Chapitre 6 : Katō Kiri

Je sommeillais sur mon tatami dans la salle du Sket-Dan. Il n'y avait pas eu de demande de la journée et je commençais à m'ennuyer.

- Oh Himeko-chan, nous pourrions regarder ton horoscope du jour! S'enthousiasma une voix féminine.

J'ouvris un œil et regarda vers le bureau d'Himeko. Saaya et elle était penché sur un téléphone portable, surement celui de Saaya.

- Humm, je ne sais pas trop, je suis un peu méfiante, depuis l'accident avec Reiko-san (épisode 54).

- C'est seulement pour le plaisir! De plus, celui-ci est très détaillé, c'est une application très populaire c'est dernier temps! Allez! Supplia la brunette.

- D'accord, d'accord. S'avoua vaincu Himeko.

- Qu'elle est ton signe astrologique?

- Cancer

Je me trouvai intrigué, après tout, ce n'est pas comme si j'avais autre chose à faire que d'écouter aux portes…

- Alors, voyons voir : Les Cancers rencontreront quelqu'un qui sera significatif pour eux aujourd'hui. Si vous êtes une femme, il s'agira d'un homme d'une grande beauté qui vous charmera. Attendez-vous à beaucoup d'action aujourd'hui et des rebondissements sur le plan amoureux. Les célibataires seront convoités et ceux en couple, désiré. N'oubliez pas, aujourd'hui, les gens verrons vos charmes et votre chance est en hausse. C'est génial Himeko! Quel bel horoscope! S'extasia Saaya.

- Je suis gêné, cela ne parle que d'amour ici! S'embarrassa la blonde.

- Peut-être que tu rencontreras quelqu'un aujourd'hui, qui sais.

Un léger coup à la porte retentis. Je me relevai instantanément.

- Entrer! Dis-je

C'est un jeune homme grand et de belle allure qui apparut devant la porte.

- Je suis désolé de vous déranger, mais j'aurai une requête pour le Sket-Dan. Dit le jeune homme d'une voix posée.

- Ne sois pas timide, viens t'assoir! L'accueillit chaleureusement Himeko. Je vais préparer du thé.

- Merci de votre accueil, mais je ne veux pas m'imposer.

- Ne t'excuse pas, nous sommes si contents d'avoir quelqu'un qui vienne nous demander de l'aide!

- Himeko à raison, viens t'assoir et expose-nous ta demande, il nous fera plaisir de t'aider. Le rassurais-je.

Cet ainsi que le jeune homme, qui s'était présenté sous le nom de Misato, vint prendre place sur le sofa devant moi.

- Et bien, commença-t-il, c'est un peu gênant à dire, mais il se trouve qu'une élève parle beaucoup de votre club dans ma classe alors je viens m'adresser à vous par effet à ses louages. Il se trouve qu'il y a deux jours, lorsque je retournais chez moi après l'école, j'ai été victime de vol.

- Un vol? Demanda Switch.

- Oui, on m'a volé mon portefeuille.

- As-tu put voir qui te l'avait volé? Questionnais-je.

- Non, c'est ça le problème, je n'ai vue qu'une ombre noire s'enfuir. Cette personne se déplaçait à une vitesse incroyable! C'est tout ce que j'ai remarqué du voleur… Je suis désolé, c'est vraiment très flou comme indice. Déplora Misato, penaud.

- Il se trouve que plusieurs incidents de ce type se sont produits récemment. C'est une affaire qui dure depuis trois semaines et elle a touché six étudiant de notre lycée. Ne t'en fait pas, Misato-kun, je peux rassembler suffisamment de données pour faire un portrait informatif de ce voleur. Le rassura Switch.

- Je ne cesse d'être impressionné par toi Switch, tu sais vraiment tout… Lui dis-je, vraiment surpris.

- Tu n'as pas idée à quel point je sais des choses… La couleur de tes sous-vêtements et tes dernières notes scolaire par exemples. Le « Tu aurais pu faire mieux » de ton examen de chimie de cette semaine entre autres…

- Ne le mentionne pas! Pleurais-je, honteux.

- Anou (excusez-moi), cela veut-il dire que vous allez m'aider? Demanda Misato-kun.

- Évidemment, nous allons coincer ce voleur et l'empêcher de nuire! Peut-être pourrons-nous obtenir justice pour tes biens volés. Lui assurais-je, confiant.

- Nous allons le torturer jusqu'à ce qu'il pleure! Renchérit Himeko, un sourire sauvage sur le visage.

- J'ai un peu peur du résultat, mais je remets cela entre vos mains…

C'était une chaude journée de printemps, nous avons donc décidé tous les trois de réfléchir à notre dernière demande dehors, pour profiter du grand air. Himeko et moi se lancions une balle de baseball, hérité du Captain comme remerciement à la blonde d'avoir si souvent remplacé pour son club.

- Alors, commençais-je, si je résume ce que l'on sait. Un voleur masqué, habillé de noir et d'une vitesse quasi-inhumaine sévit dans le quartier des commerçants.

- C'est à peu près ça. Approuva Switch. Sont mode opératoire sont les cibles qui portent des sacs, donc souvent les étudiants, les gens d'affaire et les femmes, puisqu'elles portent des sacs à main.

- Cela me semble de plus en plus être un connard. Gronda Himeko. Elle relança agressivement la balle que je venais de lui envoyer.

- Doucement l'Amazone, c'est la main avec laquelle j'écris et tourne la page de mes précieux manga! Bougonnais-je.

- Désolé Bossun. C'est que ce genre de personne me mette en rogne! Il ne pense pas que l'argent qu'il vole sert peut-être à nourrir des familles !?

- Je suis d'accord avec Himeko, si nous pouvons attraper cet homme et le remettre à la police, cela soulagera beaucoup de gens.

- Ce qui m'embête, c'est sa vitesse. Après tout, il est si rapide que personne n'a réussi à le voir clairement… Réfléchissais-je. Il nous faudrait quelque chose qui nous permettrait de savoir où il se cache après ses larcins…

- Bossun-dono! Himeko-dono! Switch-dono! Hurla une voix qui m'était familière.

Nous nous retournâmes vers le la silhouette qui joggait vers nous. Même de loin, je pouvais reconnaitre les vêtements de leur propriétaire.

- Yo Shinzō! Saluais-je.

-Yo samourai-san!

- Ohayo, Shinzō!

- Je vous cherchais, puisque vous n'étiez pas dans la salle de votre club.

- Ouais, nous profitons de cette douce journée de printemps! Expliqua Himeko, un sourire joyeux aux lèvres.

- Hum, c'est une bonne idée. Mais je voulais vous parler d'une affaire importante, avez-vous du temps à m'accorder.

- Bien sûr. Approuvais-je, redevenant sérieux.

Nous nous asseyions au côté de Switch, sur le banc devant le boisé de l'école. Comme nous serions serré à quatre, je cédai ma place à Himeko.

- Et bien, il se trouve que deux de mes kouhai (cadets) du club de kendo ont été victime de vol. Il s'agirai du mystérieux Kagerou, qui frappe de plus en plus souvent c'est dernier temps.

- Kagerou tu dis, c'est exactement le même voleur sur lequel nous enquêtons en ce moment.

- Vous êtes déjà sur le coup ?! S'impressionna le jeune homme.

- Oui, nous avons eu une demande à ce sujet aujourd'hui. Expliquais-je.

- Et bien, laissez-moi vous dire ce que je sais, cela vous aidera peut-être!

Je fus un peu sceptique, comme mes amis le semblaient aussi. Shinzō pouvait être vraiment crédible lorsque cela sortait du cadre du kendo. Mais je me rappelai que c'était le genre d'homme sur qui l'on pouvait compter. Je hochai la tête, acceptant son offre. Le faux-samourai en fut ravie.

- Il se trouve que des rumeurs circulent que ce serait le descendant d'un ninja qui sévi dans le quartier commerçant. Il paraitrait que celui-ci, ne trouvant plus de façon convenable de vivre de son art, est tourner dans la voix obscure et utilise ses capacités à mauvais escient. Il se trouve aussi que les vols ont commencé exactement lorsqu'un élève de notre école a été transféré ici, qui serait aussi, comme par hasard, le décédant d'une famille de ninja réputé. Expliqua le faux-samourai, très content de ses informations.

- Comment sais-tu que le voleur est un ninja? Demanda Switch.

Je rêvai où une aura menaçante brillai autour de mon ami? Ne me dit pas qu'il prenait personnel le fait de ne pas être informé avant tout le monde?

Shinzō éclata d'un rire enthousiasme, apparemment ravie.

- Une information que le grand Switch n'avait pas, qu'elle grand honneur pour moi.

- Et sur quoi bases-tu cette information?

- Il se trouve que l'un de mes kouhai récemment attaqué ai remarqué que le voleur possédait un kunai (petite lame noire utilisée par les ninjas). Les ninjas sont les ennemis jurés des samourais, je suis fière de mon camarade.

- Où peut-être écoute-t-il trop Naruto… Marmonnais-je.

- Bordel, c'est quoi un kunai ?! S'irrita Himeko, vexer de ne pas comprendre notre conversation.

- Toi, tu devrais peut-être écouter plus Naruto… Ce manque de culture devient gênant…

J'hérita d'une claque bien sentie.

- Alors, que pensez-vous de tout cela? Demanda Shinzō.

- Je pense que je vais vérifier ces informations…

- Switch… Dis-je d'une voix entendue.

- Crumm, merci pour ton aide, faux-samourai.

- Pourquoi m'insulter en même temps, c'était censé être un descriptif de l'auteur! Pleura le jeune-homme.

Shinzō retourna à son club, nous laissant discuter de nos nouvelles informations.

- Alors, pensez-vous que se serais un élève de l'école? Demanda Himeko, un peu mal à l'aise.

- Je ne crois pas, j'ai répertorié des attaques pendant des heures de cours. À moins que notre voleur ait un taux d'absentéisme très élevé, c'est improbable.

- Mais y a-t-il vraiment un descendant d'une famille de ninja dans notre école? Demandais-je, trouvant cette possibilité vraiment cool.

- Oui, il se nommerait Katō Kiri.

- Mec, ton réseau est diabolique…

- Mais si le voleur est vraiment un ninja, je me demande comment nous pourrions l'appréhender vue sa vitesse. Réfléchit Himeko.

- C'est le moment pour Switch d'épater la galerie! *Kakkoii (Cool)! * Chantonna la voie artificielle de Switch.

- Ho sasuga Switch! Nous criâmes en cœur Himeko et moi.

- Il se trouve que j'ai justement une invention pour ce genre de problème. Le pisteur! (*ヮ*)*:・゚

- Ho! C'est une bonne idée! M'exclamais-je. Comme nous ne savons pas si notre amazone peut rivaliser en vitesse avec le voleur, cela nous assure de trouver sa position!

- Je suis l'amazone !? S'insurgea Himeko.

- Bien évidement, tu connais quelqu'un de plus qualifié pour la destruction? Lui dis-je, nonchalant.

- Tu veux voir l'ampleur de ma destruction? Regarde cette balle te détruire! Cria Himeko, lançant la balle de baseball de toute ses forces.

Elle eu la bonté de lancer vers mon gant de baseball, car je n'aurais jamais eu le réflexe nécessaire pour arrêter la balle, qui filait comme une comète. Je sentis ma main brûler lors de l'impact, même si elle était protégée par le gant.

- Tu veux me tuer, c'est ça!

- Quelque chose dans le genre. Approuva la jeune femme, frustrée.

Je lui relançai la balle de toute mes forces, mais je la lançai trop haut. Himeko fut incapable de l'attraper même en sautant. Elle lui passa au-dessus de la tête et fila derrière la jeune femme. Je remarquai avec inquiétude un jeune homme, qui venait vers nous, en plein dans la trajectoire du missile.

- Abunai (attention)! Lui crais-je.

La balle n'allait pas trop vite, il pourrait la voir venir et l'attraper. Le garçon leva les yeux, aperçut la balle et après quelques secondes, la reçut sur la tête.

- Ho mon dieu, tu vas bien ?! Cria Himeko, se précipitant vers la victime. Je la suivis un peu plus lentement.

- Hum. Se trouva à répondre le jeune homme.

- Je suis soulagé! Dis donc, tu n'as pas beaucoup de réflexes! Rigola la jeune fille, sur le ton de la conversation.

L'autre ne répondit pas, laissant un silence un peu gênant.

- Mais bon, tu es plutôt mignon, c'est ta première année ici? Relança Himeko, pas découragé.

Je senti une pointe de jalousie.

- Hum. J'ai entendu votre conversation. Vous vouliez arrêter Kagerou, mais je vous le déconseille. Dis le jeune inconnu sur un ton blasé.

- Pourquoi cela? Lui demandais-je, intrigué.

- Parce- que vous n'êtes pas de taille face à lui.

- Pardon !? S'insurgea Himeko, qui réagis au quart de tours. Tu es qui pour dire ce genre de truc, Monsieur-réflexe-de-tortue ?!

- Avant de demander le nom de quelqu'un, la politesse est de se présenter…

Je retins Himeko par les épaules, juste à temps pour l'empêcher de se jeter sur le nouveau.

Le garçon ne parut pas trop impressionné par la fougue de mon amie, se contentant de se retourner et de partir en direction opposé. Une fois un peu plus loin, il lança, d'un ton cool :

- Je m'appelle Katō Kiri.

Je sentis plus que ne vis Switch se joindre à mes côtés, trop occupé à retenir la tigresse qui se débattait.

- C'est étrange, c'est justement le garçon qui est supposé descendre d'une famille de ninja.

Je relâchai la jeune femme, certain maintenant qu'elle n'ira pas arracher la tête de se Katō.

- C'est bizarre. Dis-je. Il ne me semble pas d'un athlète très prometteur.

- Ouais, plus d'un beau-parleur qu'un ninja. Gronda Himeko, qui sembla s'être calmée.

- N'empêche, c'est ce que disent mes sources. Pourquoi pensez-vous qu'il nous ai mis en garde contre le voleur, Kagerou?

- Je ne sais pas trop, mais j'ai comme le sentiment qu'il se connaissent peut-être. De toute façon, nous avons un plan à élaborer.

- Hum.

Nous décidâmes de retourner dans la salle du club. J'avais besoin de réfléchir plus posément à une stratégie et il faut dire que je voulais manger les derniers petits gâteaux qu'Himeko avait laissé en plan sur la table.

- C'est l'heure du mode concentration. Leur dis-je, une fois assis sur mon tatami habituel, la bouche plein de de miettes.

J'enfilai mes lunettes, qui me firent oublier tout autour de moi pour me transporter vers le monde de mon esprit. Il me fallait un plan. Qu'avais-je comme indices : Vitesse, victime, sac, femme, ninja, pisteur… Une illumination me frappa, me faisant retirer mes lunettes.

- J'ai trouvé! Criais-je, le souffle court.

- Dis-nous Bossun!

-Premièrement, nous insèreront le pisteur dans un sac à main, qui sera porté par Himeko, qui jouera l'appât de la fille innocente. Kagerou, se présentera et lui volera son sac à main. Nous ne le poursuivrons pas tout de suite. Une fois que sa position sera fixe, nous le retrouverons grâce au pisteur de Switch et le prendront par surprise. Himeko fera son travail d'amazone et nous le livrerons à la police, le sac à main d'Himeko comme preuve du larcin de Kagerou.

- Bien jouer Bossun, c'est un super plan! (*ω*)

- Puisque je te dis d'arrêter de me traiter d'amazone! Je suis une douce jeune femme, tu comprends ?!

- Tu es aussi douce que du papier sablé à la place du papier de toilette! M'écriais-je.

- Ne me compare pas à quelque chose avec laquelle tu t'essuies! C'est dégoutant!

- Sans le papier de toilette, tu ne serais rien!

- N'est-ce pas avouer qu'Himeko est indispensable? (-‿-)

- Alors je suis une mouchoir extra doux! Bouda la jeune fille.

- Alors essuis mes larmes de douleur, que me cause un si grand déni.

- Mâ, mâ. Nous avons un voleur à attraper. Revenons sur ce sujet étrangement, moins dangereux. Bossun, tu as dit qu'il nous fallait un appât avec un sac à main?

- Hum. Le sac d'Himeko devrait faire l'affaire.

- Je n'ai pas envie que quelqu'un fouille dedans. Voyons voir, je crois que j'ai rangé un sac fourre-tout dans l'armoire du club… Himeko partit fouiller dans ladite armoire. Elle en ressortit un truc laid et jaune banane.

- C'est quoi se truc.

- Un sac que j'ai confectionné pour les cours pratique au primaire.

- On dirais qu'il y a un monstre brodé dessus.

- C'est une mangouste!

- Depuis quand les mangoustes sont si affreuses! Excuse-toi pour elles!

- Tu es méchant, au début c'était supposer être un chat vous voyez! Mais je ne suis pas très manuelle…

- C'est assez flagrant… Murmurais-je.

- La délicatesse légendaire de Bossun! (**)

- Retournons sur le cas du voleur, c'est étrangement moins douloureux. Dis la jeune femme du bout des lèvres.

- Switch, à quel endroit serions-nous le plus à même d'attirer l'attention de Kagerou? Lui demandais-je.

- Je crois avoir une petite idée.

C'est ainsi que nous nous retrouvâmes dans une ruelle sombre dans le quartier commerçant.

- Bien, rejouons le plan. Dis-je. Himeko à cacher le pisteur dans le sac. Switch, l'as-tu bien en vue sur ton ordinateur?

- Oui mon commandant!

- Himeko, tu es notre étape cruciale. Tu dois avoir l'air d'une innocente jeune fille, qui se promène seule dans une rue déserte.

- Oui mon incommodant!

- Vous vous payez toujours ma tronche! J'ai l'air presque cool ici! Bon. Poursuivis-je. Je te couvrirai avec mon lance-pierre si quelque chose arrive. Prête?

- Ouais! Je vais le détruire!

Nous la regardâmes, découragés, pouvait-elle vraiment jouer ce rôle…

- Je veux dire… Je vais l'attirer avec mon aura de pureté.

Nous hochâmes la tête, se mettant d'accord. Himeko mis en bandoulière son sac jaune et sortie de la ruelle pour s'engager dans la petite rue.

Bien que sont pas fut léger, je pouvais presque voir une aura meurtrière l'entourer… C'est en réfléchissant sur son manque de jeu d'acteur que j'aperçus du coin de l'œil une ombre sur un des toits. Himeko était rendu assez loin de notre cachette pour que je sois dans son angle mort, ce qui me laissa le loisir de regarder d'un peu plus près notre voleur. Les rumeurs disaient vraies, c'était un homme masqué et complétement habillé de noir. Avant que je ne puisse avertir Switch de sa présence, l'ombre fila avec une vitesse ahurissante vers Himeko, qui lui tournait le dos.

Je me tendis, c'était une étape difficile ici. J'espérais qu'elle se passe bien pour mon amie. Après tout, je ne savais pas comment réagirait le voleur. Je me concentrai sur l'ombre furtive, qui était presque sur Himeko. Celle-ci du sentir, avec ses sens d'amazone, une présence derrière elle, puisqu'elle se retourna au même moment. J'imaginai ses yeux s'agrandir et j'espérais de tout cœur qu'elle n'utiliserait pas la violence comme premier réflexe.

-Kyaaaaaaa! Cria la blonde, d'une voix aigüe qui me surpris. Elle lâcha son sac, qui fut en quelques seconde entre les mains de Kagerou. Sans demander son reste, l'ombre fila comme une flèche hors de notre vue.

- Mon sac! Enculé!

Ha… La revoila…

Himeko vint nous rejoindre à notre position. Tous les deux, nous nous tournâmes vers Switch.

- Alors? demandais-je.

- Il va très vite, mais je réussis à garder sa trace. Il semble aller dans un entrepôt désaffecté à un kilomètre d'ici, c'est le seul endroit où il pourrait se rendre s'il désire de l'espace et l'anonymat.

- Alors allons-y! S'écria Himeko.

Nous sprintâmes vers l'endroit où Switch pensais être la cachette de Kagerou, Himeko en tête.

- Himeko, cela pourrait se corser à partir d'ici. Lui dis-je, devenant très sérieux. Ce voleur pourrait être armé. S'il y a trop de risque, on fiche le camp!

- Hum.

Nous arrivâmes près de l'entrepôt désaffecté.

- Deuxième étage.

Nous hochâmes la tête, Himeko passa encore devant. J'essaya de calmer ma respiration pour ne pas alerter le voleur. Je senti l'adrénaline commencer à couler en moi et stresser sur la suite des évènements. Je savais Himeko forte, mais je ne pouvais m'empêcher de m'inquiéter qu'elle soit blessée. J'entendis soudain une voix forte s'élevée, pleine de colère.

- Il n'y a rien dans ce sac à main! C'est quoi cette merde?

- C'est une mangouste, boke (imbécile). Gronda Himeko, qui arriva avant nous dans la pièce.

- Tu es la fille de tout à l'heure. Grommela Kagerou. Comment m'as-tu retrouvé?

- Tu empeste, j'ai suivi l'odeur. Répliqua la jeune femme, la voix glaciale.

Flippante…

- C'est ton sac que tu veux, petite garce?

- Nan, c'est ta peau que je veux.

Kagerou se relava de sa position accroupie. Ne lâchant pas Himeko du regard, l'analysant même. Il ne manqua pas ses gestes lorsque qu'elle sorti sa crosse de hockey de son étui.

- Tu veux un combat à ce que je vois. Rigola Kagerou. Tu as des couilles, jeune fille, mais tu te frotte à plus fort que toi.

- Nous verrons. Fut tout ce qu'elle répondit.

- Je n'ai pas l'habitude de frapper les femmes, mais j'avoue que ce n'est pas déplaisant. Gloussa l'homme

Le connard! Je me tendis. J'avais un mauvais pressentiment. Ce gars n'était pas comme les petits délinquants qu'Himeko avait l'habitude d'affronter. Moi et Switch restâmes cacher dans le couloir, je lui lançai un regard. Il sembla lui aussi tendu.

- J'ai l'habitude de frapper les imbéciles, c'est très plaisant. Répliqua la jeune femme.

J'entendis le bruit d'une lame qui se dégaine. Le sang me glaça. J'arma mon lance pierre et mis mes lunettes de concentration. Je m'avançai vers l'entrée de la pièce, prêt à intervenir.

Il eut un bruit de lame frappant quelque chose qui me parvint. Je ne pus m'empêcher de passer la tête par l'embrasure de l'entré pour vérifier si tout allait bien. Une scène digne d'un film se déroula devant moi. Je vis la silhouette de l'homme virevolter de partout et Himeko, comme un pilier de marbre, se contenter de bloquer chaque ouverture que le gars visait avec une vitesse impressionnante. La fierté me gonfla le cœur, mais l'inquiétude me rongea tout de même, cet homme était fort et Himeko se contentait de parer et non d'attaquer.

- Tu te débrouille bien, c'est surprenant. Mais l'échauffement est terminé!

Sans plus de cérémonie, Kagerou fit un mouvement brusque du poignet, entaillant profondément le dessus de la main d'Himeko, celle qui tenait sa crosse. Elle se contenta d'un grognement de douleur, mais mon cœur ne fit qu'un tour lorsque je vis la trainer de sang se répandre rapidement.

Himeko balança un coup de pied féroce, qui éloigna le ninja et lui permis de mettre de l'espace entre eux. J'utilisai se moment pour viser l'homme, me concentrant sur la main qui tenait sa lame. Avant que je ne puisse tirer, un nuage de fumé obscurcit toute la pièce.

Je paniquai, je ne voyais plus rien et je n'entendais que le toussotement de la jeune femme.

- Himeko! On se replis! Oriente-toi vers ma voix!

- Bossun… crum, crum… fichez-le camp avant qu'ils ne vous retrouvent! S'étrangla Himeko. Je vous rejoins dehors.

- Tu n'iras nulle part, je te tiens, petite garce. Gronda la voix de Kagerou.

La fumée se dispersa suffisamment pour que j'entrevoit la silhouette d'Himeko, dominée par une plus imposante, surement celle de Kagerou.

- Oy! Ne la touche pas! La fureur m'étreignit.

- C'est moi qui donne les ordres maintenant. Intervint le voleur, plaçant une lame sous la gorge exposée de mon amie.

- Je ne crois pas. Contredit une voix mortellement douce.

La fumée se dissipait et je pus voir une autre silhouette derrière Kagerou. Des cheveux blancs, un masque de ninja et surtout, un kunai aussi posé sous la gorge de l'homme.

- Qui es-tu. Cela venait de toi, cet écran de fumé?

- Je suis Katô Kiri. Et je suis venue régler mes comptes avec toi, Kagerou. Murmura le jeune homme, glacial.

- Et je suis Himeko et j'aimerais bien qu'on me lâche, merci! Gronda-t-elle, frappant le poignet de l'homme avec force, lui faisant lâcher sa lame.

- Espèce de… Commença-t-il. Mais il fut coupé par un violent coup à l'estomac, gracieuseté de Katô.

- Switch la corde! Lui demandais-je, sentant le moment de neutraliser l'homme arrivé.

Mon ami fouilla dans son sac et ressortit la corde que nous avions amené. Il me la tendit et je la lançai vers Himeko. La jeune femme l'attrapa. Mais Katô semblait avoir une autre idée. Il se contenta de frapper encore une fois le voleur, déjà au sol.

- Oy, que fais-tu ?! Lui criais-je. Trouvant l'acte dégoutant.

- Cette homme à déshonoré le nom de ma famille en se faisant passer pour un membre de notre ligné et en salissant notre nom. Je lui ferai chèrement payer. Se contenta de répondre le jeune homme, ne m'adressant même pas un regard.

- Tu es le nouveau super chiant de tout à l'heure!? Le reconnu Himeko. Alors, tu es vraiment un ninja?

- Je cache mes capacités aux gens, mais oui, je suis entrainé à l'art des ninjas.

- Alors ne salis pas tes efforts avec ce genre de mec, Katô. Répondit-elle, devenue très sérieuse. La violence et la vengeance n'en amène que d'autre. Tu seras comme ce gars, quelqu'un qui utilise à mal ses talents pour blesser les autres.

Sérieux, elle était trop virile pour mon bien…

- Himeko a raison Katô, laisse-nous le remettre aux autorités et laisser la justice décider de son cas. Intervins-je.

- Je suis d'accord aussi, la vengeance n'apporte que du mal. Je l'ai bien connu.

Katô nous dévisagea, semblant réfléchir, pour finalement prendre sèchement la corde que lui tendis Himeko. Avec un art qui me laissa effrayé, il ligota Kagerou, inconscient maintenant, et le chargea sur son épaule, l'air de rien.

- Je m'occupe de le livrer aux autorités.

Il regarda Himeko.

- Tu sais bien te battre, je vais écouter ce que tu as à dire par égard pour ton combat. Nous nous reverrons.

- Hum. Tu te bats bien aussi. Ne fais pas trop de bêtise, beaux-parleur. J'espère bien que nous nous reverrons.

- Ça va les bersekeur, vous avez fini? Marmonnais-je. Un peu jaloux d'être si ignoré. Je remarquai la main d'Himeko, toujours en sang. Je m'approchai et tendis la main vers la sienne. Délicatement, je l'examinai, la coupure n'étais heureusement pas trop profonde.

- Ça fait mal? Demandais-je, la voix un peu rauque.

- Ça picote. Avoua timidement mon ami, rougissant sous mon geste.

- Hum. Allons soigner ça avant que cela ne s'infecte. Je te laisse gérer la suite Katô, je vais te faire confiance.

Kagerou avait pris une place secondaire dans mon esprit, laissant la priorité à la blessure d'Himeko.

- Allons au club, il y a une trousse de premier soin.

- Bonne idée. Approuvais-je.

Je quittai l'endroit, amenant Himeko à ma suite et laissant Switch m'emboiter le pas. Nous marchâmes en silence vers l'école. À la moitié du trajet, Himeko, qui avait été étrangement silencieuse jusque-là, fini par briser le silence :

- Tu… Tu sais Bo…Bossun, je peux marcher toute seule. Sa voix vacillait sous la gêne et un quelques choses que je n'identifiais pas.

- Je sais.

- Alors, tu…tu peux lâcher ma main, tu n'as pas à te sentir mal pour moi, je vais bien.

C'est là que je pris conscience que j'avais encore sa main dans la mienne. Je la trouvai agréablement chaude et douce, une partie de moi, qui me surpris par son existence, n'avait curieusement pas envie de la relâcher. Je pris conscience, un peu hébété, que j'aimais étonnamment la situation. Comme si c'est ce qui devrait être.

- Nous sommes presque arrivé, endure encore un tout petit peu.