Chapitre 17 Le dernier crépuscule
Beaucoup de temps avait passé et l'anniversaire de la chute de Poudlard approchait à grand pas. Hermione Granger n'avait cessé de tenter de faire plier Lestrange sur ses convictions, plaçant souvent la personne de Lisanna sur le devant de la conversation afin de le faire réagir. Elle avait bien remarqué que parler sans cesse d'elle le perturbait et semblait quelque peu efficace. Il n'était plus du tout violent depuis un moment, trop désireux de mettre en place sa stratégie pensant sans doute que celle-ci allait se laisser prendre au piège. Ce qui était le plus intéressant dans la nouvelle vie d'Hermione était les cours qu'elle continuait de donner encore et encore. Mais c'était surtout le fait de pouvoir discuter avec Minerva McGonagall avant et après chaque cours qui la motivait le plus, cela la revigorait presque de sa condition. Désormais, Lestrange la laissait prendre des douches plus souvent, lui rendant un aspect plus propre.
Comme souvent, après le départ des enfants du cours, Hermione en profitait pour passer du temps avec sa professeur préférée et tandis qu'elle ramassait les parchemins, elles parlaient ensemble.
- Hermione, je crois que les élèves font réellement des progrès, les mangemorts n'avaient sans doute pas anticipé que tous les professeurs combattraient dans notre camp.
- C'est vrai que cela m'a surpris aussi... mais je crois qu'ils ne s'y étaient pas réellement préparés.
- Lorsque vous étiez absente après le mariage de Bill et Fleur, nous pouvions encore nous assurer du suivi mais eux n'en étaient pas capables.
- Professeur...
- Oui?
- Croyez vous que le plan de Shakespeare pourra être mis en place?
- Nous avons tellement eu besoin de son soutien que je pense pouvoir affirmer ses capacités tactiques.
- Vous pensez qu'il se passera quoi?
- Une attaque coordonnée.
- Quoi? fit Hermione surprise.
- C'est ce que je préparerai personnellement.
- Et comment serait-ce possible ?
- Il faudrait réussir à contacter toutes les cellules les unes après les autres et attaquer Poudlard tous ensemble.
- Mais cela sera compliqué, ils ont réinstallé la protection anti-transplanage. Ils seront visibles surtout que le lac a été asséché.
- Oui... Si seulement nous pouvions récupérer nos baguettes à cet instant, nous pourrions être utiles.
" C'est vrai ça... où elles sont d'ailleurs, ils les ont détruites ? C'est peu envisageable après tout, produire des baguettes est compliqué... Ils ont dû les conserver..."
- Professeur... je vais essayer de découvrir où elles sont.
- Comment ? Ne prenez pas de risques.
- Je vais amener Lestrange sur le sujet.
Hermione remarqua le regard de Minerva McGonagall et elle le connaissait bien, le visage qu'elle avait toujours arboré quand Harry s'attirait des ennuis.
" Elle pense sans doute que je prends des risques inutiles avec Lestrange..."
- Professeur... qu'y a-t-il ?
- Vous devriez éviter de compter sur lui ou de vous rapprocher même si l'intention est louable.
- Je vous demande pardon?
- Asseyez-vous s'il-vous-plait.
Hermione s'installa sur une chaise inquiète de ce que le professeur risquait de lui apprendre.
- Hermione... je n'osais pas en parler de peur de vous mettre un coup au moral.
- Merlin... quelqu'un est mort? Quelqu'un dont j'étais proche ? Qui? demanda-t-elle inquiète.
- Rien de tout ça Hermione.
- Ha...
" Mais qu'est-ce qu'elle va m'annoncer?"
- Comme vous le savez, je vis en bas, avec les esclaves.
- Oui bien sûr.
- J'ai peur qu'une certaine défiance ne se soit installée parmis eux.
- Une défiance ? Laquelle ?
- Par rapport à vous.
- Moi? Mais pourquoi ?
- Les esclaves commencent à soupçonner une certaine collusion.
- Quoi? Mais mais...
- Je sais que ce n'est pas le cas, et j'essaye de le faire comprendre.
" Ils se méfient de moi? Mais c'est pas possible..."
- Je n'ai aucune collusion avec eux... j'essaye d'aider tout le monde.
- Hermione... Les esclaves voient certaines choses.
- Mais lesquelles ?
- Vous êtes vous regardée dans un miroir récemment ?
- Pardon?
- Vous êtes propre, vous n'arborez aucune blessure et vous n'êtes pas amaigrie.
- Mais c'est sa stratégie !
- Je le sais et je crois que Lestrange obtient ce qu'il veut depuis le départ.
- Que les esclaves soient convaincus que je me plie à leurs désirs ?
- Oui.
- Si je suis propre c'est uniquement parce que je m'occupe des élèves, il ne me frappe plus pour accroître son capital sympathie et si je ne suis pas amaigrie c'est parce que je pioche dans ses assiettes.
McGonagall la regarda étrangement.
- Il vous laisse...
- Non! Il me fait ramener ses assiettes aux cuisines et si il reste de la nourriture je me sers pour justement ne pas être affaiblie.
- Les esclaves ne voient pas les choses comme ça.
- Je devrais être brisée physiquement et mourir de faim? C'est ça ? fit elle énervée.
- Hermione calmez vous. Moi je ne le pense pas mais...
- C'est honteux ! fit Hermione l'interrompant. J'ai tout donné dans cette guerre, j'ai tout perdu.
- Je le sais mais...
- Pas eux? C'est ça... On a tenté d'alerter du retour de Voldemort, Cédric Diggory l'avait payé de sa vie. Personne n'a cru Harry. On nous a envoyé Ombrage pour nous faire taire. Personne ne nous a cru. Le Directeur est mort et la société magique a laissé Voldemort prendre le pouvoir.
- Je le sais bien Hermione.
- Durant un an avec Harry et Ron, nous avons vécu sous la tente, dans le froid, cherchant les horcruxes et les reliques... On a perdu tellement de gens. Bellatrix m'a marquée ! fit elle en montrant son bras.
Minerva McGonagall le savait déjà et elle se mordit la lèvre en la voyant.
- J'ai effacé la mémoire de mes parents !!! Même si la guerre finit je ne sais pas si je les retrouverai ou si je pourrai leur rendre la mémoire. J'ai vu mourir mon meilleur ami de toujours, celui que je considérais comme mon frère, j'ai entendu mourir Ron que j'aimais !! Et on me considère comme une traîtresse !!!
- Hermione je sais que vous ne nous avez pas trahi.
- J'ai tenté d'aider les filles de la fontaine, j'ai accepté d'être renvoyée ici pour aider la résistance...
Hermione se rendit compte de ce qu'elle venait de dire et le regard de Minerva McGonagall était clairement surpris.
" J'ai perdu le contrôle de mes nerfs."
- Qu'est-ce que vous venez de dire?
- Je vous ai menti... Neville et Katie sont en vie.
- Quoi?
- Lorsque nous avons été envoyés dans la forêt, Shakespeare a envoyé son patronus pour nous sauver et nous guider vers une sortie.
- Laquelle ?
- Drago Malefoy a survécu... Shakespeare lui a demandé de protéger les esclaves qui survivent dans la forêt et il avait une lettre pour moi.
- Que disait elle?
- Que je devais revenir à Poudlard pour motiver les troupes. J'ai dû traverser toute la forêt avec les détraqueurs aux trousses, j'aurai pu mourir. Mais je suis revenue... depuis il applique cette stratégie et plus personne ne me fait confiance... J'ai vraiment raison... une fois tout ça finit, je dis au revoir à la société magique.
- Hermione comprenez les...
- Non Professeur... je pourrais comprendre que l'on se pose des questions mais pas que l'on me traite de traîtresse, j'ai assez donné pour mériter plus de respect. Ce n'est pas de l'orgueil juste de la logique. Oui je suis gentille avec Lestrange, oui je le prends en pitié et oui je l'ai soigné mais je ne l'ai pas fait par plaisir.
Hermione vidait son sac, elle était plutôt sidérée.
- Je comprends votre colère, elle est méritée. Mais ce n'est que quelque chose de normal. Il atteint autant son but que vous. Il est intelligent et bien sûr si il vous martyrisait, les esclaves vous soutiendraient aveuglément. Votre statut particulier et le fait que vous soyez mon assistante est la meilleure carte qu'il ait pu jouer. Et malheureusement c'était ce que l'on appelle un véritable atout.
- Professeur... cela signifie-t-il que si nous gagnons la guerre, je risque un jugement ?
- Sûrement pas, je ne le tolérerai nullement, pas après tout ce que vous avez accompli.
- Merci de votre soutien.
" Tant qu'elle me croit, c'est l'essentiel... "
- Je n'ai cependant qu'une question.
- Laquelle ? demanda Hermione inquiète.
- Sa phrase, comme quoi vous avez partagé sa couche, j'ai vu quelque chose dans votre regard. Que s'est il passé ? Ce n'était pas un mensonge n'est-ce-pas ?
- Je n'ai pas couché avec ce monstre ! Je me suis assoupie sur son lit après l'avoir soigné, et je me suis réveillée au petit matin avec une couverture, c'est tout! fit elle vexée.
" Même elle doute de moi alors? C'est si imaginable?"
- Vous vous êtes méprise sur le sens de ma question.
- Quoi? Méprise ?
- J'ai cru que vous m'aviez menti.
- Je ne comprends pas...
- Je croyais qu'il avait abusé de vous et que vous n'aviez pas osé me le dire, par honte sans doute...
- Non professeur...
Hermione fut rassurée de la confiance de Minerva McGonagall et s'en voulait maintenant de s'être énervée.
- Vous me le diriez ?
- Oui... Ce n'est pas le genre de Lestrange.
- C'est pourtant le meilleur moyen de briser une femme. Ça et ses enfants.
- Je suis une sang de bourbe.
- Hermione ne dîtes pas ça.
- Justement si... bizarrement et pour la première fois de ma vie, je suis contente de l'être. Si il ne l'a pas fait, c'est parce que je l'étais justement, ne pas se souiller.
- Je vois...
- J'espère cependant que la résistance fera attention aux enfants lors de l'attaque, eux n'y sont pour rien.
- Je l'espère également. Vous devriez repartir, il risque de descendre.
- Vous avez raison, il est temps pour moi de remonter et d'avoir mes conversations collusoires.
- Hermione...
- Laissez tomber professeur... Si les esclaves le pensent tant pis mais lors de l'attaque je leur prouverai qui je suis, si je dois sauver chaque esclave un par un, je le ferai. Et si je dois mourir en le faisant ce sera comme une résistante.
- Et je n'hésiterai pas à mourir aux côtés de cette résistante, sachez le bien.
- Merci professeur... j'espère que cela n'arrivera pas.
Hermione remonta alors voir celui qui dans sa stratégie semblait avoir donc marqué le plus de points dans l'esprit des gens.
" Héroïne, résistante, esclave et maintenant traîtresse... Parfait."
Hermione s'était ensuite mise au travail complètement en colère de savoir ce que l'on pensait d'elle, elle grattait tellement nerveusement le parchemin avec sa plume qu'elle avait attiré par deux fois le regard presque courroucé de Lestrange. Elle en avait ras le bol de sa stratégie et elle comptait bien lui faire comprendre.
- Vous devez être fier de vous ?
- Quoi?
- Vous avez réussi à détruire l'image que j'avais, les gens se méfient de moi.
- Qui donc ?
- Les esclaves, vous devez jubiler.
- Je crois que tu devrais sincèrement changer de ton.
- Vous allez me torturer, faites le.
- Ne me tente pas.
- Vous ne le ferez pas n'est ce pas? fit elle en se levant.
- Et pourquoi ? fit il en posant le parchemin qu'il tenait.
- Parce que si vous le faites, vous détruisez votre travail. Je serai à nouveau une victime et les esclaves comprendront que je ne suis pas votre alliée.
Hermione remarqua un petit tumulte à l'extérieur mais la réponse de Lestrange la fit se reconcentrer.
- Visiblement tu as enfin compris ce que je faisais.
- Ho oui... mais depuis longtemps... je n'avais juste pas remarqué que des ingrats tomberaient dans le panneau.
- Tu es très gentille avec tes condisciples.
- Mes condisciples ? Mes seuls condisciples sont dans la résistance et même certains d'entre eux doutent.
- Tu vas vraiment devoir changer de ton. Je commence à être désappointé.
- Je m'en moque totalement.
Hermione remarqua que Lestrange prenait attention au tumulte présent à l'extérieur.
" Ce serait l'attaque ? Maintenant ?"
On frappa alors à la porte d'une manière assez nerveuse.
- Entrez.
Elle vit débarquer Sonia, la Dullahan visiblement à bout de souffle et stressée.
- Qu'est-ce-qu'il se passe ?
- Je... Euh... devant elle?
- Réponds !
- Desmond... la résistance...
- Quoi? Parle!
- Ils ont détruit Nagini.
- Quoi!!!!!
- On ne s'y attendait pas...
" Ils ont réussi... ils ont détruit le dernier horcruxes... bravo Owen!"
- Je me doute qu'on ne s'y attendait pas. Bon... le maître doit être affaibli de la perte de Nagini.
- Il semblerait oui...
- Tu vas déplacer tout le Dullahan.
" Une expédition punitive ? Le monstre..."
- Et je les envoie où ?
- Ils vont dans le couloir qui mènent aux appartements du Seigneur des ténèbres.
- Quoi?
- C'est pas une coïncidence, la résistance a détruit une partie de nos stocks de potions, ils ont détruit le ravitaillement, on a encore perdu des hommes quand on a capturé McGonagall.
- Tu crois qu'ils préparent une action directe ?
- Devine idiote... fit il très énervé.
- Désolée.
- T'excuse pas...
" Tiens tiens, Lestrange perd son self control..."
- On reste là-bas ?
- Tant que je ne donne pas d'ordre contraire. Va chercher des potions de renforcement, et distribue les.
" Et merde..."
- Je détruis les baguettes ?
- Non, inutile.
" Les baguettes ? Allez dites moi où elles sont..."
- Tu veux les laisser là-bas ?
- Pourquoi les détruire, cette pièce est suffisamment pratique pour les y laisser.
- D'accord... Tu restes là ?
- Oui, j'attends les ordres du Seigneur. Si il y a un ordre tu envoies un messager, je refuse que vous bougiez de ce satané couloir.
- Bien Capitaine.
La Dullahan sortit alors de la pièce et elle croisa le regard énervé de Lestrange, tellement énervé qu'il fit craquer son cou. Cela avait plutôt de le don de la stresser. Mais désormais elle avait une bonne idée de l'endroit où se trouvaient les baguettes et il suffirait d'y accéder ou de transférer le message.
" Un endroit sécurisé et pratique, cela doit forcément être la salle sur demande, mais elle doit être gardée..."
- Reprends ton travail.
- Nous n'avons pas fini de discuter.
- Si tu tiens à ton intégrité physique, je te conseille de te taire.
- Je me tairais quand vous répondrez à mes questions.
- Tu es extrêmement énervante. Une seule et après tu te tais.
" Une seule hein... Bon vu la situation, j'ai besoin de calmer le jeu et de le rendre plus humain en lui faisant se rendre compte de ce qu'il ressent... Je pense savoir quoi..."
- Pourquoi m'avoir sauvée du viol?
- Quoi?
- Je veux savoir si vous l'avez fait par bonté ou pour votre stratégie.
- Ma stratégie ?
- Lestrange... je suis née moldue, je connais le syndrome qui implique de s'attacher à son tortionnaire.
- Et tu penses que j'ai tenté cela?
- Peut-être, mentit elle convaincue du fait cependant.
- Cela change quelque chose ?
- Rien du tout, mais je veux le savoir.
- Oui c'était stratégique.
- J'aurai donc été quelqu'un d'autre vous auriez laissé faire ?
- Je ne sais pas.
- Quoi? fit Hermione surprise.
- Je n'ai jamais été partisan de cette méthode.
" Il parle de méthode pour un viol?"
- Vous...
- Oui?
- Vous n'acceptez pas ce qui se passe à la fontaine ?
- J'accepte ce qu'il s'y passe mais je n'y participe pas pour autant.
" C'est déjà ça en soit".
- Puis je demander pourquoi ?
- Cela fait deux questions supplémentaires. Je n'y participe pas car je ne suis pas là pour ça. Moi je suis ici pour traquer nos ennemis, les faire parler et les éliminer. Le reste je m'en moque.
" Bon... c'est pas la joie mais c'est déjà ça."
- Vous savez Lestrange, ne pas y participer est un peu une forme de résistance.
- Quoi?
- Ça prouve que vous n'êtes pas totalement sans cœur... Vous ne voulez pas profiter de pauvres gamines apeurées qui subissent des sévices horribles de façon incessante.
- Reprends ton travail.
Hermione se décida enfin à obéir et elle entendit Lestrange s'allumer une cigarette. Elle tentait clairement de ne pas prêter attention à ce qu'il faisait mais il semblait nerveux. Il croyait à une attaque, c'était évident pour elle et elle se disait surtout que la destruction de Nagini était la bienvenue.
" Désormais on peut tuer Voldemort, c'est un fait et visiblement la mort de Nagini a fini de l'affaiblir. Mais ça va être dur si tout le Dullahan s'occupe de sa protection."
- Moi aussi je vais te poser une question, fit Lestrange au bout d'un moment.
" Qu'est-ce qu'il veut savoir ?"
- Posez la.
- Depuis quand?
- Pardon?
- Depuis quand savais tu que la résistance traquait Nagini?
" Merde... il a compris..."
- Je ne le savais pas.
- Tu mens.
Hermione l'entendit se lever et elle-même se hissa de sa chaise immédiatement.
- Lestrange je vous le jure, je ne le savais pas.
- C'est étrange...
- Quoi? fit elle inquiète.
- Que tu penses qu'un tel mensonge serait efficace. Tu n'avais pas l'air très étonnée de l'apprendre.
" Non...non... il va se douter..."
- Je ne le savais pas réellement... cela a toujours été notre but, la destruction de l'horcruxe.
- Tu mens.
Hermione le vit s'approcher et déglutit, elle avait une bonne idée de ce qui allait se passer.
" Merlin... si il lit dans mes pensées, le plan passe à la trappe."
- Lestrange... vous avez failli me tuer la dernière fois.
- L'information sera plus fraîche.
Il s'approchait encore et Hermione ferma les yeux tentant de dresser ses barrières mentales. Elle avait besoin de toutes leurs puissances pour pouvoir le contrer. Elle sentit sa présence à côté d'elle prête à l'affronter quand, tout à coup, un coup retentit à la porte.
" Sauvée par le gong... Coup de chance..."
- Qu'est-ce que c'est ?
- C'est Nott, Capitaine.
" Théo ? Je t'adore..."
- Entrez.
Hermione vit alors entrer Théodore Nott, visiblement essoufflé. Il avait dû parcourir les escaliers au pas de course.
- Capitaine Lestrange, une missive du Seigneur.
- Vous l'avez ouverte Nott?
- Je ne me permettrai pas.
Elle vit Lestrange ouvrir la dite missive et elle regarda le visage de Théodore. Celui-ci la regarda étonné et comprit qu'il était intervenu à un moment propice.
" Théo... ne me regarde pas avec pitié..."
Elle le vit surveiller Lestrange et lui faire un signe de tête. Elle lui répondit en lui faisant les gros yeux pour qu'il évite les problèmes.
- Alors ça... très intéressant.
- Qu'y a t'il Capitaine Lestrange ?
- " Mettez en place les préparatifs, demain à l'aube Hermione Granger sera exécutée publiquement." Nous allons nous y atteler.
" Quoi ? Il... ils vont m'exécuter?"
Elle savait que cela pouvait arriver mais l'entendre dire était bien différent encore, elle en eut presque les jambes coupées.
" C'est fini... c'est trop tard... tout est perdu..."
- Capitaine, vous devez empêchez ça.
" Théo non!"
- Pardon?
- Empêchez son exécution.
- Et pourquoi ? Soyez convaincant Nott.
" Merde Théo... il va te tuer... tais toi..."
- Vous n'avez pas réussi à la faire plier...
" Non... pas comme ça..."
-... vous n'avez pas trouvé le traitre dans le château... vous le cherchez toujours. Demandez au Seigneur plus de temps.
- Je vois... Dites moi Nott, j'ai cru lire que vous étiez en classe avec elle.
- Euh... oui c'est exact... pourquoi ?
- Ce comporte est quelque peu ambigu. Non?
" Non... pas Théo... pas lui..."
- Capitaine je ne faisais que...
- Théo ! Arrête, s'il-te-plaît, fit Hermione.
- Tiens donc... fit Lestrange. Théo ?
- Nous étions amis avant tout ça... ce n'est que ça... il ne mérite pas de sanction. C'était juste un choc... J'accepte mon sort. C'est pas grave Théo... mais merci.
- Hermy je...
Hermione vit la main de Lestrange se poser sur le torse de Théodore et s'inquiéta immédiatement.
- Nott, je vais fermer les yeux pour cette conversation, juste pour cette fois car j'ai mieux à faire que de vous faire parler. Vous allez prévenir tous les mangemorts et raffleurs de ce château et leur dire de préparer cette magnifique journée de demain. Un très beau spectacle va avoir lieu et tout le monde est invité à la fête.
- Capitaine...
- Vous m'avez compris... Disposez.
- Capitaine.
- Nott... j'ai quelques sortilèges qui me démangent... À moins que vous préfériez perdre un œil comme votre ami avant sa mort?
- Qu'allez-vous lui faire ?
- Finir ce qui a été commencé il y a bien trop longtemps. Maintenant vous déguerpissez de mon bureau ou je vous transforme en hibou. Exécution !
Théodore sortit alors du bureau et Lestrange s'adressa à Goyle.
- Qu'on ne me dérange pas de la nuit, j'ai à faire.
Il verrouilla la porte d'un sortilège et lança clairement un assurdiato.
" Merde... Là c'est vraiment les problèmes."
- Alors... vu que la mort t'attend demain, je crois que je vais avoir tout le loisir de découvrir tes petits secrets.
- Lestrange... pourquoi ?
- Pour éviter l'échec total. Il y a dans ta tête des informations que je veux.
- C'est inutile... je vais mourir demain, vous ne pourriez pas me laisser tranquille.
- Il y a tant de choses à découvrir.
" Bon sang!!! La lutte va être compliquée... il me faudrait une arme..."
Elle reculait vers la salle de bain lentement et s'y glissa pour récupérer le rasoir.
- Un rasoir contre une baguette ?
- Je vais me battre jusqu'au bout Lestrange.
- Je vois ça...
" Il faut que je résiste un maximum, je gagnerai du temps sur sa legilimencie... Gagner du temps? Mais oui... un maximum... Théo doit prévenir tout le château, et si Shakespeare est dans le château... Il va venir, il va venir... j'espère qu'il va venir... En tout cas, va falloir qu'il se dépêche parceque lui, il va pas l'attendre... Merde j'ai vraiment l'air conne avec mon rasoir... Déjà au corps à corps il me sera supérieur alors... C'est pas vrai. J'ai besoin d'aide Shakespeare... c'est vraiment le bon moment pour une entrée théâtrale."
- Alors, commença Lestrange, j'espère que tu es prête ? Moi je le suis!
Hermione ne put alors que déglutir en croisant les doigts et en serrant le rasoir.
Réponses Reviews
Lestrange-maria
Comme tu dis Ginny et Blaise prévisible mais je les ai oublié en route en fait, donc je les ai placés par dépitLe meilleur des plans contient toujours des failles en même temps, soit de timing soit de personnes.Et pour mes publications, c'est quand c'est écrit lol, je me pose plus jamais vraiment de timing car ça me met la pression et étrangement je deviens biens moins bons dans l'écriture. Moi pour l'appli je télécharge les fics ainsi dès qu'elles sont mises à jour hop un petit bouton rouge dans la bibliothèque.
