Hello!

Je reviens sur cette fic avec un chapitre bonus! Haha, non ça va pas forcément vous faire plaisir mais en même temps j'allais pas non plus vous rendre les choses plus facile! Allez soyez déjà heureux d'avoir un petit chapitre... non? Bon tant pis!

Disclamer: Les personnages ne m'appartiennent pas et vive le shuraiolia!


Chapitre Bonus

Ce matin là Aiolia disait au revoir à son ami, enfin c'était plus un adieux. Il savait que Camus ne reviendrait pas. Il fit alors demi tour et était retourné à la cité de l'Atlantide par son petit passage. Une fois à l'intérieure, il traversa la bulle protégeant l'Atlantide il retrouva ses jambes pour marcher jusqu'à sa maison.

Shura était de garde mais ne tarderait pas à rentrer. Il devait faire vite avant que celui ci se rende compte de son absence. Il aurait put parler de cette évasion à son mari mais il savait que celui-ci aurait refuser qu'il se mette en danger, lui et leur bébé.

Il passa distraitement ça mais sur son abdomen qui commençait à gonfler. Dans Sept mois ils seraient parents. Il sautilla presque jusqu'à chez lui mais tacha tout de même de se faire discret. Quand il arriva enfin dans sa maison il se glissa silencieusement par la porte. Il s'assit sur le canapé et reprit la lecture de son bouquin. Il n'eut pas le temps de lire une page que son homme rentra à la maison.

« Hey. Fit Shura. Comment tu vas ? »

Il le regarda avec un petit air fatigué. Il était vrai qu'il devait feindre la tristesse de savoir son ami enfermé au palais. Il ne voulait pas mentir à Shura alors il ne répondit pas et l'invita plutôt à s'asseoir à ses côtés. Son mari ne fit pas de commentaire et s'installa confortablement avant de le prendre dans ses bras.

« Dit je pensais au prénom qu'on pourrait lui donné, pourquoi pas Aio si c'est un garçon ?

-Tu plaisante... entre toi, ton frère et notre enfant je vais être entouré de Aio. »

Aiolia laissa échapper un léger rire. Il n'osa pas lui dire qu'il avait voulut l'appeler comme son aîné. Shura lui aurait sûrement fait la tête pour ça. Il sentit une main passer sur son ventre avec douceur. Il remonta ses yeux vers le visage de son homme qui semblait regarder l'abdomen avec mélancolie. Ne comprenant pas la nouvelle Tristesse de son mari Aiolia lui demanda ce qu'il se passait, inquiet. Shura releva le visage vers lui et l'embrassa doucement avant de le serrer encore plus contre lui.

« Pourquoi pas Seiya ? Proposa-t-il.

C'est un très jolie prénom. Chuchota Aiolia. »

Shura se leva alors pour pouvoir prendre une douche avant de partir se coucher. Une fois dans la salle de bain il se posa contre la porte. Une boule d'angoisse monta du creux de son estomac pour se bloquer dans sa gorge. Il avait surpris son homme rentrer avant lui, il avait eut l'air joyeux. Il avait alors attendu un peu avant de rentrer, se demandant ce qu'Aiolia faisait dehors aussi tard. Il avait lancé un regarde vers le palais au loin et il avait peur d'avoir compris.

Son mari avait fait comme si de rien était mais Shura n'était pas dupe. Ce qu'Aiolia avait du faire était grave, et ça aurait des conséquence désastreuse. Une fois sa douche prise il ressortit comme si de rien était. Son côté taciturne pouvait être très pratique pour cacher des angoisses à son mari. Il l'embrassa à nouveau et se coucha dans leur lit à ses côté. Il attendit de l'entendre respirer calmement pour se glisser à son tour hors de la maison.

Il partit dans un quartier plus loin et s'essaya devant une maison presque identique à la sienne. Tous ici était uniforme, chaque bâtisse, suivant le quartier, se ressemblait. Seul une couleur pour les porte et fenêtre changeait. Mais Shura savait à qui appartenait celle contre laquelle il était adossé. Un homme à la chevelure châtain s'avança alors vers lui, surpris de le voir ici.

« Shura ? Aiolia va bien ? Demanda-t-il inquiet.

-Oui mais... est qu'on peu parler Aiolos ?

-Oui bien sur entre. »

Son ami le fit rentrer et lui proposa de quoi boire, mais son estomac était bien trop noué pour accepter quoi que ce soit. Aiolos laissa le silence s'étaler, le laissant prendre la parole quand il en aurait le courage. Shura leva le visage vers on aîné, ce dernier remarqua tout de suite qu'il était angoissé. Il y avait un problème et il sentait que la cause était ce qu'ils avaient en commun, et ça ne loupa pas quand Shura parla enfin.

« Aiolia c'est mit dans merde.

-Qu'est ce qu'il a fait ?

-Je pense qu'il a aidé Camus à s'en aller...

-Camus est partie ? Quand ?

-Je crois que personne ne le sait encore. Mais une chose est sur c'est que dès demain les gardes seront à ma porte s'il a vraiment disparut. »

Aiolos le regarda avec inquiétudes. Il ne doutait pas que son frère ait pu faire ça pour son ami. Le soucis c'est qu'il serait jugé pour traîtrise. Aucun d'eux ne savait ce qu'il se passerait si Aiolia était pris. Il pourrait tout simplement écoper de la prison à vie, sinon se serait la mort directe. Aiolos se pencha sur la table ses mains serrer l'une contre l'autre. Il regarda son ami dans le yeux.

« Tu va rentrer chez toi, te coucher et prétendre que tu n'a jamais quitter ta maison. Tu n'es pas venue me voir, tu ne m'a d'ailleurs pas vue de la soirée.

-Aiolos qu'est ce que tu vas faire ? Demanda-t-il.

-Ne t'inquiète pas, je vais tout arranger. Maintenant fait ce que je te dit, notre conversation n'a jamais eu lieu, c'est claire ? »

Il accepta mais il savait. Il rentra chez lui, se glissa à nouveau sous les draps et serra le corps d'Aiolia contre le siens. Son cœur battait bien trop vite, il sentait tous son corps en ébullition. Il savait qu'il ne pourrait pas fermer l'oeil de la nuit tant l'angoisse le tenaillait. Le lendemain ça n'avait pas loupé. Il fut lever au aurore pas un garde de l'armé, un soldat qui était sous ses ordres. Ce dernier lui informait que le roi les réquisitionnait tous.

Il partit au pas de course embrassant son homme. Il eut le temps de voir sur son visage un air coupable. Tous deux savait pourquoi le roi le convoquait. Une fois dans la grande salle Poséidon les surplombait tous de son trône. Il semblait être dans une folle rage.

« Retrouver moi Camus immédiatement. Ramenez-le moi ! On a pas idée de se moquer du roi. Quand à Aiolos se traître... ramenez moi son cadavre. »

Sa voix était froide et n'amenait aucune protestation. Shura ferma les yeux. Il ravala sa tristesse et obéit. Il n'avait pas le choix. Il donna des ordres à ses subordonnés et partit de son côté. Il sortit de l'Atlandis et nagea la ou il savait qu'il trouverait son ami. Quand il arriva à l'épave d'un vieux bateau recouvert de corail il aperçut son amis qui semblait l'attendre.

Aiolos se leva et se mit face à lui, semblant attendre sa sentence. Il lui sourit mais Shura ne dégaina pas son épée. Ses mains tremblaient, son ami savait ce qu'il faisait ici et il ne s'enfuyait pas, pourquoi ?

« Tu dira à Aiolia que je ne lui en veux pas ?

-Oui.

-Tu prendra soin de lui, n'est ce pas ?

-Oui.

-J'aurais aimé voir votre enfant grandir. Vous lui parlerez de moi ?

-Tous les jours.

-Merci Shura. »

Il posa sa main sur le pommeau de son arme. Elle était tremblante. Il regarda son ami dans les yeux attendant que ce dernier prenne la fuite et qu'il fasse au moins semblant de le poursuivre.

« Tu sais que c'est le seul moyen Shura. Fit la voix autoritaire Aiolos.

-Tu peux toujours t'enfuir !

-Mais je ne le ferais pas, si je meurs Poseidon sera calmer de sa fureur et ne cherchera pas à dénouer le vrai du faux. Si je m'enfuis il s'en prendra à Aiolia. Je suis désolé que ce rôle t'incombe, mais je préférerais que ce soit toi. Ainsi il te sauront fidèle au roi et jamais ne soupçonneront une traîtrise venant de ton foyer. »

Il sortit l'épée se mit en garde. C'était la seul chose à faire. Il n'avait pas le choix. Pour Aiolia, pour leur enfant à venir. Il leva la lame haut, son ami lui sourit et le remercia. Il le supplia de s'échapper et abattu son arme. Il traversa le torse de l'homme dans une diagonale presque parfaite. Elle passait par le haut du cou à droite et finissait sur son flanc gauche. Une longue minute s'écoula ou Shura ferma les yeux, mais le sang tournait déjà autour de lui. Il venait de prendre la vie d'Aiolos.

Il le prit dans ses bras pour éviter au corps de partir au fond de l'eau. Il lui demanda pardon inlassablement. Il se ressaisit quand il entendit quelqu'un l'appeler derrière lui. Il rangeât son épée et se retourna vers son supérieur, Saga. Celui ci avait un air sévère sur le visage et observait le cadavre de Aiolos, Shura crue y voir de la tristesse au fond des ses yeux. Il lui dit de ramenez-le corps.

Quand ils arrivèrent au porte de l'Atlantide il y avait déjà une foule d'Atlande. Ils semblaient attendre leur retour. La nouvelle de la fuite de Camus et de l'aide d'un traître avait déjà du faire le tour. Shura fut soulagé de ne pas voir la tête d'Aiolia dans le foule. Il croisa le regarda d'Aphrodite, il semblait chamboulé, à ses côté se trouvait Mû qui laissait des larmes couler sur ses joues.

Ils arrivèrent devant Poseidon, prêt à faire leur rapport sur l'état des choses. Celui-ci hurla de rage quand il apprit que Camus avait bien atteint la terre et qu'il avait fuit avec son lié. N'étant pas très familier avec le commun des mortels et ce qu'il se passait sur la terre, la poursuite fut vite abandonné. Le roi jeta un œil méprisant au corps d'Aiolos et ordonna qu'on le jette dans les abîmes. Shura se crispa de ne pouvoir donné un enterrement digne de ce nom à son ami.

Il regarda plongé le cadavre d'Aiolos dans les profondeur avec une envie de hurler de rage. Saga se tenait à côté de lui et lui tapa sur l'épaule le félicitant pour son travail bien qu'il n'y entendit aucune réel fierté. Il ne voulait pas de ses compliments, il venait de retirer la vie à son beau-frère et jamais rien ne pourrais réparer ça. Il mit longtemps à rentrer en ville. Encore plus à rentrer chez lui. Il savait qu'Aiolia l'attendait sûrement avec inquiétude. Pourtant il resta un moment devant la porte incapable de la franchir.

Après ce qui lui sembla des heures il tourna la poignet de porte et fit un pas à l'intérieure. Aiolia était assis sur le canapé, les yeux rouges d'avoir trop pleuré. Il était comme dans un état catatonique. Il ne se tourna même pas vers Shura à son entré. Le brun appela son amant d'une voix qu'il voulait douce. Ça n'eut pas vraiment l'effet escompté. Son mari se leva et le gifla.

« Pourquoi tu as fait ça ? hurla Aiolia. Je suis celui qui à aidé Camus à s'enfuir !

-Je sais, fit Shura, tu me prend pour un idiot ? Je ne suis pas stupide au point de croire que c'est ton frère qui l'a vraiment aidé à s'enfuir.

-Alors pourquoi tu l'a tué ?

-Parce que c'était lui ou toi, gronda Shura. Aiolios l'avait parfaitement compris, c'est pour ça qu'il est... Aiolia, rajouta-t-il en chuchotant, on l'a fait pour toi et l'enfant. »

Aiolia était en larme. Son frère était mort par sa faute. Il se retrouva dans un coin de la pièce, se recroquevillant sur lui même. Il se sentait meurtri. Il avait l'impression qu'on lui avait arraché un morceau de sa propre vie. Shura s'approcha tenta de le prendre dans ses bras mais il se se fit rejeter. Il regarda son aimé prostré contre le mur, incapable de trouver les mots. Aiolia s'en remettrait, c'est ce qu'il espérait du moins... Mais même lui ne pouvait pas se regarder dans un miroir sans voir le mot assassin se refléter dans ses yeux.

Les jours passèrent et Aiolia ne supportait plus qu'il le touche. Shura endurait tous ça en silence. Il ne disait rien et attendait. Il devait être fort, même si leur couple battait de l'aile ainsi il ne pouvait se résoudre à laisser son lié seul. Il avait apprit à dormir sur le canapé, laissant la chambre à son mari. Il espérait que celui ci lui pardonne un jour, mais il savait ça bien trop impossible, il n'arrive pas lui même à se pardonner.

Le mois suivant alors qu'Aiolia subissait un contrôle de visite chez le médecin, Shura fut appelé d'urgence. Il retrouva son homme assit sur une chaise les yeux perdu dans le vide, comme d'habitude depuis la mort d'Aiolios. Rien ne semblait plus l'atteindre. Mû le médecin l'attendait avec un visage triste. Il s'était attendu au pire, mais rien ne l'avait préparer à la douleur qu'il ressentit. Aiolia avait perdu l'enfant, ils n'auraient pas une petite sirène qui se baladerait dans la maison d'ici six mois.

« Je pense qu'il est mieux qu'on le garde en observation pour l'instant. L'informa Mû. Le temps qu'il s'en remette. »

Shura avait accepté. De tout manière Aiolia refusait sa présence, il ne lui serait d'aucune utilité. Il était alors rentrer seul chez lui. Il avait fait un tour dans la chambre prévue pour l'enfant. Les meubles n'étaient pas tout à fait finis d'être monté, les murs n'avaient que la première couche de peinture verte. Ce soir-là, il but plus que de raison. Il s'endormit rapidement sous les litres d'alcool fort ingéré. Il avait voulut oublier, oublier la mort d'Aiolos, oublier la perte de son enfant, oublier le rejet de son aimé. Il voulait juste dormir.

Le lendemain il fut réveiller par des coups frénétiques sur la porte. Il se réveilla avec un grognement. Il avait l'impression qu'un requin marteau tapait contre les parois de son crâne. Il avait finit par se lever avec difficulté. Il fut surpris d'y voir Aphrodite affolé devant la porte.

« Qu'est ce que tu veux putain ?

-Aiolia a disparu ! Cria ce dernier.

-Quoi ? Fit il d'un coup bien réveiller.

-Ce matin, Mû a découvert sa chambre vide. »

Shura oublia ses courbatures et sa migraine pour courir jusqu'à l'hôpital. Arrivé dedans il se dirigea directement vers le bureau de Mû. Il tapait avec force sur le bureau. Il voulait savoir. Il en avait besoin. Est ce que quelqu'un l'avait vue ? Est ce que tout le monde était bien partie à sa recherche ? Ce fut avec un regard bien plus triste que la veille que Mû posa un objet sur la table. Shura coupa sa respiration en reconnaissant la bague de fiançailles d'Aiolia. Il avança sa main d'une main tremblante.

« Elle a été trouvé non loin des abysses... Je suis désolé Shura. Fit Mû. »

Les abysses, l'endroit ou aucune sirène ne sortait vivante, les monstres marins y étaient légions. Elle n'avait pitié pour aucune être vivant. L'endroit parfait pour se donner la mort dans cet immense océan. L'endroit ou reposait Aiolos... Il s'effondra à genoux. Il ne pouvait pas y croire, son homme avait préférer la mort plutôt que d'affronter tous ça. Si seulement il avait su trouvé les mots, si seulement il avait été un meilleur lié. Il ne sut combien de temps il resta prostré dans le bureau de Mû, ni comment il rentra chez lui...


Sachez que j'ai pris beaucoup de plaisir à écrire ce chapitre là! Et je sais que ça plaira pas à certain.. mais bon au moins vous savez un peu mieux ce qu'il s'est passez pour Aiolia après la fuite de Camus. Heureux? Comment ça non?

Des bisous! Et n'oubliez pas, un commentaire donner un auteur heureux!