Disclaimer : Il s'agit d'une traduction de « Just One of Those Things » de « PenguinBuddy »

Les personnages appartiennent à J. K. Rowling et l'histoire à « Penguin Buddy ». Je me contente de traduire cette histoire avec l'accord de l'auteur.

Bonne lecture.

Chapitre neuf : Des sentiments compliqués

L… J

James était couché sur le dos, les bras croisés sous la tête, fixant le plafond de sa chambre au manoir Potter. Il pensait à Sirius et Remus qui avaient leur propre logement quand lui était tenu de continuer à vivre chez ses parents jusqu'à son mariage. Il détestait cette situation, il avait l'impression d'être enfermé dans une cage sans le moindre espoir de liberté.

La fin d'année était arrivée à une vitesse alarmante. Les ASPICS s'étaient montrés aussi difficiles et épuisants que prévu, mais James était satisfait de ses notes, bien qu'elles importent peu. Quels que soient ses résultats aux examens, il aurait été recruté par le bureau des Aurors en raison de la position de son père au ministère et non pour son propre talent.

Cela le dégoûtait. Il se souvenait de la fierté qu'il avait éprouvée quand il avait intégré l'équipe de quidditch en seconde année. C'était la première fois qu'il réussissait quelque chose grâce à ses compétences et non grâce aux relations de son père. Il avait éprouvé un sentiment de réussite que rien n'avait égalé jusqu'à ce qu'il soit nommé Préfet-en-chef.

Tant de choses avaient changé au cours des semaines écoulées depuis qu'ils avaient quitté l'école. Alice, Sirius, Lily et lui avaient démarré ensemble l'entraînement préliminaire des aurors. Ils étaient encore en train d'étudier la théorie défensive et n'avaient pas abordé la formation pratique, ce qui n'empêchait pas les journées d'être longues et rigoureuses.

Bien qu'il sache que c'était mal, ce que James appréciait le plus lors de ses journées d'entraînement était de voir Lily quotidiennement. Plus il passait de temps avec elle, plus ses sentiments pour elle grandissaient. Il souhaitait la faire rire et la protéger. Il avait le désir expérimenter tout ce que la vie avait à lui offrir, et il voulait l'expérimenter avec elle.

Il était amoureux d'elle. Il n'était plus possible de prétendre le contraire. Cette idée refusait tout simplement de disparaître dans les méandres de ses pensées. Il l'aimait, c'était aussi simple que ça.

Sauf que ce n'était pas simple. C'était même tout sauf simple.

L… J

– Micah, tu es un quelqu'un de super, mais il faut qu'on arrête là, affirma Lily au miroir de sa salle de bain.

Elle grimaça face à son reflet. Tout ce qu'elle disait sonnait terriblement cliché et banal, mais il fallait qu'elle rompe avec Micah. Cela faisait trop longtemps qu'elle laissait durer cette histoire. Cela faisait cinq semaines qu'ils avaient quitté Poudlard, et elle sortait encore avec lui.

Micah ne lui avait jamais vraiment demandé de sortir avec lui il l'avait plutôt pris pour acquis. Il était si gentil qu'elle ne trouvait pas la force rompre, mais elle savait qu'elle lui faisait du mal en ne mettant pas fin à leur histoire.

La voix d'Hestia se fit entendre à travers la porte :

– Lily ! Tu vas être en retard si tu ne pars pas maintenant !

Lily soupira et ouvrit la salle de bain. Hestia se tenait debout devant, une main levée, comme s'apprêtant à frapper à la porte de la pièce.

– Je dois vraiment y aller ?

Hestia lui lança un regard acéré :

– Si tu veux le larguer, oui.

– Ne dis pas ça comme ça, se renfrogna Lily. Tu fais paraître ça cruel.

– Hé bien, ça va l'être, affirma Hestia. Ce mec est fou de toi, Lily.

Lily secoua la tête, pensant à quel point Micah allait être blessé quand elle aurait rompu avec lui.

– Je sais.

L… J

– Mère… puis-je vous parler ?

James se tenait debout dans l'entrée du boudoir de sa mère, son cœur battant la chamade. Il prit une grande inspiration pour tenter de se calmer.

– Bien sur, mon chéri, répondit sa mère, posant son livre sur la table basse devant elle et tapotant la place libre à côté d'elle sur le canapé.

Assis à côté d'elle, il essaya de lui dire ce pour quoi il était venu la trouver :

– Je… je…

– Dis-le, l'encouragea sa mère en lui souriant.

– Est-ce que je dois épouser Hestia ?

Dorea se mordit la lèvre et baissa la tête ;

– James, je pensais que nous en avions terminé avec ça quand ton père est allé à Poudlard pour te parler après ta sortie à Pré-au-Lard avec cette autre fille. J'aurais souhaité qu'il n'en soit pas ainsi, James. Je ne voulais pas ça pour toi, mais maintenant, il faut essayer de voir le bon côté des choses. Hestia est une fille adorable, et vous êtes amis. Être marié avec elle ne devrait pas être si terrible ?

James poussa un profond soupir :

– Ça aurait pu marcher, mais quelque chose… s'est passé, et je ne peux me contenter de passer ma vie avec Hestia.

Il pouvait dire à son expression de visage qu'elle avait compris le message qu'il lui fit passer par son regard.

– Oh, James… fit Dorea, s'approchant de lui pour lui toucher le visage. Je suis tellement désolée… C'est Lily n'est-ce pas ? L'amie de Hestia. Je me souviens de comment tu étais lorsque tu dansais avec elle à Noël…

James acquiesça :

– Comment puis-je épouser Hestia quand je suis amoureux de sa meilleure amie ?

– Es-tu vraiment amoureux de Lily ou bien… commença Dorea avant que James la coupe.

– Non, je suis vraiment amoureux d'elle, mère. Croyez-moi, j'ai passé énormément de temps à y réfléchir. Je suis sûr de ce que je dis.

– Il n'y a rien à faire James, soupira doucement sa mère. Tu sais aussi bien que moi comment fonctionne le contrat de sang.

– Exactement ! s'exclama James, sentant l'espoir naître dans sa poitrine. Depuis que Hestia a hérité du contrôle légal des finances et des affaires de ses parents, elle peut signer pour annuler nos fiançailles.

– Je serais ravie de signer pour y mettre fin immédiatement, mais même si Hestia acceptait de renoncer, ton père n'acceptera Jamais. Tu sais qu'il ne voudra pas, James.

Il repoussa ses paroles :

– Je sais que nous ne saurons jamais si nous n'essayons pas.

– Nous ? demanda doucement sa mère, ses yeux bleus tristes rencontrant les siens.

– J'ai besoin de votre aide, expliqua-t-il, prenant ses mains dans les siennes. Je ne peux le faire tout seul. Il est temps pour père d'apprendre à t'écouter.

– Je ferais mon possible, James, accepta Dorea après un long moment. Mais je ne peux rien promettre. S'il te plaît, ne te fais pas trop d'espoirs, mon chéri.

L… J

Lily jeta son sac sur la table basse et se laissa tomber dans le canapé avec un soupir. Frottant ses yeux avec la paume de ses mains, elle prit une grande inspiration.

– Si horrible que ça? demanda Hestia en s'asseyant sur le bord du canapé.

Lily retira ses mains de devant son visage et regarda son amie dans les yeux :

– Oh, Hestia… Il était complètement dévasté. Je me sens tellement mal. Si tu l'avais vu… Il avait les larmes aux yeux.

Lily attrapa un coussin pour se cacher le visage. Des images de la détresse de Micah revenaient par flash à ses yeux.

– Vois la chose comme ça,.. commença Hestia en retirant le coussin du visage de Lily.

Celle-ci grimaça et tenta de reprendre son coussin volé, mais Hestia le garda hors de sa portée.

« Écoute-moi !

– Oui, soupira Lily.

– Si tu avais laissé durer les choses plus longtemps, tu lui aurais fait encore plus de mal. Imagine si tu avais attendu le moment ou il aurait voulu te présenter à sa famille. Vous n'êtes pas sortis ensemble très longtemps il n'aurait pas dû s'attacher à toi si vite.

– Mais il la fait, répondit Lily qui avait actuellement l'impression d'être quelqu'un d'horrible. Il m'a dit une fois que je lui plaisais depuis le début de notre dernière année mais qu'il était trop timide pour m'inviter. Je n'aurais jamais dû accepter d'aller à Pré-au-Lard la première fois.

– Pourquoi avais-tu accepté ? demanda Hestia.

Le visage de James s'imposa à elle, mais elle le repoussa rapidement.

– J'ai seulement… C'est un mec sympa, et je pensais que je devais au moins essayer de voir s'il pouvait me plaire… Après, il a considéré qu'on sortait ensemble, et je n'ai jamais eu le cœur de lui dire le contraire.

Hestia garda le silence un moment :

– Pour voir s'il pouvait te plaire… répéta-t-elle, comme réfléchissant à voix haute. Tu veux dire tomber amoureuse d'un gars parce qu'il est amoureux de toi ?

– Je suppose, oui, répondit Lily qui commençait à s'inquiéter de la tournure que prenait la conversation. Mais je ne peux pas avoir des sentiments pour quelqu'un juste parce qu'il en a pour moi. Il y a quelque chose d'agréable dans le fait de savoir que quelqu'un tient à toi, c'est même quelque chose qui peut être attachant… enfin, selon qui est cette personne bien sûr.

Hestia lui sourit avant de répondre :

– Penses-tu… penses-tu que James finira un jour par m'aimer ?

« Non ! » cria la voix de son subconscient dans la tête de Lily, une douleur envahissant sa poitrine.

– Je ne sais pas, Hestia, choisit-elle plutôt de répondre. Mais je crois que quoi qu'il arrive, il y aura toujours du respect et de l'amitié entre vous deux.

– Il fut un temps ou l'on avait même pas ça, soupira Hestia.

Lily repensa à ses jeunes années à Poudlard, se souvenant du ressentiment évident que James nourrissait à l'égard de son amie. En quatrième année, il avait eu l'audace d'inviter une fille à Pré-au-Lard. La petite rébellion de James avait rapidement été écrasée lorsque son père s'était présenté au milieu d'un cours de métamorphose, demandant à parler avec James. Après cet incident, James était resté abattu et maussade plusieurs jours. Personne à l'exception de ses amis les plus proches n'avait jamais su ce qu'il s'était passé entre James et son père, mais Lily supposait que James s'était fait copieusement réprimander et avait dû faire face des sanctions ou quelque chose du genre.

Hestia ne s'était jamais plainte de ce mariage arrangé, décidant d'accepter calmement son sort. À la connaissance de Lily, elle n'avait commencé à apprécier James que lors de leur dernière année à Poudlard.

– Parfois, j'aimerais ne pas être intéressée par lui tout comme il ne l'est pas par moi, admit Hestia. Mais c'est quelque chose d'agréable, aimer quelqu'un. Tu vois ce que je veux dire ?

Lily acquiesça. Elle voyait bien, elle voyait même extrêmement bien.

– Est-ce que tu l'aimes ?

Ses propres mots surprirent Hestia autant qu'elle-même.

Hestia réfléchit silencieusement un instant.

– Je pense que je pourrais… gloussa-t-elle doucement. Je l'ai connu toute ma vie, et j'aime sa compagnie. Je sais tellement de choses sur lui… on peut se contenter de s'asseoir et discuter sans que ça soit gênant.

– Je… je ne me sens pas bien, mentit Lily.

Elle se leva rapidement et couru en direction de la salle de bain. Fermant la porte, elle s'appuya au bois chaud pour se retenir.

Elle était sûre que Hestia lui dirait que ses sentiments pour James n'avaient rien de fort ni de durable. Mais Hestia était amoureuse de James… Il n'y avait aucun espoir pour James et elle. La signature de Hestia était nécessaire pour annuler les fiançailles, ce qu'elle n'accepterait jamais si elle était amoureuse de James et voulait passer sa vie avec lui. Même si Hestia acceptait d'annuler le mariage, Lily ne pourrait jamais prendre James à son amie en sachant ce qu'elle venait d'apprendre.

– Lily ? frappa Hestia à la porte, une voix anxieuse. Tu vas bien ?

– Ça… ça va, répondit Lily essayant de masquer sa voix choquée. Des larmes coulaient de ses yeux et elle se mordit la lèvre pour tenter d'empêcher Hestia d'entendre ses pleurs.

– Bon, d'accord… Je serai à la cuisine si tu as besoin de quoi que ce soit.

Des bruits de pas résonnèrent, leur volume décroissant à mesure qu'ils s'éloignaient de la porte. Lily se laissa glisser au sol, venant appuyer sa tête sur ses genoux. Elle laissa s'échapper un petit sanglot.

Malgré ce qu'elle répétait continuellement à James, Lily avait gardé un minuscule espoir qu'il parviendrait à convaincre son père d'annuler ses fiançailles, et qu'ils pourraient être ensembles tous les deux. Maintenant, cet espoir était parti, brisé en milliers de morceau en moins de cinq minutes.

L… J

James leva sa main et frappa à la porte de l'appartement de Lily et Hestia. Il attendit un moment, avant de frapper à nouveau.

– J'arrive ! fit la voix de Lily, et l'estomac de James se serra de manière inconfortable.

La porte s'ouvrit, et James se retrouva face à Lily, vêtue d'un jean délavé et d'un haut léger.

– James ! s'exclama-t-elle, manifestement surprise par sa présence. Vas-y, entre.

James n'était venu à leur appartement que quelques fois auparavant, notamment quand Sirius, Remus et Peter avaient aidé les filles à emménager. Il y avait un petit salon avec une cuisine attenante et deux petites chambres séparées par une salle de bain. Ce n'était pas grand-chose mais c'était à elles, et James était envieux de la liberté que cela leur procurait.

– Hestia est dans le coin ? demanda-t-il, essayant de ne pas penser à la mèche de cheveux qui tombait devant les yeux devant Lily. Il rêvait de pouvoir la lui replacer derrière l'oreille, mais il n'osait pas.

– Je dois vous parler à toutes les deux.

– Toutes les deux ? demanda Lily alors qu'elle le conduisait au salon et lui faisait signe de s'asseoir sur le canapé.

Il hocha la tête :

– Dumbledore à des missions pour l'Ordre dont il veut que je vous parle, lui dit-il, faisant référence à l'Ordre Du Phénix, une organisation secrète dirigée par leur ancien directeur et dédiée à la lutte contre Voldemort et ses sbires. Il avait approché les deux préfets-en-chef à la fin de leur septième année et ils avaient rejoint l'Ordre immédiatement après Poudlard. Ils avaient à leur tour fait entrer leurs amis ayant la même opinion qu'eux sur les agissements de Voldemort.

– Elle n'est pas là pour l'instant. Elle à un entraînement ce soir, expliqua Lily en prenant place à l'autre bout du canapé.

– Tant pis, je te donne les informations et tu lui transmettras plus tard. Bien sûr, il faut d'abord que je lance quelques sorts de sécurité sur votre appartement.

– On a déjà plusieurs enchantements assez puissants… commença Lily, mais s'arrêta quand James sortit sa baguette et traça un arc de cercle au-dessus de sa tête.

– Ça devrait faire l'affaire.

– Qu'as-tu fait ? demanda-t-elle assez surprise par ses actions. Elle s'attendait clairement à autre chose.

– Secret de maraudeur, sourit James malgré lui Les autres gars me tueraient si je te le disais.

Lily parut décontenancée :

– Es-tu en train de me dire que ton sort de sécurité est un truc que vous quatre avez inventé à Poudlard ?

Il haussa les épaules en lui offrant un sourire malicieux ;

– Il a toujours marché pour nous, nous n'avons jamais étés pris.

Lily parut réfléchir un instant, avant de reprendre :

– Je me suis toujours demandée, pourquoi vous désignez-vous tous les quatre comme « les maraudeurs » ?

– Grace à toutes les aventures que nous avons vécues durant les pleines lunes. Nous avons appris énormément de choses sur Poudlard les passages secrets, les pièces cachées, les créatures qui vivent dans la forêt… les possibilité sont infinies quand on possède une cape d'invisibilité et que l'on est un animagus.

– Tu ne m'as jamais montré ta cape d'invisibilité ! lui reprocha Lily dans une tentative de paraître en colère contre lui, bien qu'incapable de masquer son sourire.

– Jamais ?

Il se souvenait bien lui avoir promis de la lui montrer mais ne parvenait pas à se souvenir de l'avoir fait.

« Dans ce cas…

Il sortit une substance argentée de la poche de son pantalon et la lui lança. Elle l'attrapa avec dextérité mais manqua de la laisser tomber. Il rit en voyant la cape glisser entre ses doigts.

– C'est comme si j'avais de l'eau entre les mains ! s'émerveilla-t-elle. Il l'observa faire courir ses doigts sur la surface argentée en rêvant qu'elle les fasse plutôt courir dans ses cheveux.

Il ne souhaitait pas que de telles pensées lui traversent l'esprit. Malgré cela, elles le faisaient régulièrement sans lui demander son accord. Et si James devait être honnête avec lui-même, il aimait rêver à la possibilité de pouvoir être avec Lily.

– Alors, quel est le message ? demanda-t-elle en lui rendant sa cape.

Leurs mains se touchèrent, faisant frémir son cœur. Au vu des joues rosissantes de Lily, elle aussi réagissait à ce bref contact.

– On déplace le quartier général vers un lieu plus sûr.

– Plus sûr ? fit Lily en écho, une expression d'incrédulité peinte sur le visage. Est-ce que les Mangemorts suspectent notre position ?

– Dumbledore craint qu'ils le puissent. C'est suffisant pour moi.

Sortant sa baguette de sa poche, il marmonna quelques mots et l'agita deux fois devant lui. Un morceau de parchemin apparu. Il l'attrapa et le tendit à Lily.

Lily parcouru le parchemin des yeux et haussa les sourcils sous la surprise ;

– Si près de Poudlard ? Est-ce sage ?

James haussa les épaules.

– Voldemort n'essaiera pas d'attaquer Poudlard à cause de la présence de Dumbledore. Le — il fit une pause, incapable de prononcer le nom du lieu — le nouveau quartier général sera suffisamment sûr, Dumbledore et Maugrey y veilleront.

– Hm… admit Lily, pensant visiblement à autre chose. Quand aura lieu la prochaine réunion ?

– vous serez contactées par patronus quand Dumbledore aura choisi une date.

Il fit une pause, cherchant à croiser son regard pour la regarder dans les yeux.

« J'ai parlé à ma mère la semaine dernière.

Lily garda une voix neutre :

– À quel propos ?

– Mettre fin à mes fiançailles avec Hestia. Elle est de notre côté. Elle a accepté d'essayer de parler à mon père.

– James… commença Lily avec hésitation, son expression de visage mitigée.

– Je sais que tu penses que c'est impossible, mais nous devons essayer, argumenta-t-il en s'approchant pour prendre sa main. Sa peau était froide et elle tremblait légèrement.

« Qu'y a-t-il ?

– Les choses sont… Les choses ont changé, expliqua doucement Lily, regardant leurs mains emmêlées, refusant de croiser ses yeux.

James sentit quelque chose de lourd et froid s'écraser au fond de son ventre. Voulait-elle dire que ses sentiments pour lui avaient changés ?

– Tu ne veux… — il déglutit avec difficulté — plus être avec moi ?

– Je crois que nous ferions mieux de rester de bons amis, murmura Lily en retirant ses mains des siennes.

– Non… répondit James, davantage pour lui que pour Lily. Ce n'était pas possible. Il venait à peine de réaliser qu'il était complètement et définitivement amoureux d'elle elle ne pouvait pas avoir cessé d'avoir des sentiments pour lui. Elle ne pouvait juste pas…

– Je suis désolée, James, dit-elle d'une voix brisée.

Il acquiesça et se leva, se sentant bizarre.

– Je reviendrai demain pour faire savoir à Hestia ou se trouve le nouveau quartier général de l'Ordre.

Lily l'accompagna à la porte, évitant son regard tout le long du trajet.

– Je te verrai à la formation des aurors mardi, lui dit-elle.

La porte fermée derrière lui dans un léger clic, il resta debout dans le hall un moment, ne parvenant pas à croire ce qui venait de se passer. Elle ne voulait plus de lui… ce n'était pas censé être comme ça. Il l'aimait. Il était censé convaincre son père d'accepter de mettre fin à ses fiançailles afin d'être libre de pouvoir être avec Lily. Un sentiment de perte jaillit en lui, sa poitrine se serrant de douleur.

Il s'essuya rapidement les yeux, furieux qu'une fille l'ait mené à pleurer.

L… J

Lily regardait James et son partenaire de duel se tourner autour, baguettes levées. L'autre apprenti leva sa baguette, mais James fut le plus rapide et lança un charme de bouclier, immédiatement suivi d'un expelliarmus. Le duel aurait dû être terminé, mais James envoya un autre sort à son adversaire, l'envoyant s'écraser sur le mur derrière lui.

– Bon sang, Potter ! s'exclama son partenaire, se frottant l'arrière de la tête avec irritation.

– Un Mangemort n'aurait pas été aussi indulgent que moi.

Il était comme ça depuis plusieurs semaines maintenant. Il était constamment à fleur de peau, s'énervant pour un rien. Lily avait à peine échangé quelques mots avec lui depuis qu'elle lui avait menti sur ses sentiments. Les quelques conversations qu'ils avaient eus étaient au mieux guindées et maladroites. Mentir à James n'était pas quelque choses qu'elle avait voulu, mais c'était pour le mieux. Hestia était amoureuse de James, et sa meilleure amie méritait d'être heureuse. Lily espérait que James soit capable de passer à autre chose s'il pensait qu'elle avait également laissé tomber.

Lily repensa au jour ou elle lui avait dit qu'elle en avait fini avec lui. Il l'avait regardée comme si son cœur se brisait comme le sien l'avait été, mais elle n'avait pas osé laisser ses propres émotions faire surface. Elle savait qu'elle l'avait profondément blessé, mais elle espérait tout de même qu'il soit capable de surmonter ses sentiments pour passer à autre chose.

Elle espérait être capable de faire de même. Mais, quelque part, en le laissant partir, elle se sentait plus que jamais attachée à lui.

L… J

James était allongé sur son lit, il regardait une photo de Lily et lui que Hestia avait prise lors d'un voyage plus tôt dans l'été où ils étaient allés visiter le zoo de Londres tous les trois. Sur l'image, le soleil se reflétait sur les cheveux de Lily leur donnant l'air de briller. Elle avait l'air tellement heureuse, debout là, devant la maison des reptiles.

Entendant frapper à la porte, James cacha rapidement sa photo dans un manuel de métamorphose avancée qui traînait sur sa table de nuit.

– Va-t'en ! cria-t-il.

La porte s'ouvrit et Sirius entra.

« Comment es-tu entré ? demanda James, sans prendre la peine de lui reprocher d'entrer sans y être invité.

– J'ai vécu ici, rit Sirius. Je sais comment manipuler le personnel de maison.

– Je vais tuer Dingle, affirma James, se référant à l'un des nombreux elfes de maison qui peuplaient le manoir Potter.

– Ne fais pas ça. Il m'apporte toujours des d'éclairs au chocolat autant que je peux en manger, répondit Sirius en attrapant la chaise de bureau de James. Maintenant, dis-moi ce qui te met dans cet état.

– Hein ?

Sirius lui lança un regard perçant :

– Tu sais de quoi je parle. Quelque chose ne va pas. Tu agis bizarrement depuis quelques semaines.

– Je vais bien, mentit James en regardant Sirius dans les yeux.

– Mec… tu ne vas pas bien. Tu es silencieux et lunatique la moitié du temps. L'autre moitié, tu cherches des ennuis à tout et tout le monde. Quelque chose ne va pas, et je ne partirai pas d'ici avant que tu m'aies dit quoi.

James se hérissa :

– Je pourrais te lancer un sort de cinq façons différentes pour t'obliger à partir.

– Tu pourrais, mais ta baguette est de l'autre côté de la pièce alors que la mienne est dans ma poche, se moqua Sirius. Mais l'idée est tout de même intéressante.

James s'assit et regarda Sirius :

– Tout va bien, je suis juste fatigué. Maintenant, laisse-moi tranquille.

Sirius le fixa un moment :

– J'ai juste besoin de demander à Remus de me le dire.

James s'inquiéta soudainement. À quoi jouait Sirius ?

– Remus n'est au courant de rien.

– Tu en es sûr ? Parce qu'à Poudlard, j'aurai pu jurer qu'il y avait un genre de secret entre vous deux.

– Tu imagines des choses, répondit James en croisant les bras sur sa poitrine.

– Tu caches quelque chose sur ta relation avec Hestia ? essaya Sirius. Des sentiments non partagés, par exemple ?

– Je ne l'aime pas, répondit James d'une voix claquante.

– Bien sûr que non. Elle est comme ta sœur, affirma Sirius en posant ses coudes sur ses genoux. Tu es amoureux de Lily.

– Non, c'est faux, mentit James en essayant désespérément ne pas laisser la vérité se lire sur son visage. La chose se montrait assez difficile dans la mesure ou l'interrogateur était son meilleur ami depuis sept ans.

Sirius haussa les épaules:

– Je crois que j'ai commencé à suspecter que tu étais amoureux d'elle depuis longtemps. Beaucoup de petites choses se sont additionnées les unes aux autres, tu vois ? Les petits regards que tu lui envoyais, le temps que tu passais avec elle en dehors de vos attributions de préfets-en-chef, la façon dont tu la protégeais quand j'essayais de sortir avec elle. Remus le savait, n'est-ce pas ?

James soupira, Sirius n'avait plus aucun doute il ne servait à rien de prétendre qu'il se trompait.

– Il a deviné tout seul, je ne lui en ai pas parlé.

– Lunard a toujours été le plus perspicace. Maintenant, dis-moi ce qui te met dans une humeur pareille.

Passant une main dans ses cheveux, James raconta toute l'histoire, du début à la fin. Quand il eut fini, Sirius se pencha en arrière sur sa chaise et siffla :

– Tu aimes te rendre la vie compliquée ? demanda platement Sirius.

– Que dois-je faire, Sirius ? lui demanda James, passant distraitement la main dans ses cheveux pour une énième fois. Ceux-ci devaient être plus désordonnés que jamais, mais il n'arrivait pas à trouver la force en lui d'y attacher de l'importance.

Sirius se pencha en avant et attrapa le manuel de métamorphose avance, l'ouvrit et en sortit la photo que James regardait avant l'arrivée impromptue de Sirius. Il examina longuement le cliché puis se tourna vers James.

– Te battre pour elle, évidemment. Les filles comme Lily Evans ne se trouvent pas au coin de chaque rue.

– J'ai tenté, mais tu as entendu ce que j'ai dit, elle ne m'aime plus, affirma James, son cœur se serrant douloureusement au souvenir de l'incident à l'appartement de Lily et Hestia.

– Parfois, tu peux être étroit d'esprit mon pote.

Sirius rendit la photo à James qui lui lança un regard interrogateur. Celui-ci soupira :

– Elle t'a menti. Réfléchis-y, personne ne cesse d'aimer aussi soudainement.

– Pourquoi aurait-elle menti ?

– Hestia est sa meilleure amie, rappela Sirius comme si toute l'affaire était simple. Elle a beau vouloir être avec toi, elle veut également que son amie soit heureuse. Voler le fiancé de sa meilleure amie n'est pas tellement le genre de choses qui favorise l'amitié.

– Elle n'essaie pas de me voler à Hestia, tiqua James.

Sirius haussa les épaules :

– Je sais ça, mais certaines personnes ne le verraient pas comme ça.

Comme mon père, pensa James avec amertume. La première chose à faire était de le convaincre d'annuler le contrat de fiançailles. Il allait devoir faire preuve toute la force et la persévérance dont il pouvait disposer mais James était déterminé.

– Merci, mec, dit James en descendant de son Lit. Maintenant, que dirais-tu de quelques éclairs au chocolat ?

Sirius se fendit d'un grand sourire :

– J'ai bien cru que tu ne le proposerais jamais.

L… J

– Bon anniversaire, Alice !

La petite foule d'amis applaudirent quand Frank mena Alice à travers l'entrée du Chaudron Baveur.

– Vous n'aviez pas besoin de m'organiser une fête, rougit Alice en s'asseyant en bout de table avec Frank et Lily à ses côtés.

La fête se déroulait tranquillement, tout le monde discutait entre amis et profitait de la nourriture. Tout à coup, à l'autre bout de la table, James éclata de rire en entendant ce que venait de dire Sirius. Il s'agrippa à la table en essayant de ne pas s'étouffer avec la grosse gorgée de bièraubeurre qu'il venait d'avaler.

– Ça va James ? s'inquiéta Sirius.

Lily regarda Sirius murmurer quelque chose à l'oreille de James. Celui-ci émit une espèce de bruit bizarre étouffé, et de la bièraubeurre lui sortit par les narines.

– James ! C'est dégoûtant ! s'écria Emmeline, qui était assise en face de lui, au milieu des rires de toutes les autres personnes du groupe.

– Ça fait mal ! protesta James, essuyant son nez avec une serviette.

Plutôt que d'inspirer la pitié, cette affirmation fit redoubler les rires de la tablée.

Lily se tenait les côtes, incapable de respirer tant elle riait. James faisait un tel portrait comique, essayant de paraître vexé par tous les rires, sans parvenir lui-même à s'empêcher de rire.

Par merlin, qu'est-ce que je l'aime, pensa Lily.

Elle s'arrêta brutalement de rire.

Aimer ? Aimait-elle James ?

– Lily ? Tu vas bien ?

Elle sentit Alice poser une main amicale sur son épaule.

– Oui… je… tenta désespérément Lily pour trouver une réponse. Je viens juste de me souvenir… Je suis censée aller prendre le thé chez ma mère samedi prochain. Il y aura Pétunia…

Voilà, c'était la vérité, elle n'avait donc même pas eu à mentir.

– Oh, c'est tellement dommage que ta mère et toi ne puissiez pas avoir un peu de temps juste pour vous deux, compatit Alice.

Lily hocha la tête et se força à se concentrer sur la conversation en cours et à prétendre que son esprit n'était pas ailleurs.

L… J

Lily était assise sur le canapé de son salon et réfléchissait à propos de la révélation qu'elle avait eu lors de la soirée au Chaudron Baveur. Hestia était sortie faire du lèche-vitrine avec James, en tant que rendez-vous amoureux. Lily s'enfouit le visage dans un oreiller qu'elle avait récupéré dans sa chambre. Elle voulait pleurer toute la solitude et la jalousie nichées en elle.

Aimait-elle James ? Ou bien était-ce simplement son cœur qui réagissait à l'idée que Hestia était également amoureuse de lui ? Elle tourna et retourna la question, encore et encore, examinant ses sentiments pour James.

Elle avait toujours entendu dire que quand on aime quelqu'un, on le sait instinctivement, mais elle trouvait que ce n'était pas vrai. Si Hestia n'avait pas fait partie de l'équation, serait-elle plus prompte à admettre qu'elle était amoureuse de James ?

– Oui, murmura-t-elle la tête toujours enfouie dans l'oreiller. N'avait-elle pas compris dès la fin de la septième année, quand elle avait dansé avec James lors de la victoire de quidditch ? Elle s'était avoué cette nuit-là que si elle en avait l'opportunité, elle serait prête à épouser James car…

– Je l'aime, dit-elle doucement, son oreiller trempé de larmes.

L… J

– James… commença Hestia incertaine.

– Hmm, lui répondit-il, ses yeux analysant la vitrine du magasin d'accessoires de quidditch.

Ils avaient le tout dernier modèle de balai de la gamme des Brossdur, et il voulait entrer dans le magasin pour l'examiner de plus près…

– Je réfléchissais à… en fait…

L'équilibre était censé être des centaines de fois meilleur que le modèle maintenant dépassé. La vitesse devrait être…

« James !

Il sursauta, sentant son visage chauffer en constatant que Hestia l'avait surpris à ne pas être attentif.

– Oui ?

Elle soupira et le regarda d'un air réprobateur :

– J'essayais de te parler.

– Oh, fit-il.

Il trouva que cette réponse sonnait ridicule, mais il ne trouva rien d'autre à dire.

« Donc, tu disais ?

– C'est juste que… nous n'agissons pas comme un couple normal.

– Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, nous ne sommes pas un couple normal. Les couples normaux veulent être ensemble. répondit-il en insistant sur le « pas ».

Ses mots étaient durs, il le savait, mais il ne s'était pas attendu à ce qu'ils causent la réaction qu'ils causèrent.

Elle s'arrêta de marcher et le fixa, une évidente douleur inscrite sur son visage :

– James…

– Je suis désolé, soupira-t-il avec lassitude, passant sa main dans ses cheveux. Ce n'est pas qu'être avec toi soit déplaisant ou quoi que ce soit. Je veux dire que nous sommes tous deux coincés dans cette relation contre notre gré.

– Pourquoi ne peux-tu pas juste accepter ce que nos parents ont prévu pour nous et être heureux ? s'écria Hestia.

– Heureux ? Comment pourrais-je possiblement être heureux avec cette situation ? Comment le peux-tu ? demanda James, permettant à des années de frustration de s'écouler sans retenue.

Les passants les regardaient se disputer avec méfiance, mais James et Hestia n'en avaient cure.

– Il est plus facile de l'accepter que de le combattre, s'exclama Hestia. Tu crois que je l'ai toujours accepté aussi docilement ? Il y eut un temps ou j'aurais donné n'importe quoi pour briser ce contrat. Mais la réalité, c'est que nous ne pouvons pas. On doit faire avec et en tirer le meilleur parti possible.

– Non, nous ne devons pas abandonner. On peut sortir de tout ça ! Si j'arrive à persuader mon père d'accepter de signer les papiers d'annulation…

James s'arrêta en voyant l'expression qu'affichait Hestia. Elle avait l'air… brisée, d'une certaine manière.

– C'est l'idée de passer ta vie avec moi qui te parais si horrible ? demanda-t-elle calmement.

James s'arrêta, cherchant les mots à dire.

– Tu es mon amie. Si nous devions vivre ensemble en tant que mari et femme et tout ce que ça implique, je ne… je ne veux pas t'épouser. Je croyais que tu avais compris ça.

– Mais… commença Hestia, et à la grande horreur de James, des larmes coulèrent de ses yeux bleu vif. Je veux être avec toi !

James sentit son cœur s'arrêter. Non, ce ne pouvait pas être en train d'arriver. Ça ne pouvait pas être vrai.

– Hestia…

– Peut-être que tu n'as pas de sentiments pour moi d'un point de vue amoureux, mais moi oui ! cria pratiquement Hestia. Je suis prête à t'épouser et à faire de nous un vrai couple. Je veux essayer James, mais tu ne veux même pas envisager la possibilité que nous soyons capables de faire un fonctionner un mariage entre nous.

Sur ce, elle fit demi-tour sur ses talons et s'enfuit dans la direction opposée avant de tourner dans la première allée. Il y eut un craquement et il sut qu'elle avait transplané à son appartement. James fixa l'endroit ou Hestia s'était tenue quelques instants plus tôt, son cerveau fonctionnant à plein régime. Elle avait des sentiments pour lui ? Elle voulait être sa femme ? Quand était-ce arrivé, et pourquoi n'avait-il rien remarqué ?

Avait-il été tellement pris dans ses sentiments pour Lily qu'il avait échoué à remarquer ceux de Hestia ? Avait-elle été extrêmement discrète ? « À moins, suggéra méchamment une petite voix dans sa tête, que tu n'aies pas voulu voir son point de vue et prétendu que ses opinions sur votre mariage étaient les mêmes que les tiens. »

James se posa les mains sur le visage et prit une grande inspiration. Il aurait dû voir ce que voulait Hestia. Mais il n'avait pas voulu voir il avait été obnubilé par ses sentiments pour sa meilleure amie. Il avait remarqué à plusieurs occasions qu'elle le regardait, et il aurait dû comprendre quand elle l'avait embrassé pour la Saint-Valentin.

Il avait été idiot, stupide, aveugle et tout et tout ça. Mais maintenant, qu'allait-il pouvoir faire pour réparer les choses entre Hestia et lui ? Voulait-il seulement vraiment réparer les choses entre eux ? Il était heureux que Hestia connaisse la vérité, ou une partie de celle-ci. Elle ne savait toujours pas qu'il était amoureux de Lily, et il espérait qu'elle l'ignore encore un moment.

Par merlin, qu'allait-il faire ?

L… J

– S'il te plaît sois là, s'il te plaît sois là, implora Lily à voix basse alors qu'elle se tenait devant la maison des parents d'Alice.

La porte s'entrouvrit et Alice apparut, l'air assez fatigué.

– Lily ! s'exclama-t-elle d'une voix surprise mêlée d'inquiétude. Elle n'ouvrit pas, laissant Lily sur le palier.

– Alice, j'ai besoin de te parler, expliqua Lily d'un air désespéré. Elle ne savait plus vers qui se tourner. Alice était la seule en dehors de James à connaître la situation. Et elle ne pouvait certainement pas aller voir James.

– Heu… Les yeux d'Alice faisaient des va-et-vient entre l'intérieur de la maison et Lily. Je ne crois pas que… C'est vraiment un mauvais moment… balbutia-t-elle.

– Je viens juste d'admettre que je suis amoureuse de James et je… lâcha Lily, avant de s'arrêter brusquement, tout son sang désertant son visage.

Là, debout derrière Alice, se trouvait Hestia.

L… J

Et Voilà, encore un nouveau chapitre !

N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !

À la semaine prochaine pour la suite.

Siloe