Particularité: contient du Futanari
IX - Apprentissage Particulier
Voila maintenant plusieurs heures que je m'agite avec ferveur, et il est temps désormais de profiter d'un nuage de vapeur. Je suis presque certaine de ne croiser personne à cette heure-ci, il n'y a que moi pour m'entraîner aussi tard dans la nuit. J'étais particulièrement perplexe lorsque l'Ordre a fait installer ce sauna au monastère, n'en voyant pas utilité particulière. Si la journée cet endroit est fortement occupé, j'imagine pouvoir enfin en profiter maintenant que la lune est levée.
Je ne peux m'empêcher de trouver les tenues exigées hideuses alors que je me déshabille pour enfiler le short et le maillot aux couleurs ternes que je dois bien avouer, ne pas vouloir porter. Loin de moi l'envie cependant de me retrouver nue sur ces bancs même si je suis seule, apparemment. Lorsque je pousse la porte des vestiaires improvisés pour pénétrer dans cette pièce de diverses fragrances parfumée, je trouve l'atmosphère particulière, curieuse dans un premier temps puis tout aussi lourde qu'elle me semble maintenant mystérieuse. Je n'avais pas imaginé ce brouillard fait de vapeur autant me perturber. Je m'avance et puis m'assied, relève la tête avant d'entendre souffler. Je suis soulagée de ne pas avoir parié, je ne suis somme toute pas seule puisqu'au travers des rideaux épais percent les yeux de cette louve solitaire, mon professeur. J'oublie parfois qu'elle aussi passe des heures à s'entraîner, à parfaire ses combos et techniques à l'épée.
—Edelgard, elle me salue.
—Bonsoir, Professeure.
Elle est très taciturne mais ce soir je suis aussi éloquente qu'elle peut habituellement se montrer. Après tout, je suis très fatiguée, et je n'ai surtout pas envie de l'observer plus que nécessaire, pas alors que nous sommes seules et qu'elle pourrait le remarquer. Elle me sourit, c'est agaçant, car elle me sait embarrassée et que d'une certaine manière, cela éprouve ma fierté.
—Pourquoi ne pas venir vous asseoir près de moi ?
—Je suis très bien ici, je réponds.
J'ai décidé de résister, ce soir, hors de question de craquer encore une fois devant elle. Mes yeux décrochent enfin de ses orbes bleuet dans lesquels ils étaient apparemment profondément ancrés puisque je dois m'y soustraire. C'est agaçant, presque énervant, car nul besoin de l'observer que je l'entends déjà se lever. Quelle femme particulièrement entêtée.
Elle m'apparaît bien plus distinctement dans ce brouillard, j'essaie cependant de ne point y porter plus d'attention mais dois me faire une raison, elle m'impose ses manières. Mon cher professeur vient de s'installer un rang plus haut juste derrière moi, et bien que je ne la discerne plus, je sens sa présence dans mon dos, comme si cette chaleur ambiante ne suffisait pas à me brûler la peau.
—Quelle enfant têtue... j'entends souffler.
—Laquelle de nous deux est la plus entêtée, Professeure, alors que vous n'avez vraisemblablement que faire de mon avis puisque vous êtes ici. A moins que vous n'ayez pas compris mon refus lorsque je vous ai répondu.
—Oh, détrompez-vous Edelgard, je l'ai très bien compris.
Mes bras se croisent sur ma poitrine et tout mon corps se redresse lorsqu'elle descend d'un rang et que sa présence s'intensifie derrière moi. Ses jambes apparaissent bientôt de part et d'autre des miennes, elle n'en fait qu'à sa tête et nul besoin de me retourner pour savoir que ses lèvres sont parées d'un sourire satisfait.
—Et je me permets de vous rappeler que je ne suis plus une enfant, tâchez de vous en souvenir.
—Vos joues sont rouges, Edelgard, elle remarque. Auriez-vous du mal à supporter la chaleur ?
—Vous aimez me materner, il semblerait. Ainsi que me contrarier.
—Je suis votre professeur, il me faut bien prendre soin de vous.
Son odeur se mêle à la vapeur et n'a vraiment plus rien de celle qu'elle dégage lorsqu'elle passe entre les rangées lors des cours. Elle est bien plus intense, plus enivrante et j'ai du mal à penser à autre chose qu'à cette louve lorsque ces effluves boisées caressent mon nez. Et s'il ne s'agissait que de cela...
—Votre bouche est vraiment très prêt de mon oreille... je souffle.
Comme l'est sa main droite de mon sein à peine mes mots soufflés et à demi-avoués. Je n'ai qu'à peine réagit lorsque ses doigts sont passés sous mon haut pour caresser ma peau. Du moins en apparence, car mes pensées déjà se disloquent dans ma tête tant se fait ardente la présence de la bête.
Mon short me parait soudainement bien trop étroit, tout ce que je voulais éviter puisque nuls doutes qu'à peine les yeux baissés Byleth l'aura aussitôt remarqué. Ce corps, dont je n'ai aucun contrôle, que je déteste depuis ces horribles expériences menées mais qui chez elle suscite profonde et naturelle curiosité.
—Le faites vous régulièrement comme je vous l'ai recommandé ?
Ses lèvres effleurent à peine mon cou mais incendient ma peau. La Déesse elle-même trouverait qu'il fait démesurément chaud. Ses doigts s'égarent sur mes seins tandis que sa main gauche glisse sur mon ventre, redessine mon nombril, mes cicatrices, avant de se faufiler dans ce short que je trouve encore plus affreux.
Mon corps entier frémit et se contracte lorsque sa présence m'enveloppe. J'ai tant de mal à garder mes soupirs sous silence mais lui offrir serait plus pénible sentence. Je déteste tant ce que je vois devant mes yeux, encore plus lorsqu'elle ôte mon short.
—Cela ne change rien... je lui avoue enfin.
La pression du tissu par terre me libère d'une certaine manière mais les caresses du professeur ne font qu'intensifier un peu plus ma douleur. J'ignore comment elle fait pour ne même pas trembler alors que devant mes yeux se dévoile cette forme de chaire dressée, ma faiblesse exposée. Je devine son visage impassible, presque satisfait quand le mien de honte est ravagé.
—Ha... Pr- Professeur...
Ma tête tombe en arrière sur son épaule tant les gestes qu'elle décrit sont délicats et d'ivresse. Ma bouche s'ouvre sur des murmures que je ne peux somme toute plus retenir et sa respiration effleurant ma joue m'achève. Ma fierté mise à terre, ce corps que je hais tremble tout entier. Il est désormais la cage dont je suis prisonnière, ma geôle dans ce palais faussement doré.
—Vous vous retenez. Allons, laissez-vous aller.
Elle n'a aucune honte quand la mienne ne m'a jamais autant flagellé l'esprit. C'est à chaque fois la même chose, plus je fais en sorte de rester loin d'elle plus elle s'approche de moi et je finis systématiquement par subir l'assaut de ses doigts, lovée entre ses bras. Cela pourrait être agréable si seulement je ne me détestais pas, et si je ne l'imaginais pas être avec tous les autres telle qu'elle est avec moi...
—Est-ce agréable, Edelgard ?
J'ignore pourquoi mais ses mots me poussent à baisser les yeux pour être témoins des maux qu'elle m'inflige. Ha... J'ai l'impression que cette verge dont je suis affublée n'est qu'un peu plus gonflée maintenant que sa main y est refermée. J'arrive presque à la voir disparaître dans sa paume et à imaginer qu'elle n'est plus là bien que, c'est d'une façon très intense que me le rappelle la présence de ses doigts. Son poignet remue, sa main glisse de bas en haut, et puis de haut en bas. Je déteste ressentir ce plaisir que je prends lorsqu'elle me touche ainsi, j'ai l'impression qu'il ne m'appartient pas.
Ses lèvres embrassent de nouveau ma joue et me paraissent avoir la douceur des plumes des aigles qui trônent si fièrement sur les couleurs de l'empire. Son souffle fait se lever les quelques mèches de mes cheveux d'hiver, vestige de mon passé, cicatrices très particulières. Ha... elle ne m'épargne rien, referme autant sa présence entre mes jambes que celle sur mes seins.
Mes hanches commencent à remuer tant je la sens m'agresser. C'est tout autant un délice que cela me parait à l'instant pénible supplice. Mes mains ont fermement pris appuis sur les cuisses de cette impudente préceptrice et, mes bras tendus ont du mal à soutenir le poids de mon corps qui se soulève de lui même pour intensifier et réguler les va-et-vient de sa main. J'ignore comment moi-même m'arrêter désormais car si ma raison me flagelle mon cœur chante à tue-tête. Mes pensées se livrent un duel que d'aucunes ne sauraient remporter car j'ai beau intensément me haïr, je ne peux pas assassiner mes désirs.
L'étreinte qu'elle exerce sur la forme levée se fait plus ferme, plus intense, j'ai la même sensation que celle d'être emportée dans une frénétique danse. Nous ne bougeons point mais elle m'emporte, elle ne dit rien mais mes soupirs chuchotent. Je ne supporte pas ce sentiment de lui appartenir mais pourtant, dans ces bras, je sais pouvoir lentement mourir. Je pourrais tout abandonner, tout quitter, partir et tout laisser sans même me retourner.
—Ha... je lâche encore. Pro- Professeure... Je... Ha... Je...
Je n'ose même pas la regarder mais j'entends ses lèvres s'étirer à sa seule façon de respirer. Elle sait parfaitement comment s'y prendre maintenant, des gestes sûrs et maîtrisés, à plusieurs reprises en toute intimité répétés. Un apprentissage particulier, dit-elle lorsqu'elle m'inflige douces et délicates caresses qui me consument à m'en faire perdre cependant la tête. Elle sait que son pouce narguant l'extrémité de mon sexe me fait complètement perdre pieds.
Ha... Mes sens s'agitent, je perds haleine et mes doigts empoignent un peu plus les cuisses très musclées de cette louve, dominatrice. Mon corps se cambre et se soulève au rythme des spasmes qui me traversent. Je me déteste tant alors que s'écoule lentement, entre ses doigts, délicatement... c'est écœurant, ce liquide encore chaud qui s'échappe de moi. C'est affreux, encore une fois...
—Vous aviez jouit plus rapidement la dernière fois, vous apprenez vite.
Et tout cela sans même ciller bien que je ne sois plus surprise devant une telle impassibilité désormais. J'ai très vite remarquer que notre professeur n'était pas expressive bien au contraire même si parfois, une petite et étrange lueur perle son regard. Comme à l'instant, précisément. Elle se lève à peine perturber par ce qu'il vient de se passer, pas du tout d'ailleurs. Elle attrape sa serviette, y frotte ses doigts sous mon regard pantois. Elle est vraiment sans gêne.
—Quelque chose ne va pas, Edelgard ?
Je me demande comment elle fait pour oser me poser pareille question quant elle, semble parfaitement en possession de toute sa raison. La mienne s'est tût depuis longtemps maintenant, le temps nécessaire pour la laisser faire de moi tout ce qu'elle souhaitait faire.
—Tout va bien, je réponds. Je vous trouve seulement très investie dans votre... rôle.
—Je veille en effet au bien être de chacun de mes aigles. Vous tout particulièrement.
Je reste quelque peu dubitative devant de tels propos qui sont bien loin de flatter mon égo. Et puisque ses pensées en permanence me sont scellées, bien que je sois têtue j'ai fini par simplement abdiquer car à quoi bon lutter ? J'ai beau lui faire part de mon mécontentement elle n'en a que faire et se débrouille toujours pour obtenir ce qu'elle désire peu importe les manières et que celles-ci ne soient pas très... réglementaires.
—Vous ne semblez pas convaincue. Et si mes paroles ne provoquent aucun écho en vous alors peut-être que...
Et elle s'approche de nouveau cette fois me faisant face. Elle s'arrête devant moi, se fige un instant quand sa tête bascule légèrement sur le côté et que flottent sur son épaule ses quelques mèches bleuet. Elle se penche, son souffle caresse le mien, effleure ma peau, fait résonner les quelques plaintes de mon cœur enveloppé de chaleur. Son odeur me prend au moment où ses lèvres se scellent aux miennes et que sa langue s'engouffre langoureusement dans ma bouche, de quoi agiter de nouveau mes pensées qui peinaient encore à trouver sens. Sa langue caresse la mienne, nargue mes lèvres entrouvertes sur sa fascinante capacité à prendre le dessus sur moi et comme si cela ne suffisait pas je sens mon corps la réclamer, encore. Et puis... elle me laisse respirer, recule d'un pas, peut être deux, lève les bras sur son ventre qui se dévoile peu à peu devant mes yeux.
—Professeure... Qu'êtes-vous en train de faire ?
Je l'observe, la détaille comme si je la découvrais pour la toute première fois bien que cela ne soit pas vraiment le cas. Je l'ai à plusieurs reprise, déjà, surprise en train de se rhabiller après un bain ou un entrainement immodéré. Ses côtes se dévoilent une à une au fur et à mesure que la chaleur se répand dans mes joues, dans tout mon être d'ailleurs. Son ventre est parfaitement plat, ses bras sculptés et... Je me consume littéralement devant son corps, devant ses yeux, devant ses gestes libidineux. Et lorsqu'elle se dévoile entièrement et m'expose ainsi sa si parfaite anatomie... La chaleur m'incendie.
—Je serais bien plus à l'aise comme ceci...
A l'aise ? Mais pour quoi faire ? Ce sont ses orbes qui cette fois ne me quittent plus, et lorsque je trouve l'objet de cet intense regard c'est bien le mien qui s'agrandit. Je n'arrive pas à croire ce que je vois alors qu'entre mes jambes se dresse de nouveau cette verge comme si ses mains ne m'avaient point infligés maux.
Elle ne me laisse pas réagir et passe ses cuisses de part et d'autre des miennes pour s'installer sur moi lorsque ses doigts trouvent très naturellement encore une fois le chemin de ce qui pour elle semble être un jouet duquel elle n'est toujours pas lassée. Ils remuent, l'enserrent, montent et descendent sur ce membre au moment même ou des braises se rallument dans mon ventre, ma poitrine et même ma tête. Mes pensées se changent très rapidement en charbon... Ha... elle me fait de nouveau perdre raison.
—A quoi pensez-vous, Edelgard ?
Certainement pas à ma fierté puisque je la laisse encore faire ce qu'elle veut. Elle attend une réponse mais ignore me priver de parole, alors, j'essaie d'articuler :
—Professeur... Ha... je geins. Professeur... Attendez...
J'ai tant de mal à ouvrir la bouche pour ne serait-ce que parler tant le plaisir qu'elle me procure tente de toute entière me posséder. C'est bon, c'est doux, fougueux, c'est fou. Je m'embrase littéralement sous ses doigts, si... délicats et j'ignore comment me sortir de ses pas. Cette danse qu'elle mène, qu'elle guide, dont elle est reine, entre ses bras je ne suis pas la future impératrice tout juste une héritière d'un empire fait uniquement de ses désirs.
—Êtes vous comme cela avec les autres également ?
Elle s'arrête un instant, me regarde intensément avant de reprendre ses caresses délicatement. Je vois la curiosité luire dans son regard avant de voir ses lèvres d'un sourire se parer. Elle a ce don, celui de m'apaiser, de me rassurer sans même avoir à formuler le moindre mot, la moindre phrase, elle fait ainsi taire toutes mes pensées de ses abruptes et tout aussi douces manières. Elle secoue la tête comme si pour elle cela était une évidence quand moi, ne peut me satisfaire seulement de son silence.
—Je n'aime que vous, Edelgard. Malgré votre caractère fort agaçant quelque fois et cet excès de confiance qui ne me trompe pas cependant, j'aime particulièrement votre fragilité... comme à l'instant.
Ses doigts se referment sur ma verge fièrement dressée entre ses cuisses qui l'effleure à peine comme s'il la réclamait indépendamment de ma propre volonté. Le contrôle de mon propre corps m'échappe encore une fois mais cela serait mentir que de ne pas m'avouer que ma tête et mon cœur, eux aussi la désirent.
—Professeur... je laisse échapper mes orbe parme noyé dans son regard bleuet.
J'ai l'impression de ne plus voir que ses yeux percer ce voile de vapeur qui tente désespérément de me séparer d'elle et ils luisent un peu plus intensément lorsque doucement, délicatement, elle s'enfonce sur moi. Ses lèvres s'entrouvrent pour laisser échapper premier soupir, certainement pas le dernier tant cette louve semble y trouver du plaisir. Elle s'enfonce un peu plus jusqu'à ce que je ressente la sensation d'être entièrement en elle, d'être entièrement à elle ou bien est-ce elle qui est à moi. Je ne saurais le dire alors que mes pensées se bousculent pour très vite s'évanouir, autant se les murmures qui s'échappent pour mourir. C'est si bon que je ne saurais le décrire, ce sentiment, perdre la tête, s'abandonner, sentir son corps ainsi frémir.
Mes bras se referment dans le dos de la bleue, remontent pour s'agripper presque sauvagement dans ses cheveux quand ce professeur si talentueux remonte pour redescendre sur des mouvements très tendancieux. Elle attrape mon haut pour découvrir ma peau, ses seins frottent contre les miens, c'est d'une ivresse sans nom je n'ai point mot. Ses doigts remontent sur mes longueurs, caressent la neige, apprécient leur douceur car s'il demeure une chose dont je suis plutôt fière est bien ma chevelure même si elle me rappelle mon passé et les crocs de l'hiver.
Mon professeur est une louve, un véritable prédateur qui pourtant se laisse aller entre les serres d'un aigle, d'une certaine manière plus fidèle allié mais également redoutable adversaire. J'ignore ce qu'elle fait, pourquoi nous le faisons d'ailleurs si ce n'est pour autre chose que soulager mes ardeurs mais je m'abandonne dans ce combat qu'elle a déjà gagné, car après tout, d'une façon ou d'une autre Byleth me fait toujours plier et j'ai depuis longtemps maintenant face à elle abdiqué.
—Votre endurance ne me surprend guère, Edelgard... Vous avez toujours été la meilleure...
De quoi flatter ma fierté si celle-ci n'avait pas été par ses soins déjà écrasée. Comment peut-elle seulement dire cela alors que je jurerai pourtant à l'entendre qu'avec moi elle expérimente ceci pour la toute première fois ? J'arrive presque à le deviner à son expression fermée, à son regard perlé. Cette douleur qui danse indécemment avec toutes ses ardeurs, au milieu de ce feu géant, de cette chaleur, de ce nuage de vapeur.
—Vous avez beau dire cela, Professeure, je crains hélas ne pouvoir tenir longtemps ainsi...
Car mon tout corps tremble déjà. Après tout, j'ai déjà joui une première fois. A peine mes paroles prononcées aussitôt envolées que je la sens accélérer et son visage enfin se détendre, la douleur est passée. Sa bouche effleure la mienne, ses lèvres s'ouvrent sur la curiosité de ma langue qui vient chercher la sienne. Nos souffles se mêlent et ses bras se referment sur moi. Elle monte, descend, remue intensément bien que je doute que pour la satisfaire cela soit suffisant. Je quitte sa bouche pour longer sa mâchoire avant de m'égarer sur son cou que j'essaie de ne pas trop marquer. Mes canines se plantent presque dans son épaule lorsqu'elle s'enfonce bien plus profondément sur moi, je ne vais plus tenir cela est évident. Ma main cherche son ventre que j'effleure avant de trouver le chemin de son intimité, difficilement avec ses mouvements, je dois l'avouer. Mes doigts se posent immédiatement sur son clitoris d'excitation sans doute gonflé avant de délicatement le faire rouler. La respiration s'échappe de la bouche de la louve comme si chaque souffle était le dernier. Je sens ses cuisses trembler.
—Professeur...
—N'arrêtez surtout pas, Edelgard...
De quoi m'embraser si cela était encore seulement possible je dois dire. J'essaie de tenir comme je le peux mais qu'il est difficile de ne pas lâcher prise sous pareille emprise. Ha... Ce parfum, c'est l'odeur des sapins qui m'entoure, m'enveloppe et m'enivre. Faire l'amour avec elle est aussi agréable que les murmures d'une forêt en été.
Elle se lève encore et s'abaisse et je crois avoir atteins le point de non retour puisque mes doigts s'arrêtent lorsqu'elle me prive encore une fois du moindre geste. De nouveau, mon corps est pris de spasme mais cette fois se décharge entre ses cuisses et cette sensation n'a rien à voir avec la précédente tant sa propre chaleur me prend et se diffuse en moi. Je n'ai qu'à fermer les yeux pour sentir son emprunte, entendre le doux son de sa voix me murmurer tout bas. Entre ses lèvres, je ne rêve pas, c'est bien mon prénom qui s'échappe comme s'il était soudain devenu la plus belle des chansons dont le sien rythme le refrain.
—Si jeune mais déjà si douée, vous ne cessez de m'impressionner.
Je n'ose lui répondre et n'en ai pas la force alors accueille ses paroles qui piétinent encore une fois ma fierté même si pour elle sont là pour me flatter. Elle est si maladroite, parfois me désespère surtout lorsqu'elle me materne avec de très rudes manières. Cette louve, si solitaire. Ha, mais la réalité est navrante, car je la trouve agaçante et au moins tout autant énervante.
Que de belles qualités pour ainsi décrire mon amante.
