Salut ! Enfin les vacances !

Demain, je publie un OS pour l'anniversaire de notre empereur préféré ^^

Kama-chan59 : Coucou :) Ah, j'avais prévenu : Hiro est une orque qui joue avec des phoques ! Ou un chat avec une sourie. Et il arrive en effet que le chat libère la sourie pour mieux la rattraper. Il serait contre productif pour Hiro de sortir de la maison pour aller à la poursuite de Kise. Foutu pour foutu, autant aller s'occuper de ceux qui sont à sa portée et toujours coincés...

Foudre du Ciel : Et bien, oui, j'aime bien cette fin ^^ Merci beaucoup ! J'espère que ce chapitre va te plaire !

Nono89 : Disons que Hiro a loupé son tir ^^ Merci ! J'espère que tu vas apprécier ce chapitre !

Bonne lecture !


9.

Pendant d'interminables secondes, Akashi, Midorima et Aomine furent incapables de bouger ne serait-ce que le petit doigt. Ils étaient tétanisés. Aomine n'osa pas se pencher à la fenêtre, de peur de se prendre une balle. Il espérait de tout cœur que Kuroko allait bien.

Ils ne voulaient pas lâcher la corde de draps. Pourtant, ils ne sentaient plus aucun poids, plus aucune résistance. Cela signifiait que Kuroko n'était plus au bout en train de tirer. Kise non plus d'ailleurs. La corde avait dû être tranchée. Kuroko était-il tombé ? Était-il encore en vie ?

Ils attendirent quelques secondes de plus, dans le silence le plus total, espérant capter des bruits de pas dans les feuilles mortes. Mais ils ne pouvaient attendre plus longtemps. Le tueur savait où ils étaient désormais.

-Filez. En vitesse ! Leur ordonnât Akashi en lâchant les draps.

Midorima avait les mains tremblantes. Il hésita, puis lâcha à son tour. Les draps tombèrent de la fenêtre dans les feuilles mortes.

-Allez ! Filez !

Aomine et Midorima coururent pour sortir de la chambre. Le premier se cacha dans une pièce du couloir, se disant qu'il n'avait pas le temps d'aller plus loin, au risque de se faire repérer par le tueur qui devait déjà être en chemin. Le second décida de monter à l'étage supérieur. Akashi se saisit d'un chandelier dans la chambre et se posta près de la porte. Il voulait accueillir le monstre comme il se devait. Il ferma la porte et attendit. Il ne tarda pas à entendre des pas pressés dans le couloir et une respiration rapide.

Akashi sentait chacun de ses muscles bandés, prêt à frapper. Son cœur n'avait sûrement jamais battus si vite dans sa poitrine. Il avait l'impression de le sentir marteler ses côtes.

Il vit la poignée se baisser. Puis, la porte s'entrouvrir. Akashi serra les dents. Il s'élança. Le pied du chandelier frappa avec force le crâne de Hiro. Du sang gicla sur le sol. Le tueur hurla de douleur, recula de plusieurs pas dans le couloir alors qu'Akashi se ruait sur lui. Il devait en profiter pour lui voler son arme et l'immobiliser.

Hiro se remit trop vite de sa surprise. Malgré le sang qui lui cachait la vue, il repéra Akashi et pu se défendre et esquiver son coup. Akashi pesta mais ne se découragea pas. Hiro retira sa main de son visage, laissant la plaie béante à son front saigner à sa guise. Il préférait se concentrer sur le combat contre Akashi.

Le garçon était fatigué mais encore habile. Ses mouvements étaient cependant gênés par sa blessure au ventre. Hiro le remarqua immédiatement et essaya de le forcer à se baisser pour qu'il se fasse mal.

Akashi parvint à saisir le poignet de Hiro quand celui-ci chercha à le frapper. Le garçon tira d'un coup sec. Il voulait saisir sa nuque pour le mettre à terre, ou bien lui faire une clé de bras. Hiro se dégagea de sa prise et mit un coup de coude dans le visage du garçon.

Pendant une seconde, Akashi ne vit que du noir. Il pu reprendre ses esprits assez vite et reculer d'un mètre pour ne plus être à porté des coups de Hiro.

La porte de la pièce juste derrière Hiro s'ouvrit d'un coup. Aomine en surgit. Il attrapa le tueur dans le dos, passa un bras autour de sa gorge et commença à serrer.

Les bras de Hiro étaient cependant libres.

-Daiki ! Il va prendre son arme ! Criât Akashi.

Akashi s'avança pour saisir le bras droit de Hiro. Le tueur avait beaucoup de force.

Le visage de Hiro rougissait à vue d'oeil. Il manquait d'air. Avec sa main gauche, il essaya de libérer son second bras de la prise d'Akashi. Il enfonça ses ongles dans la chair des mains du garçon. Ce dernier ne réagit pas, encaissa la douleur. Il avait vécu pire dernièrement.

Hiro secoua son bras, tentât de se dégager encore et encore. Soudain, il fit un geste ample et puissant avec son bras droit et envoya Akashi contre le mur. La surprise lui permit de dégager son bras et de saisir son arme.

-Daiki !

Akashi se reprit immédiatement mais le coup partit avant. Aomine lâcha Hiro. Une tâche rouge s'étendait sur ses deux flans. À bout portant, la balle avait traversé tout son ventre. Du côté droit, la peau était déchiquetée.

Aomine s'effondra.

Akashi se rua sur Hiro, en proie à une colère sauvage. Il se déchaîna, bougea aussi vite qu'il le pouvait pour ne jamais se trouver face au canon de l'arme. Il finit, après une petite minute, à mettre Hiro à terre, quelques mètres du loin, après l'avoir acculé contre un mur. Il prit l'arme de Hiro.

Assit sur le torse du tueur, ses jambes coinçant ses bras massifs, Akashi était en sueur et plus épuisé que jamais. Il haletait. Sa tête était en feu. Il sentait le sang de sa plaie au ventre couler le long de ses cuisses.

Le garçon prit l'arme dans ses mains. Elle était lourde. Beaucoup trop lourde. Akashi pressa le canon sous le menton de Hiro. Il avait le doigt sur la gâchette. Un rien, une simple pression et il pourrait lui faire éclater la cervelle, comme il l'avait fait pour Murasakibara. Il pourrait venger tous ses amis.

-Tu n'as pas le cran de faire ça, Akashi Seijuro.

-Tu penses vraiment ?

-Oh oui ! Tu l'aurai déjà fait si tu en avais les tripes. Mais il tu manque de motivations et de raisons de le faire. Et tu as trop de morale.

-Si tu n'as pas tué ta famille, tu es censé avoir de morale toi aussi, non ? Tu n'es pas un meurtrier.

-J'ai abandonné ma morale et ma conscience à l'hôpital. J'ai mûrit ma vengeance et j'ai décidé de commettre les meurtres pour lesquelles ont m'avait volé dix ans de ma vie. Je n'ai pas prévu de vivre plus longtemps.

Il ferma la bouche. Sa langue remua à l'intérieur avant qu'il ne la tire avec une petit bille violette au bout. Puis, il la cachât de nouveau.

-Du cyanure ? Demandât Akashi.

-Exact. Contrairement à toi, je n'ai pas peur de la mort. C'est peut-être la seule différence qu'il y a encore nous.

-Tu te trompes. Nous n'avons rien en commun.

Hiro sourit.

-Pourquoi tu ne me tues pas ? J'ai bien tué Murasakibara Atsushi sans hésiter. Tu sais quel a été son dernier mot ?

Akashi ferma les yeux. Il devait se dépêcher d'agir. Mais si Kuroko était parvenu à s'enfuir, il trouverait un moyen de contacter les secours. Plus que quelques minutes à attendre. De toute façon, il ne pouvait attendre plus. Aomine était gravement blessé.

-« Aka-chin ». C'est bien comme ça qu'il te surnomme ? Il est mort en pensait que c'est toi qui l'a tué... et qui a tué Kise.

-Ryota n'est pas mort.

-Lui, ne l'a pas su.

-Ne crois pas qu'en me racontant tout ceci tu me poussera à t'achever. Je préfère que tu meure avec ton cyanure.

-Tu n'en tirera aucune satisfaction. Et moi non plus d'ailleurs. Quitte à choisir, je préfère une balle dans la tête.

-Même par pitié pour ta misérable âme, je ne le ferai pas.

Akashi leva les yeux une seconde et vit Midorima en haut des escaliers. Il voulu l'appeler, lui demander un peu d'aide. Hiro capta cet instant de déconcentration. Il parvint à rassembler ses forces et à faire basculer le garçon. Il saisit sa tête entre ses deux mains et la fracassa contre le mur. Akashi s'évanouit sur le coup. Du sang coula le long de son crâne.

Midorima ne pu retenir un petit cris. Il vit la paire de ciseaux que Hiro avait volé à Akashi tomber de sa poche. C'était la seule arme que Midorima pouvait espérer. Il se précipita pour la récupérer.

Il y eut des bruits soudains venant du rez-de-chaussé. Les deux encore conscients comprirent aussitôt que c'était la police et les secours qui arrivaient.

Hiro saisit la gorge de Midorima avec son bras, comme Aomine l'avait fait auparavant avec lui. Il descendit les escaliers jusqu'au rez-de-chaussé et quand la police défonça la porte, le garçon lui servit de bouclier.

Les policiers se déployèrent dans le hall d'entré, tous armés et protégés jusqu'aux dents. Ils pointèrent leurs fusils sur Hiro. Mais ainsi, au pieds des escaliers, encadrés par deux murs, protégé par Midorima devant lui, Hiro ne craignait rien. Les policiers prendraient un trop grand risque en décidant de l'abattre.

-Hiro Kanazawa ! Relâchez immédiatement ce garçon !

Parmi les policiers, Midorima repéra le père d'Aomine. Kuroko avait-il eu le temps de tout lui expliquer ? Kise avait-il été pris en charge ? Et si les négociations avec le tueur tardaient trop, est-ce qu'Aomine allait mourir ? Et si c'était ce qu'il attendait ? Hiro ne serrait pas fort la gorge de Midorima, celui-ci pouvait encore respirer sans trop de mal. Il pouvait attendre longtemps avec son otage, assez longtemps pour qu'Aomine ne puisse plus être sauvé. Cela allait ajouter un mort à sa liste. Peut-être même avait-il déjà tué Akashi ? Midorima n'avait pas eu le temps de se rendre compte du coup qu'il avait subit. Peut-être avait-il une hémorragie cérébrale ?

Midorima voulait pleurer de rage. À quoi avait-il servit dans tout ceci ? Il n'avait fait preuve que de lâcheté. Il n'avait pas réagit quand Murasakibara était mort, il s'était caché dans la cave, il avait laissé Akashi dans la chambre, il avait prit la fuite et désormais, il servait d'otage.

-Hiro Kanazawa ! Lâchez ce garçon ! Criât Kan Aomine.

-Oh ! Mais je vous reconnais ! Vous êtes le père de Daiki. Votre fils est en train d'agoniser là-haut avec son ami. Je lui ais mit une balle dans le ventre.

Hiro se délecta du visage de Kan Aomine en train de se décomposer. Le policier avait du mal à rester calme face à cet homme. Ses mains tremblaient et Midorima sentait qu'il avait envie de tirer sur Hiro, de prendre ce risque pour aller sauver son fils.

Il fallait que les autres s'en sortent. Il fallait qu'il fasse quelque chose pour que les autres puissent vivre !

Midorima commença à se débattre.

-Tu vas te calmer ! Lui dit Hiro au creux de l'oreille pendant qu'il resserrait sa prise sur sa gorge.

Comment indiquer aux policiers qu'il y avait des escaliers cacher ? Qu'ils pouvaient contourner le tueur ainsi et aller sauver Aomine au quatrième étage ? C'était un message trop complexe à faire passer sans pouvoir parler. Or, à la seconde où il essaiera de crier aux policier où aller pour piéger Hiro, fort à parier que celui-ci lui brisera la nuque. Devait-il faire ce sacrifice ? Pour racheter la lacheté et permettre à Aomine et Akashi se survivre ?

Midorima continuât à gigoter. Il devait déconcentrer le tueur. Il devait le faire lâcher. Hiro s'énervait. Il n'entendit pas les pas précipités dans son dos.

Midorima sentit un coup dans son dos. La prise se relâcha d'un coup. Le corps de Hiro tomba en avant. Midorima perdit l'équilibre puis se reprit en s'appuyant contre le mur. Il vit le corps de Hiro sur le sol, une paire de ciseaux était enfoncée profondément entre sa troisième et quatrième vertèbre cervicale. Le corps du tueur était prit de tremblements frénétiques. Puis plus rien.

Akashi tomba sur le dos de Midorima, à priori épuisé. Midorima le soutint. Il voyait le sang qui coulait de son crâne. Akashi était mal en point.

-C'est bon, lui chuchotât Midorima. C'est finit, Akashi.


Voilà ! Hiro a finalement été tué par Akashi. Mais celui-ci étant gravement blessé, va-t-il survivre pour autant ? Et Aomine ?

J'ai toujours beaucoup de mal à écrire les scènes de baston donc j'espère que celle-ci a été assez claire.

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