Fandom : My Hero Academia

Ship : Shigaraki/Dabi

Rating : T

Résumé : Alors qu'elle s'ennuie dans la nouvelle planque de l'Alliance des Vilains, Toga propose à ses compagnons de jouer à un jeu. Un jeu très simple. Sept minutes au Paradis. Shigaraki y participe, sans se douter un instant du tournant que ça va prendre.


Me revoici sur My Hero Academia et sur l'un de mes premiers OTP du manga ! J'espère que ça vous plaira ! Je vous souhaite, comme toujours, une bonne lecture !


Jour 7 : Sept minutes au Paradis

Le temps s'était refroidi. Dehors, de grosses rafales de vent soufflaient, faisant voltiger les feuilles affalées jusque-là sur le bitume. Retranchée dans une vielle bâtisse abandonnée, l'Alliance des Vilains attendait que le mauvais temps se calme. Mais, même à l'abri, ils avaient du mal à se réchauffer. En effet, certains carreaux étaient brisés et laissaient donc entrer tout l'air froid dans les pièces principales. Et, évidemment, il n'y avait pas de chauffage.

Assis sur un divan défoncé, Shigaraki avait ramené ses jambes contre son torse. Sa peau était glaciale. C'était insupportable. Il détestait l'hiver ! Bien sûr, il détestait l'été aussi. C'était bien simple, il détestait tout ! Mais quand même ! Le froid se trouvait tout en haut de sa liste. Il lui fallait absolument trouver une autre planque ! Pourtant, il n'était pas prêt de l'avoir, il le savait bien. Il n'arrêtait pas de se planter, ces derniers temps et il en avait plus qu'assez ! Il voulait enfin pouvoir être au chaud ! Son ancienne chambre lui manquait tant...

Tout en y pensant, il se mit à se gratter le cou avec ses ongles gelés. Non. Il ne tiendrait pas longtemps dans cet endroit ! Il fallait qu'il trouve un plan pour le... pour tous les sortir de là ! Mais alors qu'il essayait d'y réfléchir, la voix de Mister Compress le sortit de ses pensées. Il fronça les sourcils lorsqu'il l'entendit essayer de convaincre Dabi d'utiliser son alter pour les réchauffer. Aussitôt, il lança un regard furieux à Mister Compress.

« Pas de feu à l'intérieur ! » grogna-t-il sur un ton mauvais.

Mister Compress haussa alors les épaules, sans insister, tandis que Dabi lui lança un sourire narquois. Shigaraki plissa les yeux, de mauvaise humeur. Il allait lui remballer son sourire vite fait bien fait, oui ! Dabi n'était qu'un idiot ! Il pensait vraiment que Shigaraki n'avait rien remarqué ? L'alter de Dabi le blessait à chaque utilisation. Pas question, donc, de s'en servir à tout-va. C'était pourtant d'une logique limpide !

Le silence revint alors dans la pièce, seulement entrecoupé par le chant du vent.

« On s'ennuie ! finit par se plaindre Toga au bout de quelques minutes. On ne peut même pas sortir par ce temps, c'est pénible. Je vais finir par poignarder quelqu'un.

—On pourrait faire un jeu, proposa Twice. Non, poignarde-moi ! »

Un jeu ? L'intérêt de Shigaraki s'éveilla à ces mots. Il n'avait plus aucune console, mais peut-être que l'un d'entre eux...

« Oh oui ! s'exclama Toga d'une voix joyeuse. Faisons un jeu ! »

Elle se mit à sautiller, très emballée par l'idée. Puis, elle regarda autour d'elle et son regard s'illumina.

« J'ai une idée ! On va jouer à Sept minutes au Paradis. Ça nous réchauffera en plus ! »

À... quoi ? Shigaraki était perdu, là. Il n'avait jamais entendu parler de ce jeu. Mais le soudain rougissement de Spinner ne lui inspira pas confiance.

« Allez, venez vous asseoir en cercle ! » s'extasia la jeune fille.

À ces mots, Twice s'assit directement à même le sol. Toga, elle, alla chercher l'une des nombreuses bouteilles vides qui jonchaient le sol, avant de se mettre à ses côtés. Plus hésitant, Spinner finit par en faire de même. D'un geste assuré, Mister Compress les rejoignit ensuite. Toga afficha alors un large sourire.

« Tomu, Dabi, on vous attend ! s'écria-t-elle.

—Pas question que je joue à cette merde, renifla Dabi.

—Toga veut que tu joues, lui fit remarquer Twice, alors assieds-toi. »

Dabi sourit, amusé par l'idée que Twice puisse croire que cet argument le toucherait. Mais alors qu'il s'apprêtait à l'envoyer balader, à nouveau, il eut une idée. Il tourna alors son regard moqueur vers Shigaraki. Une lueur dangereuse brillait dans ses yeux bleutés.

« Je vous rejoins seulement si le boss joue aussi. »

Shigaraki fronça les sourcils. Il voyait clairement où il voulait en venir. Ah ! Si Dabi croyait s'en sortir aussi facilement, il se trompait ! Rien que pour l'emmerder, il allait jouer ! Shigaraki quitta alors le divan et rejoignit les autres, sans quitter une seule fois Dabi des yeux. Il s'assit ensuite, lançant un sourire, l'air supérieur, à Dabi qui avait perdu de sa superbe. Ce dernier pensait vraiment que Shigaraki allait refuser et que les autres seraient donc obligés de lui foutre la paix. Il pensait aussi, au passage, mettre un peu Shigaraki dans l'embarras. Mais son plan avait échoué sur toute la ligne...

Lorsque Shigaraki fut bien installé, Toga hurla de joie. Mister Compress, lui, finit par attraper le bras de Dabi et l'obligea à s'asseoir à sa droite. Dabi râlait clairement, ce qui ne pouvait que mettre de bonne humeur Shigaraki. Même si... il ne savait toujours pas en quoi consistait ce jeu.

« C'est moi qui fais tourner la bouteille, commença alors joyeusement Toga.

—Attends, l'interrompit Spinner. Et on va faire ça où ?

—Là, ce sera parfait ! »

Toga désigna une porte un peu plus loin. Shigaraki ne comprenait pas. Cette porte menait à un placard minuscule où s'entassaient quelques balais, des pots de peinture et un meuble abîmé. Quel était le rapport avec le jeu ? Spinner sembla le comprendre, lui, puisqu'il acquiesça. Toga fit alors tourner la bouteille sur le sol. Elle s'arrêta une première fois sur Twice et une seconde fois sur Mister Compress. À cause de leur masque, il était impossible de connaître leur réaction, mais les deux hommes se levèrent d'un même geste et se dirigèrent vers le fameux placard. Shigaraki se sentait de plus en plus perdu.

« Je déclenche le chrono dès que la porte est fermée, leur annonça Toga d'une voix pétillante, tout en sortant son portable de sa poche. Et pas de triche avec ton alter ! », rajouta-t-elle à l'adresse de Mister Compress.

Shigaraki observa alors attentivement ce qui se passait, essayant de comprendre. Twice et Mister Compress entrèrent dans le placard. Ils durent s'y reprendre à plusieurs fois pour réussir à tenir à deux dans ce minuscule endroit. Leurs membres étaient solidement entrelacés lorsque la porte se referma. Mais qu'est-ce qui se passait là ? C'était quoi comme jeu, ça ?! Et eux, ils faisaient quoi, en attendant ?!

« Perdu, boss ? »

La voix moqueuse de Dabi s'éleva face à lui. Shigaraki lui lança un regard furieux. Comme s'il allait lui dire la vérité !

« Pas du tout ! répliqua-t-il à la place. Ferme-là ! »

Dabi ricana, mais, heureusement, n'ajouta rien. Le temps s'écoula alors. Shigaraki trouvait ce jeu bien ennuyeux. Lorsque les sept minutes furent passées, Toga ouvrit la porte du placard. Twice et Mister Compress étaient toujours dans la même position. Ils sortirent péniblement de l'endroit et revinrent s'asseoir avec eux. Non vraiment, ça n'avait rien de drôle.

Sans attendre, Toga relança la bouteille. Shigaraki sentit son cœur rater un battement lorsque celle-ci s'arrêta sur lui. Et soudain, il comprit ce qu'il avait refusé de voir jusque-là. C'était une blague ? Il était censé rentrer là-dedans, lui aussi ?! Non ! Ça, c'était pas prévu ! Il voulait bien regarder les autres, mais c'était tout ! Comme s'il pouvait faire ça, lui ! Etre aussi proche de quelqu'un d'autre... Non ! Ses démangeaisons le reprirent aussitôt. Il entendit ensuite le rire de Dabi s'élever dans les airs. Il le fusilla du regard. Il allait vraiment le tuer, un jour ! Heureusement pour le pyromane, Shigaraki avait bien plus important à régler. Il se mit alors à fixer intensément la bouteille qui s'était remise à tourner. Il ne savait pas ce qu'il espérait ou craignait le plus. Même si c'était impossible, Shigaraki se mit à espérer que la bouteille ne s'arrête jamais. Mais bien sûr, elle finit par ralentir. Et, enfin, elle s'immobilisa sur... sur Dabi.

Quoi ?! Shigaraki remonta ses yeux sur l'autre homme qui ne l'avait pas vu venir. Dabi avait l'air parfaitement stupide avec la bouche entrouverte. Sans doute allait-il refuser de jouer. Shigaraki l'espérait en tout cas. Mais lorsque leurs regards se croisèrent, Dabi afficha un rictus moqueur.

« Très bien, dit-il alors d'une voix légère. Qu'est-ce que tu attends, boss ? »

Rah ! À nouveau, Shigaraki voyait très clair dans son jeu ! Dabi voulait le pousser à abandonner pour qu'il ait le bon rôle ! Mais c'était bien mal le connaître ! Shigaraki préférait encore être dans ce placard avec All Might plutôt que d'avouer sa défaite face à Dabi. Non ! Il n'allait pas se laisser faire ! Il allait faire disparaître ce regard arrogant ! Dabi voulait jouer ? Ils allaient jouer. Si ce sale fouteur de merde le défiait, il n'allait pas être déçu ! Shigaraki se redressa alors brusquement, et, sans un mot, se dirigea vers le placard. Arrivé près de la porte, il se tourna vers Dabi qui n'avait toujours pas bougé, trop abasourdi.

« Qu'est-ce que tu fous ? râla Shigaraki. Tu viens ou pas ? »

Il n'allait clairement pas l'attendre pendant des heures. D'ailleurs, il entra le premier dans le placard. Dabi n'aurait qu'à se débrouiller pour se faire une place. Mais Shigaraki tiqua dès qu'il mit un pied dans cette horrible pièce. C'était vraiment très étroit. Même tout seul, Shigaraki avait du mal à trouver une bonne position pour être à l'aise. Et, évidemment, ce fut bien pire lorsque Dabi se décida enfin à le rejoindre. Ce dernier entra à son tour, se serrant sans gêne contre lui. Shigaraki se tendit aussitôt. Il n'avait vraiment pas l'habitude de ça. Il ne savait pas ce qu'il ressentait, mais la colère prit instantanément le dessus.

« Arrête de me pousser ! s'énerva-t-il.

—Pas le choix, boss. Au cas où tu l'aurais oublié, on doit pouvoir refermer la porte.

—Je m'en fiche ! Pousse-moi encore une fois et je te réduis en poussières ! »

Sur cette menace pourtant très sérieuse, Dabi eut l'audace de rire.

« D'accord, d'accord, boss. Mais colle-toi au mur alors. Laisse-moi venir entre tes jambes.

—Je n'écarterai jamais mes jambes pour toi, Dabi ! »

Dabi afficha un large sourire et Shigaraki rougit en comprenant le double sens de sa phrase. Il se sentait furieux. Il allait le tuer ! Cette fois, il allait vraiment le tuer !

« Comme tu veux, se moqua Dabi, visiblement inconscient du danger. On va faire autrement. »

Sans aucune pudeur, Dabi s'assit sur le meuble et parvint à faire glisser l'une de ses jambes de l'autre côté. Désormais, chaque partie de son corps était contre Shigaraki qui rougit, à nouveau. Dabi chuchota alors à son oreille.

« Moi, ça ne me dérange pas d'écarter les jambes pour toi. »

Shigaraki s'étouffa de rage. Mais avant qu'il ne puisse répondre quoi que ce soit, Dabi se tourna vers Toga.

« C'est bon, tu peux fermer la porte. »

En quelques secondes seulement, la pièce fut alors plongée dans le noir. Toujours très en colère, Shigaraki recommença à se gratter le cou dans une tentative vaine de se calmer. Il était douloureusement conscient de chaque centimètre de son corps qui était en contact avec celui de Dabi. Il se sentait étrange. Beaucoup trop étrange. Il devait penser à autre chose. Absolument ! Et puis, ils faisaient quoi, maintenant ? Ils devaient juste rester dans cette position pendant sept minutes ?! N'importe quoi ! Ce jeu était complètement stupide ! Mais alors qu'il se grattait de plus en plus, faisant couler du sang sur son cou, il sentit les doigts de Dabi sur son poignet. Le figeant. L'électrisant.

« Arrête de faire ça, murmura Dabi d'une voix affreusement douce.

—T'es cinglé ! siffla alors Shigaraki. Mes doigts pourraient te toucher ! Un seul faux mouvement et c'est terminé ! »

Face à cette vérité, Dabi se contenta de renifler, amusé. Comment pouvait-il se montrer aussi désinvolte ?! Ça rendait Shigaraki malade ! Jamais de toute sa vie il n'avait été aussi proche de quelqu'un d'autre. Dabi ne comprenait-il donc pas ce que ça impliquait, par rapport à son alter ?! Il fallait vraiment qu'il arrête de tout prendre à la légère ! Surtout que Shigaraki, lui... il ne pouvait clairement pas prendre ce jeu à la légère.

Il était si proche de Dabi qu'il pouvait sentir toutes les nuances de son odeur. La chair brûlée dominait, mais il n'y avait pas que ça. Shigaraki pouvait sentir également une odeur bien plus agréable qu'il ne sut décrire. Mais il le savait. C'était la véritable odeur de Dabi et ça lui faisait tourner la tête. Mais à quoi est-ce qu'il pensait là ?! Non, il ne devait pas renifler Dabi ! Et puis quoi encore ?!

Mais alors qu'il se fustigeait mentalement, Dabi eut l'audace de remonter ses doigts le long de son poignet. Son geste coupa court aux pensées de Shigaraki. Ce dernier se sentit perdu. À quand remontait la dernière fois que quelqu'un l'avait touché ? Il ne s'en souvenait même plus...

« Ta peau est glacée, commenta alors Dabi. T'auras dû me dire plus tôt que tu avais aussi froid.

—Parce que tu m'aurais réchauffer, peut-être ?! répliqua méchamment Shigaraki, pour cacher sa confusion.

—Qui sait ? »

Dabi ricana, alors que Shigaraki se tendit. Dabi était-il sérieux ?

« Allez, détends-toi, rigola ce dernier. On en a pour sept minutes, après tout. »

Shigaraki grogna, sans répondre. Non. Peu importe ce que Dabi lui faisait ressentir, il restait cet idiot de pyromane qui se tuait à petit feu ! Il allait réellement le tuer ! Dès qu'il n'aurait plus besoin de lui, il le réduirait en poussières ! Il avait même hâte d'y être et-

Et Dabi bougea ses doigts, s'emparant plus franchement de son poignet. Mais dans quoi est-ce que Shigaraki s'était fourré, là ?! Il aurait dû suivre son premier instinct et refuser ce jeu stupide ! Mais il avait fallu qu'il fasse le malin, évidemment ! Tout ça, c'était de la faute de Dabi, de toute façon ! Dabi dont les jambes chaudes se pressaient maintenant contre ses hanches. Dont le souffle de braise se posait dans son cou. Merde. Merde. Merde ! Ses doigts se faufilèrent ensuite sur ses paumes. Shigaraki en sursauta aussitôt.

« Ne fais pas ça ! »

Dabi voulait mourir ou quoi ?! Il le faisait exprès ?!

« Relaxe, boss, ricana Dabi. Je sais ce que je fais. »

Alors ça, Shigaraki en doutait franchement. Pourtant, il ne fit plus rien pour l'arrêter. Dabi prit alors sa main droite et l'entoura des siennes. Il fit attention à ne pas toucher ses cinq doigts et commença à frotter sa peau. La chaleur revenait lentement en lui. Shigaraki n'en revenait pas. Il s'était complètement figé, de peur de faire un seul geste de travers. Son cœur battait à tout rompre. Dabi prit son temps pour réchauffer sa main, puis il passa à la seconde. Il semblait parfaitement à l'aise. Pourtant, leur proximité rendait ses gestes compliqués. Shigaraki ne comprenait pas... Ce n'était pas possible... Ce n'était pas réellement en train d'arriver... Il devait rêver. Mais pourquoi rêverait-il de Dabi ?!

« Ça te plaît, boss ? » demanda ce dernier, tout en caressant sa paume.

Shigaraki ne parvint pas à répondre. L'idiot ! Qu'est-ce qu'il croyait ?! Evidemment que ça lui plaisait ! Ça lui plaisait un peu trop même ! La chaleur délicieuse de Dabi, ses doigts gourmands... Il voulait le rendre fou ou quoi ?! Toucher ses mains meurtrières... Le toucher, lui... Soudain, le nom de ce maudit jeu prit tout son sens pour Shigaraki.

Son corps serré contre celui de Dabi. Ses mains cajolées par les siennes... Oui, Shigaraki pourrait se croire au Paradis... ou en Enfer... Parce que ces sensations le perdaient... Il ne s'était jamais rendu compte, avant cet instant, à quel point ça lui avait manqué. À quel point il en avait besoin. Si seulement... Si seulement Dabi pour le tenir contre lui pour toujours... Mais...

« Ça fait sept minutes ! hurla alors Toga. J'ouvre la porte, j'espère que vous êtes dans une tenue décente ! »

Shigaraki fut brutalement extirpé de ce rêve si plaisant. Il grogna, furieux. Dabi lui lâcha les mains, créant aussitôt un manque en lui. Mais alors que la lumière les éblouit tous les deux, Dabi se pencha, une nouvelle fois, vers lui. Ses cheveux noirs vinrent picoter sa blessure fraîche au cou. Ses lèvres chaudes frôlèrent son oreille.

« La prochaine fois que tu as froid, chuchota-t-il, dis-le-moi et j'écarterai, à nouveau, les jambes pour toi. »

Shigaraki rougit furieusement sous le regard moqueur de Dabi. Ce dernier s'éloigna en lui faisant un clin d'oeil. Non mais ! Pour qui il se prenait ?! Il allait réellement le tuer ! Mais, comme s'il avait lu dans ses pensées, Dabi bascula rapidement sa jambe de l'autre côté et sortit du placard d'un geste souple. Rageur et n'ayant pas d'autre choix, Shigaraki suivit le mouvement.

Il alla se rasseoir avec les autres et fit à peine attention à la suite du jeu. Il regarda, sans vraiment les voir, Toga et Spinner s'enfermer à leur tour dans le placard. Ça n'avait aucun intérêt pour lui. Rien n'avait de l'intérêt. Tout ce qu'il pouvait ressentir, maintenant, c'était le manque de chaleur. Le froid était revenu mordre sa peau, sans compassion.

En colère, Shigaraki lança alors un regard à Dabi. Ce dernier s'était appuyé négligemment contre le mur et avait fermé les yeux, comme s'il voulait dormir. Shigaraki se demanda si ce serait agréable de dormir à ses côtés. Rah ! Non ! Tout ça, ce n'était que des conneries ! Ce jeu, ces foutus sept minutes ! Une chose était sûre, jamais plus Shigaraki n'y rejouerait !

Et pourtant, alors qu'il pouvait entendre le rire de Toga s'élever du placard, il le savait. Il ne parviendrait pas à oublier la dernière phrase que Dabi avait prononcée. Et peut-être bien qu'il le lui dirait, oui ! Rien que pour voir la tête que Dabi ferait ! Ce serait sa revanche ! À moins, bien sûr, que Dabi n'attende que ça... Secrètement, Shigaraki se mit à l'espérer. Parce qu'il avait tant envie de ressentir, à nouveau, les doigts de Dabi sur sa peau...


Et voilà ! Merci de m'avoir lue ! À demain :)