Vacance 1994
- Et que Magia en soit témoin, dit Tom. Je vous déclare uni par les liens du mariage. Vous pouvez vous embrasser.
Harry pleurait de joie et applaudissait alors qu'il regardait ses trois pères échanger un baiser empli d'amour. Cela faisait tellement rêvé. À ses côté, sa tante Pétunia esuyait ses larmes en tapotant ses joues d'un mouchoir blanc. La femme s'était pratiquement évanouie le jour où elle avait reçue une lettre de sa part, lui disant tout ce qu'il s'était passé et… qu'il voulait les rencontrer, elle et sa famille, après tout ce temps.
Une grande main sur sa joue essuya ses larmes et il tourna son regard trouble Viktor qui était venu aussi. Le jeune homme avait pris deux mois de vacances, expliquant à son manager qu'il voulait se reposer un peu de l'année qu'il avait passée et qu'il reviendrait pour les prochains matchs de la saison dès fin Août.
En parlant de son regard, il ne portait plus de lunettes depuis le début des vacances, mais son œil gauche était totalement mort. La médecine magique n'était pas encore assez développée pour faire revivre un organe mort depuis longtemps sans utiliser de la magie nécrotique. Ce qui était, un tant soi peu, limite; Même pour Tom ou Gellert.
Viktor passa son bras autour des épaules du plus jeune et le mena vers la salle de réception. Il n'était vraiment pas certain vers où ça les mènerait et s'il y aurait plus entre eux qu'une forte amitié.
- Tu sais que tu peux le lâcher Vik, dit Draco qui s'était éloigné de ses parents pour marcher avec eux. Il ne risque plus grand chose.
- Et si j'aime le tenir ainsi ? Est-ce que cela va te faire quelque chose ?
- Non rien, mais j'espère pour toi que les journalistes ne seront pas aussi "aventureux" que Rita cette année.
- Qu'ils essaient ! dit Harry en se collant contre Viktor, brandissant son bras libre en l'air. Ils devront répondre à mes père, à Tom, à tes parents et mes deux oncles de mon côté, niveau magique je l'entend.
- Je suis certain que ton oncle Vernon pourrait être plus effrayant que Tom, dit Draco.
- J'en suis certain. En tout cas, j'ai hâte. Mes 3 pères vont partir en voyage de noces et moi je vais aller passer un weekend avec Ma tante et mon oncle au bord de la plage. Dudley à hâte de me montrer sa collection de cartes... Magic il me semble. Il veut m'apprendre à y jouer.
- Faudra que tu nous dise dans ce cas, peut-être qu'on pourra y jouer ensemble si c'est si vraiment intéressant. Puis avec un peu de magie… on pourrait rendre ça différent.
- Mais tu n'as pas peur de partir en vacance avec Dumbledore qui te cherche ?
- Je vous le dirais et j'ai un peu peur oui. Mais je ne vais pas me cacher en attendant que quelqu'un décide de l'arrêter.
La soirée fut magnifique, remplie de danse et de rires entrecoupés d'un repas très long. La séparation entre les trois hommes et leur fils fut un peu difficile.
Harry était actuellement dans la voiture, à côté de Dudley, et ayant chacun une gameboy entre les mains. Cela faisait un moment que Dudley en avait une et il avait supplié ses parents d'en payer une à son cousin pour qu'il puisse y jouer aussi.
C'est ainsi qu'il en avait reçu une pour son anniversaire, en plus d'une bonne trentaine de cadeaux différents. Il était, actuellement, en train de parcourir le monde avec son petit personnage du nom de Link qui s'était échoué sur une île et qui devait aller combattre un vilain pour rentrer chez lui. Le jeu lui avait tout de suite parlé et il avait même parfois du mal à en décrocher.
Ils firent un arrêt à Carbone-les-Mines quand arriva le moment du repas. Encore dans la voiture, Harry avala une des quatre potions qui lui restait. La ville avait l'air grise et l'endroit pas très accueillant quand on le regardait ainsi. Pétunia posa une main sur l'épaule de son neveu et indiqua un petit parc non loin d'où ils étaient garés.
- Nous sommes dans la ville où Severus, ta mère et moi avons grandi. Tu vois ce parc là bas ? Et bien ce n'est pas trop loin des maisons où l'on était.
- On pourra aller voir ? demanda-t-il timidement.
- Après manger et pas longtemps, répondit Vernon. Nous avons encore de la route et je préfèrerais ne pas rouler de nuit Harry.
- Oui, oui je comprends mais je veux juste voir.
Ils entrèrent dans l'un des nombreux fast-food et commandèrent chacun un menu burger avec des frites et un soda quelconque. Il savait que c'était assez exceptionnel comme repas, mais il voulait gouter au moins une fois dans sa vie. Le repas avalé, ils sortirent et restèrent un petit moment dans le parc. Dudley jouant à la balançoire et Harry écoutant attentivement ce que lui racontait Pétunia. Vernon coupa court en leur montrant les nuages qui se profilaient à l'horizon. Harry eut un mauvais sentiment, ils n'avaient pourtant pas annoncé de pluie.
Le trajet fut plus long que prévu dû à la pluie qui se mit à tomber et l'orage qui grondait, pour le moment, au loin. Ils arrivèrent pratiquement à la nuit tombée. Il s'installèrent dans la petite maison de vacances qu'ils avaient et s'installèrent devant la télé après avoir mangé.
L'orage ne partait pas, au contraire, il semblait se rapprocher de plus en plus. Harry eut des sueurs froides en observant l'extérieur. Ce n'était pas un orage normal… c'était un orage magique et cela les suivait. Un flash de souvenir le traversa et il posa sa main sur sa cicatrice au front. Pétunia fut la première à réagir.
- Harry ! Qu'est-ce qu'il y a ?
- L'orage… l'orage n'est pas normal… c'est un orage magique. Je me rappelle quand papa et maman sont morts… y'avais aussi de l'orage. L'orage nous suit… L'orage ME suit !
Un coup de foudre tomba non loin, faisant trembler les vitres et clignoter les lampes. Vernon se leva et alla dans le cellier. Il sortit un fusil de chasse qu'il arma, gardant un œil vers sa famille. Il allait les protéger en cas de danger. Quand il revint, un nouveau coup tomba, plus proche encore, presque trop proche. Il leur fit signe de venir derrière lui, dans la cuisine. Il se posta entre eux et le seul passage accessible.
La porte d'entrée explosa et ils se tendirent tous. Harry et Dudley étaient contre Pétunia. Harry, ayant sa baguette à la main, lança un sort de protection vers son oncle. Sort qui se révéla utile quand un sort puissant s'écrasa contre
- Où est Harry ? demanda la voix froide du directeur de Poudlard.
- Vous ne le toucherez plus jamais ! Partez Dumbledore !
- Vous n'êtes que des pauvres moldus sans défense… Je pourrais vous tuer en un seul instant ou alors...vous me donner le garçon et je vous laisse tranquille.
- Plutôt crever que vous laissez mon neveu, vieux con !
- Alors c'est décidé ! AVADA K…
BOOM !
Vernon tira avec son fusil, faisant hurler de peur sa famille. Albus écarquilla les yeux en sentant les plombs de l'arme, ayant traversé son bouclier magique, dans son corps. La douleur était intense, plus intense qu'il ne l'avait jamais vécu. Il ne pouvait pas mourir ainsi… non… NON ! Il devait contrôler le monde magique, il devait montrer la supériorité de la magie sur les autres ! C'est sa mission ! C'est… c'est… c'est pour le plus grand bien.
Le sang se déversait de part et d'autre du corps du vieil homme. L'orage avait diminué d'intensité et n'était bientôt plus qu'un vague souvenir, la lune pratiquement invisible et les étoiles parfaitement brillante dans ce ciel d'encre.
Au ministère de la magie, plusieurs personnes s'évanouirent, certaines eurent un mal de tête intense, d'autres eurent l'impression de se réveiller d'un mauvais rêve. Un peu partout, des adultes et enfants subirent la même chose. Alastor, en voyant le besoin de monde dans le monde moldu et l'évanouissement de plusieurs de ses collègues, comprit immédiatement ce qui se passait. Il lança des ordres à droite et à gauche, reléguant son travail à plusieurs autres. Tout le ministère devait être fouillé et aidé… et chaque personne en état devait aller visiter les rues sorcières pour apporter toute l'aide possible. Un message fut aussi envoyé à la prison d'Azkaban. De très nombreuses personnes y étaient enfermées sans véritable raison et dans une prison complètement hors normes d'hygiène et santé, et loin des droits fondamentaux de l'homme.
Accompagné de deux de ses meilleurs hommes, Alastor fut envoyé par portauloin près de la zone. Quand il atterrit il vit, non loin, une maison de vacances avec la porte complètement défoncé et où une famille était dehors. l'un des deux garçons lui semblait familier et cela se confirma vite.
- Professeur Maugrey ! cria-t-il en le voyant.
Ils pressèrent le pas et arrivèrent à leur côté. Harry Potter et sa famille avaient été attaqués. Il entra dans la maison, baguette à la main et rapidement, il vit le corps sans vie d'Albus Dumbledore. Le voir ainsi lui fit lâcher un soupir de soulagement sans nom qu'il ne chercha même pas à cacher. Il conjura un drap et le tendit entre la pièce à vivre et la partie incriminée. Il vit, dans le sol de la cuisine, un fusil de chasse. Il s'en approcha et le sentit. Cela avait été utilisé il y a peu. Qui aurait cru qu'une arme moldue viendrait à bout du tyran du monde magique.
Alors qu'il observait un peu autour de la pièce, essayant de comprendre ce qu'il avait pu se passer, un patronus en forme de griffon arriva devant lui, le surprenant.
- Langue-de-plomb Rockwood m'a fait passer le message que la grande prophétie vient de se briser, dit l'animal avec la voix d'Amélia Bones. L'affaire devient plus grave que prévu que toute personne suspecte et victime soit menée au ministère MAINTENANT.
L'animal disparu, il soupira. Il lança plusieurs sorts, photographiant l'endroit avant d'envelopper le corps et l'arme dans des draps conjurés. Il sortit de la maison.
- Je suis désolé de couper si court vos vacances mais nous devons aller au ministère de la magie. La mort de l'homme a provoqué le chaos.
- On venait seulement d'arriver, chouina Dudley.
- Vous savez quand est-ce que nous pourrons revenir ? demanda Pétunia.
- Demain grand maximum, répondit un des deux sorciers.
- Dans ce cas laissez nous prendre un minimum d'affaires. Harry est sous potions et il ne doit en manquer aucune.
- Si je le fais, Sev va me le dire. Il faudrait les prévenir aussi… Je m'en veux de couper court leur temps ensemble mais… je veux être avec eux.
- Ils seront prévenu gamin. Allons-y, plus vite on part, plus vite nous reviendrons. Que quelqu'un transporte le corps et l'arme pendant ce temps.
C'est ainsi que, même pas deux heures après leur arrivée, ils furent menés au ministère. ils furent logés dans une grande salle où déjà plusieurs dizaines de personnes étaient présentes. Allongé, assise, parlant, jouant calmement ou dormant. Harry observa tous ces gens qui semblaient se redécouvrir, apprendre l'existence de personnes qu'elles ne semblaient pas connaître et pourtant, se côtoyant tous les jours. La porte de la pièce s'ouvrit et Harry eut tout juste le temps de reconnaître ses trois père qu'il fut étouffé dans un câlin.
- Oh mon chaton, tu n'a rien hein ? dit Barty.
- Vous m'étouffez…
- Pardon, dirent-ils en s'écartant
- On a eu tellement peur quand on a appris la nouvelle, enchaîna Gilderoy. Vous pouvez nous dire ce qu'il s'est passé ?
Severus prit place derrière son fils et l'entoura à nouveau d'un de ses bras, passant ses doigts dans sa tignasse folle. Harry se pelotonna entre ses bras et raconta ce qu'il s'était passé de son point de vue, aidé de temps en temps par l'un des Dursley.. Plusieurs personnes se tournèrent vers eux, écoutant le récit de cette famille qui les avait tous sauvés, tous délivrés.
- Et là il est arrivé dans la maison. On était tous dans la cuisine et Oncle Vernon avait pris la carabine de chasse pour nous protéger. Il me voulait… Il a dit qu'il ne leur ferait pas de mal s'ils me donnaient à Dumbledore. Mais moi je ne voulais pas et ils ne voulaient pas non plus. Oncle Vernon l'a insulté de vieux con en refusant… Cela ne lui a pas beaucoup plus. Il a commencé à lancer le sort de mort et là BOOM ! dit-il en écartant les bras. Oncle Vernon a tiré et Dumbledore est tombé au sol.
- Vous avez eu beaucoup de chance que l'arme fonctionne, dit Gilderoy.
- J'ai tenté le tout pour le tout. Je n'allais pas lui laisser un membre de ma famille sans me battre et ça même si je suis qu'un... moldu.
- Certains ont sûrement peur de tout ça et d'autres vous traiteront de monstre, continua Pétunia. Mais vous n'êtes pas différents, vous êtes vivant, vous parlez, mangez, respirez… Cela ne me donne pas le droit, parce que j'ai peur, parce que je ne comprends pas, de chercher à vous nuire. Si j'avais fait ça… j'aurais perdu ma soeur dès l'âge de onze ans.
- Il faudrait plus de moldus comme vous dans ce monde.
D'autres personnes arrivèrent au cours de la nuit, d'autres partirent. Il se murmura entre les couloirs l'histoire d'un moldu sauvant le monde magique de la folie. Cette histoire qui fit la une des journaux le matin même.
Vernon perdit son permis de chasse et dut payer une amende pour avoir tué et non neutraliser l'homme. L'amande s'éleva à 50 gallions, soit 250 livres. Ils passèrent finalement les vacances chez eux, au 4 Privet Drive et les trois nouveaux mariés partirent de nouveau. Mais cette fois, l'esprit complètement tranquille.
Il y eut de très nombreux procès au cours des jours qui suivirent. Amélia Bones travailla six jours sur sept, de sept heures du matin à pratiquement vingt et une heures le soir. Sa nièce fut inquiète en premier lieu, avant de comprendre que, une fois cela terminer, sa tante prendrait des vacances. Malheureusement elle sera déjà à Poudlard ce jour-là.
Poudlard avait pratiquement fait peau neuve et ce fut presque avec surprise que le phœnix de l'école apparu.
• Minerva avait donné sa démission pour prendre du temps bien à elle.
• Gellert s'était révélé au grand jour dans les mêmes temps et avait proposé de l'accompagner, en compagnie de Miss teigne. Il avait été le compagnon d'Albus avant qu'il ne tente de l'enfermer, il serait le plus à même de la comprendre.
• Severus avait aussi donné sa démission avec grand soulagement afin de se tourner vers son projet, celui de se mettre à son compte.
• Pomona demanda un mois de congé supplémentaire qui lui fut accordé.
• Hagrid fut libre de partir et rentra chez lui dans son clan.
• Sybille se sépara de ses lunettes et changea son plan pour son cours. Seuls les élèves les plus sérieux et ayant un don pouvaient maintenant suivre le cours.
• Filius garda son poste et fut particulièrement en colère contre Albus. Il jura que s'il n'était pas déjà mort, il aurait invoqué la justice gobeline.
• Rolanda fit la demande de nouveau balais pour débutant, mais aussi pour les joueurs de quidditch ainsi de protection complète.
• Cuthbert accepta pleinement sa condition et put enfin rejoindre le royaume des morts.
• Aurora demanda un aménagement pour l'astronomie afin que les élèves n'aient plus à venir aussi tard pour apprendre.
La malédiction sur le poste de DFCM fut retirée et fut l'un des très nombreux postes à la recherche d'un professeur. En effet, des classes qui avaient été supprimé par le passé, refirent leur retour tel que la classe préparatoire qui permettait, pendant deux semaines, aux élèves âgés de 10 ans d'apprendre plus sur le monde magique ainsi qu'écrire avec une plume; Ou même une classe politique optionnel en première année pour les élèves qui seront des futur lord et lady ou les autres curieux et voulant entrer dans le milieu politique.
C'était un projet monstre et il fallait encore trouver qui serait le futur directeur ou directrice de l'école. Ils ne seront jamais assez prêts pour la rentrée.
Il était traîné à bout de bras par cette jeune fille rousse. la dernière et seule fille de sept enfants. Tiré dans la gare afin de traverser le mur pour la voie neuf trois-quarts. Harry rigolait alors que Ginny semblait pressé d'enfin commencer la nouvelle année.
Les jumeaux étaient devant eux, l'un poussant l'autre qui était assis sur les malles, elle même sur le chariot. Ils n'étaient finalement pas restés longtemps aux États Unis et n'étaient rentrés que le jour où leur mère fut enfermée pour toutes les horreurs qu'elle avait faites.
Draco avait sa main dans celle de la jeune rousse et était pratiquement tiré aussi. Il jeta un regard noir vers Harry qui lui fit un lever de sourcils. Il lui ferait payer après la nouvelle répartition quand il atterrira dans sa maison.
Derrière le groupe d'adolescents, six adultes marchaient tranquillement, discutant tout en gardant un œil vers leur famille.
Tous installés dans le train, Harry jeta un regard vers le quai qui s'éloignait lentement. Cela avait été l'enfer pendant des années. Il avait eu mal, pensant pendant longtemps qu'il allait mourir… que personne ne voulait de lui, qu'il était un monstre, une personne sale. Mais quand il regardait le groupe dans la compartiment avec lui, sa famille qui l'attendrait pour Noël… Il était aimé.
Oui… il était aimé. Il baissa les yeux sur la lettre de Viktor qu'il avait reçue ce matin et sourit. Tout irait bien maintenant.
