Jamestown
Toute la population s'était rassemblée sur la berge sur laquelle pas moins de trois navires de la flotte royale étaient amarrés. Personne ne tenait à manquer cela. Après tout, il en allait de l'avenir de la colonie. Ben, Lon et Thomas arrivèrent les derniers, juste à temps pour écouter le messager du roi commençant son allocution. Le messager avait fière allure ; habillé dans le même style que les nobles, montrant son appartenance de haut rang dû à son titre qui le faisait ainsi bénéficier d'un mode de vie plus luxueux comparé aux citoyens lambda.
« Habitants de Jamestown, sa Majesté le roi James Ier a fait le point sur la situation climatique en Virginie et des conséquences sur vous ! Notre cher souverain se préoccupant de tous ses sujets vous demande de ne pas avoir la moindre inquiétude ! La Cour a prévu de mettre en place un plan de sauvetage pour vous rapatrier en Angleterre ! »
« Est-ce que le roi veut qu'on paie un impôt quelconque pour rentrer à Londres ? » questionna l'un des colons.
« Non. »
« Le contraire m'aurait étonné. »
« Par mesure de sécurité, il a été décidé de n'envoyer que trois navires seulement pour rapatrier l'ensemble d'entre vous. En effet, en dehors de la flotte royale, aucun autre navire en partance pour la Virginie n'a désormais le droit de quitter l'Angleterre, ce en raison d'un dangereux criminel actuellement recherché. »
« Un criminel ? »
Les murmures se répandirent entre les colons. Nos trois compères en furent les plus surpris. Face à cette réaction de confusion générale, le messager du roi poursuivît son discours :
« C'est exact ! L'ancien gouverneur Ratcliffe s'est évadé de la Tour de Londres et demeure introuvable ! Nous avons de bonnes raisons de penser qu'il cherche à retourner en Virginie, d'où le fait que nous avons interdit toutes traversées de l'océan jusqu'à nouvel ordre ! Simple mesure de précaution ! »
Cette mauvaise nouvelle créa le trouble chez les habitants de Jamestown. Thomas, Ben et Lon se regardèrent, ne cachant point leur frayeur. L'annonce de cette évasion leur fit l'effet d'une claque monumentale à travers le corps. Il restait cependant quelques détails que le messager du roi n'avait pas évoqué et dont la question méritait d'être posée.
« Excusez-moi ! » cria Lon à l'attention du messager. « En tant que membre de la Virginia Company, j'aimerais savoir s'il n'est rien arrivé à mes compagnons repartis vivre en Angleterre ! Je vous signale que Ratcliffe a juré de tous nous trancher la gorge ! Le sachant en train de courir dans la nature, je crains pour la vie de mes compagnons ! Leur aient-ils arrivé quelque chose avant que vous n'entamiez le voyage ? »
Tout le monde était d'accord là-dessus. Les nombreux marins ayant fait partie de l'équipage de la Virginia Company se trouvaient maintenant en danger, risquant de subir la vengeance de Ratcliffe. Manifestant leur accord sur la question, la foule réclama haut et fort des réponses. Voulant à tout prix éviter que les choses ne dégénèrent, le messager du roi reprit la parole.
« Un peu de calme, s'il vous plaît ! Pas de panique ! Vous avez tout à fait raison de vous inquiéter, cher monsieur, mais soyez sans crainte ! Aux dernières nouvelles, on ne nous a signalé aucun fait divers concernant un membre de la Virginia Company résidant à notre glorieuse capitale ! »
« Avez-vous au moins une piste à propos de Ratcliffe ? » demanda Thomas.
« Hélas non. Pas pour l'instant. Mais nous continuons de mener les recherches ! Si vous voulez tout savoir, nous soupçonnons que l'ancien gouverneur ait déjà trouvé les moyens de prendre la mer pour la Virginie à l'heure actuelle ! Un équipage d'infortune issu des quartiers misérables de Londres a récemment pris le large vers une destination inconnue ! Cela dit, mesdames et messieurs, gardez en mémoire que tout ceci n'est qu'une rumeur ! Rien ne prouve réellement que Ratcliffe ait embarqué à bord ou qu'il se trouve encore sur le sol Anglais ! Je ne puis hélas vous en apprendre d'avantage pour le moment ! Je vous remercie pour votre attention ! »
Toutes ces précisions ne parvinrent guère à apaiser la crainte grandissante au sein de l'assemblée. Les agissements de Ratcliffe n'étaient un secret pour personne ; surtout depuis que le témoignage rapporté par la Virginia Company au retour de leur première expédition fût rendu public. Le savoir en liberté n'avait rien de rassurant. Lui qui avait juré de mettre à mort tout l'équipage de la Virginia Company pour s'être retourné contre lui. Mais de tous les membres, John Smith était sans aucun doute le plus visé par l'ex-gouverneur. Nos trois amis, qui avaient besoin de digérer la terrible nouvelle, s'éloignèrent de la foule.
« Il ne manquait plus que ça. » marmonna Ben.
« Miséricorde ! La situation ici est déjà critique, sans compter de devoir dire adieu à nos amis du coin, on n'avait pas en plus besoin que Ratcliffe s'évade de son trou ! » S'exclama maussadement Lon.
« Croyez-vous qu'il soit encore capable de venir jusqu'ici ? » demanda Thomas.
« Mais comment veux-tu qu'il y parvienne ? Sans accréditation et avec l'énorme disgrâce qu'il porte autour du cou, ça relève de la chance ! »
« De la chance, certes… ou plutôt de la sorcellerie. » réfléchît Ben.
« Ne commence pas à nous rembourrer les oreilles avec des histoires à dormir debout, Ben ! Il va falloir ouvrir l'œil. N'oublions pas qu'avant nous, c'est la vie de John et Pocahontas qui sont en danger. Et connaissant Ratcliffe, il n'attendra pas de garder la cerise sur le gâteau pour avoir leur peau. »
« Tu as raison, Lon. Nous devons prévenir de ce pas John et Pocahontas. Mais Ben a raison sur un point : Ratcliffe est assez fou pour employer les pires moyens, aussi inhumains soient-ils. » Clarifia Thomas avec prévention.
Lon ne répondit pas mais leva les yeux au ciel. Même s'il ne croyait pas aux histoires de magie noire et de forces occultes, il prenait tout de même au sérieux le raisonnement de ses deux amis. Il savait aussi bien qu'eux que Ratcliffe serait prêt à prendre n'importe quel risque pouvant l'aider à obtenir ce qu'il souhaitait, pour nourrir sa cruelle avidité, peu importe le prix à payer, peu importe le danger que cela représentait.
Pour eux, ce n'était qu'une hypothèse. Mais nos trois compères ne pensaient pas si bien dire.
Pendant ce temps, près du village
Les récoltes ne pouvant plus être cueillies, et la pêche devenue difficile, se préparer pour l'exil était devenu l'occupation principale de la tribu. Tout le monde s'organisait à son rythme, apprenant les tâches nécessaires afin de préparer un long voyage dont nul ne pouvait dire avec certitude combien de temps cela durerait. Les tribus voisines, jadis ennemis les unes les autres, comptaient se joindre aux Powhatans. Toutes étaient également touchées par la sécheresse. Un grand conseil des chefs de tribus fût tenu. Il en a été conclu qu'en s'alliant les unes aux autres, les chances de survies seraient plus élevées. Le travail d'équipe n'avait jamais été aussi vital pour la survie de tous.
Pocahontas et John y participait tout naturellement. Leur mission consistait à faire du repérage. Du sommet de la falaise, unissant leurs connaissances géographiques de la région et leur sens de l'orientation, ils étudièrent l'horizon afin de trouver un autre lieu potentiellement habitable, ou une direction à emprunter au cas où le destin les amènerait, eux et les autres tribus, à migrer beaucoup plus loin, vers des horizons inconnus.
« Là-bas, au pied des montagnes, où la rivière prend sa source, il y a peut-être une chance que le sol soit encore fertile. » indiqua Pocahontas.
« C'est possible. À compter d'ici, ça doit faire une cinquantaine de kilomètres, soit une journée entière de marche. » calcula John.
« Allons voir ce qu'en pense mon père. »
Mais à l'instant même où ils commençaient à rebrousser chemin, un cri strident retentît au-dessus de leurs têtes. Et POUF ! Meeko tomba soudainement dans les bras de Pocahontas.
« Meeko ? »
Et PAF ! Ce fût au tour de Percy de tomber du ciel, en plein sur John cette fois qui n'eût pas le temps de le réceptionner. Flit apparût à son tour, tout effarouché.
« Percy ? Flit ? Mais enfin comment avez-vous… ? »
Face à l'incompréhension de ce qui se passait, John fût incapable de terminer sa question. Pocahontas et John jetèrent un œil au-dessus d'eux pour comprendre comment leurs amis animaux avaient pu tomber du ciel, mais ils ne virent rien qui pouvait l'expliquer. Tandis que Percy était tout étourdi, se remettant à peine de sa chute inexplicable, Meeko et Flit gesticulaient dans tous les sens. Pocahontas et John voyaient bien qu'ils essayaient de leur dire quelque chose.
« Qu'y a-t-il ? Comment avez-vous fait pour… »
« Eh une minute, Harmony n'est pas avec vous ? Où est-elle ? » remarqua John.
Soudain, un énorme rugissement retentit depuis les arbres, tel le cri d'un horrible monstre venant de quitter son sommeil. S'ensuivît l'apparition d'un épais brouillard sortant des bois, arrivant droit sur le village. D'en haut, on pouvait distinguer la population fuyant dans la panique à l'autre bout de la berge tandis que les guerriers se mobilisaient, formant un barrage devant le mystérieux brouillard, armés de leurs arcs, parés pour contrer une éventuelle attaque.
« Viens, John, rentrons vite ! »
Ils retournèrent au village au pas de course. Traversant la foule paniquée pour rejoindre le père de Pocahontas, le couple ne vît leur fille nulle part. Croisant par hasard Nakoma et les amis d'Harmony, ils leur demandèrent s'ils avaient vu leur fille ; mais tous affirmèrent ne pas l'avoir vue de la journée. Le pire était à craindre. Ils finirent par trouver le Chef Powhatan avec les guerriers placés devant le brouillard.
« Père ! »
Celui-ci ne cachait pas non plus son inquiétude. Mais avant qu'il ne puisse dire mot, un nouveau rugissement retentît. La puissance du résonnement fît vibrer les tympans de toute personne présente. Soudain, une grande et monstrueuse silhouette surgît dans la brume. Le doute n'était plus possible : ce à quoi le village avait affaire n'avait strictement rien d'humain. Poussant un nouveau rugissement, la chose s'approcha de plus en plus de la troupe de guerriers. Ces derniers furent pris de sueurs froides. Puis la monstrueuse chose sortit du brouillard, se révélant dans toute sa forme… qui est celle d'un grand bonhomme bleu qui ne faisait que pousser un énorme bâillement… avec Harmony sur les épaules. Face à la surprise de la tribu, le Génie se présenta devant le Chef Powhatan et les parents d'Harmony en parodiant l'acteur Humphrey Bogart dans Le Trésor de la Sierra Madre.
« Dîtes, excusez-moi, mais n'auriez-vous pas une p'tite pièce pour un compatriote dans la gêne ? » demanda-t-il de manière totalement banale.
Guerriers et villageois échangèrent des regards dans une perplexité collective. Harmony leva les yeux au ciel. L'humour du Génie a décidément beaucoup de mal à passer.
« Génie ! Tu vois bien que tu effraies les miens ? » Lui fit-elle remarquer.
« Bah au moins j'ai bien fait de téléporter tes copains à fourrure ailleurs. Ils auraient pu gâcher mon entrée en scène. » Répondit-il en levant les épaules.
Le Génie se plia vers l'avant pour prendre la forme d'un petit escalier.
« Nous voilà arrivés à destination ! Merci d'avoir voyager en notre compagnie ! Ça vous fera 50 000 $ ! »
Une fois pied à terre, Harmony fût aussitôt serrée dans les bras de ses parents, presque un peu trop fort.
« Harmony ! »
« Maman, papa, vous m'étouffez ! »
« Où étais-tu passée ? On s'est fait du sang d'encre pour toi ! » dit John.
La jeune amérindienne se rendit compte que, durant ce moment de panique causée par le Génie, ses parents s'étaient profondément inquiétés de ne pas la voir. Harmony s'en voulut.
« Je suis désolée. Je ne voulais pas vous faire peur. » s'excusa-t-elle.
« Et qui est cet inconnu ? » demanda Pocahontas en dévisageant le Génie d'un air effarouché.
« Enguerrand Flantier, psychologue dépressif et vendeur d'aspirateur à mi-temps, pour vous servir messieurs-dames. » répondit le Génie en imitant l'inspecteur Columbo.
« N'ayez pas peur. Je vous présente mon nouvel ami : le Génie. » expliqua Harmony.
« Un génie ? Mais… Mais alors ils existent réellement ? » dit John, n'en croyant pas ses yeux.
Esquissant un sourire amusé, le Génie se tourna vers les lecteurs :
« À quoi il s'attendait celui-là ? Un gros éléphant rose ? »
Tout le monde regarda dans la direction du Génie, se demandant à qui il pouvait bien parler. Mais ils ne virent rien d'autre que les arbres. Harmony et ses parents se regardèrent et haussèrent les épaules.
« Qu'est-ce qu'un génie, John ? » demanda Pocahontas.
« Un être magique pouvant exaucer trois vœux à quiconque le délivre de sa prison. Je croyais qu'ils n'existaient que dans les contes pour enfants. »
La méfiance s'empara des villageois, puis très vite mêlée à de la frayeur vis-à-vis de ce nouveau venu absolument peu commun. Constatant que la situation s'intensifiait chez les siens, Harmony réagit vite avant que les choses ne risquent de s'aggraver.
« Attendez ! Le Génie est là pour nous aider ! Il n'y a aucune crainte à avoir ! » déclara-t-elle.
« Rien ne prouve que cet être mystérieux est digne de confiance ! » rétorqua un guerrier.
Rassurer la population se révélait plus dur que prévu. Cette fois, c'est le Chef Powhatan qui intervint.
« Du calme, mes frères ! Du calme ! Ma petite fille ne saurait mentir. Ne laissons pas la peur s'emparer de nous et décider à notre place. » déclara-t-il, réussissant au passage à calmer la foule. « Nos ignorons qui est cet individu, mais il ne nous a fait aucun mal, ni à Harmony. Laissons-les s'exprimer tous les deux. »
Harmony fut très reconnaissante envers son grand-père. Elle l'aimait beaucoup et avait toujours pu compter sur lui.
« Écoutez tous ! Mon grand-père a raison ! Nous pouvons faire confiance au Génie : il est celui qui peut sauver notre terre ! Laissez-moi vous le prouver ! » s'exclama Harmony avant de se tourner vers son nouvel ami. « Génie, voici mon premier souhait : je souhaite que tu fasses revivre cette terre ! »
« Un premier vœu de souhaiter, un premier d'exaucer ! Et en avant la compagnie ! » répondit-il, très excité à l'idée d'exaucer enfin son premier souhait depuis fort longtemps.
Un claquement de doigt, et tous les villageois se retrouvèrent assis sur des gradins face à une scène. Le Génie prit l'apparence du Professeur Walbeck Bunsen du Muppet Show, mais avec la peau bleue, la barbichette brune en plus, et un badge sur lequel on pouvait lire : Je ne peux pas croire que ce type soit un génie. D'une voix nasillarde, il déclara :
« Bienvenue à toutes et à tous au Laboratoire Muppet où l'avenir appartient déjà au passé. Nous sommes tous très heureux aujourd'hui. Précédemment, nous vous avions présenté notre téléporteur dernier cri qui s'était révélé être en vérité une machine à popcorn. Un fiasco complet, il faut reconnaître. Mais aujourd'hui nous avons l'immense privilège de vous annoncer que nos dernières modifications ont enfin réussi à atteindre l'objectif voulu. En effet, cette prodigieuse invention que vous voyez là est un authentique détracteur météo. N'en déplaise à Dame Nature, cela n'aura aucun impact sur l'écosystème… à part pour les ornithorynques peut-être. Et maintenant procédons. Alors euh, si je lis ce qui est marqué sur le mode d'emploi, il faut appuyer… euh… là. »
Dans un premier temps, rien de particulier ne se produisît. Quelques secondes après, le ciel s'obscurcit. Et ce n'était pas l'œuvre du mauvais temps, ni d'une éclipse. POUF ! Avant que quiconque n'ait compris ce qu'il se passait, un immense drap de neige tomba, recouvrant l'ensemble du paysage. En quelques secondes seulement, on passa d'un paysage sec à un paysage hivernal ; au plus grand étonnement des villageois qui avaient à présent de la neige jusqu'au menton.
« Eh ben y a pas à dire : ça donne froid dans le dos ! » se moquèrent deux clones du Génie parodiant Waldorf et Statler.
Un autre clone surgît entre Pocahontas et John. Sous l'apparence d'Edna des Indestructibles, il leur dit :
« Ne fais pas attention, darling. Ils sont du signe de la Balance. »
Embarrassé par le résultat, le Génie tenta un nouvel essai.
« Hum hum. Veuillez m'excuser. Il semblerait que nous ayons affaire à une légère défaillance de la part du système électronique. Hum voyons, peut-être qu'en faisant ça… »
La neige fondit en un rien de temps, ne laissant plus que des flaques d'eau. Harmony sentît une chose minuscule et humide toucher sa joue. Puis une autre. Et encore une autre. Il en arrivait de partout. De plus en plus nombreux, de plus en plus fort. Des gouttes de pluie ! Il se mit à pleuvoir. Par magie, la végétation repoussa. Les champs de maïs redevinrent abondants. Des arbres donnèrent à nouveau des fruits. Fascinés par le phénomène miraculeux qui se produisait sous leurs yeux, les villageois éclatèrent de joie. Leur monde revivait. Leurs prières avaient été entendues. Le Chef Powhatan fut touché de revoir cette joie sur tous ces visages. Cette joie qui s'était évaporée depuis l'arrivée de la sécheresse. Et la sécheresse, elle, n'était plus qu'un triste souvenir. Harmony et ses parents partagèrent aussi ce bonheur retrouvé. Puis notre jeune princesse courut enlacer le Génie dans ses bras.
« Tu nous as tous sauvés ! »
Le Génie fût ému par ce geste chaleureux. Il rendît son étreinte à la jeune amérindienne. Il n'avait pas non plus connu un tel moment de bonheur depuis voilà fort longtemps ; ainsi que la fierté de pouvoir apporter ce même bonheur aux autres. Cette fille intrépide commençait à lui rappeler ses amis d'autrefois.
À suivre…
Pardon pour cette longue attente. Le confinement et la chaleur de l'été m'ont littéralement privé de toute inspiration. Je remercie du fond du cœur Miss MPREG de m'avoir aidé à en retrouver.
