Bonjour les miraculeurs !Tout d'abord je vous souhaite un merveilleux et très Joyeux Noël en ce 25 Décembre ! Ensuite je souhaitais vous remercier pour votre fidélité à cette histoire.Je vous souhaite une bonne lecture de ce chapitre 9.


Le débat était mouvementé et les voix s'élevaient dans la pièce de sorte que parfois, Ladybug et Chat Noir ne savaient même plus qui avait la parole, les gardiens étaient agités, se coupaient l'un et l'autre la parole, parlaient tous en même temps, une fois à voix basse, une autre fois beaucoup plus fort…

Ladybug et Chat Noir furent invité à quitter la pièce après avoir délivrer toutes les informations qu'ils possédaient concernant Wang Fu et sa vie après avoir fuit le Tibet (pour cette partie, seule Ladybug avait prit la parole, Chat Noir ne connaissant que très peu l'ancien gardien, finalement) et ils avaient également exposé leurs arguments plaidant en la faveur du vieux chinois, pour mettre l'accent sur ses intentions à réparer ses erreurs et à faire les meilleurs choix possibles.

Ladybug faisait les cent pas à l'extérieur du temple, elle avait le besoin intense de s'aérer et de bouger pour ne pas se laisser envahir par des pensées pessimistes. Chat Noir finit par se planter devant sa partenaire en la saisissant par les épaules.

-Tu vas user le sol, Buguinette, viens-là, lui dit-il en retirant ses mains de ses épaules et en ouvrant grands les bras pour l'inviter dans une étreinte. Elle n'hésita pas une seule seconde avant d'accepter son invitation et de se blottir contre son torse. Il déposa un délicat baiser à mi-chemin entre son front et sa chevelure et caressait doucement son dos dans des mouvements lents et rassurants.

Alors que la jeune héroïne vivait ce qui lui semblait les dix minutes les plus longues de sa vie, la porte du temple s'ouvrit et les deux héros s'ecartèrent l'un de l'autre pour voir Lama Zhongshì leur signifier que le conseil était prêt à rendre son verdict.

Chat Noir entrelaça les doigts de sa petite amie avec les siens et lui jeta un regard doux et confiant. Ensemble, ils hochèrent la tête d'un léger mouvement et entrèrent à nouveau dans cet incroyable monument pour en rejoindre la pièce centrale et les membres du conseil.

-À l'unanimité, le conseil à décider d'accéder à votre requête.

Ils ont accepté!

Elle enregistra cette information et laissa échapper le souffle qu'elle retenait jusqu'à présent prisonnier.

-Cependant…

Mais il y a un "mais"... C'était trop beau pour être vrai, songea-t-elle

-Le rituel de restitution nécessite que nous soyons en possession de la miracle box qui était liée à l'ancien gardien.

-Ce n'est pas un problème, je peux vous l'emmenez rapidement, s'exclama Ladybug

Le Grand Gardien lui adressa un regard rassurant et remplit de compassion avant de briser contre toute attente l'élan d'espoir de Ladybug.

-Malheureusement, la Miracle Box doit être complète pour que le rituel soit effectué.

Chat Noir vit la machoire et les poings de sa partenaire se serrer. La tristesse et la colère se mélangeaient dans ses yeux,de telle sorte qu'une lueur de détermination qu'il n'avait encore jamais vu auparavant brillait à présent dans ses deux grands yeux bleus.

Déterminé, lui aussi, à lui montrer son soutien sans faille et sa combativité, il fit face au conseil et prit la parole : -Et vous l'aurez ! Le règne de terreur de Papillon a suffisamment duré. Nous avons déjà assez perdu au gré de tous ces combats. Maître Fû a placé sa confiance en nous, et nous allons en être digne. Nous allons remuer ciel et terre pour retrouver le cocon de Papillon et nous allons l'extirper de sa chrysalide, s'exclama-t-il, avec la tête haute et une conviction inébranlable dans le regard.

Ladybug hocha la tête, approuvant pleinement les paroles de son partenaire, puis se retourna vers lui en lui présentant son poing fermé : -Ensemble mon chaton, nous botterons les ailes de Papillon !

-Et nous volerons dans les plumes de Mayura ! Répondit-il en écrasant fièrement son poing contre le sien.

Les gardiens regardaient Ladybug et Chat Noir avec admiration. Certes les deux héros étaient jeunes, mais ils étaient courageux, vifs et solides d'esprit, et surtout soudés par la confiance et par une très grande motivation.

-Vous y arriverez, souffla le Grand Gardien.

-Et nous serons là pour vous protéger et vous aider, ajouta Awa en se retournant vers ses trois compagnons de vertus. Les trois hommes hochaient la tête, approuvant parfaitement les paroles de la lionne.

-Nous désirons tous les quatres, si vous l'acceptez, vous faire don d'un renforcement de vos vertus cardinales. Dans le but de protéger et de guider vos esprits à chaque fois qu'ils feront face à une situation difficile ou que cela s'avèrera nécessaire dans votre mission.

Sans se consulter, en parfaite symbiose, et d'une seule et même voix, Ladybug et Chat Noir acceptèrent l'offrande des quatres Gardiens membres du Conseil. Le Grand Maître des lieux quitta la pièce pour laisser les quatres détenteurs des vertus transmettre leurs Auras énergétiques aux jeunes héros.

-Prenons-nous tous la main, demanda Andrew, le gardien de la Miracle box Anglo-Saxonne.

Tous se prirent la main pour former un cercle.

Les deux jeunes héros fermèrent les yeux, suivant les consignes d'Andrew le titulaire de la Prudence, celui-ci fit appel à son pouvoir de renforcement :

- Protectorat, souffla-t-il.

Il fut suivi par Awa, titulaire de la force: - Fortification.

-Intégrité, souffla à son tour Axel, le Justicier.

-Modération, termina Juan, le détenteur de la vertu de la Tempérance.

Une lueur jaune pâle s'éleva brièvement au-dessus de la tête de chacun d'eux avant que celles-ci ne convergent toutes vers le centre du cercle pour ne former qu'un seul et unique orbe d'une lumière presque aveuglante. L'orbe scintillant enroba Ladybug et Chat Noir de sa vive lumière et puis se dissipa petit à petit jusqu'à disparaitre complétement. La sensation qui avait envahi les deux héros parisiens était puissante et incroyablement vivifiante. Ils se sentaient forts, déterminés et à la fois confiants, apaisés.


-Maître? Il y a une dernière question que je souhaiterais vous poser avant de partir, demanda Ladybug tout en savourant un Khabsé (beignet tibétain)

-Je suis toute ouïe, jeune Gardienne.

- Pour quelles raisons la Miracle Box chinoise n'avait pas de tuteur à l'époque où Wang Fû était l'un de vos élèves?

-C'est une très bonne question. Je pensais que Fû t'avais donné cette information, mais il semblerait qu'il n'en ait pas eu le temps ou la possibilité. La réponse est simple. Nous sommes l'hypocentre, ou le foyer si tu préfères, de tous les Gardiens et de toutes les Miracle Box. Lorsqu'un gardien renonce à sa Miracle box sans avoir désigné de successeur, où s'il vient à décéder avant d'avoir pu former quelqu'un pour le succéder, sa Miracle Box se retrouve automatiquement téléportée ici afin de lui trouver un nouveau tuteur. C'est ce qui s'est produit avec votre Box. Son Gardien était un jeune homme décédé au combat pendant la première guerre de l'Opium opposant la Chine aux Royaume-Unis en 1839. ll n'a jamais eu l'occasion de former un successeur. Nous devions donc nous en charger lorsque la Boîte Miraculeuse nous a été restituée, Wang Fû était l'un des six jeunes apprentis aspirant à se voir offrir le tutorat de cette Box.

-C'est incroyable, s'exclama Chat Noir la bouche pleine des délicieux beignets qu'il engloutissait presque aussi goulument que Plagg lorsqu'il dévorait son camembert.

Voyant le regard sévère de sa partenaire se poser sur lui, il avala rapidement ce que sa bouche contenait et s'excusa poliment avant de demander : - Combien existe-t-il de Miracle Box en circulation?

-En prenant en compte celle sous ma responsabilité ainsi que celle dont Ladybug a le tutorat, il y en a 12 au total.

-Merci pour toutes ces réponses et ces apprentissages, et merci pour votre accueil Maître. Il se fait tard, ou plutôt, très tôt à Paris, Chat Noir et moi devons malheureusement prendre congé de votre généreuse hospitalité.

-Vous êtes les bienvenus ici à Lhassa, quand vous le désirez jeunes héros.

"Chat Noir ? Vous m'entendez ?" La voix de Lama Zongshi résonnait doucement dans la tête de Chat Noir, surpris il se figea briévement avant de se souvenir des capacités de télépathie du porteur du Miraculous de l'Ours Brun.

Il se concentra, espérant pouvoir lui répondre silencieusement.

"Oui, Maître."

"Elle est plus forte que vous ne le pensez, néanmoins, elle est faillible, comme nous le sommes tous. Prenez soin d'elle, partagez son fardeau et soutenez-la, vous êtes son pilier." entendit-il raisonner dans sa tête.

"Je ne l'abandonnerai jamais. Elle est le soleil qui illumine mes journées les plus sombres, je l'aime, je la soutiendrai et je la protégerai au péril de ma propre vie, soyez-en sûr."

Accompagnés seulement de Su-Han cette fois-ci, Ladybug et Chat Noir descendaient le Mont Gephel, sous un soleil bien haut dans le ciel et une témpérature plus agréable qu'à l'aube, même si ici dans les montagnes les températures les plus hautes ne dépassaient jamais les 16et étaient donc majoritairement fraiches tout au long de l'année.

Ladybug était soulagée, elle était déchargée d'une partie du poids qui pesait lourdement sur sur ses épaules depuis plusieurs semaines : la culpabilité que Maître Fu ait perdu la mémoire, l'incertitude de ses premiers pas en tant que Gardienne, même sa confiance en elle semblait avoir regagné en puissance au cours de ses dernières heures. Aussi, Chat Noir et elle n'étaient plus seuls à présent. Ils pouvaient compter sur les membres de l'ordre du temple des Gardiens.

C'était une chose assez étrange à expliquer, mais dans sa prise sur la main de sa partenaire, Chat Noir pouvait sentir une différence fulgurante par rapport aux sensations qu'il avait ce matin. Elle le tenait délicatement, sa prise était souple, détendue, rien qu'en lui tenant la main il pouvait sentir qu'elle se sentait mieux, moins angoissée, plus sereine. Il pouvait presque jurer que sa respiration était également beaucoup plus lente et calme que ces dernières semaines. Du moins, c'est ce que ses sensibles oreilles félines lui indiquait et c'est aussi ce qu'il ressentait en posant son regard sur elle. La simple pensée que sa bien-aimée avait le cœur plus léger, gonflait le sien d'un profond réconfort et soulagement.

-N'oubliez pas que vous êtes chez vous ici, au temple, souffla Su-Han en saluant les deux héros qui disparurent quelques instants plus tard dans l'orbe lumineux d'un portail.


6h30 Paris s'éveille, Ladybug et Chat Noir, eux, souhaiteraient pourtant rejoindre leur lit et dormir. Ils avaient 10 km de marche en montagne dans les jambes, une nuit complète de sommeil manquante, et la tête lourde de diverses informations à assimiler.

On dit "que les super-héros ne se reposent jamais". Et bien il faut croire que c'était plutôt vrai. Mais si ces quelques sacrifices étaient faits pour apprendre et s'investir encore plus dans leur mission, s'ils étaient faits pour devenir meilleurs et stopper le Papillon et Mayura une bonne fois pour toute. Alors ils seraient tous les deux prêts à marcher des centaines de kilomètres et à sacrifier des dizaines d'heures de sommeil.

Un dernier baiser rempli d'espoir, une dernière étreinte réconfortante, et les deux jeunes héros se séparèrent pour rejoindre leur domicile respectif.

Adrien laissa tomber sa transformation et s'écroula sur son lit. Il pourrait très certainement dormir 1 heure, et avec un peu de chance, même peut-être 2 heures. Mais ça c'était en théorie, parce que dans la pratique, il était Chat Noir, celui qui attirait la malchance. Et même si sa malchance semblait s'équilibrer depuis qu'il avait trouvé sa moitié, la coccinelle chanceuse, sa malchance n'avait pas disparu pour autant.

En réalité, ce matin, elle frappait à sa porte. Au sens littéral. Parce que oui, on frappait littéralement à la porte de sa chambre. 6h49.

Nathalie, il est 6h49 et c'est le week-end, songea-t-il épuisé en jetant un œil à son réveil.

-Adrien, avez-vous dormi en tenue de jour ? S'étonna Nathalie en entrant dans la pièce, un air désapprobateur s'affichant gravement sur son visage.

Merde.

-Je… je suis tombé endormi. J'étais épuisé hier soir.

-Vous semblez particulièrement fatigué ces derniers temps, Adrien. Votre père serait furieux de vous voir dans cet état.

-Père ne me voit jamais, Nathalie, répondit le jeune homme, plus agressivement qu'il ne l'aurait voulu.

Elle aurait aimé lui dire qu'il se trompait. Pourtant, elle savait qu'il disait vrai.

Gabriel ne voyait qu'une seule chose, non, deux choses, ces derniers temps : les Miraculous de la Coccinelle et du Chat Noir.

Adrien baissa tristement la tête. Même Nathalie n'osait pas contredire ses propos. Son père ne le voyait pas, ou plus. Il ne l'estimait pas, ou plus. Il ne lui parlait pas, ou plus, ou plutôt, il ne lui parlait uniquement que si ça lui profitait, si ça profitait à sa petite personne et à son entreprise.

La voix de Nathalie le sortit de ses sombres pensées pour s'expliquer sur la raison de son irruption très, trop, matinale dans sa chambre.

-Votre shooting photo initialement prévu demain matin a été déplacé à ce matin.

-Pour quelle heure dois-je me tenir prêt ? Demanda-t-il à la secrétaire de son père.

-Immédiatement. La séance photo est à 8h. Ajouta-t-elle lorsque sa tablette vibra entre ses mains.

Nathalie écarquilla les yeux, l'agenda d'Adrien pour le week-end venait d'être rempli par Gabriel. Bien rempli, lourdement rempli même. Elle releva la tête vers le jeune garçon et croisa son regard interrogateur et elle déglutit péniblement :-Vous avez également une séance photo à 14h et à 19h ce jour. Ainsi que trois autres séances dimanche. À 9h, 12h et 16h.

-Nathalie, Êtes-vous certaine que Père ne s'est pas trompé ? Demanda-t-il confus.

Elle aurait aimé pouvoir lui dire qu'il y avait une erreur, elle souhaitait lui dire qu'il pouvait se rendormir et récupérer de cette fatigue qu'il semblait avoir accumulée. Mais elle savait pertinemment qu'il n'y avait pas d'erreur. Elle savait qu'il devrait accumuler ce week-end, encore plus d'épuisement.

-Je suis désolée Adrien, il n'y pas d'erreur dans votre agenda. Prenez une douche.

Je vais demander à ce qu'un petit déjeuner à emporter vous soit préparé. Votre chauffeur démarrera à 7h45. Soyez à l'heure.


Adrien s'agitait nerveusement sur le siège arrière de la voiture. 6 séances photos en 48h. C'était une première. Le point positif, c'est qu'au moins il sortait des 4 murs de sa chambre. Cela faisait déjà une semaine qu'il était privé de sortie et de collège. Une semaine que ses seuls interactions avec le monde extérieur se faisaient dans un costume de cuir noir et sous un masque de héros félin.

Il lui restait encore toute une semaine à tenir avant de pouvoir reprendre son quotidien d'étudiant et de retrouver un semblant de liberté , du moins le peu de liberté que son père lui accordait en temps normal, soit très peu de toute façon. Au moins ce week-end il sortait. Il pouvait prendre un peu de recul par rapport au Manoir sombre et froid et profiter de la douceur de l'automne et de la palette de couleurs merveilleuses que cette saison offrait. Il allait même pouvoir discuter avec d'autres personnes, même si cela se résumait à la maquilleuse, l'accessoiriste et le photographe.

C'était le point positif auquel il s'accrochait pour passer ses 6 séances photos sans s'effondrer : Être loin du Manoir et prendre l'air.

Cette motivation fut de courte durée. Lorsqu'il arriva devant le Louvre où se tenait la séance photo, il vit une autre personne posant déjà sous l'objectif du photographe, une personne qui allait rendre ce shooting inconfortable et interminable.

Lila

De toutes les mannequins avec qui il avait de temps à autre l'occasion de travailler, il fallait que soit Lila Rossi qui soit sa partenaire du jour.

-Adrien ! Mon Adrien ! Comme je suis heureuse de travailler avec toi ce week-end. Ce week-end.

Non, c'était un cauchemar, il allait se réveiller, n'est ce pas?

-Aie ! se mit à gémir Adrien à voix basse.

Plagg semblait avoir lu dans ses pensées et venait de le pincer durement entre deux côtes.

C'était un cauchemar, un cauchemar dont il ne se réveillerait pas parce qu'il était bien réel.

Ça faisait des semaines, qu'il essayait de faire comprendre à son père, le plus souvent par le biais de Nathalie ou d'une conversation par écrans interposés, qu'il était difficile pour lui de travailler avec Lila, et qu'il ne souhaitait plus avoir à modéliser en duo avec elle.

Mais son Père s'obstinait à vouloir faire de Lila son égérie féminine principale et à ignorer ses plaintes concernant le comportement de la jeune italienne. De plus, il y a quelques mois, Adrien avait accordé son amitié à Lila en échange d'un énième mensonge pour réparer les dégâts qu'elle avait provoqué, plus précisément, l'expulsion de Marinette du collège.

Depuis ce jour, Lila s'accrochait à lui comme une tique plantée dans la peau d'un chat. Lila était un parasite nuisible. Un parasite qui nuisait à Marinette, cette amie formidable et sincère, un parasite qui nuisait à Ladybug, sa lady, sa petite amie. La jeune femme était également un véritable aimant à Akuma. Non seulement ses mensonges provoquaient colère, chagrin ou encore désir de vengeance chez les personnes qu'elle côtoyait et offraient donc à un grand nombre de victimes potentielles pour les Akumas de Papillon. Mais elle était également, elle aussi, une cible sur laquelle Papillon appréciait fortement envoyer ses lépidoptères maléfiques.

Lui et Ladybug soupçonnaient d'ailleurs Lila de se faire akumatiser de son propre gré. Malheureusement ils n'avaient pas assez de preuves pour la confronter. Ils étaient donc méfiants, et prudents lorsqu'il s'agissait de Lila Rossi. Ce qui impliquait pour Adrien d'être vigilant également dans sa vie civile avec la jeune femme dont il souhaitait se tenir le plus loin possible.

Mais pour ce week-end, cette démarche ne serait pas possible. Il devrait donc rester sur ses gardes.

-Bonjour Lila, souffla-t-il de façon neutre et polie.

-On prépare la promotion de la nouvelle collection capsule, "Outwear" que ton père sort de façon exclusive cet hiver, n'est-ce pas génial de faire partie de ce nouveau projet tous les deux ?!

Une collection capsule "Outwear" exclusive ? I

l n'était même pas en possession de cette information. Il se retourna vers Giuseppe, le photographe, cherchant l'approbation de cette information.

-Si, aujourd'hui nous allons mettre en valeur les Cappotti e Scarpe, de la nouvelle collection de Gabriello, s'exclama joyeusement l'homme d'origine italienne.

Des manteaux et des écharpes… Son père ne faisait jamais de vêtements d'extérieurs dans ses collections. Il y avait-il d'autres choses que le grand Gabriel Agreste ne mentionnait pas à son propre fils?

Adrien entra à l'intérieur du Louvre et il suivit l'accessoiriste et la maquilleuse qui l'entraînaient vers une pièce qui avait été transformée en loge spécialement pour Lila et lui. Par chance, il ne devait enfiler que des manteaux et des écharpes et pouvait donc garder sa tenue civile. Ce qui était véritablement une bonne chose contenu du regard de Lila qui ne quittait pas le jeune homme et pesait sur lui intensément.

Jamais il n'aurait pu dire un mot à Plagg en sa présence et l'informer qu'il devrait l'abandonner pour un moment. Heureusement, là, il ne devait pas se soucier de son Kwami qui était toujours bien en sécurité dans sa chemise qu'il ne devrait pas retirer.

La première séance photo devant le Louvre se passa sans encombre.

La seconde séance, celle de 14h, se passait au bord de la Seine et avait été plus compliquée pour le jeune homme. Non seulement il y avait un vent fort et froid qui était désagréable, mais il y avait aussi Lila qui envahissait de plus en plus son espace personnel de façon excessive et sans son consentement. Il avait délicatement éloigné la jeune femme à plusieurs reprises pour qu'elle reste à une distance respectable et professionnelle de lui.

La troisième séance, elle, se déroulait au sommet de la Tour Eiffel alors que le soleil se couchait. L'espace était assez réduit et Lila et Adrien se retrouvaient, au grand désespoir de ce dernier, inévitablement très proches. La jeune Italienne en profita pour envahir à nouveau bien plus que nécessaire l'espace personnel d'Adrien, s'autorisant même, lors d'un cliché où ils devaient tous les deux laisser leurs regards se tourner vers Paris et ses illuminations, à passer son bras autour d'Adrien et lui flanquer un baiser sonore sur la joue droite. Ce dernier geste fît réagir Adrien.

-Lila. Peux-tu t'en tenir à ce qui est demandé par le photographe s'il te plaît !

-Je suis désolée Adrien, je pensais que ça pourrait être bien pour la photo, s'excusa faussement l'italienne.

-Seul Giuseppe est juge de ce qui est bon pour ses photos, répondit Adrien sur un ton sérieux.

Giuseppe approuva les paroles d'Adrien et demanda à Lila de veiller à obtenir son approbation avant de prendre l'initiative de changer de position ou de soumettre un changement par rapport à ce qui était initialement prévu. Le photographe mit fin à leur dernière séance photo à la suite de cette intervention. Il avait des clichés en suffisance et le rendu était plutôt satisfaisant.

De plus, Adrien ne cessait de bailler et le maquillage couvrant ses cernes commençait à se dissiper. Il était hors de question pour Giuseppe d'avoir un modèle fatigué et amorphe sur ses photos.

-Adriano, par pitié, riposatevi per domani! Ordonna le photographe.

-Je vais essayer, répondit sincèrement Adrien.

Adrien savait qu'une fois rentré au Manoir, il devrait d'abord dîner, se doucher pour ensuite retrouver sa petite amie avec qui, il avait quotidiennement rendez-vous à 22h. Des rendez-vous qu'il refusait d'écourter, au détriment de ses heures de sommeil.

Il pénétra dans l'entrée du Manoir avec un objectif en tête pour le soir même, trouver un endroit tranquille et à l'abri des regards où il pourrait tomber endormi dans les bras de Ladybug en toute sécurité. Il était certain que cette idée plairait à sa petite amie qui, après plus de 30h sans pouvoir fermer l'œil, devait très certainement être aussi épuisée que lui.

À suivre…


Sarah, Loonak, Alixe, Lefevrejoy, Kiritsumime... Et tous les autres je vous souhaite encore un Joyeux Noël et je vous dis à la semaine prochaine pour le chapitre 10.

Pleins de bisous miraculeux et d'avance merci de me laisser vos petits commentaires, ça me motive beaucoup.