Bonjour à tous ! Encore une fois, désolé pour cette longue attente. La vie n'est pas toujours facile et malheureusement, on ne peut pas tout le temps faire ce que l'on souhaite. Par contre, voici le chapitre douze ! Si je ne fais pas de prochains chapitres en deux parties, il ne reste plus que quatre publications. En espérant que celui-ci vous plaira !
Phoenix : Elle n'a pas vraiment divulgué le secret du monde de la sorcellerie en disant le mot Souafle à des policiers. Ensuite, pour le reste, vampires et modificateurs, je ne crois pas que les sorciers feront un scandale pour eux. Non, mais sans plaisanter. Pour qu'elle reçoive une lettre du ministère, quelqu'un doit le remarquer et en aviser le gouvernement. Elle est majeure, donc, elle peut faire de la magie à l'extérieur puisqu'elle n'a plus la trace. Alors, pas de chance que cela se produit sans un témoin vivant dans son monde. Comme dans « Les animaux fantastiques ». Dragonneau a utilisé la magie à plusieurs reprises devant Kowalski et il ne se serait pas fait prendre si Porpentina n'avait pas été là à observer la ligue des fidèles de Salem. C'est pour cela que je ne crois pas qu'elle aurait reçu une lettre. En tout cas, c'est mon opinion. De plus, elle connaît le ministre… Il peut bien lui faire une fleur, non ? (clin d'œil)
Granotte : Merci encore en ce qui concerne la confusion à propos du temps dans le chapitre onze. J'ai immédiatement corrigé mon erreur pour éviter de nouveaux cas.
Merci pour les commentaires ! J'en suis très reconnaissante et ils me rendent très heureuse. Merci également à tous ceux qui lisent, suivent et mettent cette fiction dans leurs favoris.
Rien ne m'appartient en ce qui concerne l'univers d'Harry Potter et Twilight. Ils appartiennent respectivement à J. K. Rowling et Stephenie Meyer. Je ne fais aucun profit avec cette fiction, seulement le plaisir d'écrire et d'être lu tout en étant récompensé avec vos impressions dans un commentaire.
Bonne lecture !
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Chapitre 12
Reste
Le mercredi s'annonçait être l'une des journées les plus pluvieuses et ennuyeuses qu'Hermione ait vécue à Forks depuis son arrivée. Elle avait, à plusieurs reprises, fait le tour du poste de police pour offrir son aide pour n'importe quelle tâche qu'ils auraient à lui offrir, mais en vain. Voilà pourquoi elle se trouvait dans la salle des employés à jouer avec un crayon à mine qu'elle roula de sa main à l'autre tout en écoutant le tic-tac de l'horloge murale derrière son dos. Bien qu'Emmett lui ait affirmé ne pas se sentir capable de passer une journée sans la voir, il fut absent de sa vie depuis leur retour du camping.
Elle devait se l'avouer, elle s'ennuyait affreusement de lui, mais ce moment passé sans le grand brun lui avait permis de continuer de penser à ce qu'elle désirait vraiment. Par contre, elle n'était toujours pas certaine de ce qu'elle désirait, et cela, malgré tout ce temps libre qui était à sa disposition. D'un côté, elle ne voulait toujours pas être changée en vampire, ce qui n'indiquait rien de bon pour l'avenir de leur relation. De l'autre côté, elle ne voulait pas rompre avec Emmett et retourner en Angleterre, même si Harry et la famille Weasley lui manquaient énormément. Son séjour lui avait fait un grand bien, et cela, même si elle n'avait pas pensé à son but dans la vie. Cullen lui avait redonné le sourire et lui donnait le goût de s'activer.
Hermione laissa échapper un gros et long soupir tout en se couchant la tête parmi ses bras étalés sur la surface lisse et froide de la table. Ce fut ainsi que Charlie la trouva et il eut pitié de la jeune brunette.
— Tu viens faire une ronde avec moi ? demanda le shérif.
La brunette releva la tête et afficha un sourire ravi.
— Oui, dit-elle avec soulagement en se levant de sa chaise.
La patrouille fut calme, mais au moins, celle-ci était déjà plus divertissante que son moment passé au poste. Ils reçurent un appel du poste concernant une vieille femme qui avait signalé la présence d'un ours sur son terrain.
Aussitôt qu'ils furent arrivés chez la dame, Charlie ordonna à Hermione de rester dans la voiture. Intriguée, la brunette regarda Swan se diriger vers l'arrière de la voiture et ouvrir son coffre arrière. Elle se tourna pour essayer d'apercevoir quoi que ce soit, mais parvint à ne rien voir jusqu'à ce que le shérif eût fermé le coffre. Celui-ci tenait dans ses mains un gros fusil menaçant qu'il arma de deux cartouches. Soudainement inquiète pour Charlie, mais également pour l'ours, la brunette l'observa faire quelques pas vers la vieille maison blanche qui possédait une longue véranda faisant le tour de la maison. La demeure, comme la quasi-totalité des propriétés à Forks, n'avait aucune clôture obstruant la cour arrière. L'ours était toujours visible sous l'œil attentif du shérif et de la brunette qui l'apercevait dans la végétation entourant une petite cabane en bois.
— Le voyez-vous ? demanda la vieille dame dans le grillage de sa porte d'entrée en regardant le shérif.
Celle-ci portait une robe de chambre rose et la tenait fermement serrée entre ses fragiles mains osseuses.
— Restez à l'intérieur, madame Robinson, conseilla Swan pour ensuite élever son fusil dans les airs et tirer une seule fois dans le vide.
Hermione ne put pas s'empêcher de sursauter sous le bruit que produisit le fusil. Le boucan se répercuta dans l'air dans un écho.
L'ours prit peur et s'en retourna rapidement parmi les arbres.
Charlie recommença à tirer et balaya la végétation de son regard. Il sortit de sa poche une autre cartouche qu'il chargea dans son arme pour tirer une dernière fois. Une fois satisfait de son travail, il afficha un sourire ainsi qu'un pouce levé à la brunette tout en retournant ranger son fusil dans le coffre arrière de son véhicule.
La sorcière sortit de la voiture au même moment que la vieille dame sortit de sa maison pour venir rejoindre Swan.
— Oh ! Merci énormément shérif. J'ai voulu sortir mon sac de poubelle et je l'ai aperçu rôdant dans ma cour. J'ai bien cru qu'il n'allait jamais partir, dit la vieille dame en tenant toujours sa robe de chambre serrée contre elle.
— Cela m'a fait un plaisir, madame Robinson. Ne vous gênez pas pour nous appeler si jamais vous apercevez l'ours à nouveau.
Lorsqu'ils retournèrent sur la route, Charlie lui raconta que madame Robinson avait été l'une de ses professeurs lorsqu'il était jeune.
— Une femme brillante et bienveillante, dit-il avec un grand sourire nostalgique.
Ils continuèrent leur patrouille et bientôt, ils arrivèrent en ville. Comme d'habitude, plusieurs piétons actifs se promenaient sur le trottoir de la rue principale. Alors que la brunette observait ces gens marcher sous la pluie, son regard croisa brièvement une vision qui lui fit bondir son cœur dans sa poitrine. Parcourant la foule de son regard, elle vit à nouveau la silhouette d'un grand homme étrangement familier marcher parmi les piétons. Sentant son cœur s'affoler à nouveau dans sa poitrine, Hermione surprit Charlie en lui demandant de s'arrêter. Swan fronça ses sourcils et demanda à la jeune femme pourquoi elle voulait qu'il arrête la voiture.
— Arrête-toi, Charlie. S'il te plaît, répéta Hermione avec une voix paniquée et des yeux ronds en ne quittant pas son regard de l'individu.
Celui-ci lui montrait son dos et continuait de marcher lentement parmi les piétons sans aucune protection contre la pluie battante.
Le policier obtempéra en arrêtant la voiture sur le bord du chemin. La brunette sortit rapidement du véhicule en tentant de trouver l'individu familier à nouveau.
— Un problème Hermione ? Questionna Swan en sortant du véhicule à son tour tout en restant immobile à côté de sa portière.
La sorcière alla lui répondre lorsque son regard croisa les yeux de l'individu et son visage devint soudainement blême. Elle perdit le contact visuel lorsque Charlie lui posa une main sur l'épaule et qu'elle sursauta en regardant ladite main avec effroi. Aussitôt qu'elle fut rassurée de constater que la main provenait de Swan, elle retourna son attention vers la foule, mais ne vit plus la personne qui lui avait affolé le cœur. Le groupe de piétons fut maintenant moins nombreux et bientôt, la jeune femme crut qu'elle avait sûrement dû imaginer ce qu'elle avait vu.
— J'ai… J'ai cru reconnaître un visage parmi la foule, mais… J'ai dû rêver, se dit-elle à voix basse alors que le shérif vint la rejoindre.
— Ça va Hermione ? demanda-t-il avec inquiétude.
La brunette parcourut son regard parmi les piétons et finit par se tourner vers Charlie pour lui faire un sourire rassurant. Les cheveux de Granger étaient complètement mouillés et lui collèrent sur la peau de son visage.
— Oui, ce n'est rien. J'ai cru voir quelque chose.
— Qu'as-tu cru voir ? demanda Swan en parcourant son regard autour de lui.
— Quelqu'un, mais c'était sûrement une hallucination, répondit la brunette.
Alors que Charlie passa devant elle pour mieux observer les alentours pour une dernière fois, une explosion retentit dans un petit magasin de verrerie se trouvant derrière Charlie. Le duo fut brutalement projeté contre la voiture de patrouille. La brunette se redressa doucement en se tenant la tête dans sa main gauche tout en percevant à ses oreilles un sifflement qui lui obstruait pendant quelques secondes les bruits qui l'entouraient. Sa vision se troubla à quelques reprises et lorsque tout devint plus clair, la sorcière regarda les alentours. Elle découvrit les décombres du magasin de verrerie qui étaient en flamme ainsi que quelques personnes gisant sur le sol.
Deux de ces victimes hurlaient de douleur tandis que trois autres restèrent inertes et silencieux. Malgré la pluie qui continuait de tomber, certains éclats de boiseries les entourant étaient toujours enflammés. La brunette, étourdie par sa projection récente, parcourut de son regard marron les victimes de l'explosion. Elle entendit des gargouillis à côté d'elle et Hermione tourna son attention vers le bruit pour y découvrir Charlie qui était étendu sur le sol. Son uniforme était parsemé d'éclats de verre et la brunette comprit que Swan lui avait servi de bouclier lors de l'explosion. Ce qui fit en sorte qu'il reçût la plus grande majorité de l'impact des débris. Il avait sa main posée sur son cou où du sang s'échappait entre ses doigts.
— Charlie, murmura Hermione avec inquiétude en se mettant à genoux pour s'approcher du policier afin de mieux observer ses blessures.
Son regard se posa sur ses pieds et il continua son chemin tout le long de son corps. Certains débris avaient endommagé son uniforme et bientôt la brunette remarqua l'eau sur le sol devenir rouge sous le shérif. Son observation fut rapide, malgré l'étrange impression que tout semblait se passer affreusement lent. La brunette se demandait quand allaient arriver les secours, mais sa pensée s'arrêta soudainement lorsqu'elle entendit un nouveau gargouillis s'échapper de Swan. La jeune femme porta son regard sur la main ensanglantée de l'homme. Elle la retira doucement pour s'apercevoir qu'un gros morceau de verre était coincé dans le cou du policier.
— Charlie ! s'écria Hermione.
Immédiatement, par réflexe, elle tenta d'arrêter l'hémorragie en posant ses mains sur la gorge de Swan tout en faisant attention à ce que l'éclat de verre ne s'enfonce pas encore plus dans sa chair. Le shérif sembla avoir de la difficulté à respirer et à chaque tentative de respiration profonde, la plaie laissa échapper des bulles d'oxygène créant un nouveau bruit inquiétant.
— Non, non, non… Charlie. Qu'est-ce que je dois faire ? Charlie, gémit Granger en sentant ses larmes monter à ses yeux.
Swan regarda la brunette avec tristesse. Il savait que Granger voulait l'aider, mais il se sentait de plus en plus faible et incapable de la rassurer verbalement. Il savait qu'il allait mourir et il n'était pas capable de prononcer quoi que ce soit qui pourrait calmer la jeune femme en pleure qui tentait de le maintenir en vie.
Granger était en mode panique. Swan perdait énormément de sang et il continuait à produire des bruits qui n'indiquaient rien de bon. Hermione regarda autour d'elle, voulant appeler de l'aide, mais chaque personne avait leurs propres soucis et était dans l'incapacité de l'aider. Alors que ses yeux baignés de larmes croisèrent à nouveau ceux de Charlie, Hermione comprit qu'elle ne pouvait pas perdre encore un membre de sa famille. Elle ne pouvait pas laisser mourir l'homme qui avait été comme son oncle sans qu'elle tente de l'aider. Peu lui importait si quelqu'un l'apercevait. Peu lui importait si elle risquait de finir en prison pour avoir divulgué son secret aux Moldus. Elle ne voulait pas avoir la mort de Charlie sur la conscience. Les yeux larmoyants de la sorcière devinrent décidés.
— Je vais t'aider, Charlie… Je vais te sauver, dit-elle au policier qui était devenu affreusement blême.
Hermione retira sa main droite du cou du policier et fit un mouvement de poignet qui fit sortir sa baguette de son étui sous la manche de son cardigan gris en maille qui était sali par les débris, ensanglanté et brûlé à certains endroits par le feu de l'explosion. De son autre main, elle empoigna le morceau de verre accompagné d'une plainte douloureuse de Charlie et le retira de sa chair ensanglantée.
— Vulnera Sanentur, prononça aussitôt Hermione dans un murmure.
Elle promena sa baguette sur le cou de Charlie et descendit l'extrémité de celle-ci le long du corps de Swan jusqu'à ses pieds par prévention. Immédiatement, le sort se mit à faire son effet et le sang s'étant écoulé du corps de Swan fut à nouveau absorbé dans son corps. Pendant que le sort fit son effet désiré, Granger prononça un autre sort qui fit en sorte qu'aucuns débris de verre ou de bois ne resteraient emprisonnés sous les plaies guérissantes du policier. Lorsque chaque goutte de sang fut de retour à sa place, les plaies se refermèrent et ne furent qu'un lointain souvenir.
Se sentant soudainement mieux, Charlie se leva avec précaution en observant Hermione avec étonnement.
— Qu'est-ce que ?
Hermione rangea sa baguette d'un nouveau mouvement de poignet. Bien qu'elle ait été heureuse que Charlie soit sain et sauf, l'utilisation des sortilèges et l'explosion se firent ressentir comme si une montagne lui était tombée sur la tête et le monde commença à tourner autour d'elle. Elle remarqua que Swan lui parlait, mais elle n'entendait rien de cohérent.
Sa vision recommença à vaciller. Alors que les ambulances arrivèrent, Charlie remarqua que la brunette n'allait pas bien et l'aida à se relever pour pouvoir la transporter vers l'ambulance la plus proche. Dès qu'elle fut sur ses pieds, son monde bascula dans les ténèbres.
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Lorsque Granger ouvrit les yeux, ce fut pour être éblouis par les rayons des néons au-dessus de son lit d'hôpital. Par instinct, la brunette porta son bras pansé sur ses yeux pour cacher l'éclairage lumineux.
— Hermione ! s'exclamèrent plusieurs voix à l'unisson.
Alors que la brunette réussit à adapter sa vision à l'éclairage, elle remarqua Alice, Jasper, Bella, Edward, Renesmée, Jacob, Esmée et Emmett qui entouraient son lit.
— Comment te sens-tu ? demanda Emmett en lui serrant tendrement sa main.
— Comment va Charlie ? questionna Hermione avec inquiétude en parcourant son regard sur chacune des personnes présentes.
— Il va bien, répondit Bella.
— Je vais aller chercher Charlie, dit Esmée en quittant la chambre.
— Il était très inquiet pour toi. Lorsque je lui ai demandé s'il allait bien, il m'a semblé confus lorsqu'il m'a avoué qu'il ne comprenait pas ce qui s'était passé. Il m'a raconté qu'il était mourant et ensuite qu'il fut étonnamment guéri. Carlisle et moi, nous lui avons demandé de ne rien dire à personne en ce qui le concerne et que tout lui sera expliqué plus tard… Tu as sauvé Charlie, dit Bella avec un gigantesque sourire reconnaissant.
Bella vint rejoindre la brunette à la vitesse fulgurante d'un vampire et serra la sorcière dans ses bras sous les plaintes désapprobatrices d'Emmett.
Hermione regarda Edward qui lui fit un sourire. Il s'approcha de sa femme et posa une main sur son épaule.
— N'oublie pas ta force Bella, dit-il d'une voix douce avec un sourire compréhensif envers Bella et la situation.
Bella relâcha doucement son étreinte sur la jeune femme et déposa un baiser glacé sur la seule joue de la brunette qui n'avait pas un carré de gaze comme pansement. La vampire se laissa reculer un peu par Edward et elle lui fit un sourire amusé. Hermione retomba doucement sur son oreiller et observa la fille de Swan avec un sourire également.
— Elle ne t'a pas fait trop mal ? Comment va ta blessure ? questionna Emmett avec inquiétude.
— Ma blessure ? demanda Hermione en regardant le grand brun avec incompréhension.
Elle voulut se redresser à nouveau, mais elle exprima une plainte de douleur et laissa tomber sa tentative pour porter une main et son regard sur le côté gauche de son corps.
La brunette releva doucement son chandail et vit que sa taille était couverte d'un gros pansement compressif. À la découverte de sa cicatrice visible, le reste de la famille qui ne l'avait pas vu exprima des exclamations de stupeur.
— Aïe, gémit Jacob en faisant une grimace tout en s'imaginant la douleur que celle-ci avait dû causer lors de sa création.
Hermione remarqua sa fourbe et descendit sa chemise d'hôpital. Elle leur expliqua sa cicatrice comme elle l'avait fait avec Emmett au camping. Alors qu'Alice allait lui poser une question avec un regard inquiet, Charlie pénétra rapidement dans la chambre. Il était suivi du docteur et de sa femme.
— Hermione ! Ça va bien ? demanda Swan en s'inquiétant pour la jeune femme tout en se faufilant parmi les vampires pour aller la rejoindre à son chevet.
— Je vais bien, rassura la brunette en se laissant reposer contre son lit.
— Bien sûr qu'elle va bien Charlie, comme je te l'ai dit. Hermione est une jeune femme solide, dit le médecin en regardant la sorcière avec un doux sourire.
Swan observa le visage et les bras pansés de la brunette et fit une moue renfrognée. Le docteur expliqua les blessures présentes à la jeune femme et celle-ci découvrit qu'elle avait évité de peu une hémorragie interne sur son flanc par un éclat de verre particulièrement long.
— L'éclat a évité de quelques millimètres les organes, évitant ainsi une blessure majeure. Pour le reste, ce sont de petites ecchymoses, des égratignures et une légère bosse à la tête. Nous avons réussi à retirer tous les petits débris qui s'étaient incrustés dans ta peau.
Charlie détourna rapidement les yeux lorsqu'il entendit toutes les blessures de la brunette et il porta à nouveau son regard mécontent sur la jeune femme.
— C'est assez comme ça. Tu ne viens plus travailler avec la police, dit Swan.
Deux policiers vinrent interpeller Charlie qui alla les suivre lorsque la brunette commença à se plaindre de la décision du shérif.
— C'est un ordre, Hermione. Tu es congédié, conclut-il avec finalité en la pointant du doigt pour finalement suivre ses collègues hors de la chambre.
— Je n'étais même pas une employée… Congédié, marmonna Hermione légèrement offensée pour ensuite laisser échapper un petit rire amusé. Ce qui fit sourire certains des Cullen présents.
À l'exception d'Emmett, qui n'avait pas trouvé la situation comique, Carlisle reprit son sérieux le premier.
— C'est la première fois qu'une explosion se produit à Forks… Cela va attirer les médias.
— Ils ne trouveront rien. Pour eux, ce sera une explosion accidentelle, rien qui puisse relier cet événement au meurtre. De plus, il ne faut pas oublier qu'il n'est plus question de meurtre pour la police. Il n'y a qu'un dossier indiquant une étrange lueur verte ayant causé le désordre en ville. Je dois parler à Harry, dit Hermione.
— Le sorcier est toujours dans les parages ? questionna Jacob sur le qui-vive.
— Oui, répondit tout simplement la brunette et une vague de froideur envahit la petite chambre d'hôpital intime dont Hermione avait hérité.
— J'ai pensé que j'avais peut-être halluciné un visage familier parmi la foule, mais l'explosion me fait croire le contraire.
— Je vais regarder ta blessure pour une dernière fois pour m'assurer que tu ne fais pas une infection et tu pourras partir avec Emmett. Tiens, dit le médecin en tendant son cellulaire à la brunette tout en réclamant de l'intimité avec la jeune femme en demandant aux membres de son clan de sortir de la chambre.
Une fois qu'ils furent tous sortis avec un Emmett réticent qui fermait la marche, la brunette porta son attention sur le docteur.
— Il serait préférable que je ne rentre pas avec Emmett ni avec aucun autre membre de votre famille. Ce serait trop dangereux… De toute évidence, je suis la cible, murmura la brunette même si elle savait que les autres vampires pouvaient toujours l'entendre sans problème.
Carlisle observa Granger pendant un moment.
— Je comprends qu'il peut y avoir des risques, mais Emmett refusera catégoriquement de te laisser partir seule, et cela, surtout si tu es la cible, avoua le docteur.
Ses dires furent appuyés par un bruit qu'Emmett relâcha derrière la porte fermée, attirant par le fait même l'attention du duo dans la chambre. Hermione fronça des sourcils tandis que Carlisle afficha un faible sourire.
— De plus, tu fais partie de notre famille maintenant et nous n'abandonnons pas les membres de notre famille, dit le médecin en reportant son regard doré sur la jeune femme pour ensuite se placer sur le côté gauche du lit.
Il releva la chemise d'hôpital de la brunette et retira doucement le pansement compressif. La sorcière exprima une plainte de douleur qui fit grogner Emmett derrière la porte.
— Je ne veux pas que quelqu'un se retrouve blessé ou qu'il se fasse tuer par ma faute, dit Hermione pendant que le docteur examina sa blessure où se trouvaient quelques points de suture fondants.
— C'est très gentil de t'inquiéter pour notre sécurité, mais nous allons tout de même faire de notre mieux afin de t'aider et te protéger, conclut Carlisle en protégeant la blessure de la brunette par un nouveau pansement.
Le vampire lui demanda de faire attention et d'éviter tout mouvement brusque qui pourrait ouvrir à nouveau sa blessure.
— Dès que je le pourrai, je me soignerai, annonça-t-elle. Elle toucha son bras pansé et son visage blêmit soudainement lorsqu'elle sentit l'absence de son étui contenant sa baguette.
— Je suis très heureux de l'apprendre. J'ai rangé l'étui avec tes vêtements dans le sac sur ta table de chevet. J'ai gardé ta baguette pendant ce temps, dit le docteur en affichant un sourire tout en sortant sa baguette d'une large poche de sa veste blanche.
Alors que Carlisle sortit de la chambre en indiquant à la brunette qu'elle pouvait garder son cellulaire, Emmett retourna dans celle-ci auprès de la brunette. Il fut suivi de près par le reste de la famille alors que le docteur continua d'aller aider les autres victimes de l'accident.
— Il a raison, tu fais partie de notre famille maintenant, fit remarquer Esmée.
Alice vint déposer sa main sur celle de la brunette pour la réconforter et montrer son accord.
Alors qu'Emmett attira l'attention de la brunette en lui prenant son autre main, le regard d'Alice se perdit dans le lointain pendant quelques secondes.
— On doit te mettre en sécurité, dit le grand brun avec sévérité en observant la réaction de Granger.
Pendant ce temps, Alice eut une brève vision d'une Hermione qui était étendue sur le sol d'un endroit sombre. La brunette était parsemée de plaies béantes et elle gisait dans une mare de sang. Bien que le reste de la famille soit concentré sur la réponse à venir de la sorcière, Edward tourna rapidement la tête vers Alice. Avant qu'il puisse dire quoi que ce soit, la vision d'Alice se termina et elle regarda Edward. Le frère et la sœur se dévisagèrent quelques secondes et Edward finit par serrer sa mâchoire en fusillant Alice d'un regard désapprobateur.
— Alice, quelque chose ne va pas ? demanda Jasper qui ressentit la tension et la peur que sa compagne ressentait.
— Emmett a raison, il faut mettre Hermione en sécurité, répondit tout simplement Alice.
— En étant la cible, je mets tout le monde en danger, répliqua Hermione en posant son regard inquiet sur la jeune Renesmée qui tenait fermement la main de sa mère et celle de Jacob.
Hermione alla rajouter que Charlie et Sue étaient également en danger, mais Edward la devança.
— On va mettre Renesmée en sécurité. Nous allons également faire des tours de garde pour Charlie et Sue, dit-il avec un air étrange et coincé.
Granger crut qu'il lui en voulait parce qu'elle mettait sa famille en danger, mais Edward lui afficha un léger sourire qui sembla la rassurer sur ses sentiments envers elle.
— Même s'il y a du danger, c'est notre devoir de protéger Forks. On va intensifier nos rondes et si le sorcier a le malheur de tomber sur l'un de nous, il sera réduit en pièces, déclara Jacob avec conviction.
— Je ferai de mon mieux pour aider, dit Hermione en acquiesçant d'un signe de tête résolu.
Avant que le grand brun puisse donner son opinion à propos des paroles de la brunette, celle-ci composa le numéro des Weasley. Après un long moment de sonnerie ininterrompu, la brunette raccrocha le téléphone avec inquiétude. Elle savait que Molly était une femme au foyer et celle-ci quittait rarement sa maison. Elle espérait que rien n'était arrivé à la famille Weasley. Elle recomposa le numéro avec une montée de peur qui fit en sorte que sa main portant l'appareil se mit à trembler. Emmett porta une main réconfortante sur la sienne qui tenait le cellulaire et une voix essoufflée répondit à son appel.
— Oui, allô ?
— Molly ! souffla Hermione avec soulagement.
— Hermione, chérie. Je suis contente que tu m'appelles… Tout va bien ? s'inquiéta la matriarche Weasley.
Hermione remarqua l'heure affichée sur l'appareil. Elle était ravie qu'il fût dans les environs de neuf heures en Angleterre. Elle espérait grandement qu'Harry était présent.
— Je dois communiquer avec Harry, Molly. Est-il là ? Demanda-t-elle.
— Malheureusement non, trésor. En tant qu'Aurore, il est très occupé ces temps-ci. Surtout…
Il y eut une longue pause où le groupe entendit seulement la respiration de la femme.
— Depuis que Ron a subi une attaque en sortant du travail avant-hier, avoua Molly en réprimant un sanglot.
— Quoi ? souffla Hermione en essayant de se relever avec difficulté puisque l'une de ses mains tenait le cellulaire et l'autre sa baguette.
Emmett utilisa sa main libre pour l'aider à s'asseoir.
La sorcière sentit que sa prise sur le cellulaire faiblissait, mais grâce à la main du grand vampire, l'appareil ne tomba pas.
— Il va bien, il va bien, rassura Molly qui essayait toujours de cacher sa tristesse.
— Qui l'a attaqué ? Est-il à Ste Mangouste ? demanda Hermione en sentant son cœur se serrer dans sa poitrine. Elle sentit son inquiétude prendre de l'ampleur à chaque seconde qui passait.
Aussitôt que son inquiétude fut montée d'un cran, il redescendit pour qu'une vague de calme l'envahisse. La brunette leva son regard et croisa celui de Jasper qui lui fit un bref hochement de tête.
— Il va bien. Il n'est pas à l'hôpital. Il y a eu plusieurs vandalismes ces derniers jours, alors il était paré pour toute éventualité. Les adeptes de Tu-Sais-Qui commencent à sortir de l'ombre, Hermione… Quand est-ce que tout cela va se terminer ? se plaignit Molly en laissant échapper un sanglot étouffé.
Hermione voyait parfaitement Molly, debout avec le combiné du téléphone fermement collé à son oreille et sa main devant sa bouche à sangloter. Son cœur se fendit de tristesse pour la matriarche Weasley.
— Bientôt, Molly… Je l'espère, murmura Hermione qui savait que si elle n'était pas en pleurs, c'était grâce à Jasper qui l'aidait à contrôler ses émotions.
— Tout va bien de ton côté ? Est-ce qu'il s'est passé quelque chose ? Es-tu en sécurité ? questionna Molly une fois que ses sanglots furent calmés.
Hermione regarda les Cullen ne sachant pas quoi répondre. D'un côté, elle ne voulait rien cacher à Molly et de l'autre, elle ne voulait pas l'inquiéter davantage avec son histoire. Après tout, Charlie et elle venaient de frôler la mort. Ils étaient très chanceux d'être toujours vivants. Quand le regard de la brunette croisa celui d'Alice, celle-ci secoua la tête avec un regard départagé entre la tristesse et la sévérité.
— Oui. Je voulais seulement avoir de ses nouvelles et également s'il avait des renseignements pour moi à propos des documents que j'avais donnés à Arthur.
— Je vais essayer de le rejoindre. Au moins, tu es en sécurité. C'est le plus important, dit Molly en laissant échapper un soupir de soulagement.
Hermione se sentit mal de mentir à Molly et cela parut sur son visage que les Cullen observaient attentivement.
— Bonsoir Molly… Faites attention à vous tous, dit la brunette.
Lorsque leur communication fut rompue, la brunette laissa Emmett retirer l'appareil de ses mains et elle mordit sa lèvre par contrariété.
— C'est mieux ainsi. On va te mettre en sécurité, dit Alice avec conviction pour calmer et rassurer la sorcière.
Alice et Jasper partagèrent un regard qui passa inaperçu de la brunette qui était trop occupée à regarder la couverture de son lit qu'elle serrait fermement.
— On va te laisser te changer. On va attendre dehors, conclut Edward.
— Je dois aller prévenir la réserve, je vous rejoins chez Carlisle, conclut Jacob en posant une main sur la tête de Renesmée pour ensuite sortir de la chambre avec empressement.
— Je t'ai apporté des vêtements, dit joyeusement Alice en tendant un sac en papier noir portant une inscription dorée.
— Merci, Alice, répondit la brunette en affichant un sourire reconnaissant à la petite vampire aux cheveux hérissés.
Le reste de la famille sortit et Emmett l'informa qu'il l'attendrait derrière la porte. Hermione ne put pas s'empêcher d'exprimer un faible sourire. Elle ne voulait pas inquiéter le grand brun en lui avouant qu'un sorcier pouvait très facilement apparaître devant elle et l'enlever en moins de dix secondes s'il le désirait. Prenant cette pensée à cœur, elle fit du mieux qu'elle put pour se vêtir le plus rapidement possible malgré ses blessures. Elle ouvrit le sac en papier noir et sortit le premier morceau de vêtement qui était en fait une mini-robe Valentina noire aux manches longues et à la jupe ample et fluide. L'encolure de la robe était ronde et la robe possédait une ceinture à nouer. Fronçant des sourcils, Hermione vida tout le contenu du sac et ne trouva qu'une paire de bottes mi-hautes noire.
— Alice, grogna la brunette avec exaspération.
Ce n'était pas qu'elle n'aimait pas la jolie robe, mais ses blessures allaient être visibles à la vue de tous pendant son trajet jusqu'à la sortie de l'hôpital. De plus, le temps à l'extérieur n'était pas idéal pour porter une robe courte au tissu aussi léger, surtout si le dos était également nu.
N'ayant pas d'autre choix sous la main, la brunette mit la robe qui montrait ses jambes parsemées d'ecchymoses et d'égratignures. Il y avait également quelques égratignures visibles sur son cou. Elle se dirigea vers la salle de bain privée de la chambre d'hôpital et ouvrit la lumière pour découvrir l'étendue des dégâts sur son visage. Elle avait une égratignure sur la joue gauche et une ecchymose qui descendait le long de son nez jusqu'au creux de son œil droit. Sa lèvre était fendue sur la partie inférieure du côté gauche et le côté gauche de son menton était d'un bleu violacé. Ses cheveux déjà broussailleux de base étaient ébouriffés à leur maximum à cause de l'explosion et la pluie. En voyant son reflet, Hermione crut se revoir lors de la bataille finale à Poudlard.
— Au moins, la robe me va bien, se dit Hermione par consolation tout en soupirant.
Elle alla fouiller dans le sac contenant ses vêtements endommagés et prit son étui à baguette qu'elle plaça sous la manche de son bras droit qui était couvert de pansements lui faisant rappeler les bandages d'une momie.
Une fois sa baguette bien rangée et fermement attachée à son bras, elle prit ses effets personnels et sortit de la chambre. Elle s'arrêta devant le dos d'Emmett, qui se tourna pour la regarder. La jeune femme fit un sourire gêné et porta sa main droite dans ses cheveux affreusement ébouriffés. Cullen déplaça l'une de ses mèches rebelles loin de son visage et il déposa sa main froide sur la joue droite de la sorcière.
— Tu es toujours aussi belle, dit-il avec un tendre sourire.
Hermione exprima un petit rire peu convaincu et Emmett vint se placer sur son côté gauche pour déposer sa main dans le bas de son dos.
— Viens, on va aller se reposer chez moi, dit-il en l'entraînant doucement dans la direction de la sortie.
— Je dois prévenir Charlie, dit la brunette, mais le vampire la rassura en lui indiquant qu'Esmée avait déjà tout réglé avec Swan.
Lorsqu'ils sortirent de l'hôpital, il y avait la Jeep rouge d'Emmett et une Volvo gris foncé qui les attendaient sous la pluie. Alice sortit de la Jeep et céda sa place à son frère tout en passant devant eux pour observer la brunette avec une expression de semi-ravissement.
— Elle te va très bien ! Il manquerait plus à ce que tu me laisses te coiffer une fois à la maison, dit Alice avec un clin d'œil avant d'embarquer sur le siège arrière avec Jasper.
Voyant la brunette se frotter les bras, Emmett retira sa veste noire à capuchon qu'il portait par-dessus un chandail noir à manche mi-longue et la déposa délicatement sur les épaules de la brunette.
Le vampire lui ouvrit la porte et l'aida à s'installer comme si elle était une poupée de porcelaine. Hermione trouva étrange que le comportement d'Emmett l'adoucît plus qu'il ne la frustra. Elle n'aimait pas qu'on la prenne pour une fille fragile, mais l'attention que lui portait l'homme de sa tendresse, lui fit chaud au cœur.
— Tu as froid ? demanda Emmett lorsqu'il fut rentré dans la voiture à son tour.
— Oui, un peu, avoua Hermione en serrant les jambes tout en déposant ses bras vêtus de la veste de Cullen sur ses cuisses afin de les couvrir.
Le vampire ouvrit le chauffage et la voiture quitta l'emplacement habituellement réservé aux ambulances pour se diriger vers la route. La Volvo d'Edward les suivit immédiatement.
— Il faudrait que j'aille chercher mon sac chez Charlie. Il y a une potion qui va aider ma blessure à guérir, dit la sorcière.
— Très bien, accepta Emmett en tournant sur la gauche en direction de la demeure de Charlie.
::
Lorsque les voitures s'arrêtèrent devant la maison de Charlie, Hermione sortit et suivit Emmett, Alice et Jasper qui observaient avec leur vue de vampire les alentours. Une fois rentrée dans la maison, la jeune femme s'arma de sa baguette et écouta l'atmosphère silencieuse de la maison de Charlie.
— Hominum Revelio, prononça-t-elle en faisant un mouvement avec sa baguette.
Lorsque rien ne se passa, la brunette fut satisfaite et elle indiqua au trio qu'ils étaient seuls. La sorcière monta les escaliers en compagnie du grand brun alors qu'Alice resta dans l'entrée et que Jasper alla explorer le salon et la cuisine par précaution.
Lorsqu'elle fut dans sa chambre, Hermione ramassa tout ce qui lui appartenait. Elle ne savait pas ce qui allait se passer une fois qu'elle aurait parlé à Harry, mais elle voulait être prête à toute éventualité. Une fois certaine qu'elle n'avait rien oublié. Elle fit le tour de la maison en protégeant celle-ci de tous les sorts de protection qu'elle connaissait et maîtrisait.
Elle fut attentivement observée par Alice et Jasper lorsqu'elle continua ses sortilèges dans les pièces du premier étage.
— Voilà. Ainsi, aucun individu avec de mauvaises intentions ne pourra rentrer… Enfin, tant que mes sortilèges tiendront et si le sorcier ne réussit pas à les défaire, répondit la brunette en rangeant sa baguette.
Lorsqu'ils furent enfin arrivés devant la maison des Cullen, la pluie fut terminée et le ciel s'assombrit annonçant le commencement du soir. Ils sortirent de leurs voitures respectives et Edward se figea soudainement.
— Edward, qu'est-ce qui ne va pas ? s'inquiéta Esmée en refermant la portière.
— Nous avons de la visite, dit-il en portant son regard sur Renesmée. Le reste de la famille comprit qui étaient leurs invités surprises.
— Emmett ? questionna Hermione avec incertitude en constatant les vampires tendus autour d'elle.
— Inutile. Ils sauront pour Hermione d'une façon ou d'une autre, répondit Edward qui interrompit son frère qui allait proposer de partir avec Granger.
Le grand brun grogna son mécontentement et s'approcha encore plus de la brunette.
— Reste toujours auprès de moi, murmura-t-il à la sorcière.
La brunette, qui était toujours un peu secouée par son accident, sentit son corps trembler par le froid et l'anxiété. Elle acquiesça d'un signe de tête faisant peu confiance en sa voix.
Lorsqu'ils entrèrent, Esmée ouvrit les lumières de la maison. Celle-ci était calme, propre et ordonnée comme à son habitude avec ses œuvres d'art et ses plantes verdoyantes. La matriarche ouvrit la marche, suivi d'Edward, Bella, Renesmée, Jasper, Alice et le nouveau couple. Alors qu'ils montaient les marches pour se rendre à l'étage, Hermione se prépara mentalement à réagir le plus rapidement possible afin de s'armer si la situation l'exigeait. Prenant une profonde inspiration qui fit réagir Emmett qui lui serra par réconfort la main, la brunette sentit son anxiété monter à l'idée de rencontrer ceux qui rendaient la famille de vampires si tendus.
Alors qu'ils arrivèrent dans le salon principal, Hermione remarqua la présence de six personnes très pâles. Trois de ces six personnes étaient des hommes qui étaient élégamment vêtus et droitement assis sur le canapé faisant dos à la cheminée. Le premier des mâles assis avait des cheveux noirs et longs qui lui arrivaient aux épaules. Il était vêtu d'une robe de couleur noire aux subtils motifs victoriens digne d'un sorcier aristocrate Sang-Pur.
Le deuxième avait de lisses et longs cheveux blonds qui lui frôlait les épaules. Il était vêtu d'un pantalon noir et d'un long manteau noir muni d'un long foulard écarlate. Le troisième, qui était assis au milieu des deux premiers, avait des cheveux d'un noir de jais très longs qui lui tombaient jusqu'au milieu du dos. Il portait un costume trois pièces de couleur noir qui était d'une grande élégance avec sa cravate cramoisie.
Derrière le trio se trouvaient trois autres individus portant de longues capes noires. L'un d'eux était très grand, pouvant rivaliser avec la stature d'Emmett, tandis que l'autre vampire était de taille moyenne aux cheveux bruns courts et hérissés. La dernière personne était une jeune fille aux cheveux blonds remontés en chignon élégant. Alors qu'ils furent tous arrêtés dans l'entrée du salon, les six individus se tournèrent pour les regarder de leurs yeux rouge sang.
— Ahh ! Nous nous demandions où vous étiez tous passés, dit l'homme aux cheveux noir de jais.
Celui-ci se releva en tendant les bras comme s'il les accueillait dans sa propre maison.
Ne pouvant pas cacher des informations au Volturi sous peine de représailles, Esmée prit la parole en tant que maîtresse de sa demeure.
— Nous sommes allés rendre visite à une amie de la famille qui a eu un accident, répondit Esmée en tentant de sourire aimablement, mais il ne parvint pas à rester très longtemps sur ses lèvres rouges.
— Une amie ? répéta Aro en parcourant son regard sur les membres de la famille jusqu'à ce que ses yeux s'arrêtent sur la brunette mortelle.
Le sourire d'Aro s'effaça pendant un bref moment, puis il revint en force.
— Une mortelle ? demanda-t-il en regardant l'expression des membres des Cullen pour finalement tomber sur Bella.
Ces deux simples mots firent raidir encore plus les vampires qui eurent l'impression qu'ils se faisaient réprimander malgré la douce voix traînante du vampire. Ils pouvaient entendre la question à double sens dans ses paroles. N'avez-vous pas compris la dernière fois ?
— C'est la petite amie d'Emmett, répondit immédiatement Esmée. Celle-ci était inquiète que les Volturi décident de les attaquer ou qu'ils prononcent la sentence de mort de Granger.
— C'est la future compagne d'Emmett, corrigea Alice.
Hermione, qui s'attira le regard des nouveaux vampires sur sa personne, ne trouva pas la force de contredire les paroles d'Alice.
L'homme blond se leva et s'approcha d'Aro pour mieux observer l'humaine de son regard perçant.
— Je ne vois qu'une nouvelle menace qui risque de dévoiler notre existence, siffla Caïus, mécontent de leur découverte.
D'un simple mouvement de la tête d'Aro, les trois vampires se tenant derrière le canapé s'approchèrent en s'éloignant les uns des autres afin de couvrir le plus d'espace possible dans le but de réduire leur chance de s'échapper.
N'aimant pas la tournure de la situation et l'attention qu'elle recevait, Hermione parla en espérant que ses paroles allaient aider les Cullen.
— Je suis une sorcière. Donc, je suis déjà au courant de l'existence des vampires… Malgré les fausses informations que nous possédons, dit Hermione avec désapprobation.
Le vampire le plus imposant aux yeux rouges s'avança davantage avec un air menaçant et Emmett repoussa Hermione derrière lui en grognant un avertissement à Félix.
Aro tendit une main vers Félix qui arrêta sa démarche menaçante pour reculer de quelques pas.
— Certes, nous avons rencontré un sorcier dont nous avons… généreusement donné de fausses informations afin d'assurer notre protection… J'aimerais en apprendre davantage sur vous, mademoiselle ? questionna le vampire en tendant sa main.
— Hermione Granger, répondit-elle en observant celui-ci avec méfiance.
— Mademoiselle Granger… Puis-je ? questionna-t-il en restant avec sa main tendue devant lui.
Hermione le regarda avec un regard perplexe.
— Aro peut lire dans les pensées et voir les souvenirs avec un simple toucher, expliqua Esmée à la brunette.
Granger eut la confirmation qu'elle se trouvait en compagnie des Volturi. Elle se souvint de sa soirée de fille et selon les informations qu'elle avait reçues, elle put distinguer certaines de ces personnes et se souvenir de leurs capacités.
Ne voulant pas que Félix attaque Emmett ou que Jane fasse du mal à quiconque, la brunette obtempéra et s'avança d'un pas prudent et méfiant. Le grand brun démontra sans aucune peur son mécontentement en grognant à nouveau ce qui lui attira les regards des Volturi. Aro, comparé à Caïus, afficha un sourire amusé comme si Emmett était un lionceau rugissant dans la cour des lions. Ce qui sembla énerver le grand brun qui le fusilla du regard. Cullen suivit la brunette, ne tolérant pas que celle-ci se retrouve loin de lui en compagnie de vampires buveurs de sang humain.
— Il est très protecteur, fit remarquer le Volturi. La sorcière n'était pas certaine si c'était une simple remarque lancée en l'air ou s'il renseignait ses gardes derrière lui.
Le chef aux yeux rouges ne quitta pas son regard sur la sorcière qui était maintenant en face de lui.
Hermione eut un moment d'incertitude et elle finit par accepter la main glaciale d'Aro. Laissant sa bravoure de Gryffondor faire surface, la brunette refusa de baisser le regard malgré l'inconfort que les yeux rouges lui procuraient. Ceux-ci, comme ceux de la famille Cullen, ne clignèrent jamais. Alors qu'Aro parcourait les pensées et souvenirs de la jeune femme, la brunette se demanda si celui-ci allait vraiment tout savoir de sa vie. Alors que cette pensée finit de traverser son esprit, Aro souleva la manche de la veste d'Emmett qu'elle portait toujours afin d'observer son bras entouré de gazes ainsi que sa baguette rangée dans son étui.
— Si jeune… et pourtant, quelle vie périlleuse que vous avez vécue ! Sei interessante. Tante possibilità, mais il semblerait que celle-ci ne soit pas d'accord en ce qui concerne son avenir, annonça le chef des Volturi en portant son regard sur Alice.
Celle-ci s'approcha d'Aro avec un regard sérieux et tendit sa main avec certitude.
— Je sais ce que j'ai vu, dit-elle avec conviction.
Le vampire lâcha la main de Granger et prit celle de la voyante avec avidité. Pendant que les vampires de chaque clan s'observèrent sans rien dire, Emmett rapprocha la sorcière à ses côtés et garda un bras protecteur autour de ses épaules.
Après quelques secondes, Aro lâcha la main d'Alice et porta son attention sur la brunette une dernière fois pour ensuite se retourner vers Caïus qui se tenait derrière lui avec une moue désapprobatrice.
Alors que le vampire aux longs cheveux noirs s'éloigna derrière ses gardes pour aller rejoindre le troisième homme, Caïus le suivit en grommelant son mécontentement tout en gardant son expression renfrognée.
— Elle va tout raconter aux autres sorciers. Les risques sont trop grands, se plaignit Caïus en fusillant de son regard la sorcière.
Celle-ci ne put pas s'empêcher de froncer les sourcils devant l'hostilité flagrante du vampire blond. Lorsque les trois vampires se regroupèrent pour se parler, Hermione ne comprit aucun mot qui s'échappait de leurs lèvres. Curieuse, elle regarda Edward du mieux qu'elle le put avec sa position actuelle contre Emmett et vit que le sosie de Cédric était droit et inexpressif comme une vraie statue de marbre.
Pendant ce temps d'attente, Félix, Jane et le troisième garde, dont Hermione ignorait toujours le nom, s'approchèrent du groupe afin d'attirer leur attention.
— Alors, tu es une sorcière ? demanda l'inconnu observant Granger des pieds à la tête comme s'il avait de la difficulté à le croire.
— Oui, répondit la brunette ne voulant pas envenimer la situation pour les Cullen.
— Je n'ai pas eu la chance de voir le sorcier que Sanguini avait hébergé à l'œuvre. Comment fonctionne ta magie ? demanda-t-il avec curiosité.
— J'agite ma baguette et prononce la formule, dit tout simplement Granger.
Celle-ci était mal à l'aise de l'attention qu'elle recevait.
— Mais encore, dit-il en la scrutant de ses yeux de vampire.
Hermione comprit qu'il attendait une démonstration. La sorcière parcourut son regard sur les Cullen qui étaient visibles dans son champ de vision. Chacun d'eux était trop occupé à surveiller les vampires aux yeux rouges.
Granger sortit sa baguette d'un coup de poignet qui ne passa pas inaperçu des vampires. Ceux-ci attendirent avec patience de voir opérer la magie de la sorcière.
— Avis, prononça Hermione et les oiseaux rondelets aux plumages bleu et blanc s'envolèrent de l'extrémité de sa baguette pour voler joyeusement dans le salon.
Les chefs interrompirent leur conversation quelques instants pour observer les oiseaux avant de retourner avec entrain à leur discussion. Alors qu'un oiseau passa à côté de l'inconnu, celui-ci l'attrapa facilement avec sa rapidité et tint l'oiseau dans sa main pour l'observer avec curiosité. Une fois sa curiosité partiellement satisfaite, il serra l'oiseau jusqu'à l'écraser. L'invocation magique s'évapora dans un nuage de fumée. Cette action fit en sorte que la brunette interrompit son sort qui fit disparaître tous les oiseaux dans le salon.
— C'était peu intéressant, dit le vampire avec un sourire moqueur envers la sorcière.
La blonde et le colosse affichèrent des sourires amusés.
— Un joli tour de passe-passe. Tu peux faire sortir des foulards de différentes couleurs de ta manche ? continua Démétri avec arrogance.
Provoquée, Hermione voulut mettre le feu à la cape du vampire, mais cela aurait sans aucun doute déclenché une bataille entre les deux clans. Pointant sa baguette vers la cheminée, elle ne quitta pas du regard le vampire moqueur.
— Incendio, prononça-t-elle.
Une boule de feu s'élança rapidement hors de sa baguette pour enflammer l'intérieur de la cheminée. Félix observa la sorcière avec un regard froid, tandis que le sourire moqueur du vampire sans nom s'effaça soudainement.
Jane garda son sourire amusé et n'avait pas quitté des yeux la brunette.
— Serait-ce une menace ? Demanda la blonde avec un sourire ravi.
Hermione n'eut pas le temps de répondre qu'une douleur lui envahit soudainement le corps la prenant de court. Cette douleur ressemblait fortement au sortilège Doloris et Hermione sentit ses jambes la lâcher. Alors qu'elle allait tomber sur le sol, Emmett la rattrapa et la brunette laissa échapper une plainte de douleur qui s'éleva en un cri. Fou de rage, le grand brun se tourna vers Jane, prêt à l'attaquer lorsque Edward, Jasper et Bella le clouèrent sur place en le retenant de toutes leurs forces en l'encerclant de leurs bras.
— Jane, dit Aro avec désapprobation en apparaissant au côté de la petite vampire.
— Maître ? questionna celle-ci en arrêtant son pouvoir d'agir sur la sorcière.
Hermione ressentit avec soulagement la douleur s'arrêter et elle se retrouva soudainement molle et pantelante dans les bras de Cullen.
— Je ne t'ai pas donné l'ordre de te servir de ton pouvoir, dit Aro en prenant une mine scandalisée.
— J'ai simplement démontré mon don en guise d'avertissement, répondit Jane en gardant une expression neutre.
Aro se tourna vers les Cullen avec un regard peiné qui ne trompa personne.
— Je suis désolé. Ceci n'était qu'un malentendu, un malheureux accident, dit le chef des Volturi devant le clan de vampires qui les fusillaient de leurs yeux dorés.
Il n'y avait qu'Esmée qui regardait les Volturi avec incertitude et crainte pour la sécurité de sa famille et d'Hermione.
Emmett lâcha un long et profond grognement.
— Ça va… Ça va aller, dit la brunette en posant une main sur le bras du grand brun. Elle ne voulait pas donner une occasion aux Volturi d'attaquer quelqu'un d'autre. De plus, elle avait la désagréable impression que si Emmett osait attaquer ceux-ci, qu'il y perdrait la vie.
— Bien, je suis content que cet événement soit du passé, dit-il en déposant son regard rouge sur la brunette en attendant une confirmation même si ce n'était pas une question.
La brunette se releva du sol avec l'aide d'Emmett.
— Aucun problème. Par contre, ce fut de même pour ma part. Une simple démonstration, dit la brunette en regardant Jane quelques secondes avant de poser ses yeux marron sur Aro.
— Évidemment… Nous avons convenu à un accord. Nous allons vous accorder la même proposition que nous avons faite à Bella. Nous exigeons une transformation à venir, sinon, nous n'aurons pas le choix d'arrêter la menace que vous présentez à notre race, dit Aro.
Hermione sentit son cœur faire un bond gigantesque dans sa poitrine.
— Bien que les informations que les sorciers possèdent soient fausses, nous savons que les vampires existent. En l'occurrence, exiger ma transformation par peur que je puisse présenter une menace pour votre race… Ce n'est pas une raison valable. Par ailleurs, mes amis, qui sont sorciers également, savent déjà en ce qui concerne les vampires. Donc, si jamais il m'arrive malheur, vous pouvez être sûr qu'ils chercheront à me venger et vous vous retrouverez avec une guerre que vous désirez éviter. Ne serait-il pas plus judicieux, si vous voulez assurer votre sécurité, de faire une trêve avec la communauté sorcière ? Je connais le ministre de la magie en Angleterre et il pourrait, avec votre collaboration, instaurer des clauses inviolables en ce qui concerne votre mode de vie. Tout comme on pourrait laisser les choses continuer leur cours en vous fiant à ma parole que votre secret n'atteint jamais le reste de la communauté magique.
Aro, Caïus et Marcus se regardèrent pendant quelques secondes.
— Nous allons étudier vos propositions, dit Marcus.
— Je ne souhaite pas vous presser dans votre décision, mais j'attends l'appel d'un de mes amis. Ce serait le bon moment pour me dire laquelle des propositions vous préférez, dit la sorcière.
— Veuillez nous excuser, dit Aro en s'éloignant à quelques mètres plus loin avec Marcus et le vampire blond.
Aucun membre du clan Olympe n'osa bouger, pas même Hermione qui espérait de tout cœur que ceux-ci changeraient d'avis en ce qui concerne sa transformation.
Pendant que les chefs Volturi parlèrent, Edward resta concentré sur le trio pendant un moment. Hermione put enfin respirer à nouveau lorsque celui-ci afficha un bref regard de soulagement. Le trio s'avança avec un Marcus inexpressif, un Caïus bourru et un Aro satisfait.
— Très bien. Nous avons choisi de laisser les choses suivre leur cours… pour l'instant. Nous allons continuer à discuter en ce qui concerne une future entente possible avec la communauté sorcière. D'ici là, j'espère que vous changerez d'avis en ce qui concerne l'option de votre transformation, dit-il en rejoignant les mains tout en les frottant.
— Je vous remercie, dit la brunette en affichant un sourire.
Aro fit une brève révérence avec sa tête et il tourna son attention sur Renesmée.
— Très chère, c'est à votre tour, déclara-t-il en tendant sa main vers la jeune fille.
::
Une fois que les Volturi eurent accompli le but initial de leur visite, Jacob fut revenu et les Cullen racontèrent la rencontre au modificateur.
— Au moins, cela s'est bien terminé, dit Black en soupirant de soulagement.
— Aro préfère se fier à la vision d'Alice. Il ne veut pas courir le risque de déclencher une guerre avec les sorciers et encore moins de perdre la possibilité de voir un sorcier se changer en vampire. Il est curieux de savoir si tu développeras un don particulier, expliqua Edward.
— Alors tu as eu une vision de moi en vampire ? demanda Hermione en regardant Alice avec incertitude.
— Oui, mais cette vision peut encore changer. Celles-ci ont tendance à changer dès que quelqu'un prend une décision. Elles ne sont pas écrites dans la pierre, c'est pourquoi je n'ai pas osé t'en parler… Ni à Emmett, avoua Alice.
Hermione fut soulagée de savoir qu'Emmett n'était pas au courant. Elle regarda le grand brun à ses côtés et celui-ci affichait une mine contrariée.
— Si Hermione ne veut pas être transformée, je ne la transformerai pas. Tout ce que je souhaite, c'est que tu sois heureuse et en sécurité, dit-il en posant un regard doux sur la brunette.
Une fois que tout fut dit, les vampires s'éparpillèrent dans la maison attendant la suite des événements et bientôt, il ne resta qu'Hermione et Emmett sur le canapé. Alors que la brunette, épuisée par sa journée mouvementée, vint pour s'étendre contre Cullen, elle exprima une plainte de douleur. Portant la main sur sa hanche, elle sentit de l'humidité se poser sur sa main. Levant celle-ci, elle découvrit une petite tache de sang sur sa paume.
— Et zut… ma plaie s'est ouverte à nouveau, dit Hermione craignant qu'un des vampires végétariens sente l'odeur et soit soudainement tenté de goûter l'humaine.
Emmett la prit soudainement et l'emporta dans la salle de bain où elle s'était vêtue avant de partir pour la foire foraine.
— Tu as besoin de quelque chose ? demanda Emmett.
— Non, je dois simplement utiliser mon essence de dictame et tout sera réglé, dit la brunette.
— Tu as besoin d'aide ?
— Je dois retirer la robe…
Emmett resta sur place quelques secondes à l'observer.
— Quoique je n'aie pas besoin d'aide pour retirer ma robe, dit Granger rapidement avec son cœur battant la folie et ses pommettes rouges.
— D'accord… Appelle-moi si tu as besoin d'aide, dit le vampire avant de sortir et de laisser la brunette décompresser.
Hermione s'exécuta rapidement et bientôt la blessure sur son flanc ne fut qu'une légère ecchymose d'où s'élevait encore une légère fumée verdâtre. Elle utilisa un sortilège qui nettoya le sang sur la robe et alors qu'elle sortit des toilettes, elle tomba nez à nez avec Alice.
Celle-ci tenait en main quelques morceaux de vêtements parfaitement pliés. Lorsque son regard doré remarqua que la brunette portait toujours le nouveau vêtement qu'elle lui avait procuré ainsi que la veste d'Emmett, une expression de surprise s'afficha sur son visage.
— Oh ! Je pensais que tu aurais besoin de nouveaux vêtements. On a senti le sang, alors, j'avais pensé que tu avais besoin de vêtements de rechange. Je ne sens aucune trace de sang, fit remarquer la vampire en parcourant son regard sur la brunette.
— J'ai nettoyé la robe, répondit la sorcière avec une main toujours posée sur la porte de la salle de bain.
— Merveilleux ! s'exclama Alice en rejoignant ses mains avec gaieté.
Emmett apparut derrière la petite femme et regarda la sorcière avec un regard amusé.
— Merci pour la robe, dit la brunette.
— Ce fut un plaisir. Elle te va très bien, répondit la vampire avec un grand sourire satisfait.
Emmett contourna sa sœur pour prendre doucement la main de la brunette.
— Hermione doit se reposer, déclara le grand brun en entraînant la jeune femme loin de la salle de bain.
— Bonne idée ! Ensuite, nous discuterons d'un plan pour mettre Hermione en sécurité, dit Alice en les regardant s'éloigner.
La brunette s'arrêta et se tourna pour regarder la vampire pour ensuite déposer son regard sur Emmett.
— Il serait plus judicieux de régler ce problème le plus vite possible…
— Non. Attends de parler à ton ami d'abord, répondit Emmett en fronçant des sourcils.
Celui-ci était inquiet pour la santé de la jeune femme. Elle venait de survivre à une explosion et il ne voulait pas que celle-ci en fasse trop. Après tout, elle avait besoin de récupérer ses forces s'ils avaient l'intention de prendre la fuite pour l'éloigner du sorcier afin de la cacher.
Celle-ci vint pour parler, mais sa bouche s'ouvrit et se referma sans prononcer une seule parole. Elle se laissa entraîner de nouveau par Cullen.
Emmett la conduisit dans sa chambre où il avait préalablement déplacé le lit de la chambre d'Edward dans la sienne. Il la guida jusqu'au côté gauche du lit qui était le plus près de la porte de sa chambre et celle-ci se plaça en regardant Emmett de ses yeux marron. Le vampire observa la brunette quelques secondes et il finit par s'éloigner pour contourner le lit afin de s'installer sur l'autre côté. Il s'approcha de la sorcière et l'attira délicatement plus loin dans le lit pour qu'elle puisse s'étendre convenablement. Hermione posa sa tête sur le torse du grand brun et il enveloppa ses épaules de son bras musclé. La brunette laissa échapper un soupir de contentement malgré la froideur du corps de Cullen et Emmett lui embrassa le dessus de sa tête avec tendresse. Ce fut seulement à ce moment que la sorcière sentit à quel point elle était fatiguée et ses yeux se fermèrent rapidement pour succomber au sommeil.
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Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle constata qu'elle avait bougé durant la nuit et qu'elle était maintenant couchée de dos à Emmett. Voulant savoir si celui-ci était toujours présent à ses côtés, la brunette alla se retourner, mais elle s'arrêta lorsqu'elle sentit une main se poser sur sa cuisse. La douce et froide main d'Emmett lui caressa la cuisse et monta doucement le long de celle-ci jusqu'à ce qu'elle se retrouve légèrement sous sa robe courte. Le vampire déposa un baiser sur la nuque dévoilée de la brunette qui ferma les yeux pour savourer ce contact intime qui lui donna de doux frissons le long de sa colonne vertébrale.
La jeune femme se mordit la lèvre inférieure tout en laissant échapper un soupir de plaisir.
— Emmett ?
— Hum ? murmura le grand brun de sa voix profonde et masculine.
— Je croyais qu'on ne pouvait pas… Enfin… Qu'on ne devait pas…
La main du vampire se retira doucement de sur la peau de la brunette qui regretta soudainement d'avoir parlé et gâché ce moment. La jeune femme laissa échapper une plainte de déception et le vampire ricana pour finalement embrasser la tempe de la brunette avec affection.
Il s'éloigna de Granger qui prit ce mouvement comme un signal annonçant qu'il était temps de se lever. Elle sortit du lit avec plus d'énergie que la veille. S'étirant en levant les bras bien hauts au-dessus de sa tête, elle se retourna pour regarder Emmett.
— Tu ne rends pas les choses faciles si tu me réveilles en me tripotant, marmonna la brunette.
Le vampire s'esclaffa et vint lui entourer la taille de ses bras.
Avant qu'il puisse dire quoi que ce soit, des cris de stupeur s'élevèrent dans la maison et attirèrent l'attention du couple. Aussitôt, le duo s'élança et bien qu'Emmett ait pu la devancer facilement, il refusa de quitter Granger et la laisser sans protection. Il suivit la sorcière qui s'arma de sa baguette et lorsqu'ils aboutirent dans le salon, elle remarqua la présence d'Harry et Arthur qui étaient dos à un restant de flammes vertes qui finirent par s'éteindre complètement.
— Harry ! s'exclama la brunette en s'élançant dans les bras de son ami.
Celui-ci étreignit la brunette avec force.
— Ils sont apparus dans des flammes vertes ! s'exclama Jacob avec stupéfaction en protégeant de son corps Renesmée.
Bella et Edward protégeaient également la jeune fille et observèrent les deux sorciers avec étonnement. Rose et Aaron, qui étaient revenus de leur escapade pendant la nuit, se tenaient à l'écart avec le reste de la famille.
— Désolé pour cette visite impromptue, dit le patriarche Weasley en affichant un sourire désolé et amical.
— Désolé de l'attente, mais nous avons reçu le message de Molly un peu trop tard dans la nuit pour nous inviter. Tu voulais me voir? questionna Harry en s'éloignant de la brunette pour parcourir son regard vert sur les vampires présents.
Lorsque son regard se posa sur la brunette, il se figea en remarquant les égratignures et ecchymoses sur son visage.
— Je croyais que tout allait bien pour toi ! Que t'est-il arrivé ? demanda Harry avec inquiétude en élevant sa voix. Il porta avec précaution sa main sur son menton pour mieux observer les dégâts.
— Je crois que c'est Dolohov. Je l'ai brièvement aperçu en ville. J'ai cru que j'avais halluciné, mais…
— Attends ! Tu as vu Dolohov en ville ? s'inquiéta Harry en déposant son regard troublé sur son amie.
— Il a déclenché une explosion en ville, répondit Jacob s'attirant tout les regards sur lui. Particulièrement le regard sombre de la brunette qui serra sa mâchoire par contrariété.
— Une explosion ? répéta Harry qui était abasourdi par ce qu'il entendait.
Son visage blême devint de plus en plus rouge et la brunette savait qu'il allait exploser de rage sans tarder.
— Tout allait parfaitement bien depuis un bon moment. Je ne pouvais pas savoir que cela allait se produire, expliqua Hermione en espérant calmer légèrement Potter qui la fusilla de ses yeux d'un vert profond.
— Tu as vu Dolohov ! s'exclama Harry comme si c'était suffisant pour indiquer le danger que cela représentait pour elle.
— J'ai cru halluciner ! se défendit la brunette en serrant les poings tout en fusillant de son regard son ami également.
— D'abord Ron et maintenant toi. Tu dois revenir en Angleterre, déclara Potter avec finalité.
— Je ne peux pas déserter Forks comme un rat abandonnant le navire !
— Oui, tu le peux, répondit Rosalie avec un regard frustré.
— Rosalie ! s'indigna Esmée en posant son regard désapprobateur sur la belle blonde.
— Ce sorcier en a après elle ! Elle met notre famille et la ville en danger par sa faute ! S'offusqua Rosalie en pointant la brunette de son doigt tout en regardant Esmée en l'encourageant de lui prouver qu'elle avait tort.
— Elle ne pouvait pas savoir qu'elle était la cible du sorcier, fit remarquer Bella en voulant venir en aide à la brunette en prenant sa défense.
Swan se revoyait vivre l'épisode de sa vie mortelle lorsque James l'avait choisi comme gibier. Elle se voyait en Hermione et ressentait le besoin de l'épauler devant les accusations de Rosalie.
— Hermione doit rester. On doit la protéger, la mettre en sécurité, dit Alice avec un air grave.
Edward resta muet devant les paroles d'Alice et il semblait départagé. Alors que la famille de vampires continua de débattre avec un Emmett frustré qui alla rejoindre ceux-ci pour appuyer les dires d'Alice, la petite voix d'Hermione s'éleva et attira l'attention de tous.
— Je ne peux pas partir, répéta-t-elle.
Elle ne voulait pas diviser cette famille et elle ne pouvait pas s'empêcher de trouver que Rosalie avait raison. Par contre, elle ne pouvait pas se résoudre à les laisser sans protection. Encore moins d'abandonner Charlie et Sue. Elle craignait que Dolohov les utilise pour l'atteindre et la faire revenir si jamais elle partait.
— Hermione, grommela Harry avec colère tout en ébouriffant ses cheveux déjà en bataille avec sa main gauche.
— C'est Dolohov, Harry, pas Voldemort !
— Je te signale que tu as failli mourir dans une explosion ! renchérit Potter en sentant le besoin de brasser la brunette pour lui remettre les idées en place.
— Harry à raison Hermione. C'est déjà une bonne chose que Dolohov ne t'ait pas suivie jusqu'ici et fait réduire cette maison en cendre. Qui sait ce qu'il serait capable de faire, dit Arthur.
— Il ne fera pas sauter cette maison avec elle à l'intérieur. Il joue avec Hermione. Il se moque des autres. Il veut Hermione et je ne le laisserai pas gagner si facilement en la laissant ici. C'est déjà un miracle qu'il ne l'ait pas capturé lors de l'accident. Tu viens avec moi, dit Harry avec fermeté.
— Harry…
— Il faut qu'elle reste avec nous, répéta Alice derrière le duo de sorciers, mais ses paroles furent ignorées par les trois mages.
— J'ai placé la famille Weasley en sécurité dans un endroit secret. Je veux que tu sois avec eux. Cela m'aidera à me concentrer pour que je puisse capturer les coupables.
— Harry ! Il y a Charlie, Sue, les Quileutes et les Cullen. Je ne peux pas les laisser. Que se passerait-il si jamais Dolohov essayait de m'attirer en capturant et torturant l'un d'eux ? Je ne pourrais jamais me le pardonner, avoua la brunette avec un regard peiné par l'inquiétude.
— On sait se défendre Granger, marmonna Jacob qui avait croisé les bras.
— Pas contre des sorciers, riposta Hermione en regardant le modificateur avec exaspération.
— Je posterai des aurores pour veiller à leur sécurité. Hermione… Tu es comme ma sœur, je ne peux pas te laisser ici. Je dois protéger la seule famille qu'il me reste, dit Harry avec un regard triste tout en portant une main sur la joue blessée de la brunette.
Hermione retira doucement la main de son ami et regarda la famille Cullen qui s'était regroupée.
Elle vit Rosalie qui tenait fermement la main de son compagnon et qui la regardait avec un air à la fois frustré et suppliant. Esmée semblait immobile comme une statue de marbre et regardait la brunette avec incertitude. Jasper tenait dans ses bras une Alice qui secouait la tête en regardant Granger avec un regard troublé et quasiment désespéré. Edward parcourait son regard départagé entre sa sœur, la sorcière et sa famille. Tandis qu'Emmett la regardait avec une expression indéchiffrable.
— Elle sera en sécurité avec toi ? demanda Emmett qui finit par déposer son regard inexpressif sur Harry.
La sorcière regarda Emmett avec étonnement alors que Potter acquiesça d'un signe de tête avec une expression sûre de lui.
— Je suis d'accord. Va avec lui, Hermione, déclara Emmett.
— Quoi ? s'indigna la brunette en regardant le grand brun avec stupéfaction.
Emmett s'approcha de la brunette et déposa ses mains sur ses bras couverts par sa veste noire.
— C'est pour ta protection, conclut-il comme s'il se rassurait lui-même.
— Je posterai des gardes chez Charlie, sur la réserve et chez les Cullen, répéta Harry en espérant que cela aidera à faire accepter la brunette.
Celle-ci parcourut de son regard les yeux d'Emmett en espérant que celui-ci allait changer d'avis, mais lorsqu'il ne broncha pas, la sorcière laissa échapper un soupir.
— D'accord… Je vais partir, dit-elle en sentant son cœur s'alourdir dans sa poitrine.
Alors qu'Harry se tourna vers Arthur pour annoncer leurs départs et que celui-ci se retourna pour préparer la cheminée d'où de nouvelles flammes vertes s'élevèrent, la brunette remercia la famille Cullen pour leurs aides et de l'avoir accepté auprès d'eux avec autant de gentillesse.
— Non ! s'exclama Alice en secouant plusieurs fois sa tête. Celle-ci allait divulguer sa vision à tous, mais Edward l'empêcha en lui faisant rappeler à voix basse que sa vision pouvait tout autant bien provenir du fait qu'elle restait avec eux.
Alors qu'Alice raconta à son frère qu'il ne pouvait pas en être certain et qu'il serait plus sûr si la brunette restait avec eux, le nouveau couple ne se quitta pas des yeux, perdu dans leur propre monde.
— Après toi, Hermione, dit Harry qui lui tendant la main.
Granger, qui ne remarqua pas la main tendue d'Harry, comprit qu'elle ne voulait pas quitter le grand brun. Bien qu'elle aime Harry comme son propre frère, Emmett était devenu la personne la plus importante à ses yeux. Elle en venait même à la conclusion que si celui-ci lui proposait sa transformation, elle accepterait si c'était pour passer l'éternité avec lui à ses côtés. Cette révélation lui fit monter les larmes aux yeux. Par contre, il semblait avoir déjà choisi pour elle. Il désirait qu'elle retourne avec Harry pour qu'il puisse la mettre en sécurité et c'est ce qu'elle allait faire à contrecœur si c'était là son désir. Elle tenta d'afficher un sourire qui fit embuer encore plus ses yeux de larmes.
Ne trouvant pas le courage de parler sans éclater en sanglots ou refuser de partir, la brunette acquiesça d'un signe de tête et accepta la main toujours tendue d'Harry. Alors que Granger se retourna pour suivre Harry vers les flammes de la cheminée, la grande et puissante main d'Emmett lui agrippa sa main libre et l'arrêta.
— Reste, dit-il avec un regard peiné en surprenant tout le monde autour de lui.
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Emmett a changé d'avis ? Oh ! Vous verrez dans le prochain chapitre. Je sais, je m'attends déjà à quelques commentaires comme quoi : Pourquoi Alice ne dit pas sa vision? Pourquoi Edward garde-t-il le silence ? Je conserve cela pour le prochain chapitre ! Donc Dolohov ? C'est peut-être commun comme antagoniste, mais puisque le chapeau lui va si bien. Comment aurais-je pu faire cela à mon groupe de policier ? Il n'a jamais été question que ce soit l'un d'eux le coupable. Tant mieux si cela vous a gardé en suspense, sinon, bien vu !
La robe Valentina a été prise sur le site de Josette et Bernard, je me suis servi de leur description pour la robe.
Je ne suis pas Italienne et je sais que Google Traduction n'est pas la meilleure solution, mais je fais avec les moyens du bord. Par contre, je crois que je n'avais même pas besoin d'inscrire la traduction puisque les mots se ressemblent.
Traduction : Sei interessante = Vous êtes intéressante
Traduction : tante possibilità = Tant de possibilités
Sur ce, à la prochaine !
