Titre : Lutter pour ne pas t'aimer,
Auteur : Althaïs
Beta : Miss Damdam Oceanne1979 Cocolie
Disclaimer Les personnages d'Harry Potter sont à JK Rowling je ne fais que les emprunter,
Pairing : Drago Harry
Avertisement : Ceci est un slash Homophobe s'abstenir
Note : La fiction est totalement écrite il faut juste que je n'oublie pas de poster, J'ai l'accord de l'auteur pour la poster sur ce site.
Merci à Brigitte26 pour les rewiew , aux personnes ayant mis la fiction en favori et à celles qui la suivent
Chapitre 10 La baguette d'aubépine
Les yeux fermés, Harry embrassait Drago, lui caressant tendrement les cheveux. Le blond le repoussa légèrement et commença à déboutonner sa chemise. Harry lui enserra les mains pour l'en empêcher et remit en place une mèche blonde qui tombait devant les iris d'acier de son ancien ennemi. Harry posa ses lèvres sur celles de celui-ci puis se recula de nouveau et ses émeraudes se perdirent un instant dans les yeux orageux de Drago qui esquivait un petit sourire coquin. Harry saisit les deux pans de la chemise du blond faisant sauter un à un les boutons nacrés. Il se pencha sur Drago en lui léchant et lui mordillant le lobe de l'oreille tout en continuant sa besogne. Quand le dernier bouton céda, le brun lui caressa le torse admirant au passage la musculature de son blond. Drago poussa lentement son partenaire vers le lit où il le fit basculer posant ses lèvres le long de sa gorge puis soulevant et ôtant le t-shirt d'Harry, il vint lui lécher et lui aspirer un sein. Harry gémit en sentant les dents du vert et argent lui mordiller le téton pendant que ses propres mains exploraient le corps de son amant. Drago à califourchon sur le bassin du rouge et or frottait à coups de petits déhanchements son sexe durci sur le ventre du brun faisant monter chez celui-ci une vague de désir le laissant frémissant. Involontairement le corps d'Harry répondit en s'arquant davantage faisant sourire son partenaire. S'inclinant de nouveau sur la gorge palpitante qu'il embrassa fiévreusement, Drago chuchota : « Non, pas encore. Laisse-toi faire Harry. » Et la bouche du jeune homme descendit doucement, parcourant chaque parcelle du corps de son ancien ennemi. Drago tout en poursuivant cette délicieuse torture, enhardi par les râles de plaisir du Gryffon vint se placer entre ses cuisses et commença à déboutonnait le jeans d'Harry qui eut un sursaut quand un nouveau déferlement de désir le submergea lui faisant perdre le sens des réalités. Drago ne rencontrant aucune résistance, continua sur sa lancée et d'une main sûre il passa la barrière du boxer qu'il fit légèrement glisser. Répondant instinctivement à la demande tacite du blond, Harry se souleva de sorte à ce que le Serpentard puisse le déshabiller. Quand Drago posa ses lèvres enflammées sur sa toison brune puis chatouilla le pli de l'aine, l'embrassant encore et encore, Harry ne put retenir une expiration libératoire. Puis quand la bouche du blond vint lui titiller le prépuce puis son gland il lâcha une supplication inaudible. Le vert et argent masturba le rouge et or tout en poursuivant sa fellation puis un doigt vint caresser l'anus dans un mouvement circulaire allant au même rythme que la bouche du prince sur sa verge tendue. Ce fut dans un cri d'extase qu'Harry jouit et que sa semence se perdit dans la gorge de son amant.
Éveillé subitement, le cœur battant la chamade, Harry sentit un liquide chaud se répandre le long de ses cuisses, dans son pyjama.
« Harry ? appela Ron du lit voisin. Tout va bien ? »
Harry se racla la gorge.
« Envie de vomir, répondit Harry, qui, réalisant subitement que le mensonge qu'il venait de débiter devenait réalité, se précipita dans la salle de bain qu'il verrouilla. »
Le survivant se redressa, s'essuya la bouche avec la manche de son pyjama, rinça le lavabo puis baissant les yeux sur son entre-jambe s'empourpra de honte. Son rêve n'avait jamais été aussi loin, ne lui avait jamais semblait aussi réel. Il ferma ses paupières essayant de dissiper le malaise qu'il ressentait. Peine perdue il se rua de nouveau au-dessus du lavabo. Il entendit à peine qu'on tambourinait à la porte.
« Harry, ouvre-moi, Harry?
- Ron, demanda une voix ensommeillée, qu'est-ce qu'il se passe ?
- Rien de grave rassure-toi. Tu peux te recoucher Neville. C'est juste Harry qui est malade. »
L'élu se passa un peu d'eau froide sur le visage puis revint vers la porte qu'il entrebâilla.
« Ron, demanda Harry confus, je… tu pourrais m'attraper un pyjama propre ?
- Ca va Harry ? s'inquiéta le roux.
- Oui, oui, répondit le brun avec une pâle imitation de sourire. J'ai juste mal à l'estomac et je me suis vomi dessus, affabula t'il.
- Tu crois que c'est à cause du cognard que tu t'es pris l'autre jour, interrogea Ronald en se rappelant leur dernier entraînement tout en ramenant le linge propre d'Harry.
- Heu, peut-être. »
Harry se doucha rapidement, se rhabilla et se brossa les dents puis après une profonde inspiration, il retourna se coucher. Neville s'était rendormi mais Ron l'attendait.
« Tu veux aller à l'infirmerie ?
- Non, ça va déjà mieux. Je t'assure, insista le brun devant l'expression sceptique du rouquin. On devrait essayer de dormir sinon on ne saura pas se lever pour le match de demain. »
Longtemps après que Ron eut enfin retrouvé le sommeil, Harry alla fouiller dans sa malle et en sortit la carte du maraudeur. Il regarda directement dans les dortoirs des Serpentard mais contre toute attente Drago ne s'y trouvait pas. Harry commençant à paniquer se sermonna et chercha à se rassurer en arguant que le Serpentard n'avait tout de même pas pu quitter Poudlard. Et il chercha frénétiquement le point représentant Drago.
Quand, enfin, il le trouva une vague de soulagement l'envahit. Il était dans la tour d'astronomie et semblait faire les cent pas. Harry fut tenté d'aller le rejoindre, mais encore mortifié par son dernier rêve, il jugea plus judicieux de s'en abstenir. Il se contenta donc, s'adossant au dos de son lit de surveiller la carte.
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Du haut de la tour d'astronomie, Drago marchait de long en large afin d'évacuer le stress accumulé au fils des derniers jours, l'entrevue avec McGonagall en étant l'apothéose. La directrice, tenant parole, avait à l'aide des différents directeurs de maison, retrouvé ses agresseurs qui avaient écopé de retenues jusqu'à la fin de l'année faisant preuve une fois de plus de la sévérité dont la sorcière pouvait être capable.
Pourtant ce n'était pas ce qui le tenait éveillé, en cette froide nuit de novembre. Il ne cessait de repenser au chaste baiser d'Harry et à son revirement le lendemain. Que croyait donc Potter ? Qu'il était un pantin ? Par Morgane, il était un Malefoy et on ne jouait pas avec un Malefoy. Drago n'avait jamais eu aucun mal à avoir ses conquêtes dans son lit, hommes ou femmes, et il était déconcerté par l'attitude plus qu'ambiguë du Gryffondor qu'il avait appris à apprécier, devant la douceur et la compréhension qu'il avait manifestées envers sa mère l'été précédent et malgré leurs petites joutes verbales dans leurs rares tête à tête.
Drago se laissa glisser sur les dalles froides du sol et envoya des volutes de fumée de sa baguette d'aubépine. Cette même baguette qui fut un temps celle de Potter et qui vainquit le Seigneur des ténèbres. Le Serpentard se souvint alors du jour où Harry le la lui avait rendue.
*** Flashback ***
Narcissa venait de rentrer pour répondre à la sonnerie de la porte d'entrée en laissant Drago et Harry sur la terrasse où elle leur avait servi du jus de citrouille bien frais. Cissy se réjouissait que le survivant ait finalement accepté de venir les voir chaque semaine depuis maintenant près d'un mois. Narcissa aimait l'étincelle que chacune des visites du brun allumaient dans les yeux acier de son fils, si indifférents et durs depuis son inculpation par le magenmagot pour son allégeance à Voldemort, le genre de regard qu'il prenait d'ordinaire en présence de Lucius. Même si Drago ne paraissait ne pas en avoir conscience, son pire ennemi était celui qui lui redonnait le goût de la vie. Narcissa n'ignorait pas cependant que dès qu'elle avait tourné les talons, qu'ils recommençaient à s'insulter et à vouloir se sauter à la gorge. On n'effaçait pas sept ans de mépris par un coup de baguette magique. Mme Malefoy espérait que ces deux là réaliseraient ce qui lui semblait à elle si évident : ils étaient faits l'un pour l'autre.
« Alors, petit pote Potter, toujours chez tes belettes ?
- Malefoy ! S'indigna Harry, je t'ai déjà dit de ne pas les appeler comme ça. »
Le brun s'était levé d'un bon et brandissait sa baguette et Drago eut un sourire amusé. Merlin, qu'il aimait provoquer Harry! Il était si beau en colère.
« Oh, Potter, depuis quand je prends en compte tes désirs, grogna le vert et argent.
- Depuis que tu m'as supplié de venir revoir ta mère, rétorqua le brun narquoisement.
- Supplié, suffoqua le blond. Supplié… Un Malefoy ne supplie pas. Je t'ai… simplement incité à revenir.
- Oui, c'est ça, fit Harry sarcastique puis ne voulant pas que la maîtresse de maison les retrouve en train de se battre il baissa sa baguette et fouilla dans une sacoche qui avait intrigué Drago depuis son arrivée. Il en sortit un étui et reprit:
« Je crois que ceci t'appartient. »
Interloqué par le brusque changement d'humeur du Gryffondor, Drago prit la boîte qu'il ouvrit. Un hoquet où se mêlèrent effroi et stupeur le secoua.
« Garde-la, rétorqua Drago glacial.
- Je n'en veux pas et je suis certain que cette baguette te reconnaîtrait si tu la reprenais. J'y ai beaucoup réfléchis ses dernières semaines, avoua le Gryffon.
- J'en ai une nouvelle, hoqueta Drago.
- Je le sais bien, riposta Harry passablement irrité, mais si tu n'en veux pas je l'apporterai chez Ollivander pour qu'il lui trouve un nouveau maître. »
Les pupilles du vert et argent s'élargirent. Il ne voulait plus de cette baguette mais d'imaginer qu'elle pourrait devenir la propriété d'un né-moldu l'horripilait et il finit par accepter de prendre l'étui sous le sourire espiègle d'Harry.
*** Fin du Flashback ***
Drago soupira. En cours, il avait pris l'habitude de se servir de la baguette acquise après son procès mais dès qu'il était seul et certain de ne pas être observé il ressortait la baguette d'aubépine qui était chargée de son lourd passé.
