Warning : zone lemon ! Avancés à vos risques et périls !


En ce vendredi de mai, Belle avait ouvert sa boutique comme tous les matins.

Elle savait que peu de personne viendrait aujourd'hui, elle avait donc un livre a porté de main.

La matinée passa lentement.

Elle n'avait eu qu'un ou deux clients.

L'après-midi passa tout aussi lentement, avec eu trois clients.

L'heure de fermeture avançait de plus en plus.

Alors qu'elle rangeait des livres historiques, la cloche sonna

Elle se dépêcha de revenir dans la salle principale, et elle entendit :

-"Ainsi Amour inconstamment me mène ;
Et, quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.

Puis, quand je crois ma joie être certaine,
Et être au haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur."

Belle regarda l'homme qui venait de finir le sonnet de Louise Labbé.

Il avait des cheveux blonds vénitiens qui lui arrivait au-dessus des épaules, son menton était rond, et ses yeux... Ses yeux bleus... Elle les reconnaissait. Elle les reconnaîtrait entre mille.

- Bonjour.

- Bonjour.

- Je peux vous aider ?

- En effet. Je suis à la recherche d'une jeune femme avec qui j'ai eu une discussion très intéressante lors d'une soirée ennuyeuse.

- Ah ? Et pourquoi vous la cherchez ?

- Parce qu'elle m'a mise au défi de trouver qui elle était.

- Et vous avez réussi ?

- C'est à elle de me le dire.

Au fur et à mesure de leur échange, les deux s'étaient avancés l'un vers l'autre.

Ils étaient maintenant à quelques centimètre.

- Je crois bien que oui.

Belle sourit de façon malicieuse et ne le quittait pas de yeux. Son regard était brillant d'amour.

Adam avait un sourire victorieux et n'arrivait pas à détourner le regard des iris noisettes qui le fixaient.

- Et si nous faisions des présentations officielles ?

- Bonne idée.

- Belle Porter.

- Adam Beast.

Le temps était suspendu.

Aucun d'eux ne voulait briser ce moment.

Mais Belle dû s'y résoudre.

- Je dois fermer la boutique, mais, on peut continuer notre discussion après. Chez moi.

- Celle-ci ou celle de l'autre soir ?

- On verra.

Adam ne voulait qu'une chose en cet instant : l'enlacer et explorer sa bouche.

Mais il devait se retenir.

Il la vit baisser les stores et elle revint vers lui, lui indiquant la porte de sa réserve.

Il suivit la jeune femme qui prit l'escalier de sa réserve.

- Un appartement juste au-dessus de la boutique... Pratique.

- Je sais.

Elle avait toujours ce petit sourire malicieux sur les lèvres, sourire qui donnait encore plus envie à Adam de l'embrasser.

Il se gifla mentalement.

Belle ouvrit la porte de son appartement et invita monsieur Beast à l'intérieur.

- Thé ou café ?

- Café.

- Je reviens tout de suite. Faites comme chez vous.

La châtain se dirigea dans sa cuisine et prépara la boisson.

Quand elle retourna dans son salon, elle vit Adam, sans sa veste de costume. En simple chemise.

Comment faisait-elle pour ne pas lui sauter dessus ?

- Alors, monsieur Beast...

- Adam.

- Alors nous allons devoir nous tutoyer.

- Ça ne me pose aucun problème.

- Très bien. Donc, Adam, comment as-tu fait pour me retrouver aussi vite ?

- Rose. Ton pseudonyme et l'élément le plus présent dans ta tenue ce soir-là. Avec ça, j'ai demandé à mon assistant de chercher tous les lieux avec le mot "Rose" dans le nom que voulaient acheter Hunt.

- C'est sûr que de déléguer le travail ça aide.

- Ça aurait été encore plus rapide si Charlotte avait acceptée de m'aider.

- Tricheur.

- Elle ne m'a pas dit qui tu étais. Elle m'a juste confirmé qu'elle te connaissait.

- C'était déjà plus qu'assez pour faire le rapprochement entre moi et Tia, non ?

- C'est vrai, mais je ne suis pas vraiment proche des Maldonia...

- Dommage pour toi.

- Au fait, tu pourrais répondre à la question que je t'ai posé à la soirée ?

- Hum hum ?

- Belle...

La châtain eut un frisson quand Adam prononça son nom.

Comment un mec pouvait-il lui faire autant d'effet ?

Elle se gifla mentalement.

- Eh bien... Laisse-moi réfléchir... Je dirais que tu es plutôt du genre Tristan.

- Donc tu serais Iseult ?

- Mon absence est douloureuse pour toi ?

Belle avait dit cela pour le taquiner, mais elle vit une étrange lueur passé dans les yeux bleus.

Elle commença à rougir... Changer de sujet, vite !

- Au fait, je t'ai dis qui était mon personnage préféré parmi les mousquetaires de Dumas. Lequel tu préfère ?

- Aramis. C'est un grand amoureux, même s'il ne l'assume pas vraiment.

- On est tous les deux à contre-courant on dirait.

- On dirait.

Un silence confortable s'installa.

Adam voulait tellement lui poser de questions, il voulait tout savoir d'elle.

- Il paraît que tu as donné 8 000€ pour Un Coup de Patte...

Monsieur Beast avala son café de travers.

Pourquoi elle lui parlait de ça ?

- Je ne savais pas que le célèbre Don Juan Adam Beast était engagé dans la cause animale.

- Surprise ?

- Un peu oui. Pourquoi tu y tiens tant ?

Adam s'enfonça un peu dans le canapé et regarda le plafond.

- Quand j'étais petit, mon père travaillait tout le temps, ma mère était toujours à l'hôpital et ma tante n'arrêtait pas d'étudier. Résultat, je me retrouvais souvent seul avec des domestiques trop occupé ou trop vieux pour s'occuper de moi, sans compter ma gouvernante, qui est plus comme une grande sœur pour moi. Je passais tout mon temps libre avec mon chien ou aux écuries. Les animaux ont toujours été là pour moi quand les autres ne l'étaient pas... Faire des actions pour eux c'est... je sais pas comment dire... C'est comme...

- Les remercier.

Monsieur Beast tourna les yeux vers Belle.

Elle le regardait avec tendresse.

Il n'avait jamais parlé de ses sentiments sur son enfance, même sa tante, qu'il adore, n'a jamais su ce qu'il ressentait quand il était petit.

C'était si simple de parler à la libraire...

- Exactement.

Adam se redressa et s'approcha de la châtain.

- Je peux te dire quelque chose de totalement cliché ?

Le silence de Belle lui fit comprendre une réponse positive.

Il la regarda droit dans les yeux, complétement envoûté par ses iris noisettes.

- Je suis tombé amoureux de toi. Lors d'une soirée masqué.

Belle rougit et sourit en même temps.

Elle n'y tenait plus et réduit la distance entre Adam et elle pour l'embrasser.

Le baiser fut bref.

- Alors on est deux.

Adam sourit.

Il entoura la taille de la libraire et captura de nouveau ses lèvres tentatrices.

Le baiser fut d'abord très chaste. Innocent.

Mais Belle passa sa langue sur la bouche du blond vénitien, demandant un accès plus approfondit à sa bouche.

Ce qui lui fut accordé.

Le baiser devient beaucoup plus passionné.

Leurs langues jouaient l'une avec l'autre, et ils ne se séparèrent que pour reprendre leur souffle.

La châtain, à califourchon sur Adam, sentit une grosseur entre ses jambes.

Elle baissa les yeux et vit une bosse dans le pantalon du jeune homme.

- Sérieusement ? Le railla-t-elle.

- C'est mécanique je te signale.

Belle ria devant l'air vexé et grognon du blond vénitien, et posa sa tête dans le creux de son épaule.

- Comment tu veux régler ça ?

- Je peux le faire tout seul. Je ne vais pas te forcer.

Le cœur de la libraire bondit dans sa poitrine.

Elle était déjà amoureuse, mais là, elle l'était encore plus.

Elle s'approcha de son oreille et lui murmura :

- Je ne suis pas du genre prude.

Adam la regarda avec une lueur de désir dans le regard.

Elle le chauffait ?

Elle ne savait pas sur quel terrain elle s'aventurait.

Il caressa doucement le dos de sa belle, ce qui eut pour effet de la faire ce redresser.

Il en profita et commença à embrasser son cou.

Belle eut un frisson quand elle sentit les mains du jeune homme serrer ses fesses.

Elle décida de contre-attaquer en empoignant le sexe encore dur et serrer dans les couches de tissu, ce qui eut pour effet de faire grogner Adam.

- Tu es vraiment une Bête on dirait.

Monsieur Beast sourit dans le cou de Belle, comprenant très bien la double allusion.

- Tu devrais arrêter de me provoquer. J'ai déjà du mal à me retenir...

- Et pourquoi tu te retiens ?

- Faire l'amour avec une fille dont je connais le nom depuis hier, mais que j'ai rencontré samedi dernier et dont je suis raide dingue, et tous ça sans lui avoir demander officiellement d'être ma copine ? Pas vraiment mon genre.

Mais comment pouvait-il être aussi parfait ?

Belle l'embrassa à nouveau, et elle dit à quelques centimètres de ses lèvres :

- Pourquoi ce serait à toi de le demander ?

Adam eut un sourire en coin.

- Pourquoi tu ne le fais pas alors ?

La châtain le regarda droit dans les yeux.

- Adam Beast, est-ce que tu veux sortir avec une pauvre petite libraire ?

- Aucun problème pour moi, Belle Porter. Et toi, est-ce que tu es d'accord pour sortir avec le PDG d'une grosse entreprise ?

- Pas envie. Je préfèrerais être avec un passionné de littérature.

- Ça tombe bien que je le suis aussi.

- Tu as vraiment de la chance.

Et ils s'embrassèrent encore, ne se séparant que pour reprendre de l'oxygène.

- On devrait peu-être aller dans ma chambre...

- Bonne idée.

Belle voulut se relever, mais Adam ne comptait pas la laisser partir.

Il la souleva, et sa désormais petite amie enroula ses jambes autour de sa taille et plaça ses bras autour de son cou.

- Tu peux me guider ?

- C'est la porte juste en face.

Pendant le court trajet, Belle en profita pour déboutonner les premiers boutons de la chemise de son petit ami tout en embrassant son cou.

Il grogna encore.

Il la déposa difficilement dans le lit, vu le nombre de livre qui se trouvait dans la chambre.

Il se plaça au-dessus d'elle et continua de l'embrasser.

Belle acheva d'enlever la chemise du jeune homme, tandis que ce dernier commençait à baisser le jean de la jeune femme.

Il caressa l'intérieur des cuisses de sa copine, et commença à baisser sa culotte.

Il sourit contre les lèvres de sa belle, et inséra un doigt dans le vagin de la jeune femme, puis un deuxième, à la recherche du clitoris de sa partenaire.

Celle-ci ce cambra et gémit dans la bouche de son copain.

Il était doué !

Elle voulait tellement le sentir en elle !

N'y tenant plus, elle se redressa, mit fin au baiser et enleva elle-même son t-shirt, se retrouvant en soutien-gorge. Elle força Adam à s'allonger, et elle lui enleva son pantalon.

Le jeune homme ne put s'empêcher de se moquer d'elle :

- Tu es bien impatiente !

- A qui la faute ?

- C'est toi qui as commencé à me chauffer.

- A cause de ta réaction mécanique.

Adam eut un sourire malicieux, quand il eut un éclair de rappel.

- Merde...

Il se releva, se qui força Belle à s'écarter.

- Quoi ?

- Je n'ai pas de préservatif...

Comment avait-il pu oublier ça ?

- Moi j'en ai.

Adam regarda sa copine, surpris.

- J'en ai toujours un dans mon porte-feuille pour dépanner, j'ai une boîte à la salle de bain. Je vais la chercher.

Elle sortit de la chambre, et revint quelques minutes plus tard avec les préservatifs.

Elle les posa sur sa table de chevet et se jeta sur son copain pour l'embrasser.

Elle en profita pour frotter leurs deux sexes l'un contre l'autre.

Adam grogna encore.

Il caressa le dos de sa belle et la fit basculer.

Il enleva son caleçon et s'empressa de prendre un préservatif.

Il le mit et se plaça entre les cuisses de la châtain en continuant de l'embrasser.

- Tu es sûre ?

- Arrête de poser cette question...

Adam l'embrassa à nouveau.

Il commença à pénétrer dans la fente de Belle.

Il fit d'abord des allers-retours plutôt lent pour la laisser s'habituer à sa présence en elle.

Puis, il accéléra ses mouvements de bassin.

Il le fit pendant trois minutes avant d'éjaculer.

Il sortit du vagin de Belle et s'allongea à côté d'elle.

- Désolé de ne pas t'avoir donné un orgasme.

La châtain se redressa et l'embrassa furtivement.

- Tu te rattraperas une autre fois.

Cette fille était incroyable !

- Je dois y aller.

- Sans me donner ton numéro ?

- Je te l'écris et je file.

Adam se leva, ramassa ses affaires pour se rhabiller et sortit de la chambre.

Belle prit sa chemise de nuit et se rendit au salon.

Elle tendit un bloc de post-it à son copain ainsi qu'un stylo.

- Merci.

L'homme d'affaire écrivit rapidement son numéro, puis, il embrassa encore sa copine.

- Je ne sais pas quand on pourra se revoir...

- "L'attente d'un bien est déjà un plaisir"

- Euripide.

- Gagné.

Adam regarda son téléphone.

- Je dois vraiment y aller. A une autre fois.

- Au revoir.

Et il parti.

Belle regarda la porte d'entrée, ne sachant pas si ce début de soirée avait été réelle.

Elle regarda le post-it.

Elle nota le numéro de son copain dans son portable, l'appelant "Ma Bête", et lui envoya un message. Elle alla ensuite à la douche avant d'aller se coucher.


- Eh ben ! C'est à cette heure-là qu'on rentre jeune homme ?

- Je suis adulte et responsable Peter. Toi, tu n'as que 17 ans et tu devrais aller te coucher !

- Pff, t'es pas drôle.

Le roux se leva et monta dans sa chambre.

Adam, lui, se rendit dans la salle de bain.

Après avoir pris sa douche et mit son jogging pour dormir, il regarda son téléphone et remarqua le message d'un numéro inconnu :

"Bonne nuit la Bête, et n'oublie pas que, comme l'a dit Paul Brulat, "Le sommeil, il n'y a que ça de merveilleux sur terre!""

Le blond vénitien sourit en voyant ça.

Il tapa sa réponse.

"Bonne nuit ma Rose, ne t'en fais pas, je le sais, et puis,pour Jean Cocteau, "Les rêves sont la littérature du sommeil". Et je suis sûre que ma littérature sera centrée sur toi."

Il relit son message.

Est-ce qu'il n'était pas un peu trop cliché ? N'était-ce pas un peu niais de l'appeler "ma Rose".

Tant pis.

Il valida son message et éteins son portable.

Il était sûr qu'il allait passer une agréable nuit.