Bonjour !

Voilà... Le dixième chapitre. Je ne sais pas si j'ai encore un public ou si j'en ai un tout simplement. Dans tous les cas, j'aurai fait ça pour le plaisir...

Merci, d'être arrivé jusqu'ici, si s'est le cas. J'espère que cette fiction vous plait.

À bientôt !

Lilas


Chapitre 10

Jacob : Le baiser

Lorsque nos assiettes furent vides, Erin s'étendit sur le dos et rigola doucement. En la regardant, ses yeux noisette pétillants de bonheur et d'innocence, je ne pus que fondre devant elle. Elle était si belle, si désirable, si parfaite.

- J'ai trop mangé ! dit-elle en riant.

– Tu veux que je te roule jusque chez toi ? dis-je, incapable de résister à sa bonne humeur contagieuse.

Erin éclata de rire et je me décidai à faire comme elle et à me coucher sur le dos.

Une fois allongé, elle plongea son regard dans le mien et mon corps s'électrisa. Ses prunelles s'attardèrent aux miennes quelques instants, avant qu'elle ne jette un bref coup d'œil à ma bouche avant de remonter rapidement vers mon regard. Ce message des moins subtiles au monde créa en moi une irrépétible envie de l'embrasser et un large sourire ourla mes lèvres. Acceptant sa « proposition » silencieuse, je décidai de terminer ce qu'elle avait essayé d'entreprendre quelques heures plus tôt.

Me soulevant brièvement, m'appuyant sur un coude, j'approchai mon visage du sien et je posai mes lèvres sur les siennes en fermant les yeux. Au contact de ses lèvres tièdes, je sentis mon cœur faire un bond dans ma poitrine et ma verge tressaillir d'excitation dans mon pantalon. Elle répondit à mon baiser et je la sentis fébrile. Souriant contre ses lèvres, je décidai de poser ma main contre sa joue chaude et surement très rouge et j'approfondis notre baiser en capturant sa lèvre du haut. Bien vite je fus traversée par une vague de plaisir en l'entendant subtilement râler. Doucement, je sentis l'une de ses mains caresser mon flan par-dessus ma chemise et mon t-shirt. À ça, je répondis en glissant ma main à son cou, à son épaule et son bras, lui procurant quelques frissons qui me firent bander encore plus durement. Puis, soudain, elle fit quelque chose auquel je ne m'étais guère attendu et qui m'excita au plus haut point ; elle me mordit délicatement la lèvre inférieure.

Cette fille voulait ma mort ! Déjà que je brulais de désir pour elle… Elle jouait à m'allumer d'autant plus ! Si elle continua de la sorte, je… je n'allais pas tenir très longtemps et… alors qu'elle approcha son corps du mien, j'ouvris les yeux, et j'eus une seconde de lucidité. Nous n'étions pas seuls ni dans un endroit couvert !

– Erin… Finis-je par haleter en me décalant un peu d'elle.

Au son de ma voix, elle ouvrit les yeux et je croisai son regard.

– Hum ? Dit-elle en se mordillant la lèvre inférieure, me rappelant que quelques secondes plutôt c'était à ma lèvre qu'elle avait fait subir cette sensuelle torture.

– On doit… Tu vois… Si tu continues de m'embrasser comme ça… Je… Dis-je, mal à l'aise, en sentant mon pantalon beaucoup trop serré au niveau de mon entrejambe.

Ensuite, je la vis commencer à esquisser un sourire amusé et elle dit :

– Excuse-moi.

– Tu n'as pas à t'excuser. C'est, seulement que…

En disant ses mots, je regardai autour de nous. Près du feu, il y avait une dizaine de personnes, mais aucune ne semblait se soucier de nous, à mon plus grand bonheur. Quoiqu'Embry et Quill avaient dû profiter du spectacle, car je les vis rigoler non loin. Ensuite, Embry jeta un coup d'œil dans notre direction, toujours en riant, et je lui répondis avec un regard froid.

– Jacob ? Ça va ? demanda soudainement Erin, me ramenant sur Terre.

Je baissai les yeux vers elle et elle me fixa d'un drôle d'air.

– Oui. Dis-je en lui offrant un sourire pour la rassurer.

– D'accord. Lâcha-t-elle.

– Bon, je suis désolé, mais je vais devoir te laisser un instant… Je revins. Promis.

-O-O-O-

Une fois à la salle de bain, après avoir slalomé entre les convives et essayé de dissimuler ma douloureuse érection, je finis par fermer la porte des W.C. derrière moi et la barrai.

Il fallait que la pression redescende !

J'étais fou d'Erin, il n'y avait aucun doute, mais je n'avais pas envie que ma première fois soit… une humiliation. D'une part, parce que je ne voulais pas faire ça dans l'empressement, trop excité pour me retenir, car excité comme j'étais, je risquais d'écourter le plaisir au maximum et d'autre part, j'avais envie que ce soit une belle première fois… Dans un endroit… moins à découvert, et où l'intimité serait présente.

Bref, en baissant mon pantalon à la mi-cuisse, j'empoignai ma verge gorgée de sang et incroyablement sensible. En posant ma main dessus, je commençai un doux va-et-vient, terminant mentalement ce qui aurait pu se passer avec Erin, si nous avions été à l'abri des regards. J'imaginai mes mains la caresser, sous son débardeur, ma bouche se poser sur son cou et sur la naissance de ses seins… Je m'imaginai me glisser en elle, sentant tout son être se tordre de désir sous mes coups de bassins. Je l'imaginai gémir mon nom, s'agripper à moi, me supplier de la faire jouir. Mon éjaculation ne tarda pas à venir, me libérant de cette pression, cet excès d'hormones sexuel qui m'aurait évité de penser clairement et correctement pour le reste de la soirée.

-O-O-O-

De retour à l'extérieur, je retrouvai Erin là où je l'avais laissé, assise près du feu. Cependant, un détail échappa à mon regard et je découvris mon Élue en présence de Seth à rigoler. Une bouffée de colère monta en moi et je serrai violemment les poings. D'un pas rageur et à grandes enjambées, je marchai la distance qui me séparait de ma Erin. Me voyant arriver, Seth croisa mon regard et je vis son sourire s'effacer complètement de son visage. Il savait qu'il n'avait clairement pas intérêt à toucher à MON ÉLUE !

M'arrêtant devant eux, Seth précipitait :

– Bon, je vous laisse. On ne va surement pas tarder à rentrer, Leah et moi. Bonne soirée, à vous deux. À demain, Jake.

Son air effrayé me fit sourire et il se remit rapidement sur pieds s'écartant d'Erin par le fait même.

Lorsque Seth fut levé, j'en profitai pour me rassoir auprès d'Erin, qui regarda sa montre avant de dire sur un ton de voix désolé :

– C'est vrai qu'il commence à être tard. Je ne vais pas tarder à rentrer aussi… J'ai des cours à donner demain matin…

Instantanément, je sentis mon visage se décomposer. Je me retins, également, de grogner de frustration de la voir partir alors que la soirée était encore jeune. Il devait être à peine 21 heures…

– D'accord. Répondis-je un peu trop froidement pour paraître « normal ».

Brusquement, je sentis le regard de Seth se poser sur moi et celui d'Erin également.

– Bon… Et bien… Bonne soirée. Lâcha finalement Seth avant de nous quitter pour de bon, se dirigeant vers la maison de Rachel.

Ça me faisait penser, en allant à la salle de bain, j'avais croisé Leah en pleine discussion avec quelqu'un dont je ne me souvenais plus du nom… le fils d'un ami de mon père qui vivait près de Forks. Ils m'avaient semblé bien s'entendre.

Enfin seul avec Erin, je la vis me jeter un drôle de regard. Elle essayait peut-être de me dire quelque chose de par sa façon de me fixer, mais je ne savais trop.

- Tu veux que je te raccompagne ? dis-je au bout d'un moment.

– Bien sûr. Répondit-elle en se levant.

Je fis de même, mais sincèrement je n'avais aucune envie de la voir partir. J'aurais aimé discuter plus longtemps… Apprendre à la connaître davantage. Avec ce qu'elle venait de me montrer ce soir, il n'y avait pas de doute que notre relation n'allait pas dans le mauvais sens. Bon, l'imprégnation aidait, mais je ne voulais pas me fier seulement à ça et je voulais bâtir quelque chose… Comme chez Sam et Emily, chez Jared et Kim, ou chez ma sœur et Paul. Ces trois couples d'imprégnés étaient des modèles pour moi.

Lui emboîtant le pas, nous nous dirigeâmes vers sa voiture, dans le silence. Pendant notre avancée vers ce qui allait conclure notre soirée, je me demandai ce que je devais faire… L'embrasser à nouveau ? La saluer simplement ? Lui proposer un rencard ? La laisser entreprendre les choses ? Je ne savais que faire et comment le faire… Je n'avais pas vraiment d'expérience avec les filles… Il y avait eu Bella, mais pour elle je n'avais été qu'un stupide plan B, une roue de secours en cas d'échec avec son suceur de sang… Et voilà ce que ça avait donné… C'était moi qui avais souffert pour rien.

Pendant mon dilemme intérieur, nous finîmes par aboutir devant sa Jeep. Elle s'arrêta à deux pas de sa voiture et elle pivota dans ma direction, avant de dire timidement :

– À bientôt, Jake…

Mon cœur fit un bond dans ma poitrine et je ne pus me retenir de sourire faiblement en l'entendant prononcer mon surnom pour la première fois. Il sonnait si bien dans sa bouche…

Remarquant mon expression amusée, elle afficha, elle aussi, un petit sourire, avant de s'empourprer brièvement.

Puis, voyant qu'elle ne prenait pas les devants pour cette fois, je décidai de faire le premier pas. J'avais envie que les choses avancent et cessai de me languir dans mon coin. C'était peut-être précipité, mais le baiser que nous avions échangé quelques minutes plus tôt me semblait avoir été un message des plus clair. On se plaisait, bien, ou même plus que bien… Il y avait tout un cocktail qui nous réunissait. Nous étions des âmes sœurs… Un imprégné et son Élue.

– Euh… Mais avant… Je voulais savoir… Ça te dirait qu'on se fasse « un truc » bientôt ?

– Un truc ? Me dit-elle en souriant amusé.

Visiblement, elle voulait que je crache le morceau et ça l'amusait de me voir légèrement embarrassé. Me frottant la nuque, j'essayai de réfléchir rapidement à une façon de lui présenter les choses et une idée de rencard convenable…

– Euh… Un rencard… Une soirée au ciné ou simplement un dîner ou…

– J'accepte. Lâcha-t-elle, coupant court à mon malaise et à mon hésitation.

Sentant un poids s'enlever de mes épaules, je la regardai monter dans sa voiture, mais avant elle ajouta :

– Tu n'auras qu'à me dire quand et où. Bonne soirée, Jake.

Elle ferma sa portière et, le cœur battant à toute allure, je m'approchai de sa fenêtre qu'elle baissa.

– Jeudi soir, 18 heures au nouveau restaurant italien de Forks, la Trattoria Rizzoli… Ça te va ? Dis-je en sentant pratiquement mon cœur remonter dans mon œsophage.

– Pas de problème. À jeudi alors… Répondit-elle en rougissant.

– Oui. À jeudi.