C'est la fin... Snif.

Comme d'habitude, vous devez vous douter que c'était un plaisir d'écrire cette fanfiction. Surtout avec Dark-Cape. On s'est soutenu et on a fourni nos idées au fur et à mesure pour vous faire plaisir. Je jubilais littéralement de vous fournir cette histoire. C'était simple, court, mais on a adoré faire ça.

J'espère retrouver vite l'inspiration pour vous en fournir une nouvelle. En attendant, portez-vous bien. Merci pour vos nombreuses reviews, je ne saurais que trop vous dire à quel point j'adore les lire. Je commence une nouvelle aventure avec mon roman, mais je ne vous oublie pas. En bref, je n'ai pas fini de vous embêter ! J'ose espérer lire également vos retours à ce propos sur Amazon, qui sait ? N'hésitez pas à me dire votre pseudo si l'envie vous vient d'y mettre un avis, je le lirais, n'ayez aucun doute là dessus.

Il n'est pas encore disponible en broché, il faut pour cela que j'atteigne une centaine de ventes. Je n'ai pas de chiffres à vous fournir pour l'instant, mais j'espère que nous irons jusqu'à ce chiffre et bien plus encore.

Gros bisous à tous


Chapitre 7

Une nostalgie démesurée s'était emparée de la Grande Salle.

Tous les ans, les septièmes années faisaient leurs adieux, diplômés, couronnés de succès. Il était anormal qu'à Poudlard les choses se passent mal pour un élève, rares étaient ceux qui avaient échoués à leurs examens.

Dans l'ordre naturel des choses, ils se devaient de partir, de s'effacer avec élégance en public et de poursuivre une fête un peu plus dépravée plus tard dans leurs dortoirs respectifs, jusqu'à en imbiber les moquettes et les draps.

Dumbledore savait que le lendemain après-midi, les elfes de maison allaient devoir travailler double afin de récupérer au mieux l'état des pièces.

Il se devait de fermer les yeux. C'était la dernière soirée à l'école pour les centaines d'élèves qui avaient daigné revenir après la guerre. C'était aussi la dernière fois qu'ils allaient pouvoir côtoyer leurs aînés et plus particulièrement Harry Potter, celui qui avait recollé les morceaux d'une société divisée.

Enfin... Du moins, il en récoltait les lauriers.

Alors ce soir et malgré sa célébrité écrasante, il jouait le jeu, signant des mots dans les carnets de correspondance des plus jeunes, prenant un tas de photos souvenirs pour laisser une trace, pour qu'ils puissent dire " J'ai été à l'école avec l'élu."

Ce petit spectacle agaçait Snape au plus haut point.

Bien que la hache de guerre était relativement enterrée après des années de haine mutuelle, il n'était toujours pas à l'aise avec le fait que Harry soit encore et toujours sous le feu des projecteur, tout en sachant que s'ils avaient gagné la guerre, c'était loin d'être grâce à lui et son impulsivité.

Le directeur, pétillant comme jamais s'était alors tourné vers son adjointe.

- Ils vont vous manquer n'est-ce pas Minerva ? Avait-il alors dit.

L'Écossaise retint une larme.

Depuis ses jeunes années de professeur, cette génération avait été peut-être la seule à susciter autant d'engouement chez elle, autant de fierté que d'angoisses.

- Allons, allons, ne pleurez pas, je suis certain qu'on les reverra, avait-il alors consolé, mais ces mots ne firent qu'exprimer davantage l'émotion qu'elle tentait tant bien que mal de dissimuler.

Assis juste à la droite de Dumbledore, Severus roula les yeux au plafond.

- Ce sont encore des bébés, se plaint Minerva. Dumbledore aboya un rire.

- Alors ce sont des bébés extrêmement précoces et talentueux. Non, ma chère, nous avons devant nous une nouvelle génération d'adultes qui a traversé une passe très difficile. Ils sont matures, bien plus matures que ceux que nous avons aidé par le passé, dit-il et à cet instant, bien que le visage du directeur fut entièrement tourné vers sa collègue, Severus senti un discret coup de pied amical contre le sien.

Le potioniste se raidit avant de blanchir d'un coup sec.

- N'est-ce pas Severus ? Albus se tourna avec une mine vraiment très amusée et ses yeux étaient comme des feux d'artifice.

Il soupira, tentant de ne pas rougir comme un abruti fini et surtout, sa verve ne devait bredouiller.

- Une génération d'attardés qui mérite que je leur envoie la facture du matériel qu'ils ont vandalisé suite à votre inaptitude à me fournir des coupables... Vous laissez des voyous s'en tirer et ça me rend malade de penser qu'on ne connaîtra leurs noms que dans quelques années quand leurs rejetons auront décidé de marquer le coup comme leurs parents, grogna-t-il avant de s'abreuver de vin rouge.

- Espérons que les vôtres seront sages, glissa subtilement le directeur avec un clin d'œil.

Et là ce fut le drame.

La coupe était pleine, mais dans le nez de Snape, qui recracha immédiatement la teneur de ce qu'il était en train d'avaler.

Définitivement cette pilule et les insinuations étranges de Dumbledore étaient peut-être un peu déplacées même sur le ton de la plaisanterie.

Et s'il savait.

Bon dieu, s'il savait ?

Il vérifia mentalement son esprit, qui était aussi imperméable que d'habitude, il n'avait pas regardé à outrance en direction de la table des Gryffondor et malgré tout, le vieux fou n'en était pas à son coup d'essai.

Alors, dans sa tête emmargea une pensée, une phrase que le directeur n'avait peut-être pas si innocemment sorti des semaines auparavant :

- Certaines personnes dans ce château devraient remonter leurs barrières occlusives, il y a des choses intéressantes à savoir lorsqu'on prête attention, tu savais ?

Une espèce de connexion se diffusa rapidement dans le cerveau du potioniste.

Et si c'était Hermione qui était à l'origine de cette phrase étrange ? Si c'était en elle et non en lui qu'Albus avait lu des pensées outrageuses ?

Il se sentit d'un coup se colorer en vert jusqu'à la racine de ses cheveux, amenant des sueurs froides à parcourir tout son être.

Et puis il venait de dire " Les votres." Pas " Les tiens." Ce qui impliquait lourdement qu'il parlait d'une seconde personne qu'il devait bien connaître.

Essuyant son nez, sa bouche et masquant sa toux grave, Severus se tourna avec une lenteur qui démontrait une certaine peur de lire ce que le directeur avait affiché sur son visage.

Mis à part son éternel regard azuréen profond, il décela un tremblement sur sa lèvre inférieure, menaçant de se transformer en fou rire.

- Je ne veux même pas savoir de quoi vous parlez, assura Snape avec une grimace de douleur. Le vin était tout de même un peu corrosif lorsqu'il passait à des endroits qui n'étaient pas censés en être alimentés.

- Je ne fais que spéculer, tu es un grand garçon après tout... Quoique peut-être un peu immature sur certains points. Peut-être que bientôt, tu en apprendras plus sur les relations humaines standardes, hm ? Laissa planer le vieil homme. Tu n'as pas idée à quel point le fait que tu m'aies appris quelques notions de legillimencie s'avère distrayant. Je suis un vieil homme, il ne faut pas m'en vouloir.

Le regard de Severus fluctua un instant.

- Je peux savoir sur qui vous avez entraîné vos... Capacités ? Demanda-t-il douceureusement.

- Disons juste que j'ai toujours eu une oreille attentive pour les pensées qui ne demandaient qu'à être libérées et exposées au monde... J'ai aussi de très bonnes lunettes qui me permettent de mettre en corrélation certaines bribes que je peux entendre. Par exemple... Savais-tu que Miss Granger avait un amant et que systématiquement toutes les trente secondes elle regarde en sa direction ? Rit-il.

Le regard noir de Snape aurait pu foudroyer le vieillard sur place et il se mordit la lèvre, sentant son masque tomber en miettes.

- Ce ne sont pas oignons, me diras-tu. En effet, te répondrai-je, mais... Franchement, c'est une délicieuse distraction. J'ai l'impression d'être à la page des histoires tabloïd de Sorcière Hebdo.

- Et évidemment, vous ne vous êtes pas dit que c'était totalement déplacé d'espionner ainsi les pensées des gens ? Maugréa l'homme en noir.

- Je crois que tu n'es pas le mieux placé pour me faire la leçon en matière de ce qui est déplacé ou non, s'amusa le directeur.

Severus s'étrangla, redevenant si blême qu'on pouvait à présent voir la veine pulser sur son front.

Il se leva de table, avec une allure fantomatique, se fichant bien de savoir que sa maison avait gagnée la coupe cette année.

Et puis étrangement, l'envie de passer une écharpe émeraude autour du cou de Minerva pour la railler ne le réjouissait pas autant que d'habitude.

Alors sans attendre le dessert, il s'éclipsa, se rendant dans ses cachots, là où tout le monde pouvait enfin lui foutre la paix.

Peut-être quelques heures s'écoulèrent avant que son calme relatif, si on faisait abstraction de la tempête dans son crâne, ne soit troublé.

Severus était tranquillement en train de prévoir son retour chez lui lorsqu'un tambourinement hésitant retentit contre le tableau qui faisait office de porte.

Il soupira d'avance, regardant l'horloge indiquant deux heures du matin.

Oh ça allait chauffer.

Il ouvrit la porte à la volée non sans imaginer l'air irrité qu'il devait avoir.

Et puis il tomba nez à nez avec la source de son problème actuel.

- Miss Granger... Vous n'êtes pas couchée à cette heure-ci ? Vous n'avez pas un train à prendre demain matin ? Bougonna-t-il.

Le visage de la jeune femme se décomposa avant de rougir allègrement. Il fronça les sourcils analysant un peu ce qu'il avait devant lui.

Une sorcière à moitié endormie qui venait très certainement de mettre ses camarades les plus fêtards au lit. Elle avait sa cape pliée entre ses petites mains.

Il soupira, sentant arriver le coup de grâce.

- Si, mais... À vrai dire, vu que vous l'évoquez, j'étais venue pour reprendre ce qui m'appartient et par la même occasion, vous rendre ce qui est à vous.

- Naturellement. Entrez, dit-il avec un ton étrange avant de la laisser passer.

En silence, elle resta plantée le temps qu'il récupère les écrins qu'il avait oubliés dans un tiroir de son bureau.

Il posa le tout sur la table de sa salle à manger, juste devant elle, qui semblait faire le compte intérieurement.

Alors c'était déjà fini ?

- Est-ce que mon écharpe est là quelque part ? Demanda-t-elle d'une voix peu assurée.

- Non, dit-il sans le moindre accroc dans la voix.

- Et pourquoi cela ?

- Je l'ai égarée, tenta-t-il.

- Vous l'avez... Égarée ? Elle haussa un sourcil suspect, après avoir déclamé cette répétition avec toute la lenteur du monde. Vous pensez que je vais vous croire sur parole ?

- Alors permettez-moi de vous donner la véritable version, Miss Incorruptible. Il se trouve que votre écharpe est dans un état relativement désolant pour le moment étant donné que je n'ai pas eu le temps de m'occuper de mon petit linge très personnel ces derniers temps, répondit-il doucereusement.

- Oh, je vois... Vous me jouez la version longue pour m'avertir que je ne reverrais pas ma jolie petite étole sous prétexte qu'elle est couverte de foutre ? S'amusa-t-elle platoniquement.

Il fronça les sourcils avant de faire une drôle de moue.

Bon sang, il ne pouvait nier qu'il aimait l'entendre dire ces choses-là avec un tel détachement et avec ce visage de petite effrontée...

- Précisément.

- C'est dommage, c'était un cadeau de Ginny... Je l'aimais beaucoup.

- Et bien, disons alors qu'avec cette fille c'est donnant donnant, persifla-t-il entre ses dents. Vous avez rapporté ma cape à ce que je vois.

- Oh oui, mais... Comme vous dîtes, c'est donnant donnant, provoqua-t-elle.

- Et cela me sied parfaitement bien, Miss Granger... Vous êtes toujours en colère pour vos examens blancs ? Osa-t-il, reportant son regard sur la jeune femme.

- Cela va sans dire, grogna-t-elle entre ses dents.

- Donc vous comptiez quitter Poudlard avec toute votre fierté mal placée doublée de votre panache habituel ? Qu'est-ce que ça peut bien vous faire, de toutes façons vous avez obtenu un Optimal en potions pour vos véritables examens.

- Je n'ai pas apprécié la façon dont vous avez cherché à me déstabiliser. Certes, avec le recul, je veux bien admettre que c'était intègre de votre part de ne pas me venir en aide et je le conçois absolument. Néanmoins, il me semble que vous m'avez rendu la tâche bien plus compliquée, argumenta-t-elle sans perdre applomb.

Le potioniste cligna successivement des paupières, tentant de retenir un rire mauvais.

- Oh, mais attendez une minute... Si ma mémoire est bonne, et croyez-moi qu'elle l'est, il me semble que c'est vous qui avez commencé sur ce chemin glissant, libéra-t-il en la pointant du doigt.

- Comment ? S'étrangla-t-elle.

- Ne retournez pas la situation, c'est vous qui avez commencé avec des pensées relativement douteuses.

- Mais ! Bon sang, ce n'était pas volontaire... Du moins pas la première fois.

- Ah, donc vous admettez enfin votre tort ? Sourit-il malicieusement.

Pour toute réponse, elle soupira.

Elle n'avait pas envie de se battre.

Pas ce soir.

- Écoutez, blanchie ou non, j'aimerais récupérer mon écharpe et aller me coucher. J'ai une rude journée demain, dit-elle désemparée.

Le visage de Snape tomba.

C'était dommage, il voulait pourtant jouer encore un peu et elle lui coupait délibérément l'herbe sous le pied.

Il posa un regard inquiet sur la Gryffondor avant de retourner chercher ce qu'elle désirait, ce qui était sagement planqué sous son oreiller.

Lorsqu'il revint, il lui tendit le foulard rouge, rose par certains endroits.

S'il devait être totalement honnête avec lui-même, la situation était relativement gênante.

Sans le moindre complexe, elle la lui arracha des mains avant de la porter autour de son cou, s'attirant le regard affolé du Serpentard.

- Vous êtes consciente que... Laissez tomber. Gardez la cape, maugréa-t-il.

- Pourquoi ?

- Parce que si vous voulez vous effacer de la sorte, alors il n'y a rien que je veuille garder et je vous prierais de cesser vos interruptions dans ma tête, souffla-t-il presque douloureusement.

- Bien, répondit-elle sur le même ton avec un hochement de tête.

- Bien, imita-t-il avec nervosité.

Pendant de longues secondes, ils se fixèrent dans le blanc des yeux.

Hermione savait où était la sortie et pourtant...

Pourtant Snape ne la lui avait pas indiquée, comme si elle était encore la bienvenue.

- Bien... Bien, bien, bien, répéta-t-il comme un mantra avant de se retourner et de frotter son visage vigoureusement.

La jeune femme inspira anxieusement par la bouche avant de sortir une expiration lourde de sens.

Il se tourna, rouge de colère.

- Vous êtes foutrement sérieuse ? Cracha-t-il entre ses dents.

- Quoi ? On dirait que ça vous gêne ? Dit-elle penchant sa tête sur le côté.

- Donc vous allez partir comme ça ? Vous savez à quel point vous m'avez fait virer cinglé ces dernières semaines, Miss Granger ? Vous savez que j'étais à deux doigts de poser ma démission après le fiasco qui a eu lieu dans ma propre classe et surtout après avoir accidentellement ouvert cette connexion légillimentique entre nous ? Vous avez la moindre idée du trouble que ça m'a causé, de vous entendre jour et nuit jouer avec mes nerfs, de vous pavaner dans le château avec vos pensées dévergondées et moi, pauvre con que je suis, j'ai répondu au chant de la sirène ! S'égosilla-t-il.

- Quoi ? Vous êtes sérieux ? Demanda-t-elle le regard papillonant.

- Vous me torturez. Vous ne pensez pas me devoir des explications quant à cette décision de vouloir tout me rendre et de couper les ponts avec l'école ?

- C'est étrange... Laissa-t-elle planer.

- Quoi ?! Beugla-t-il.

- Je voulais faire les choses comme ça parce que je pensais que ça aurait été moi à votre place. Que c'est vous qui m'aurait annoncé la fin de tout-en-un claquement de doigts et sans états d'âme, avoua-t-elle la gorge serrée.

- Vous y croyez vraiment ? Rugit-il, rouge de rage, pointant ses deux index vers son propre visage. C'est pour ça le silence radio depuis vos examens blancs ? Reculer pour mieux sauter ? Vous m'avez pris pour un de vos jouets ?!

- Le meilleur qui soit, joua-t-elle.

Alors pour toute réponse, il s'avança vers elle d'un pas furibond et ne prit pas le temps de la toiser énigmatiquement.

Il empoigna ses épaules et força sa bouche insolente de sa langue, se collant à elle avec une force qui la fit reculer.

Elle n'avait néanmoins pas l'air surprise étant donné qu'elle l'accueillit volontiers en elle.

Et là, Severus comprit.

Il se recula au terme d'un baiser passionné et la regarda d'un œil noir.

- Vous l'avez fait exprès n'est-ce pas ?

- Quoi donc ? Demanda-t-elle d'un air innocent.

- Tout ça n'était qu'une mise en scène.

- Reculer pour mieux sauter... C'est vous qui l'avez dit, répondit-elle narquoisement.

Il inspira longuement, dénudant ses dents, fou de rage.

Le Serpentard s'était fait allègrement rouler dans la farine par la petite Gryffondor qui semblait prendre un pied d'enfer dans le tourment de sa froide vengeance.

- Tu vas me payer ça ! Avertit-il avant de l'empoigner par les cheveux.

Elle soupira de douleur alors que l'homme l'embrassa une seconde fois, plus fou encore que la précédente.

Il mordit sa langue, ses lèvres tant galvanisé par la colère que son désir mis en pause durant deux longues semaines.

Lorsqu'il eut cure de s'abreuver de sa bouche, Severus força les épaules de la sorcière pour qu'elle s'agenouille devant lui.

- C'est moi qui manipule les gens habituellement ! Pesta-t-il.

- Je crois qu'il est temps de voir les choses en face et admettre que je suis tout aussi douée à ce petit jeu, roucoula-t-elle, cherchant son regard tellement haut à présent.

Et là, il la toisa.

Entre colère et désir.

Les paupières de la sorcière s'assombrirent et sa lèvre s'étira pour un mince sourire espiègle.

À genoux devant lui, elle avança sa tête vers son entrejambe, glissa ses doigts dans la commissure de ses cuisses.

De sa bouche, elle frôla les boutons de sa braguette et ses mains vagabondèrent plus loin, caressant à présent ses fesses avec allégresse.

Severus laissa choir un soupir profond et rauque.

Les boucles d'Hermione filaient entre ses doigts comme de la soie.

Il ferma les yeux, pris au piège, sentant sa verge gonfler d'appétit.

- Tu vas te faire pardonner, dicta-t-il sur un ton impérieux.

- Nul besoin de me dire ce que j'avais déjà en tête, contrecarra la jeune femme.

D'orgueil il donna un coup de reins en avant et se mordit la lèvre inférieure.

- Oh, tu comptais donc tout planifier ?

- Possible, sourit-elle de façon énigmatique.

Fébrile de grogne, il dégagea les mains sur son postérieur et se tourna vers la table, laissant la jeune femme plantée sur la moitié de ses quilles.

Il fouilla les écrins sans les déballer, juste tâtant méthodiquement le velours et leur consistance avant de trouver ce qu'il recherchait.

- Qu'est-ce que tu fais ? Demanda-t-elle rosissant.

- Chut.

Lorsqu'il se tourna, Hermione eut le loisir de le détailler, sombre, tenant dans sa main un des précieux joujoux.

Un oeuf rose.

Elle haussa un sourcil, surprise, pas autant de son initiative que du contraste de couleurs entre le potioniste et l'objet entre ses doigts.

Il le lui tendit.

- Mets-le, ordonna-t-il.

Elle s'en saisit, et au même moment, Snape sortit sa baguette, récitant un sort de déshabillage sur elle.

Elle frissonna d'un coup sec, sa peau réagissant violemment au froid des cachots. Seule l'écharpe fut sauvegardée.

Il s'amusa de sa chair de poule avec un sourire en coin, dédaigneux avant de venir s'accroupir tout près d'elle.

D'un geste rapide, la jeune femme fit un bref état des lieux entre ses cuisses, mais elle était bien trop sèche pour le moment.

- Peut-être un peu plus tard, dit alors Hermione, sentant qu'elle n'était tout simplement pas prête.

- Oh... Miss Parfaite aurait besoin qu'on l'aide ? S'amusa-t-il.

Pour toute réponse, elle se contenta de rester docilement sur ses pieds et une œillade passablement meurtrière.

- Faîtes donc voir cette jolie petite chatte, Miss Granger, ronronna-t-il tout près de ses lèvres.

La sorcière soupira d'anticipation et obéissante, petite lionne rosissant, elle se révéla à son professeur qui même ne communiquant pas, semblait apprécier le spectacle.

- Maintenant, je veux voir cette orchidée transpirer de désir, exactement comme dans les visions que vous vous évertuez à me fournir, reprit-il en se penchant davantage sur elle.

- Ce n'est pas la position la plus agréable, rermarqua-t-elle.

- Votre confort ne m'intéresse guère, c'est l'heure de payer pour vos terribles forfaits et il me semble que le client est roi, Hermione... Je veux te voir te caresser, je veux jouer encore un peu avec toi, sussurra-t-il en un souffle près de son oreille.

La sorcière blêmit de sa concupiscence avant de ravaler un noyau dans sa gorge, un nœud qui descendit tout droit au fond de ses entrailles les plus intimes, diffusant une chaleur irradiante entre ses jambes.

Son regard toujours planté dans les sombres billes de Snape, elle glissa alors paresseusement sa main droite, la faisant serpenter le long de sa poitrine, de son ventre, prenant un temps fou pour faire un trajet pourtant simple.

Lorsqu'elle atteignit l'objet du désir, Severus remonta son regard vers celui de son amante et elle se mordit la lèvre, se sentant épiée, observée et scrutée à la loupe.

Et c'était bon.

- C'est mon orchidée que vous voulez ? Lambina-t-elle, parfaite dans son rôle.

- Pour l'instant, je me contenterais ce ça, rugit-il doucement, passant son index sur sa bouche.

Il caressa cette pulpe tentatrice avant de lui offrir un baiser faussement tendre.

Hermione gémissait avec mollesse dans sa bouche tant et si bien qu'il ne fallut pas davantage pour sentir sa verge s'emplir d'appétit.

Ensuite, de là, ses lèvres dévorantes migrèrent vers sa gorge, reculant les mèches hirsutes de sa crinière en arrière. Severus s'appliqua à mordre, sucer et aspirer cette peau de satin et ce lobe tellement tentateur.

La main libre d'Hermione se cercla autour de ses épaules à lui, essayant de garder l'équilibre dans sa tâche, mais aussi pour le forcer un peu plus contre elle, afin qu'il la réchauffe davantage.

Elle glissa ses doigts aventureux dans la chevelure ébène, massant avec douceur son crâne du bout des ongles.

Consciemment ou non il la marquait.

Chaque passage de sa bouche laissait une trace plus ou moins voyante.

Oui, Severus était un homme très possessif et il aimait qu'on sache quoi lui appartenait.

Et puis après tout, il adorerait qu'elle le marque également de ses longs ongles félins, qu'elle le morde, qu'elle habille sa peau de volupté de manière à rendre invisibles les cicatrices hideuses qu'il arborait sans fierté.

Il migra plus au sud, vers sa poitrine dressée par le frais, faisant tournoyer sa langue autour d'un bourgeon pastel, petite douceur, petit bonbon.

Hermione ne perdit pas le fil malgré les directives du potioniste.

Progressivement, ses propres doigts furent couverts d'humidité.

Elle était prête.

- Je crois que c'est bon, huma-t-elle.

- Ah oui ? Répondit-il alors frottant sa main libre contre le renflement de son pantalon. Il baissa le regard et jaugea sa matrice luisante.

Il descendit son majeur libre vers le tout petit rubis érigé au sommet de la couronne.

Elle inspira un grand coup, les genoux tremblants, les orteils tapotant la dalle en pierre puis souffla longuement le plaisir du contact simple mais pourtant redoutablement efficace.

Il appuya avec parcimonie, laissant glisser de petit cercles de déni autour du joyau, arrachant des complaintes rageuses de la courageuse Gryffondor.

Lorsqu'il eût assez de jouer de la sorte, il estima la véracité des propos d'Hermione en insérant l'unique doigt en elle.

Bon dieu.

Si peu et pourtant elle était tellement excitée...

- Oui... Je crois que vous êtes presque prête.

- Presque ? Mais qu'est-ce que... S'étrangla-t-elle avant de ne jamais terminer sa phrase.

Avec douceur, Severus fit simplement aller et venir sa présence en elle, s'accrochant aux parois où il rêvait d'enfoncer sa hampe.

Habilement, il plissa son doigt, comme un crochet et arracha un hurlement de la gorge de la jeune femme dont le front vint s'écraser contre le torse rassurant et habillé de laine noire.

- Oh mon dieu... Geigna-t-elle entre deux souffles.

Et puis lorsqu'il sentit qu'elle était suffisamment proche, il s'ôta avec une diablerie sur les traits puis reprit l'œuf dans les mains de la sorcière pour mieux l'y enfoncer.

Elle couina, c'était froid et surtout elle n'était plus stimulée alors que son bourgeon était prêt à exploser, bandé comme jamais.

Lorsqu'il eut terminé son petit tour, Snape se leva, toisant une fois de plus la jeune femme et défit sa ceinture sous le regard à présent hargneux.

- Quoi, qu'est-ce que c'est que ces yeux-là ? Se moqua-t-il.

- J'étais vraiment à deux doigts de jouir, bougonna-t-elle.

Il aboya un rire et trouva sa baguette planquée dans la manche de sa redingote.

- Vous aurez tout le loisir de jouir quand ça me chantera, annonça-t-il.

Il fit virevolter son instrument en l'air et alors une drôle de pulsation vibra en elle très furtivement.

Le regard hagard, elle eut un moment de latence, ouvrant la bouche afin de chercher son souffle.

- Durant ta période d'examens, j'ai eu le loisir d'analyser tout ton arsenal et j'ai trouvé celui-ci particulièrement intéressant. J'ai trouvé un sort pouvant le faire fonctionner, mais si tu veux que je sois totalement transparent avec toi, je travaille sur une version ou je n'aurais pas besoin de ma baguette, juste de mes mains pour choisir le rythme.

- Oh, mais... C'est brillant, Severus ! S'extasia-t-elle.

- Pour l'instant, je ne suis encore qu'à l'étape de la recherche... À l'avenir, voudrais-tu bien être mon cobaye final, même si je sais que cela te revient de droit.

Un large sourire ourla les lèvres vermeil et chaleureusement, la jeune femme opina du chef à s'en faire décrocher les cervicales.

- Bien, fini de cet aparté, maintenant, j'ai quelque chose pour toi, annonça-t-il en déboutonnant sa braguette.

Hermione se pencha en avant et aida Severus à se débarrasser de son pantalon.

Elle le baissa simplement jusqu'à ses chevilles puis resta hypnotisée devant le caleçon gris moulant chaque courbe qu'il cachait.

Avec envie, elle approcha sa bouche du tissu, là où le gonflement était plus qu'évident. Doucement, elle l'embrassa, le saluant avec respect.

La tête de Severus tourna, elle allait lui faire perdre pied avant même d'attaquer.

De lui-même, il vira l'élastique de son rempart et le fit tomber, relégué au même plan que le pantalon.

De nouveau à genoux, Hermione eut le loisir de contempler le roseau bandé vers son visage.

Elle ne s'empêcha pas de glisser ses doigts le long du corps spongieux, le faisant sautiller joyeusement.

Severus ferma les yeux et huma sereinement, mais nerveux de par tant de désir qu'il sentait presque son frein lâcher.

Avec de douces impulsions, la jeune femme entoura sa dureté de sa main, caressant d'avant en arrière d'un geste aérien.

Lorsqu'elle approcha sa langue et la fit tournoyer autour de son gland, le potioniste sembla trembler. Il voulait tellement plus.

Elle s'amusa de ses délicates attentions comme ça durant de longues secondes avant que l'empressement ne se traduise sur elle par l'empoignade brutal de ses boucles.

Elle sourit malicieusement, heureuse de voir qu'elle le faisait tourner en bourrique.

- Bon sang ! Prends-moi ! Pria-t-il.

- Mais à vos ordres, professeur, ronronna-t-elle.

Elle aspira la totalité de son sommet. Elle salivait déjà.

Un flot d'injures passa dans la tête de Snape. Il était électrisé au plus haut point et son petit rôle de chienne du professeur, bien qu'étant relativement discutable, l'excitait à un point innommable.

Pour la récompenser, il joua de sa baguette, activant une bonne fois pour toute le mécanisme qu'il avait trouvé tout seul, laissant l'œuf vibrer à un rythme relativement frustrant pour la Gryffondor.

Malgré tout, elle soupira de plaisir, sa voix résonnant dans la hampe du potionniste.

Il se mordit les joues, sentant la chaleur tropicale accueillante de sa bouche l'avaler de plus en plus loin.

- Et dire que tu comptais partir comme ça, grogna-t-il entre deux soupirs.

- Jamais je ne serais allée au bout de mon plan, je ne pouvais pas quitter les lieux sans te dire au revoir, répondit-elle dans sa tête, ouvrant le lien entre eux.

Il la regarda le sucer, les lèvres parfaitement scellées autour de lui, brillante de malignité.

- Sommes-nous bien d'accord, c'est un au revoir, pas un adieu ? Demanda-t-il.

- A toi de voir si tu veux continuer de jouer avec moi, moi, je sais que mon désir pour toi est intact, que je ne suis pas déçue d'avoir franchi la barrière.

Il amplifia les pulsations de l'œuf et une fois de plus, elle gémit avec force, se paralysant.

- Touche-toi, ordonna-t-il.

Hermione s'exécuta avec bonheur, laissant sa main vagabonder le long de sa féminité, s'arrachant quelques suppliques par le nez.

L'homme en noir dont la queue semblait sortir tout droit de sa redingote se crispa, pas très loin de l'orgasme. Il observa avec attention la sorcière sous lui se soulager, le prendre avec vigueur.

Puis il tira sur l'écharpe en avant pour lui rendre un peu d'équilibre, mais aussi pour qu'elle le gobe plus loin encore.

Une plainte érotique vibra et il ne sût si elle venait d'elle ou de lui.

- Tu vas me faire jouir... Annonça-t-elle toujours dans la légillimencie.

- Regarde-moi, je veux voir tes yeux se remplir d'extase, répondit-il, pour la première fois dans le lien.

Elle s'amena à l'orgasme alors que l'œuf vibrait en elle furieusement.

Severus n'en put plus et lui aussi, les jointures blanchies autour de l'étole pour ne pas qu'elle lui échappe, gronda fermement avant de se déverser avec violence dans sa gorge.

Hermione ne put plus tenir sur ses genoux meurtris et s'autorisa enfin à se laisser choir de côté sur la pierre froide, la main toujours perdue entre ses boucles intimes, prête à se damner pour récolter la moindre essence de plaisir qu'elle pouvait tirer de son clitoris en résonnance avec le jouet qui massait son point G avec tant de fougue.

Ses yeux se révulsèrent enfin et elle lâcha la queue du diable, crachant à moitié sa semence qui coula autour de ses lèvres amoureuses.

Severus souffla longuement, repus et satisfait avant de se baisser et de caresser affectueusement le visage rouge de la jeune femme qui sous ses yeux avala ce qu'elle n'avait pas rendu.

- Petite perverse, maugréa-t-il avec un sourire diabolique.

- C'est toi qui me rends comme ça, se défendit-elle.

Il rit bruyamment et attrapa l'étole autour de son cou afin d'éponger les gouttes de sa liqueur arrosant ses douces lèvres.

- Un peu plus ou un peu moins, soupira-t-il. " De toutes façons, elle est bonne pour la poubelle.

- Non j'aimerais autant la garder, la laver et en faire du petit linge très personnel comme tu l'appelles... Oh mon dieu...

- Quoi ? Haussa-t-il un sourcil.

- L'œuf... Il vibre encore plus fort, trembla-t-elle.

- Alors prépare-toi pour une revanche.


5 ans plus tard..

- Je crois que les pommes de terre sont un peu cuites.

- Non, Molly, c'est parfait.

- George, si tu pouvais juste aider ta pauvre vieille mère à porter la dinde, tu serais un amour.

Tout allait pour le mieux et pas seulement dans les apparences. Ce soir, en veille de Noël, la tribu s'était réunie pour un dîner monstrueux. Des monticules spectaculaires de mets plus raffinés les uns que les autres s'amoncelaient entre et autour des convives. Les Weasley et Harry n'avaient d'égal pour recevoir aussi bien.

Au Square Grimmaurd, il faisait désormais bon vivre. Harry et Luna s'étaient donné énormément de mal pour rénover cette vieille bâtisse, et même les réalisations les plus périlleuses n'avaient pas de quoi donner de cauchemars aux deux jeunes fiancés.

La seule chose qu'ils n'avaient pu changer ici était le sempiternel tableau de la mère braillarde de Sirius. Cette vieille mégère toujours présente, toujours bornée avait cependant subit une forme de psychothérapie intense sous les coups de pinceau et le verbe expert de la jeune blonde.

Luna avait agrémenté le visage de cette vielle femme acâriatre avec un peu plus de couleurs, arrondi ses joues et peint de belles fleurs accrochées dans ses cheveux afin de dénaturer au mieux cette représentation autrefois hideuse. La tâche n'avait pas été simple et pourtant, à force de patience et de gentillesse malgré le flot d'injures passant, la sorcière avait finalement trouvé le moyen de rendre Walpurga plus sympathique. Harry aimait dire que Sirius aurait beaucoup rit devant cette ingéniosité et de voir sa mère dans un cadre totalement différent. Hélas, cela faisait longtemps que son parrain n'était plus de ce monde.

- Alors, comment sont les élèves cette année ? Demanda Lupin à l'attention d'Hermione.

- Une catastrophe. Une bande d'écervelés inconscients, dit-elle en soupirant dans son verre de vin.

Le loup-garou aboya un rire aigu avant de tourner un oeil attendrit sur sa femme qui se gaussait.

- À t'entendre on croirait que ton époux déteint sur toi, dit alors Nymphadora.

Snape à moitié en train de mastiquer son morceau de dinde darda étrangement la métamorphage avant d'avaler.

- Ils ont toujours été comme ça, je ne vois pas ce qu'il y a de drôle, fit le potioniste sur un ton sinistre, lançant une oeillade dure vers Neville, sagement assis quelques sièges plus loin, versant un peu de merlot dans le verre de Ginny.

- Oui et regardez, aujourd'hui et depuis quelque temps déjà, nous siégeons à la même table, Cher Collègue, répliqua Londubat avec un sourire narquois.

Snape haussa un sourcil, tentant de masquer avec un demi-rictus qu'il fut incapable de masquer. Au fond et il ne l'avouerait jamais, pas même sur son lit de mort, il était fier que ce petit Gryffondor apeuré soit finalement sorti de sa chrysalide et soit capable désormais de se considérer comme son égal.

Hermione plissa ses lèvres, évitant un sourire radieux.

- Ne criez pas victoire trop vite, Londubat, le professeur Chourave n'est pas encore à la retraite et vous finissez votre apprentissage à la fin de l'année... Pour prendre la défense de mon épouse, il est vrai que depuis quelque temps les élèves sont plus... Turbulents. Un peu plus indisciplinés.

- Ah, c'était mieux avant, fit Ron engloutissant une cuisse avec la peau. On était les meilleurs.

- Un peu trop d'esbroufe quand tu as un coup dans le nez, mon fils, tempéra Arthur.

- Et un melon énorme, répliquèrent les jumeaux en chœur.

Ron fit la moue avant de s'attaquer de nouveau à sa purée, dans la bonne humeur.

Le plaisir se lisait sur le visage des quatorze convives et avec un œil maternel, Molly observa tout ce petit monde qui avait tant changé. Neville et Ginny s'étaient retrouvés. Les petites amies de Fred et Geroge bien que n'ayant été là existaient bel et bien et Ron cachait quelque chose d'étrange depuis quelques semaines.

Harry et Luna s'étaient découvert bien après l'école et c'était si naturel. Le petit Teddy demeurait entre ses parents, sage comme une image. Enfin, quant à Hermione et Severus...

Au départ, tout le monde était sauvagement tombé des nues. Il avait fallu un œil indiscret de Ginny pour finalement découvrir que quelque chose d'anormal se tramait entre eux et les absences répétées de la jeune femme avant de se voir proposer le poste de DCFM étaient plus que suspectes.

Cependant, ils n'avaient pas cherché l'approbation de qui que ce soit. Hermione l'avait bien fait comprendre avec acharnement tandis que son compagnon prenait les choses de loin et avec une légèreté inhabituelle, enfin surtout, il se fichait des ragots et le fait qu'on raconte des choses à leur propos ne lui donnait ni chaud ni froid.

Le reste du repas se déroula dans une bonne ambiance festive et, proche du dessert, déjà tous pleins, Hermione allait s'excuser, s'éclipser dans la salle de bains pour se rafraîchir que quelque chose en elle se perturba.

Elle se figea, redressée comme un i et tourna lentement sa tête vers Severus qui avait tout l'air de jouer la nonchalance.

Le bougre jouait avec ses mains sous la table, se prenant pour un chef d'orchestre, peut-être décidé à faire chanter des notes aigües à sa femme.

Elle trembla de plaisir, sentant son nouvel œuf en elle, diffuser de lourdes pulsations.

Enfin, le potioniste s'étira, tendant ses mains vers le plafond et la jeune femme trembla au rythme des vibrations en elle, à présent plus puissantes que jamais.

Les sueurs froides dégringolaient son échine, persuadée qu'elle ne pouvait pas être la seule à ressentir et entendre le bruit du mécanisme enfoui dans ses nymphes.

- Tu avais dit pas à table ! Gronda-t-elle dans un murmure, totalement tournée à l'oreille de Snape.

- J'ai menti, s'amusa-t-il doucereusement. Il leva les doigts en l'air, s'amusant à monter la fréquence des pulsations et les paupières de la sorcière se mirent à vaciller dangereusement avant qu'il ne coupe net son petit manège.

- Dans deux minutes, tu t'excuseras et tu diras que tu as besoin de te rafraîchir, ordonna-t-elle en se levant abruptement.

- Toujours à tes ordres, répondit-il avec un regard goguenard.

Lorsque Snape alla pour se lever presque à la suite de sa femme, il fut alpagué plus loin dans le couloir par les jumeaux.

- Professeur, ceci est pour vous, dit Fred en tendant une lourde enveloppe au potioniste.

Avec un grognement significatif et un sourcil haussé, Severus tendit une main suspecte vers celle de Weasley.

Il défit le collant méthodiquement et darda l'intérieur avant d'y sortir une missive estampillée par Gringotts.

À Monsieur Severus Snape,

Notre banque établit en ce jour de 24 décembre 2004, la réception sur votre compte de la somme de dix-mille gallions provenant du compte joint de Messieurs Fred et George Weasley.

Bien à vous.

Le professeur de potions ramena son regard troublé vers ses deux pires et anciens élèves.

- Qu'est-ce que... Eut-il le temps de murmurer avant qu'ils ne se lancent dans une diatribe.

- C'est pour votre laboratoire en 99.

- C'était à cause de notre dispositif.

- On avait placé des farces à tester dans votre classe, mais elles ne s'étaient jamais déclenchées.

- Enfin si, mais avec deux ans de retard.

- Du coup, vu que la boutique marche très bien...

- On a tenu à vous rembourser pour l'achat du nouveau matériel.

- On est désolés.

Le regard de Snape papillonna avant de s'assombrir considérablement. Il plissa ses lèvres, retenant une grimace affreuse ainsi qu'un flot d'injures.

Il s'en abstint et seulement, il chuchota :

- Merci.

Simplement.

Trouver les responsables de cette attaque n'était désormais plus à l'ordre du jour même s'il appréciait la franchise des jumeaux. Après tout, comment aurait-il su ce qu'Hermione cachait si jamais ils n'avaient pris un tel risque ? C'était grâce à eux, qu'aujourd'hui sa femme l'attendait dans la salle de bains. Il ferma le poing et put entendre un cri féminin feutré par les murs.


Note de fin : Hé oui, merci les frères Weasley...