pour le chemin à suivre. Par chance, j'avais eu l'immense idée de prendre en photo les différentes cartes d'Arda qu'Elrond m'avait expliqué en long en large et en travers pendant des heures.
Alors c'est simple, descendre vers le sud en longeant Celduin (la rivière vive), jusqu'à qu'elle se détourne de la forêt-noire. Puis longer la forêt en question jusqu'à la brèche Est à partir de là, on traverse la forêt-noire direction Sud-ouest, en théorie, je devrais tomber sur Dol Guldur facilement.
Pitié que j'arrive à temps, faite que j'arrive à temps, il le faut… Je talonne encore le cheval, il accélère, mais combien de temps tiendra-t-il à se rythmer ce n'est pas la porte à côté…
Pas une pause, pas un instant de répit, j'ai galopé la nuit entière, à la fin de journée, j'étais arrivé à la brèche, je continue en réduisant l'allure dans la forêt Noire. Les arbres semblent morts autour de moi, une épaisse couche de nuages plane cachant les dernières lueurs du soleil, l'air est suffoquant, lourd pire qu'a ma première traversée avec les nains. Sous moi, l'étalon est en nage et souffre.
- Allé mon beau, on y est presque. Dis-je en le flattant.
Nous nous enfonçons dans la forêt morte, après une heure encore, j'aperçois la tour noire en ruine de mon rêve, mon sang se glace. Alors c'est ça, l'obscurité… Je m'approche d'un pont et mets pied à terre. Le silence, tout n'est que silence, pesant de mort…
Je traverse le pont en dégainant Nordeline, il n'y a rien, mais la peur me tiraille. Je monte des escaliers doucement aux aguets. La pierre siffle un murmure sinistre dans le vent glacial, des sueurs froides passes dans mon dos. Je ralentis, guettant chaque bruit, chaque coin de mur.
- Je vais te prendre cet anneau magicien.
Gandalf ! Je cours et monte les dernières marches quatre à quatre. Il est là affalé par terre, un orc lui tiens le bras sur un plateau de pierre, prêt à lui couper la main.
- Non ! Je hurle.
Je me précipite en levant ma lame et tranche la tête de l'orc d'un grand mouvement. M'approche du magicien et le prend contre moi.
- Gandalf, Gandalf, réveillez-vous, je vous en pris, il faut partir !
Il ne fait rien, ne bouge plus. Son visage est livide, blanc comme la mort. Mon cœur panique, c'est impossible, il ne peut pas… Je le berce contre moi retenant mes larmes, je suis arrivée trop tard… Pourquoi ?
- Gandalf, je vous en pris réveillez-vous… Ne nous laissez pas…
Je sens le désespoir se répandre en moi, la tristesse me submerge, les larmes coulent sur mes joues. Je n'aurai pas dû le laisser partir seul, le convaincre de rester…
- Maliha…
Je me tourne pour voir Dame Galadriel s'approcher de moi. Une aura blanche l'entoure, resplendissante, marchant dans le vent tel un ange. Elle marche vers nous, les pieds nus, comme en lévitation dans cette ambiance obscure.
- Il ne se réveil pas…
- Mitrandir…
Elle s'accroupit en face de moi et je lui tends des bras le magicien inconscient. L'elfe le récupère et lui murmure des mots que je n'arrive pas à comprendre.
- Que comptes-tu faire elfe… Il a déjà atteint les ténèbres…
Je me lève sous la voix glaciale et me place devant Galadriel prête à en découdre. Il n'y a rien, mais je sens le danger grandir, je serre la lame dans ma main de courage. Des orcs arrivent sur les côtés et nous entour petit à petit. Le premier arrive vers moi, d'un grand mouvement, je lui coupe le bras, le contourne rapidement et plante ma lame jusqu'à la garde dans son dos, le deuxième le rejoins sans tarder après une pirouette fluide, mortelle. J'arrive à les tenir éloignés de Galadriel, mais il en arrive toujours. Je garde le rythme et ça paye, bientôt tous les orcs son à terre sans vie. Je reprends mon souffle en regardant autour de moi.
- Vous n'êtes rien face aux ténèbres…
Il y a des formes qui apparaissent, des fantômes… Des armures sans vie, neuf spectres… Ils sont immenses, leurs armes le son tout autant.
Ils m'entourent, en silence prenant une posture d'attaque… Ils ne sont pas réel, juste des contours, comme un dessin que l'ont n'aurait pas terminé, des esquisses… J'arrive à voir à travers eux, c'est insensé… Je me sens tressaillir, mais place Nordeline sous mon regard.
Je ne sais pas comment on peut tuer des morts… Le spectre au centre s'avance en levant son arme, je le pare, mais au moment du contact un éclair blanc jaillit, une force projette Nordeline en arrière, comme deux aimants qui se repoussent. Très bien alors dans ce cas, frappons plus fort… J'enchaîne les coups, mais rien à faire, il ne bronche pas. Ces attaques sont nettes et précises, c'est un tout autre niveau que les orcs… Un deuxième puis un troisième s'approchent. S'ils m'attaquent tous en même temps, je suis fini… Je peine à les contenir, leur force est surhumaine, leur rapidité impressionnante, je ne tiendrai pas longtemps.
Je tourne le regard rapidement derrière moi, la dame passe une main sur le visage du magicien, je le vois ouvrir les yeux difficilement. Gandalf ! Mon cœur se charge d'espoir, un nouveau courage empli mes veines. Je me détourne faisant face de nouveau aux spectres et frappe d'une nouvelle force. Je les protégerai, je réussirai quoi qu'il m'en coût !
Je hurle de rage et continue de parer leurs coups de plus en plus rapides. J'en agrippe un par-derrière et le balance au sol, il se fracasse, son armure éclate en morceau contre la pierre, mais il se dissout en une brume épaisse pour réapparaître quelques secondes plus tard sur ma gauche.
- Maliha…
Je me fige en levant les yeux… Les neufs sont en formation devant moi, serrant leurs épées devant leurs casques… Derrière eux, une masse noire se forme, comme celle de mon rêve, une brume épaisse et sombre… Je sens la panique prendre mon ventre… Mon cœur s'affole, à cet instant, plus aucun souvenir heureux, aucune joie ne me parvient. Les spectres s'approchent marchant doucement vers moi en m'écrasant de leurs puissances.
Je me tourne effectuant un mouvement de lame essayant de les chasser. Mais mon bras est lourd… J'ai l'impression de n'être qu'une créature de tristesse…
Kili qui hurle à la mort, le regard noir de Thranduil, le visage dure de Legolas, ça lame dans mon épaule, … Quoi ? Je cligne des yeux pour effacer ses images.
Tu vas errer, seule à regarder les gens que tu aimes mourir les uns après les autres. Aragorn… Tu verras les elfes te mépriser pour ce que tu es. Un passé inutile, un mythe oublié… Que croyais-tu…
Ils avancent encore tendant leurs bras vers moi. La brume grossie encore derrière eux pour bientôt passer au-dessus de moi, elle m'écrase de noirceur. Sa voix raisonne dans ma tête… Je sens les sueurs froides descendre dans mon cou.
Que tu avais un quelconque intérêt dans le cœur de cet elfe ? Qu'il avait pendant une seconde ressentie un attachement pour toi ? Maliha, tu es humaine, une humaine d'une race aveuglée par l'avidité de la puissance, aucun homme, aucun elfe n'aura d'yeux pour toi…
Une larme coule le long de ma joue, j'étais paniqué sous les sentiments que me renvoyait mon cœur. J'avais l'impression que la vie m'abandonnait. Une forme rougeoyante apparaît alors devant moi, un œil de feu immense, sa pupille d'un noir béant, un trou noir qui aspire ma vie… Ma main tremblante lâche Nordeline, mes genoux flanchent et je tombe à terre…
Tu les laisseras tous mourir… Tu ne pourras rien changer, ta force est inutile… Combien de mort faudra-t-il étendre sous tes yeux pour que tu constates ton impuissance, Titan…
Je ferme les yeux… Ne supportant plus cette vue, le noir m'attire, je me sens m'engouffrer dans ce trou sans vie… Les ténèbres m'entourent…
Je peux t'offrir la puissance, une force encore plus grande que celle que tu possèdes…
- Maliha… !
On touche mon bras puis le serre, une chaleur se repend petit à petit et réveil mon cœur. Je lève la tête lentement, sortant de ma léthargie noire en me sentant secouée. Le feu s'estompe… Je plisse les yeux face à tant de lumière tout à coup.
- Maliha, lève-toi… !
On me tire vers le haut du bras pour me lever, j'arrive finalement à bouger une jambe, puis la deuxième et me hisse vers le haut. Je suffoque encore et regarde la personne à mes côtés, elle est entourée de lumière.
- Seigneur Elrond… Je murmure reconnaissant son visage.
Je n'ai jamais été aussi rassurée de voir quelqu'un qu'a cet instant. L'aura lumineuse de l'elfe chasse les ténèbres de mon cœur et le rempli de courage.
- Il faut que tu sois forte, ne sombre pas dans les ténèbres, ne lui offre pas ce cadeau... ! Bas toi !
Je baisse la tête en signe d'approbation et prend de nouveau Nordeline. Je quitte l'elfe et passe un peu plus sur la gauche. Dame Galadriel est toujours là, au centre, tenant Gandalf dans ses bras et nous regarde. Saroumane est là lui aussi sur la droite d'Elrond.
- Vous auriez dû rester chez les morts. Clame Elrond en levant son sabre et l'abattant sur l'un d'entre eux.
Je place Nordeline contre moi et tranche le dos de la créature, un éclat blanc m'illumine le visage avant de sentir de nouveau la force repousser ma lame. Je continue, repoussant le deuxième d'un coup de pied violant qui le projette contre une arcade. Il se relève et revient à une vitesse folle, je pars son coup et tante de lui couper la tête sans succès quand je le vois ce « téléporte » sur ma gauche.
Qu'importe la force, ou la puissance des mes coups, ils reviennent toujours, se détruisent sous le choc de mon poing pour se reformer ensuite. J'enchaîne des pirouettes circulaires, tranchant leurs membres le plus vite possible, les achevant au sol, mais rien, rien ne peut les tuer.
- Gandalf !
Je me retourne, attirée par le cri, pour voir un homme sur un traineau tiré par des… Lapins… Je vais faire comme si je n'avais rien vu… Arda et ses bizarreries…
Je continue ma tâche, coupant la tête de mon spectre pour la troisième fois. Il disparaît dans un éclat, mais revient quelques secondes plus tard sur ma gauche. Mais il n'est pas assez rapide, je lui plante Nordeline dans le ventre par-derrière.
- Maliha, prenez Gandalf et partez avec Radagaste ! Me hurle Elrond.
Je fais un signe de tête entendu et me dirige vers Galadriel qui tient toujours le magicien dans ses bras.
- Il est faible. Me dit la dame en me le confiant. Vous devez partir !
Je récupère le magicien dans mes bras, son nez coule de sang, plusieurs cicatrices récentes gâchent son visage habituellement si paisible. Ses yeux regardent dans le vide, je devine qu'il a totalement perdu ses repères.
- Montez vite ! M'indique Radagaste.
- Il est faible, il ne doit pas rester là. Rajoute l'elfe.
- Alors pressons ! Je cris.
Je me place sur le traîneau le magicien dans mes bras, il me regarde d'un air calme et tend le bras vers Galadriel. Il lui saisie la main faiblement.
- Accompagnez-moi Madame… Dit-il faiblement.
Je ne comprends pas ce qu'il se passe entre eux à cet instant. Elle a le regard suppliant, lui serre son emprise sur son bras. Il se passe plusieurs minutes, j'arrive à lire le regret dans les yeux de la femme elfe, mon cœur se tord à cette vue.
- Partez ! Hurle-t-elle avant de le lâcher fermement.
Radagaste hurle l'ordre et nous partons, je serre Gandalf contre moi le voyant regarder la dame disparaître derrière les pierres noires. Nous sortons des ruines de Dol Guldur et passons à travers les arbres de la forêt Noire, Gandalf bouge et se redresse doucement. Il me regarde un instant plein de questions.
- Maliha ?
- Oui, c'est moi, Dame Galadriel m'a demandé de venir vous sauvez, avec les autres visiblement. Je souris.
- Oh, je vois…
Il se redresse difficilement, je le tiens par le bras, quand Radagaste stop notre progression après le pont.
- Regardez… Dit-il, pointant le doigt vers la tour.
Je me retourne, une lumière jaune flamboyante traverse le ciel en prenant direction Sud-est, je n'arrive pas à distinguer la forme à travers les nuages. Mais la peur me prend.
- Gandalf… ?
- C'est Sauron…
- Quoi ? Je réponds en le dévisageant.
- Mais Gandalf… Rétorque Radagaste.
- Il est mort, non ? Lors de la dernière grande guerre !
- Son esprit a survécu… Et il vient de se réfugier au Mordor… Mais un problème après l'autre. Il y a une armée, sous les ordres d'Azog. Il prévoit d'attaquer la montagne.
- Thorin…
Gandalf nous expliqua en détail son séjour et ce qu'il avait pu apprendre sur cette armée. Ils étaient partis hier dans la journée…
- Une horde d'orcs de la Moria… Il avait dit.
Alors il va y avoir une guerre, ma gorge devient sèche tout à coup. La guerre, ce principe m'était si lointains… Je ne sais pas ce qu'est une guerre, au plus profond de moi, je sens la peur grandir, je n'ai l'habitude que de tuer quelques orcs, mais de là à combattre face à une armée…
Je suis restée dans mes pensées tout au long du voyage, jusqu'à ce que Radagaste s'arrête finalement devant une petite maison de bois et de paille.
Gandalf saute le premier à terre.
- Il nous faut des chevaux. Il lance. Je dois prévenir Erebor. Allons-y Maliha.
- Attendez !
Nous nous retournons vers le magicien brun.
- Prenez-le... Dit-il en tendant son bâton à Gandalf.
Gandalf le récupère et le regarde doucement.
- Si ce que vous dites est vrai alors il vous sera plus utile qu'a moi… Et pour vous. Il se tourne vers moi.
- Moi ? J'arque un sourcil.
- Oui enlever votre cuir et votre veste.
Je regarde Gandalf ne comprenant pas, mais celui-ci me fait signe de le faire. J'enlève ma veste en cuir et mon premier kimono vert. Il fait froid, je serre mes bras autour de moi, resserrant le dernier long kimono blanc autour de moi.
- Écarter vos bras madame.
- Mais qu'allez-vous faire bon dieu ?
- Chute, je me concentre. Dit-il en fermant les yeux.
J'écarte mes bras en soupirant, je l'entends murmurer vaguement des trucs. Un bruit de branche m'interpelle et je regarde mes pieds, des racines entours mes chevilles et remontent le long de mes jambes. Elles finissent par arriver à ma taille et derrière mes épaules, elles deviennent toutes fines et m'entourent. S'enroulent les unes autres dans un fin tressage qui forme un bustier en « V », descendant jusque sur mes hanches, entour mes épaules et forme un petit col depuis mon dos pour finalement rejoindre les racines de ma poitrine et se tresse entre-elles.
- Aussi souple que le cuir et résistante qu'une maille d'acier. Elles vous protégeront faites moi confiance. Vous étiez dans un état pitoyable…
Le tressage est très jolie et élégant, je lui souris face à la remarque, c'est vrai que mes vêtements avait « morflé » du voyage.
- Merci. Dis-je en ramassant ma veste et le fourreau de Nordeline, l'attachant sur ma poitrine.
- Allons-y maintenant.
- Ah, je vous mets en garde Gandalf ! Il est parfois un peu capricieux, il suffit de tournicoter le haut du bâton !
Je regarde Gandalf, celui-ci regarde le fameux bâton dubitatif.
- Espérons qu'il fonctionne…
- Cela vaudrait mieux en effet. Je ris doucement.
Je retrouve mon cheval et Gandalf en prend un attaché derrière la maison. Nous montons en selle et prenons le chemin d'Erebor au grand galop. Sur la route, Gandolfo me demanda de le mettre au parfum des dernières nouvelles.
- Alors vous avez rencontré le seigneur Thranduil. Que vous a-t-il dit ? Me demande Gandalf.
- Rien de particulier, hormis qu'il me déteste pour je ne sais qu'elle raison… Enfin, il a dit qu'il détestait mon prédécesseur et ma race en général.
- Thranduil déteste tout ce qui ne se rapproche pas d'un elfe donc soyez rassuré, c'est plutôt un cas général, ne le prenez pas pour vous.
- Soyez sans crainte, je m'en fous royalement. Sinon j'ai été bien traité, mais ces elfes sont totalement différents de ce que j'avais l'habitude de côtoyer à Fondcombe… Son fil, Legolas, a poursuivit la troupe d'orc qui était à notre recherche et a combattu le capitaine de celle-ci, celui qui a blessé Kili.
- Un grand orc défiguré ?
- Exact.
- Bolg, le frère d'Azog. Legolas, vous dites ?
- Oui, je le pensais différent de son père, mais lorsque nous nous sommes quitté à Esgaroth… J'ai bien vu qu'il était pareil, exactement les mêmes…
- Legolas est beaucoup plus calme et raisonné, ne mélanger pas tout Maliha.
Je le regarde affichant un air triste au souvenir amer qui me remonte en mémoire.
- Il m'a embroché l'épaule Gandalf, donc je les mets dans le même panier croyez-moi. Je venais de lui sauver la vie… Il est aussi orgueilleux que son père…
Il ne répondit pas, arque juste un sourcil et continu juste à galoper.
Nous atteignions Esgaroth après plusieurs heures. Une épaisse couche de fumées surplombe la ville, le fumé émane encore des maisons, enfin ce qu'il en reste…
- Gandalf !
- Oui, je vois… Quel désastre.
Nous nous dirigeons vers la berge en face du ponton et croisons des hommes qui rassemblent des affaires trempé sur des charrettes. Après plusieurs minutes de discussion, nous apprenons que Smaug est mort, abattu par Bard, mais le prix à payer à été immense, Esgaroth est complètement détruite. Les hommes se sont réfugiés à Dale, ils ont tout perdu, comme l'avait prévu le batelier.
Nous continuons à galoper jusqu'aux portes (ce qui semblait être des portes, avant…) de la cité de Dale. Gandalf ne ralentit pas et rentre au grand galop, pressé.
- Écartez-vous ! Faite place ! Hurle Gandalf.
Je le suis au galop quand je remarque des elfes, une armée entière d'elfe.
Que font les elfes ici ?
Nous mettons pied à terre rapidement.
- Gandalf que font les elfes ici ? Je demande.
- Je suppose que Thranduil va essayer de récupérer Erebor...
- Mais… Je commence.
- Non ! Vous ! Chapeau pointu.
Nous nous retournons vivement. L'homme qui crie comme un putois nous regarde avec de grands airs.
- Oui vous ! Nous ne voulons pas de vagabond, de mendiant ni de gueux ici. Nous avons suffisamment d'ennuis comme ça.
Gandalf grogne, j'arque un sourcil en m'avançant vers lui.
- Demi-tour et à cheval.
- Tu te prends pour qui toi ? Je demande reconnaissant Alfrid.
- Ne perdez pas votre temps avec lui madame. Qui commande ici ? Coupe Gandalf
- Qui êtes-vous ? Bard s'avance.
- Oh Bard… Dis-je.
- Maliha ?
- Je suis Gandalf le gris, le roi Thranduil est ici ?
- Oui. Dit-il.
- Conduisez-nous à lui dans ce cas.
Hum… Le roi Thranduil… S'il y avait bien une personne que je ne voulais pas revoir, c'était bien lui… Bard nous conduit vers une grande tente, il a l'air fatigué et à bout, je pose une main sur son épaule rassurante avant de le suivre.
- Comment vont tes enfants ? Je lui demande.
- Tout le monde va bien, l'elfe à pris soin de les amener sur le rivage avant que le dragon ne détruise totalement la ville.
- Alors je suis rassurée, je savais que Tauriel prendrait soin de tes enfants. Je suis navré de les avoir laissés, mais j'ai dû partir…
- Ne t'en fais pas, ils sont sain et sauf, c'est tout ce qu'il compte.
Nous rentrons dans la tante, Thranduil est assis, sirotant un verre de vin tranquillement, fidèle à lui-même, passible et froids.
Gandalf rentre le premier, j'hésite, mais entre après plusieurs secondes de réflexion.
- Encore vous… Dit-il en ce levant.
Je me fige, mon sang se glace. Gandalf se retourne vers moi et ferme les yeux en soupirant.
- Maliha est ici pour nous aider Roi Thranduil, c'est ça tâche.
- J'en ai que faire.
- Ça présence est plus que nécessaire et vous le savez, surtout avec ce qui se prépare.
- Ah et il se prépare quoi ? Dit-il arrêtant de me dévisager avec dégout.
Mais je lui ai fait quoi à lui ? Sérieusement, c'est quoi son problème…
- Il va falloir que passiez outre vos petits griefs avec les nains et avec le Titan ici présent.
Bard me regarde de haut en bas, médusé. Je lui fais un sourire en coin en haussant les épaules.
- La guerre est proche, la fausse de Dol Guldur à été vidée, vous êtes tous en danger de mort.
- De quoi parlez-vous ? Demande Bard.
- Je vois que vous ne connaissez pas les magiciens, ils sont comme le toner d'hiver qui gronde au loin porté par un vent furieux, et dont le fracas nous alarme. Mais parfois, un orage, n'est qu'un orage, rien d'autre.
Je me prends l'arête du nez. Si un jour, j'ai l'occasion de lui refaire le portrait, je n'y réfléchirai pas à deux fois. Toujours en train de critiquer, comme s'il savait tout sur tout… Comment voulez-vous que les choses avance avec ce genre de personnes ?
- Non pas cette fois. Des armées d'orcs sont en marche, se sont des soldats, ils ont été formés pour la guerre. Notre ennemi à mobilisé toutes ses troupes. Insiste Gandalf.
- Pourquoi dévoile-t-il son jeu ?
Nous sortons de la tante en suivant Gandalf.
- Nous lui avons forcé la main, au moment ou la compagnie de Thorin Ecu-de-chêne s'est lancé à la reconquête de sa terre !
- Les nains n'étaient pas sensés atteindre Erebor. J'ajoute. « Azog à ordonné à Bolg de nous pourchasser et de nous tuer. »
- Son maître cherche à s'emparer de la montagne, pas pour le trésor qu'elle abrite, mais pour ça situation, c'est une position stratégique ! La porte d'accès à la reconquête des terres d'Angmar au nord, s'il venait à renaître, Fondcombe, la Lorien, la Conté tomberaient, même le Gondor.
- Les armées d'orcs dont vous parlez, ou sont-elles ?
Gandalf ne répond pas et s'assoit sur les marches devant le paysage d'Erebor.
- C'est bien ce que je pensais. Crache le roi en se détournant.
Je le regarde s'éloigner, Bard m'affiche un regard désolé en se détournant aussi. Je prends le bras du magicien qui affiche un regard triste.
- Ne perdons pas espoir. Dis-je au magicien.
- Oh, oui, prions pour que Thranduil garde son armée ici, jusqu'à qu'ils arrivent.
- Espérons… Dite-moi Gandalf, pourquoi Thranduil me déteste-t-il autant ?
- Vous n'avez pas à le savoir, cela ne vous concerne aucunement.
- Si cela ne me concerne pas, pourquoi me parle-t-il ainsi ?
- Maliha, cela concerne votre prédécesseur aucunement vous. N'insistez pas, je ne vous le dirai pas, sachez juste que vous n'avez rien à vous reprocher mon enfant.
- Très bien. Je soupire.
- Bon. Allons essayer de faire entendre raison à cet elfe borné.
Je le regarde et le suis en retournant dans la tente. S'en suis un dialogue unilatéral. Gandalf s'acharnait.
- Depuis quand mes conseils compte-t-il si peu ? Quelle attention me prêtez-vous ?
- Je crois que vous essayez de sauver vos amis nains… Et j'admire votre loyauté envers eux. Mais cela ne me détourne pas de ma route. Vous avez provoqué cela Mitrandir. Vous me pardonnerez si j'y mets un terme.
Il se lève, glacial, et ce dirige vers la sortie de la tante pressé.
- Les archets sont-ils en place ? Demande-t-il.
- Oui mon seigneur.
- Voici mes ordres. Ci quoi que ce soit bouge sur la montagne, tuez-le.
Son commandant partit pressé.
- Les nains n'ont plus de temps.
Je me précipite vers lui, mais Gandalf me prend le bras.
- Ne faîte rien de stupide… Il me murmure.
- Mais Gandalf, il faut l'en empêcher… Bard ! Approuves-tu ses discisions ?
Gandalf me lâche quand je me dirige vers Bard, le regard implorant. Ils sont tous pareil alors ?! Tous avide de richesse ?! Je n'ai pas quitté un monde rongé par des pourris, pour me retrouver en face de leur reflet ! Non, c'est impossible !
- L'or, est-il si important pour toi ? Voudrais-tu que les nains meurent pour que tu puisses en avoir ?!
- Maliha, Thorin nous a promis une partie des richesses d'Erebor en échange de lui permettre d'accéder à la montagne. Tu étais là, tu as tout entendu… Aujourd'hui, il refuse de tenir ça promesse… Nous sommes aux abois, sans toit, le dragon à détruit nos vies, nous n'avons plus rien, sans cet or nous ne pourrons jamais reconstruire nos vies ! Comprends-tu cela ?
- Ce n'est pas une raison pour les tuer et provoquer une guerre ! Tu le sais très bien, ni a-t-il pas eu assez de morts ?!
- Calme toi, ça n'ira pas jusque-là… Ils ne gagneront pas cette bataille.
- Bard… Comment peux-tu envisager…
- Ça ne les arrêtera pas ! Cris une voix que j'avais depuis longtemps oublié.
Je me retourne pour voir Bilbon.
- Bilbon…
- Les nains ne se rendront pas… Ils se battront jusqu'à la mort pour défendre leurs biens.
- Bilbon Sacquet…
- Si je ne m'abuse c'est le semi-homme qui a volé les clés de mes cachots sous les yeux de mes gardes… Crache Thranduil en se rasseyant sur son fauteuil.
- Heu… Oui. J'en suis navré… Je suis venue vous donner ceci…
Il s'approche de la petite table et sort un objet ranger dans un linge. Le déplie doucement pour montrer une pierre magnifique, je dois dire. Elle scintillait d'elle-même, les couleurs changeaient passant du bleu, au vert, au rouge dans un éclat blanchâtre étincelant.
- Le cœur de la montagne… Murmure Thranduil en s'approchant. « Le joyau du roi. »
- Ça vaut la rançon d'un roi… Dit Bard en s'approchant à son tour. Comment peut-elle être à vous ?
- J'ai considéré que c'était mon quatorzième du trésor. Expliqua-t-il.
- Pourquoi feriez-vous cela ? Vous ne nous devez rien…
Ça me paraît pourtant logique… Je tourne mon regard vers Gandalf et lui fit un fin sourire qu'il me rendit.
- Je ne le fait pas pour vous. Je sais que les nains peuvent être obstiné, borné, difficile… Ils sont méfiants et cachottier, ils ont les pires manières que l'on puisse imaginer, mais ils sont aussi, courageux, gentils, et d'une loyauté sans faille. J'ai de l'affection pour eux et si je peux, je les sauverais.
- Bilbon… Je murmure…
- Pour Thorin, cette pierre compte plus que tout. Je pense qu'en échange de sa restitution, il vous donnera ce qu'il vous est dû. Il n'y aura alors plus lieu de se battre.
Bard et Thranduil se regarde sans rien dire, semblant réfléchir.
- Venez… Dit Gandalf à Bilbon en l'amenant hors de la tante.
Je les suivis.
- Reposez-vous cette nuit. Demain, vous devrez partir. Dit Gandalf.
- Quoi ? Demande le semi-homme.
- Vous éloignez d'ici le plus possible.
- Je ne veux pas partir.
- Quoi ?
- Vous m'avez choisi comme quatorzième, je ne vais pas quitter la compagnie des nains maintenant.
- Il n'y a pas de compagnie, plus maintenant…
- Pensez à ce que fera Thorin en apprenant que vous avez donné la pierre… Dis-je.
- Je n'ai pas peur de Thorin ! Réplique le Hobbit.
- Et bien vous devriez ! Insiste le magicien. Ne sous-estimez pas le pouvoir maléfique de l'or. L'or qu'un grand serpent à longtemps couvé. Le mal du dragon envahit le cœur de tous ceux qui s'approche de la montagne. De presque tous… Vous là-bas !
Alfrid…
- Trouvez un lit pour le hobbit et pour la dame. Et donnez leur quelques chose de chaud à manger. Ils le méritent.
Bilbon se détourne, je vais pour le suivre, mais Gandalf me prend le bras.
- Garder un œil sur lui… S'il essaie de s'en aller, prévenez-moi, d'accord ?
- Je n'y manquerai pas…
- Reposez-vous, demain…
- Je sais… Demain sera pire qu'aujourd'hui, et pire que tout ce que je peux imaginer.
- Ayez foi en vous Maliha, ne vous torturer pas l'esprit, reposez-vous.
- Je vais essayer…
Je lui souris une dernière fois avant de rejoindre Bilbon et Alfrid qui m'attendent. Il nous conduisit dans une petite tante avec deux lits de camp. Il sortit tous aussi vite qu'il était rentré, je soupire en dégrafant Nordeline de mon dos.
- Ai-je fait le bon choix ? Murmure Bilbon.
- Bien entendu… N'en doutez pas. Thorin ne le sait pas encore, mais c'est un grand service que vous lui donnez.
- Il a changé…
- Changé ?
- Ce n'est plus le même nain… Il cherche cette pierre inlassablement, accusant même les autres de lui avoir volé. Il n'est plus lui-même, il passe des heures entières dans l'or, à le prendre et le faire glisser entre ces doigts.
- Le mal du dragon… Je murmure.
- Oui… Thorin est un nain de parole, et aujourd'hui il ne la pas tenue. Il a perdu son honneur…
Je m'approche de lui et m'agenouille devant lui.
- Nous le ferons revenir à la raison, Gandalf est avec nous, il ne laissera pas Thorin sombrer dans la folie.
- Je l'espère… Laissez-moi repartir avec les nains, ma place est avec eux, je dois surveiller les agissements de Thorin et essayer de le convaincre de céder. Je sais que Gandalf me surveille, s'il vous plaît laisser moi une chance de réussir.
- Vous êtes en danger avec Thorin, surtout après nous avoir donné ce qui compte le plus à ses yeux…
- Il ne me fera aucun mal, j'en suis certain…
Je soupire et plonge mes yeux dans ceux du Hobbit. Il est déterminé, je sais qu'il fera tout pour sauver Thorin, pour les aider tous. Et aussi qu'il est capable de raisonner n'importe qui, il est courageux, malin et juste. Il est possible qu'il réussisse. Je soupire encore en lui donnant finalement un signe d'approbation de la tête.
- Si vous voyez que ça s'échauffe revenez. N'insistez pas et surtout ne risquez pas votre vie Bilbon.
- Vous avez ma parole…
Il sort de la tante en courant. Bilbon à un grand cœur, il peut réellement influencer Thorin et le pousser à suivre la bonne voie. Je me couche épuisée, quelle journée encore… Demain sera probablement encore pire. La guerre, cette pensée me panique et je soupire à nouveau. La peur se cache dans mon ventre, mais j'arrive tout de même à trouver rapidement le sommeil.
Bon week-end à vous tous!
La bise!
