X – Le moment de choisir


Il avait fallu pas moins de deux jours à Adrien pour digérer la discussion houleuse qu'il avait eue avec Ladybug, après le dernier combat.

Il lui avait trouvé des excuses : ils étaient tous les deux à fleur de peau d'avoir dû partir se battre, alors qu'ils étaient en plein câlin, ils étaient fatigués par le combat et, du point de vue de Ladybug, Chat Noir n'était effectivement pas très constant.

Il savait depuis longtemps qu'elle était extrêmement stricte sur la sécurité et le secret de leur identité. Il n'ignorait pas non plus qu'elle avait du mal à se remettre en question, et n'écoutait que rarement ses arguments à lui, quand ils étaient en désaccord. Elle avait certes fait des progrès ces derniers temps, et revenait parfois sur ses positions, mais c'était un défaut constant chez elle. Là non plus, il ne pouvait pas dire que c'était une grosse surprise.

Mais voilà qu'une fois de plus, elle n'avait pas pris ses sentiments au sérieux. Ce dernier point avait un peu plus de mal à passer. Il savait qu'elle n'était pas insensible ni ne manquait d'empathie. Elle en avait avec les akumatisés, elle en avait énormément avec lui en tant qu'Adrien. C'était vraiment la relation qu'elle avait avec Chat Noir qui était au cœur du problème. Depuis trois ans, pourtant, ils avaient réussi à tisser une vraie complicité tous les deux. Leurs discussions se passaient bien, même en cas de désaccord. Il avait même cru avoir gagné son estime. Il se sentait vraiment déçu par ce dernier échange.

Vraiment.

oOo

Quand Ladybug arriva chez Adrien, le soir convenu, il fit son possible pour mettre sa rancœur de côté. En tant que lui-même, il n'avait rien à lui reprocher. Et ce n'était vraiment pas le moment de lui dévoiler son lien avec Chat Noir.

Il prit donc sur lui mais, rapidement, il réalisa qu'elle n'était pas comme d'habitude. Elle souriait sans que cela ne fasse briller ses yeux ; elle lui parlait, mais il n'avait pas l'impression d'avoir toute son attention. Sans doute, cela serait passé inaperçu s'il n'était pas particulièrement attentif à ses expressions. Or, il avait pris l'habitude de dépasser son apparence pour ne voir que la personne qui se trouvait dessous.

Finalement, il décida de ne pas faire semblant de se rendre compte de rien :

— Quelque chose ne va pas, ma puce ? finit-il par demander.

Elle tomba le masque. C'est du moins l'impression qu'il eut, même si elle ne se détransforma pas. Son désarroi s'inscrivit sans fard sur le visage que lui façonnait son Miraculous.

— Je… j'ai eu une discussion avec Chat Noir l'autre jour et… ça ne s'est pas bien passé.

Adrien mourrait évidemment d'envie de connaître son point de vue sur leur échange catastrophique, mais il n'aurait pas été très loyal de la faire parler à son insu. D'un autre côté, aucun petit ami attentif ne pouvait changer de sujet, alors qu'elle était manifestement très perturbée par la situation.

— Tu as envie de m'en parler ? s'enquit-il prudemment.

Elle plongea ses yeux dans les siens et demanda :

— Est-ce que tu penses que, si je ne te dévoile pas qui je suis, c'est parce que je ne t'aime pas assez ?

Visiblement, la phrase qu'il avait lancée en partant, exprimant sa colère et son chagrin, avait fait mouche. Il décida de profiter de l'occasion pour exprimer le fond de sa pensée.

— Je suis conscient que ce n'est pas par défiance que tu ne le fais pas. Que, pour toi, c'est une question de sécurité et de devoir. En ce qui me concerne, je pense que notre relation ne pourra pas continuer à évoluer dans le bon sens avec ce genre de secrets entre nous. À un moment, si notre relation compte vraiment pour toi, il va bien falloir que tu te décides. Cela dit, je comprends que tu aies besoin d'un peu de temps pour ça.

Elle le considéra quelques secondes, le temps d'assimiler ses paroles.

— J'ai peur que Chat Noir rende son Miraculous, finit-elle par livrer.

Il ne put cacher sa stupéfaction :

— Mais… pourquoi tu dis ça ?

Elle avala sa salive et confia :

— J'ai toujours pensé… qu'un jour, si je veux vivre ma vie, il faudra que je le rende. Je veux dire… Il y a quelques années, je suis sorti avec quelqu'un et… c'était bien, mais être Ladybug, et ne pas pouvoir le lui dire, a mis une distance entre nous, qu'il a sentie et qu'il n'a pas supportée. C'est pour ça que cela n'a pas tenu. J'ai compris qu'il faudrait un jour que je fasse le choix entre la personne que j'aimerais et mon rôle de Ladybug. Clairement, avec lui, j'avais inconsciemment choisi mon Miraculous. Je me suis dit que j'espérais bien, un jour, rencontrer quelqu'un qui me fasse faire l'autre choix.

Ce fut le tour d'Adrien d'avoir besoin de quelques instants pour analyser ses paroles. Ainsi, elle avait vécu ce qu'il avait expérimenté avec Kagami. Mais ils n'étaient pas arrivés aux mêmes conclusions. Il n'avait jamais envisagé de rendre sa bague. Non, il pensait que partager son secret suffirait. Ce qu'il n'avait pas fait. Lui aussi avait fait l'autre choix.

Il n'avait jamais, non plus, soupçonné que Ladybug puisse envisager de renoncer à ses responsabilités par amour. Cela le stupéfiait. Elle, qui semblait toujours faire passer le devoir avant les sentiments, laissait entrevoir une facette inédite de sa personnalité. Il réalisa qu'elle le regardait. Il y avait tellement d'amour dans ses yeux qu'il se sentit fondre.

— Est-ce que tu crois que le moment est venu de choisir ? demanda-t-elle d'une voix tremblante.

Il la serra brièvement contre lui avant de prendre un peu de recul pour plonger ses yeux dans les siens :

— Je ne crois pas que tu sois prête à le faire. Moi, je peux patienter. Surtout maintenant que je sais que tu l'envisages. Enfin, que tu envisages de faire un choix.

— Doutes-tu de celui que je ferai ? demanda-t-elle.

— Ce serait bien outrecuidant de ma part d'imaginer que tu renoncerais à être Ladybug pour moi. D'ailleurs je ne te le demande pas. Avant que tu prennes ce genre de décision, on pourrait en parler et envisager des alternatives.

Elle lui sourit tendrement :

— D'accord, je note.

Puis son sourire se fana et elle baissa la tête.

— Qu'est-ce qu'il y a, ma puce ? s'inquiéta Adrien.

— Chat… J'ai été tellement insupportable, avec lui. J'ai été blessante.

Tu peux le dire, Milady ! Tu ne m'as pas raté !

— Ça m'a terrorisée l'idée qu'il arrête, expliqua-t-elle. Je sais qu'un autre porteur pourrait prendre sa place, mais ce ne serait pas pareil. Je ne sais pas si je pourrais travailler avec un nouveau Chat Noir. Confier ma vie à quelqu'un d'autre… Je n'arrive pas à l'envisager.

Elle avait l'air tellement perdue à cette idée, qu'Adrien sentit son cœur se gonfler de tendresse pour sa partenaire.

— Tu es certaine qu'il a parlé d'arrêter ? demanda-t-il doucement.

— Non, il n'a pas dit ça, mais… J'ai senti que son rôle lui pesait, et l'empêchait de vivre sa vie personnelle. Je… au lieu de l'écouter et d'en parler avec lui, j'ai… j'ai nié qu'il soit capable de suffisamment s'attacher à quelqu'un pour se poser ce genre de questions. C'est terrible de se conduire comme ça avec un ami, non ?

— Oui, confirma Adrien sans hésiter.

— Il doit me détester, maintenant ! gémit Ladybug. Qu'est-ce que je vais faire ?

— Lui présenter des excuses ? suggéra Adrien.

— Tu crois que ça suffira ? douta-t-elle. C'est… ce n'est pas la première fois que je suis imbuvable avec lui.

Je suis plutôt content que tu t'en rendes compte, ma Buguinette. Parce que c'est vrai que tu as la dent dure quand tu te lâches !

— Eh bien, je suppose que tu le sauras rapidement, fit-il remarquer. Je te conseille aussi de lui expliquer pourquoi tu as réagi comme ça. Ce sera l'occasion d'en discuter entre vous.

Elle hocha la tête, approuvant le conseil.

— Ce n'est pas évident d'avoir le temps de parler tous les deux, regretta-t-elle. On doit souvent repartir rapidement, une fois le combat terminé.

— Tu n'as pas de moyen de le contacter ?

— Si, mais il faut qu'il soit transformé pour avoir accès à cette messagerie-là.

— Laisse-lui ton message. S'il ne l'a pas entendu la prochaine fois que vous vous revoyez, tu pourras lui dire de l'écouter. Au moins, il saura que tu as cherché à t'excuser avant le combat suivant.

— Tu as raison. C'est ce que je vais faire.

— Tu veux t'y mettre tout de suite ? proposa-t-il. Tu peux t'installer dans la chambre, je reste ici.

Elle considéra l'idée.

— Ça ne t'ennuie pas ?

— Vas-y !

Elle lui sourit avec reconnaissance, et partit à côté. Adrien l'attendit, installé dans son canapé. Les minutes s'égrènent. Adrien était de plus en plus impatient de découvrir son message. Mais il ne pouvait pas prendre le risque de se transformer.

Au bout d'un moment, Plagg pointa le nez hors de son panier.

— Elle est partie ? questionna le kwami.

— Non, cache-toi, chuchota vivement Adrien. Ce n'est pas le moment de se révéler, crois-moi.

— Je vais pouvoir parler avec Tikki, ou vous allez regarder un film ?

— Je n'en sais rien encore. Allez, disparais !

Enfin, Ladybug revint. Elle sourit à son petit ami :

— Je me sens tellement légère maintenant. Merci Adrien.

Il ravala son « À ton service, Milady », et ouvrit les bras :

— Et si tu t'occupais de moi, maintenant ? suggéra-t-il.

oOo

À peine Ladybug eut disparu par les toits, ce soir-là, qu'Adrien lança :

— Plagg, transforme-moi !

Il détacha fébrilement son bâton et regarda sa messagerie. Pas moins de trois enregistrements l'attendaient. Il lança le premier :

Chat, c'est moi, Ladybug. Je voulais te dire à quel point je suis désolée pour l'autre soir. Je regrette ce que j'ai dit. Je ne le pensais pas. J'ai honte de t'avoir répondu de cette manière. Voilà, je suis désolée, et j'espère que tu pourras me pardonner.

Cela s'arrêtait là. C'était déjà un bon début. Chat lança le second message :

Chaton, c'est encore moi. Je voulais t'expliquer pourquoi j'ai parlé comme ça. Je ne me cherche pas des excuses, mais je pense que je te dois des explications. Voilà : quand tu m'as dit que tu ne voulais plus continuer comme ça, j'ai pensé que tu allais finir par rendre ton Miraculous. Et moi, je ne m'imagine pas me battre sans toi. Ni seule, ni avec un autre Chat. C'est toi mon partenaire, Chaton, et je n'en veux pas d'autres. Alors j'ai paniqué et j'ai refusé de t'écouter, pour éviter qu'on en arrive là. Je suis consciente que mon attitude a été égoïste et immature. Et extrêmement injuste envers toi. Voilà, tu sais tout. Je suis vraiment désolée. Pardonne-moi.

Adrien marqua une pause avant d'écouter le dernier message. Ladybug reconnaissant ses torts, ce n'était pas si courant. Au moins, il l'avait convaincue de communiquer avec son alter ego.

Encore moi. Je me rends compte que je ne t'ai toujours pas répondu sur le fond. Alors, avant tout, je suis contente que tu aies trouvé quelqu'un avec qui tu te sens bien, et avec qui tu désires construire quelque chose. Je te souhaite tout le bonheur possible, du fond du cœur. J'espère qu'elle réalise à quel point tu es quelqu'un de merveilleux. Et puis, aussi, qu'elle est plus gentille et plus attentive que moi. Tu le mérites. Pour ce qui est de lui révéler ce que tu es je… je… j'aimerais qu'on prenne le temps d'en discuter tous les deux. Je… je réalise que c'est ce que tu attendais de moi dès le début et, une fois de plus, je te demande pardon d'avoir eu besoin d'une diatribe, de deux jours, et de trois messages avant d'y arriver. Je suis nulle. Je m'en veux. Pardon.

Adrien avait la gorge serrée, quand la voix de sa partenaire s'éteignit. Il retrouvait dans ce message la Ladybug qu'il avait appris à connaître chez lui : celle qui pouvait douter d'elle, qui était affectueuse… et qui l'appréciait. Il avait noté aussi qu'elle acceptait de discuter d'une éventuelle révélation. Elle faisait l'effort de ne pas se prononcer sans avoir entendu son point de vue. Ça aussi était assez rare. Enfin, il avait entendu sa peur de ne pas être pardonnée : dans la répétition, déjà, et aussi dans la voix. Même s'il ne l'avait pas lu dans ses yeux, plus tôt dans la soirée, il aurait su à quel point leur entente comptait pour elle.

Il réécouta les trois messages et se détransforma.

— C'est bon maintenant, ou tu vas continuer à faire une tête de six pieds de long ? enquêta Plagg qui était totalement étranger au concept de psychologie.

— Ça va mieux.

Adrien réfléchit. Il voulait lui répondre avant leur prochain combat – qui pouvait arriver n'importe quand – mais il ne fallait pas qu'elle puisse soupçonner qu'il savait qu'elle lui avait laissé ces message. Il décida d'attendre le matin, et alla se coucher dans le lit où s'attardait encore l'odeur de sa petite coccinelle.

Le lendemain, il prit une douche rapide et un café, avant toute chose. Puis, il se transforma, repassa les trois messages, et entreprit d'y répondre :

Milady, je suis assez content que tu m'aies laissé ces petits mots, parce que je dois avouer que notre discussion de l'autre jour m'avait fait très mal. Je suis parti avec l'impression que je ne valais pas grand-chose à tes yeux. Après quatre ans à se battre côte à côte, c'est un peu rude. Apparemment, tu t'en es rendu compte, et cela ne reflétait pas tes pensées. Tant mieux. J'accepte tes excuses.

Il mit fin au message, resta pensif, puis relança l'enregistrement :

Pour ce qui est du fond, je n'ai jamais eu l'intention de rendre mon Miraculous. Je ne te laisserai jamais seule devant le Papillon. On est une équipe. C'est ce que je t'aurais dit si tu me l'avais demandé. Et si, un jour, c'est toi qui envisages de laisser tomber, même pour les meilleures raisons du monde, n'oublie pas que je suis le premier concerné. Quand bien même tes motivations n'auraient rien à voir avec moi. Je pense qu'il va falloir qu'on discute de tout ça face à face. De mon côté, y'a pas d'urgence. Mais si on pouvait éviter d'attendre d'être en crise et que ça parte en sucette, ce serait bien.

Chat appuya sur le bouton d'arrêt. Il regarda son bâton, puis se mit à sourire. Aucune raison de se priver. Il enclencha l'enregistrement :

Dis, Buguinette, j'ai quand même l'impression qu'on a un vrai problème de communication. Tu ne crois pas qu'on devait suivre une thérapie de couple ? En tout bien tout honneur, bien entendu. Allez, à la prochaine ! Bonne journée !

oOo

À son réveil, Marinette demanda à Tikki de la transformer, mais sans illusion. Il était peu probable que Chat Noir ait écouté ses messages durant la nuit (elle avait déjà vérifié avant de se coucher). Elle fut agréablement surprise. Elle avait trois messages ! Elle n'espérait pas de réponses si tôt. Chat Noir attendait-il qu'elle le contacte ? Est-ce qu'il se transformait régulièrement depuis trois jours, à attendre qu'elle revienne vers lui ? Pourquoi avait-elle mis tant de temps à comprendre qu'elle lui devait des excuses ?

Elle écouta le premier enregistrement. Elle oscilla entre la tristesse (elle l'avait réellement blessé) et le soulagement (il acceptait ses excuses). Elle était cependant consciente que cela ne signifiait pas qu'elle était pardonnée. Elle comprenait qu'il faille du temps pour oublier les propos dévalorisants qu'elle avait tenus.,

Le second message fit brûler des joues de honte. Quand elle avait pensé un jour rendre son Miraculous pour ne plus se retrouver en porte-à-faux avec celui qui partagerait sa vie, elle n'avait, pas un instant, pensé à la manière dont Chat Noir le vivrait. Ce qui était d'un égocentrisme monstre, compte tenu des propres angoisses à l'idée qu'il pourrait en faire de même. Elle était, décidément, une bien piètre partenaire.

Le dernier enregistrement lui redonna le sourire. Il lui avait réellement pardonné ! Elle n'était pas certaine de mériter un coéquipier aussi adorable, peu rancunier, et drôle. Car elle devait bien reconnaître que les deux premiers messages, par le sérieux qui lui était si peu habituel, l'avaient glacée. Chat Noir, c'était la fantaisie et l'insouciance. Lorsqu'il s'en séparait, c'est que la situation était grave.

Elle savait que tout n'était pas résolu, mais au moins le dialogue était rétabli.

Salut Chaton. Tu es un amour, vraiment. Je ne sais pas quoi dire tellement je te suis reconnaissante. Ah, si. Je me rends compte que ce que je t'ai dit l'autre jour, en plus d'être déplacé, était complètement stupide. À notre âge, c'est normal de ne pas tomber sur la bonne personne du premier coup. Cela ne veut pas dire qu'on est incapable d'avoir une relation sérieuse. En tout état de cause, si tu me dis que c'est sérieux, je n'ai pas à en douter. Voilà. Je sais aussi que notre secret peut nous coûter une relation. Si cette personne compte à ce point pour toi, je ne veux pas que tu la perdes par ma faute. Du coup, si tu penses que le moment est venu, il faut vraiment qu'on en discute rapidement. On peut se voir entre deux alertes si tu veux.

En début de soirée, une réponse l'attendait dans son yoyo.

Coucou, Buguinette. Merci d'avoir pris le temps de réfléchir à ma demande. J'apprécie ta proposition. J'ai fait le point de mon côté. On a un peu de temps avant le moment où continuer à me taire sera intenable. Savoir que tu seras prête à m'écouter quand j'en aurai besoin, c'est important pour moi.

Promis, Chaton, s'engagea Marinette en son for intérieur. Je vais faire plus attention à toi.

oOo

Une nouvelle alerte akuma retentit tôt le lendemain matin :

— Non, c'est trop tôt ! gémit Marinette en se retournant dans son lit.

— Marinette, il faut y aller, insista Tikki qui savait que sa porteuse avait du mal à cette heure-là de la journée.

En ronchonnant, Marinette s'habilla à la hâte et se transforma. Elle bondit ensuite de toit en toit pour se rendre à l'endroit que son téléphone lui avait indiqué. En chemin, elle fut rejointe par une silhouette tout de noir vêtue.

— Hello, Buguinette, en forme ? demanda Chat Noir d'une voix enjouée, en adaptant son allure à la sienne. Je ne veux pas savoir ce que tu fais de tes nuits, mais je sais que tu as toujours eu du mal le matin.

— Ça n'a pas changé, reconnut Ladybug, ravie du ton amical de son coéquipier. Et toi, ça va ?

— Moi, je suis d'attaque dès l'aube. C'est mon kwami qui s'est fait tirer l'oreille.

— Chez moi, c'est le contraire. C'est elle qui me tire du lit.

Le vilain entra dans leur champ de vision, ce mit fin à leur plaisant dialogue. Comme à leur habitude, ils coopérèrent sans mal, leur coordination étant le fruit d'une longue habitude, et d'une confiance totale dans leur protection mutuelle. Le combat fut soutenu, mais ne posa pas de difficulté particulière. Le Papillon avait beaucoup de mal à se renouveler.

Chat Noir attendit que Ladybug le rejoigne sur le toit le plus proche, après la remise en état de la rue dévastée.

— C'est tout bon ? demanda-t-il.

— Oui, tout est réglé. Chat…

Elle s'approcha de lui, la tête basse.

— Encore désolée, pour l'autre fois.

— C'est bon, dit-il doucement. On ne va pas rester bloqués là-desus durant des semaines. Tente juste de t'en rappeler avant de me tomber dessus, la prochaine fois.

— Oui, promis.

Il s'avança, posa la main sur son épaule, et l'embrassa sur le front.

— Ne t'en fait pas, Buguinette, on est toujours amis.

Elle le regarda. Il y avait dans ses yeux tellement de compréhension et de gentillesse, qu'elle sentit son cœur se gonfler de tendresse.

— Merci, Chaton. Ça compte énormément pour moi.

— J'espère bien ! Bon, je file, la journée ne fait que commencer.

— À bientôt, Chaton.

— À bientôt, Buguinette.

En rentrant chez elle, Ladybug repensa à la manière dont Chat Noir l'avait regardée. C'était vraiment un garçon profondément adorable. Un instant, il lui avait fait penser à Adrien.

oOo


Voilà, c'est la fin de la première partie. Les chapitres suivants seront des variations. Parce que plusieurs fins me sont venues, et que je ne voyais pas pourquoi je devais choisir entre elles. C'est de la fanfiction, tout est permis. C'est donc vous qui pourrez déterminer celle qui vous plaira le plus. Ou toutes les apprécier. Ou en imaginer encore d'autres.

Merci à tous ceux qui ont posté des commentaires sur cette première partie, c'est chouette de poster dans ces conditions. Normalement, je réponds à tout le monde par le lien prévu pour ça (en MP, donc). J'en profite pour remercier aussi Fan miraculous, Nes et Mel qui m'ont laissé de petits mots auxquels je n'ai pas pu répondre.

CE QUI VIENT ENSUITE :

- Pour la suite de cette histoire : pour le moment, j'ai écris 5 histoires alternatives : 2 très courtes (1 chapitre chacune), 2 moyennes (6 chapitres chacune) et une plus longue (13 chapitre).

- Il y a ensuite deux histoires qui s'enchaînent : 11 + 19 chapitres (120 000 mots en tout)

- J'ai aussi une toute petite nouvelle mignonne d'un chapitre, que je posterai sans doute en bonus

- Enfin, je suis en train d'écrire ce qui s'apparente le plus à une suite de la saison 3. J'ai déjà 9 chapitres d'écrits, et une bonne idée de ce que je veux ajouter ensuite.

APPEL A L'AIDE !

Pour l'histoire que je suis en train d'écrire, je rencontre un problème : je n'arrive pas à écrire les scènes de combat. J'ai des idées pour les pouvoirs des vilains et des sentimonstres, mais je ne sais pas les utiliser. Je n'arrive pas non plus à trouver comment nos héros vont utiliser les divers Miraculous que je pense leur donner. Bref, j'aurais besoin d'aide.

Je recherche donc quelqu'un, qui pourrait m'assister sur les scènes de combat. Vous sentez-vous capable de le faire ? N'hésitez pas à postuler, si cela vous intéresse et que vous avez du temps à me consacrer (car j'écris à un rythme assez soutenu). Si vous avez déjà posé votre candidature et que je n'ai pas donné suite, n'hésitez pas à vous proposer de nouveau.

Merci d'avance