Chapitre 9
L'orphelinat que gérait Mercedes était accolé à une église, en plein centre de Fhirdiad. Cela ne surprit guère Beleth. Mercedes avait passé la plus grande partie de son enfance dans une église de Faerghus et était une fervente croyante.
Elle avait réellement hâte de retrouver son élève. Beleth avait toujours eu une relation un peu différente avec Mercedes qu'avec ses autres étudiants. Mercedes était la plus âgée des élèves de l'Académie et avait même deux ans de plus que son professeur, de fait, il se dégageait d'elle une espèce de maturité et de sérénité qui était d'une aide précieuse. Les deux femmes avaient vite développé une attache particulière et se conseillaient mutuellement. Beleth espérait que Mercedes pourrait l'aider à surmonter ses doutes.
« Mercie doit nous attendre ! s'écria Annette. »
Annette était venue la chercher au château et avait décidé de l'accompagner jusqu'à l'orphelinat, malgré les protestations de Beleth.
« J'aurais pu y aller toute seule, tu sais.
— Je n'allais pas vous laisser claudiquer dans la capitale sans aide, voyons ! Et ne vous inquiétez pas pour mon cours, j'arrive toujours avec vingt bonnes minutes d'avance ! »
Étudiante déjà, Annette débordait d'enthousiasme et de motivation. Elle ne s'économisait pas dans ses révisions et s'attardait souvent jusque tard dans la nuit pour terminer de lire un livre. Beleth lui avait conseillé à plusieurs reprises de lever le pied, mais elle s'était révélé en être incapable. C'est pour cette raison que Beleth n'avait pas eu le cœur de refuser davantage la proposition de la jeune femme de l'accompagner.
Elles arrivèrent à l'orphelinat quelques minutes plus tard. Mercedes les attendait sur le pas de la porte et les accueillit en les serrant dans ses bras et avec un immense sourire.
« Je suis si heureuse de vous revoir ! déclara-t-elle en étreignant son ancien professeur.
— Moi aussi…, murmura Beleth, la gorge étonnamment nouée. »
Annette les laissa pour partir à l'Institut. Mercedes entreprit de faire visiter à Beleth son établissement. La maison n'était pas très grande, mais elle était chaleureuse, accueillante et en excellent état. Tous les enfants avaient une chambre et plusieurs vêtements de rechange, il y avait même une petite salle de classe !
« Donc tu enseignes, toi aussi ?
— Eh oui ! Il fallait bien instruire ces petits anges, sourit Mercedes. »
Mercedes avait vraiment l'air heureux et épanoui. Par ailleurs, les enfants qu'elle avait croisés semblaient en parfaite santé et joyeux. Beleth en était très contente. Elle pouvait au moins se dire que ses élèves avaient trouvé leur voie.
« Et ton père adoptif ? poursuivit le professeur. Qu'en pense-t-il ? »
Mercedes avait eu une enfance agitée. Née dans l'Empire d'Adrestia au sein d'une famille noble disparue à la mort du patriarche, sa mère se remaria avec le baron Bartels et un fils naquit de cette union. Malheureusement, comme beaucoup de nobles de Fódlan, seul l'emblème l'intéressait et quelque temps après la naissance de cet enfant, le baron commença à négliger son épouse et sa fille. Finalement, les deux femmes quittèrent Adrestia pour se réfugier dans une église de Faerghus. Peu de temps après, Mercedes fut adopté par un marchand de Fhirdiad qui espérait se servir de son emblème pour accéder à l'aristocratie et n'avait eu de cesse de lui arranger des rencontres avec des maris potentiels.
« Mon père adoptif est décédé il y a quelques années de cela, raconta Mercedes. Bien sûr, jusque sur son lit de mort, il m'a proposé des prétendants, mais aucun ne m'intéressait vraiment.
— Tu es donc toujours célibataire ?
— Oui. Aujourd'hui encore, il m'arrive de recevoir des demandes en mariage, mais je tiens à garder la gestion de cet orphelinat. Alors je me suis promis de n'épouser un homme que s'il acceptait que je continue à gérer l'orphelinat. Malheureusement, aucun n'a consenti cette condition. »
Elle soupira. Beleth savait que Mercedes ne voulait pas particulièrement à se marier, aussi était-elle admirative du fait qu'elle souhaite malgré tout accomplir ce devoir, même si plus rien ne l'y obligeait.
« Enfin, assez parler de moi ! dit-elle dans un sourire. Vous aussi vous devez avoir beaucoup de choses à raconter. Nous allons aller dans un endroit plus tranquille. Je regarderai également cette jambe. »
Mercedes la conduisit dans son bureau et l'installa sur le sofa. Tout comme Flayn, sa maitrise de la magie blanche était exceptionnelle. Dès que son ancienne élève commença à pratiquer son sort, elle se sentit rassurée.
« Cela a déjà bien guéri. Qu'a dit le médecin de Ferdinand ?
— Une entorse sévère. J'étais censée ne pas bouger et garder le lit, mais Félix a insisté pour que je vienne à Fhirdiad…
— Ce n'était pas nécessaire de rester coucher, je pense, fit Mercedes. Vous avez toujours guéri très rapidement. Selon moi, il cherchait à vous éviter de trop vous surmener.
— Est-ce que tu peux me soigner complètement ?
— Hum… Complètement, non. Je peux juste accélérer le processus. Ce genre de blessure met du temps à guérir. Mais rassurez-vous, vous êtes pratiquement rétablie et avec mes soins, dans deux jours, vous pourrez marcher normalement. »
Beleth soupira de soulagement. Elle ne resterait pas diminuée bien longtemps à cause de sa jambe, c'était un souci en moins.
Mercedes termina ses soins tout en préparant du thé.
« Comment allez-vous, professeur ? demanda-t-elle alors que l'eau commençait à chauffer.
— J'ai connu mieux à vrai dire. Mais je suis soulagée de pouvoir bientôt bouger sans problème.
— Et… votre enfant ? »
La jeune femme avait pratiquement chuchoté cette phrase, comme si elle craignait d'être entendue. Beleth sourit devant tant de délicatesse.
« C'est une petite fille, répondit-elle. Elle s'appelle Grenat et elle a six ans.
— Grenat ? C'est un joli nom. »
Un voile de nostalgie passa devant les yeux quand elle repensa à sa fille restée à Dagda.
« Elle ressemble beaucoup à Dimitri, ajouta Beleth. »
Mercedes termina la préparation du thé. Le bureau embaumait d'un parfum de pomme et de cannelle. La gérante posa les tasses sur la table, ainsi qu'une assiette de gâteau et s'assit.
« Vous ne lui avez toujours pas dit ? »
Beleth secoua frénétiquement la tête.
« Je sais que je dois le faire, lâcha-t-elle. C'est sa fille, il a le droit de connaitre son existence, mais… comment ? Comment lui dire ?
— Hum… »
Mercedes porta sa main à sa joue avec une expression rêveuse. Elle arborait toujours cet air quand elle réfléchissait.
« Je ne crois pas qu'il y ait de bonnes façons de le lui annoncer, répondit-elle. Peu importe, la manière, cela sera un choc pour lui. Il vous en voudra sûrement.
— Je le sais. »
Elle en avait parfaitement conscience et elle ne pouvait que le comprendre. C'était qui était en faute. Un détail, cependant, la troubla.
« Toi, Mercedes, pourquoi ne lui as-tu rien dit ? »
Elle n'avait rien fait promettre à Mercedes quand elle était partie. Elle ne voulait pas qu'elle se retrouve coincée entre sa loyauté envers Dimitri et son affection pour son professeur. Et Mercedes avait choisi de garder le secret de Beleth.
« Je pensais que cela ferait plus de mal que de bien, répondit-elle en baissant les yeux. Dimitri aurait sûrement cherché à vous retrouver. Je me disais qu'il valait mieux le laisser construire sa vie, sans rien savoir.
— Je suis désolée.
— Vous n'y êtes pour rien, professeur. C'est moi qui ai choisi de ne rien dire. Même si c'était parfois difficile de garder le secret en discutant avec lui. »
Pourtant, Beleth ne pouvait s'empêcher de ressentir une pointe de culpabilité. Même si Mercedes l'avait choisi, elle avait néanmoins menti à Dimitri, son ami et son roi, pour elle.
« Vous saviez qu'il s'était marié ? dit tout à coup Mercedes après quelques minutes de silence. »
Beleth ouvrit des yeux ronds. Non, elle l'ignorait ! Certes, elle ne s'était pas intéressée à ce qui se passait en Fódlan, mais elle aurait pensé que le mariage du roi se serait fait savoir jusqu'à Dagda.
« C'était la fille du vicomte de Kleiman, continua Mercedes. Elle s'appelait Alicia. C'était une femme très douce et très gentille. Pour beaucoup, elle était l'épouse et la reine parfaite pour le roi. Ils se sont mariés il y a un peu plus de trois ans. »
Savoir que Dimitri avait été marié troublait Beleth bien plus qu'elle ne l'aurait voulu. C'était pourtant normal. En tant que roi, Dimitri se devait d'avoir une épouse pour l'aider durant son règne et lui donner des héritiers. Le souvenir d'un soir à la Tour de la Déesse, bien des années plus tôt, s'agita dans son esprit.
« Est-elle à Fhirdiad ? interrogea Beleth.
— Elle est malheureusement décédée il y a deux ans de cela. »
Beleth releva immédiatement la tête, sous le choc.
« Qu'est-ce qui s'est passé ? s'exclama-t-elle.
— Il y eut un hiver plus rigoureux que les autres, raconta Mercedes. Dame Alicia avait une santé fragile. Elle tomba gravement malade et les médecins ne purent rien pour elle. »
C'était tragique, pensa Beleth. Mourir si jeune était vraiment cruel. Comment Dimitri avait-il vécu cette perte ? Il avait déjà perdu tant de proches !
« La population l'aimait beaucoup, continua Mercedes, et le vicomte a accusé le roi de ne pas avoir fait le nécessaire pour sauver sa fille. Puis, d'autres problèmes sont apparus. Le roi est veuf et n'a toujours pas d'héritiers. Le plus préoccupant, c'est que bien que deux ans se soient écoulés depuis la mort de la reine, il ne manifeste aucun désir de se remarier. Les nobles s'inquiètent que d'autres prétendants puissent s'ajouter à la ligne de succession.
— Pourquoi cela ?
— Vous souvenez-vous de Rufus, son oncle ? »
Rufus Blayddid était le frère ainé du roi Lambert, père de Dimitri. Dépourvu d'emblème, son cadet prit sa place dans l'ordre de succession. Après la tragédie de Duscurr, il avait assuré la régence en attendant que le prince soit en âge avant de se faire assassiner par l'un des sbires de Cornélia peu après que l'Empire d'Adrestia eut déclaré la guerre à l'Église de Seiros.
« Vous vous souvenez également de son fils, le prince Lionnel ?
— Son… oui, maintenant ça me revient ! »
Alors que Dimitri se chargeait de punir ceux qui avaient collaboré avec le Duché, le fils du grand-duc Rufus avait réapparu comme par magie. Il avait clamé que la maison Rowe l'avait aidé à se cacher, quand bien même cette maison avait prêté allégeance à Adrestia. Beaucoup s'étaient interrogés sur l'identité réelle de ce jeune homme ? Était-ce véritablement le prince Rufus ou bien un sosie qui avait pris sa place ? L'apparence ne laissait aucun doute à son appartenance à la lignée des Blaiddyd et il possédait également des souvenirs et des informations qu'un inconnu n'aurait pas pu savoir, seulement, les alliés de l'Empire avaient déjà démontré leur faculté à remplacer quelqu'un par un des leurs. Il y avait eu beaucoup de suspicion de part et d'autre puis après plusieurs lunes d'enquête, Dimitri avait conclu qu'il s'agissait bien de son cousin. Qu'il ait disparu pendant cinq ans sans davantage d'explications était surprenant, mais lui-même avait été présumé pendant des années. Il voulait bien accorder le bénéfice du doute.
« Seule La Déesse sait comment, mais il a réussi à échapper à la purge imposée par Cornélia, s'exclama Mercedes. En tout cas, son retour a changé beaucoup de choses, d'autant qu'il s'est marié avec la fille Rowe il y a cinq ans.
— Et ?
— Comme vous le savez, la maison Rowe a soutenu l'Empire et le Duché de Faerghus. Dimitri prévoyait de les déchoir de toutes leurs possessions, seulement le fait qu'ils aient caché le prince Lionnel a atténué leur sanction. Mais étant donné que la fille a épousé un membre de la famille royale, ils ont retrouvé un certain prestige. Et ce n'est pas du goût de tout le monde. Félix, particulièrement, est très hostile au prince et à son épouse. »
Les maisons Fraldarius et Gautier avaient été le fer de lance de la résistance durant la période du Duché. Rodrigue, le père de Félix avait même perdu la vie pendant cette guerre. Rien d'étonnant alors à ce que ce dernier voit d'un très mauvais œil le retour en grâce des Rowe.
« Il se trouve, en plus, que Sophie, l'épouse du prince, est enceinte et devrait accoucher au printemps prochain. Le prince lui-même n'a pas d'emblème, mais si son enfant à naitre en avait un, eh bien, cela ferait de lui l'héritier de Dimitri. »
Beleth sentit un malaise monter en elle. Inconsciemment ou non, Mercedes avait mis le doigt sur une des choses qu'elle avait volontairement occultées et une des causes pour lesquelles elle avait choisi l'exil. Grenat, en tant que fille de Dimitri, était son héritière directe. À plus forte raison si elle possédait son emblème. Elle n'avait jamais cherché à savoir si Grenat portait un emblème pour la simple et bonne raison que cela ne lui aurait créé que des problèmes. Qu'elle ait hérité de l'Emblème du Feu de sa mère ou de celui de Blayddid par son père, l'un et l'autre ne pouvaient que la mettre en danger.
« Je croyais que l'importance accordée aux emblèmes avait été diminuée, marmonna-t-elle. »
Elle-même, en tant qu'archevêque, avait tenté d'amenuiser leur importance, prêchant qu'un individu sans emblème était tout aussi capable de prouesse.
« Oui et non, soupira Mercedes. Il est vrai que certains nobles essayent de désacraliser les emblèmes, Sylvain en premier, mais ce n'est pas si évident. À Faerghus particulièrement, à cause de notre histoire passée. Dimitri lui-même est ambigu sur la question. Alors quand il s'agit de la famille royale, il n'est pas étonnant que le sujet soit préoccupant.
— Je ne veux pas que ma fille se retrouve embrigadée dans ces histoires, déclara Beleth l'air sombre.
— Je le comprends. »
Si elle avait ignoré pendant toute une partie de sa vie l'importance des emblèmes, les quelques lunes passées à l'Académie s'étaient vite chargées de l'instruire. Les emblèmes représentaient un enjeu politique majeur dans la plupart des familles nobles, perpétuer la lignée pour ne pas que l'emblème disparaisse était l'un des objectifs de ces familles. Elle se souvint des demandes en mariage trop nombreuses qu'Ingrid et Mercedes recevaient alors même qu'ils étaient en pleine guerre, ou encore Sylvain qui avait dû combattre son propre frère qui le haïssait pour avoir été déshérité parce que né sans emblème. L'Église les considérait comme un don de la Déesse, mais Beleth avait souvent cherché l'origine réelle des emblèmes notamment en fouillant les livres de l'Abysse ou durant son enquête après son départ de l'Église. Loin de répondre à sa question, cela n'avait fait qu'épaissir leur mystère, mais elle doutait de plus en plus qu'ils soient une quelconque bénédiction de la Déesse.
Elle soupira.
« La maison Rowe… elle n'est pas liée à un emblème que je sache ? dit-elle.
— Non, et depuis la période du Duché leur aura a beaucoup diminué. D'autant que… »
Mercedes sembla hésiter à poursuivre. Beleth l'encouragea à continuer.
« Autant que je sache tout. »
Mercedes lui répondit par un timide sourire.
« Le comte Rowe est mort il y a plusieurs années alors qu'il était emprisonné. C'est donc sa fille qui a pris sa succession. Beaucoup, cependant, considèrent que c'est sa veuve qui dirige dans les faits et elle n'a pas bonne réputation. Pour certains de leurs vassaux, c'est elle qui a poussé le comte a prêté allégeance à l'Empire.
— C'est vrai ? »
Mercedes haussa les épaules.
« Qui sait ? En tout cas, elle n'a jamais vraiment accepté la confiscation de leur terre et leur mise au ban. Ashe doit régulièrement intervenir parce que des chevaliers Rowe pénètrent sur ses terres sans autorisation.
— Elle essaye de restaurer son ancienne autorité.
— Sans doute. Et vu qu'elle est liée à la famille royale, elle a regagné une partie du prestige qu'elle avait perdu. Félix s'oppose fermement à la comtesse et à sa mère. Il les soupçonne de vouloir se venger de ce qui leur est arrivé, mais il n'y a pas de preuve.
— Et Dimitri ?
— Je sais qu'il se méfie aussi de la veuve Rowe, mais il ne peut rien dire sur la base de simple soupçon.
— Pourquoi avoir autorisé à ce que son cousin épouse une Rowe dans ce cas ?
— Il n'a pas eu son mot à dire. Les Rowe ont caché le prince Lionnel pendant la guerre. Les sentiments entre le prince et dame Sophie se seraient développés durant cette période. Il a affirmé qu'il n'épouserait personne d'autre que dame Sophie.
— Je vois… »
Difficile, en effet, de dire quoi que ce soit. Dimitri avait été accusé de l'assassinat de Rufus avant d'être condamné à mort et sauvé in extremis par Dedue. Les Rowe, bien qu'alliés de l'empire, avaient sans doute dû vouloir mettre à l'abri le dernier représentant des Blayddid avec peut-être comme intention de le ressortir une fois la guerre terminée. Dans quel but, en revanche, elle n'en avait aucune idée !
Toujours était-il qu'elle réalisait maintenant que la situation de Fódlan était encore précaire. Les tensions à Adrestia, le regain d'influence de traitres passés et la potentielle crise de succession qui menaçait la maison Blaiddyd, tout cela constituait autant d'éléments qui mettaient en danger la paix fragile du Royaume. Dimitri devait s'efforcer de maintenir une unité, un exercice ô combien périlleux. Et Beleth débarquait au milieu de tout cela. Elle s'inquiétait pour Dimitri, elle s'inquiétait des effets que cette pression pouvait avoir sur lui. Elle voulait l'aider… mais elle se rappela alors de Grenat, en ligne directe pour le trône de Faerghus et elle se retrouva de nouveau perdue.
Blabla de l'auteure
Welcome to chapter 9 !
Un chapitre essentiellement explicatif en fait. Il sert à exposer la situation de la famille royale, élément essentiel dans cette histoire. Eh bien, oui ! Grenat étant la fille de Dimitri, elle est potentiellement la future reine de Faerghus. Sauf que, personne ne la connait et par ailleurs elle est née hors-mariage. Puis en dix ans de règne, un roi doit avoir un héritier. Je ne voulais pas créer une querelle de succession avec d'autres héritiers plus légitimes que Grenat et une reine qui serait jalouse de Beleth, j'ai donc imaginé la reine Alicia, morte de maladie sans avoir donné naissance. Mais pour compliqué les choses, j'ai quand même créé cette incertitude avec le prince Lionnel. L'idée de ce deuxième membre de la famille royale m'est venu en revoyant une scène de Crimson Flower. Alors que l'armée d'Edelgard s'approche de Fhirdiad, Dimitri dit à Rhea que la lignée des Blaiddyd ne s'éteindra pas même s'il meurt. Dans la route d'Edeldgard, Rufus n'est pas mort puisque Cornélia n'a pas pris le pouvoir et ne rien ne dit qu'il n'a pas eu d'enfant. Voilà comment j'ai eu l'idée de ce fils qui se serait caché pendant cinq ans comme Dimitri.
Ensuite, je ne garanti pas de l'excellence de la correction ^^". J'avoue que j'ai un peu trainé pour celui-là et que je viens suelement de terminer la correction. J'espère malgré tout que ce n'est pas gênant.
Sur ce, je vous dis bonne lecture et à la prochaine !
Bises,
Sheena.
