Bonjour à tous !

Voici un nouveau chapitre. La plupart du temps, j'écoute de la musique pour me donner de l'inspiration. Vu que se chapitre est un peu spécial, j'ai décidé d'incorporer les paroles (pas toute) d'une chanson que j'aime beaucoup:

« the drummer » - Niki and the Dove

Ça donne du rythme à l'histoire :)

Un très bon week-end à vous !


- Maliha debout !

Hein …?

- Debout !

- Quoi ! Quoi !

- Levez-vous, l'armé est partie dépêchez-vous ! Grogne Gandalf.

- Ok, ok, je me grouille !

J'avais vraiment très bien dormi, un sommeil sans rêve, une merveille. Je ne sais pas depuis combien de temps, je n'avais pas dormie aussi bien. Mais mon sommeil fut coupé par les hurlements du magicien. Je me lève et enfile le bustier de cuir sous le regard pressé de Gandalf. Agrafe le fourreau de Nordeline et mets ma veste en vitesse.

- Rejoignez-moi aux portes, le temps de vous débarbouiller, vous avez encore la marque de l'oreiller.

Il rit en sortant, marmonnant des paroles que je ne comprends pas. C'est tendant la main vers la lame, que mon cœur tressaillit de peur. C'est aujourd'hui que je devais me montrer forte. Quand l'armée serait-elle là ? Au fond de moi, j'aimerais que Gandalf ait eu tord, qu'aucune armée ne menace Erebor. En serais-je capable, vraiment ? Je soupire en pensant à cette idée et sort de la tente.

Les idées noires me gagnent à chacun de mes pas. Enfin des idées noires… J'espère juste que les Valars ne se sont pas trompés à mon sujet. Peut-être le moment venu une nouvelle partie de moi surgira. Il est vrai que je ne me pose pas vraiment de questions face au danger, en tout cas plus maintenant. Mais une guerre, c'est autre chose…

J'aperçois Gandalf devant les portes, regardant la grande armée elfe s'étendre dans la plaine. Ils sont nombreux, combien je ne serai pas le dire, des centaines… Je ne peux pas m'empêcher de trouver cette armée elfe belle en quelque sorte. Les rangs sont parfaits, des rangées dorées, brillantes sous le soleil.

- Alors nous y sommes. Je murmure au magicien.

- Tâchons déjà d'éviter un conflit entre les peuples… Me dit Gandalf.

- Oui…


En nous approchant nous remarquons Bard et Thranduil se tenant devant les remparts de la mine. Gandalf presse le pas à côté de moi. Nous courons finalement entre les rangs des elfes pour arriver à notre tour.

- Jetez-le des remparts ! Hurle Thorin.

Thorin… C'était la voix de Thorin, je lève le nez en continuant de courir, j'aperçois Bilbon entouré des nains. Alors il lui avait dit…

- Je vais le faire moi-même ! Soyez maudit, vous et le magicien qui vous a affecté à cette compagnie !

- Si vous n'aimez pas mon cambrioleur, commence Gandalf, ne l'abîmez pas, renvoyez le moi, je vous pris !

Nous arrivons devant les remparts, Thorin tiens Bilbon entre ses mains, prêt à le pousser dans le vide. Mon cœur est en panique face à la scène, Gandalf me tient le bras, m'évitant toute initiative. Thorin se stoppe et nous regarde. Son regard est froid, mais une lueur que je n'avais vu s'en dégage. Je ne reconnais en rien le nain devant moi.

- Vous donnez une bien piètre image de roi sous la montagne. Thorin fil de Thrain.

Il lâche finalement ma main et s'avance doucement pour ce placer entre Thranduil et Bard. Je fais un pas en avant en voyant le nain lâcher Bilbon.

- Je ne veux plus jamais avoir à faire au magicien et au traite de la comté.

Bofur me fait signe de venir pour récupérer le hobbit en haut des murs. Je me précipite au pied des remparts en voyant mon ami descendre par une corde. Après une descente plein de panique, je le prends dans mes bras en le posant en sol.

- Bilbon… Tout va bien ?

- Oui, oui, enfin, je crois… J'ai cru que… Qu'il… Dit-il encore sous le choc.

- Il n'est plus lui-même… C'est terminé, vous êtes en sécurité.

Il me fait un signe pour approuver et commence à marcher pour rejoindre Gandalf et les autres.

- Sommes-nous d'accort, lance Bard, l'Arkenstone en échange de ce qui nous à été promis ?

Je lève les yeux, attendant en suspend la décision de Thorin.

- Pourquoi devrais-je acheter ce qui m'appartient de droit !

Mon dieu… Je ferme les yeux… Mais pourquoi ne cède-t-il pas ? Le nain que j'ai connu n'avait qu'une parole et jamais il ne l'aurait trahie…

- Gardez la pierre, vendez-la… Ecthelion du Gondor vous en donnera un très bon prix. Dit Thranduil à Bard.

- Je vous tuerai ! J'en fais le serment ! Je vous tuerai tous !

- Vos serments ne valent rien ! Hurle l'elfe excédé. J'en ai assez entendu…

Pour une fois, je suis d'accord avec lui. L'elfe se détourne, faisant face à son armée.

- Aux armes, tenez-vous prêt ! Il hurle soudain.

Non, non… C'est impossible, on ne peut pas en arriver là. Je ferme les yeux de stupeur.

- Je ne veux pas voir ça… Je murmure.

Bilbon prend mon poignet et le serre en signe de compassion.

- Vous ne pouvez rien faire ? Me demande Bilbon.

- Non… Je ne peux rien faire. Ma tâche est de protéger contre le mal, pas de prendre partie… Je suis impuissante… Je n'ai aucun rôle à jouer, je suis désolée…

- Ne le soyez pas… Je comprends, et cela, doit-être dure pour vous.

- En effet, mais je suis aussi exaspérée par leur comportement, donc d'un côté, je suis contente de ne pas en faire partie. J'avoue doucement.

Il ne répondit rien en me montrant un regard désolé.

- Thorin ! Déposer les armes, ouvrez ses portes, ce trésor vous mènera au tombeau… Finis le magicien.

Je le vois hésiter… C'est pourtant évident, il va sacrifier sa famille et les nains qui lui sont le plus fidèle, pour de l'or… La colère monte en moi, sans que je puisse la contrôler, ça me rappel trop de souvenir.

- Quelle est votre réponse ? Demande Bard. Voulez-vous la paix… Ou la guerre ?

Un cordeau cris et vol jusqu'à la montagne, il se place sur les remparts, ma respiration se coupe… Je ferme yeux… Le sol tremble sous mes pieds, je sens un frisson froid me parcourir le dos.

- Je veux la guerre. Lance Thorin en grognant.

Un son grave ce fait entendre sur la droite, une grande armé de nain se place en quelques secondes en haut de la colline et nous toise. Des nains… Une armée de nains…

- Gandalf… Je murmure, n'en croyant pas mes yeux.

- Pied d'acier… Dit Gandalf en soupirant.

L'armé s'arrête en flan haut de la colline et attend. Thranduil hurle l'ordre de se placer pour leur faire face en partant au grand galop. Quoi ? Il à l'intension d'attaquer les nains ?!

- Gandalf !

Je dégaine Nordeline, sentant l'adrénaline dans mes veines.

- Courez ! Placez-vous entre les deux armées, ils ne doivent pas se battre entre eux !

Je me mets à courir à toute vitesse sortant des rangs elfes et longe la colline devant eux. Me place devant un grand rocher. Les elfes s'arrêtent une fois en place. Thranduil me regarde d'un air froid.

- Que pensez-vous faire incapable ?

Je ne réponds pas et lui tourne le dos. Pas faux, je fais quoi maintenant, les empêcher de se battre, facile à dire. Comment fait-on pour stopper deux armées…

- Hey ! Thorin !

Pied-d'acier s'avance tranquillement vers nous sur son « sanglier »… Il porte un ome qui entour ça barbe rousse de chaque côtés de ses joues. Mais surtout, une énorme « masse » dans la main droite, elle est aussi grosse que lui. Il se place en haut du rocher qui nous surplombe. Malgré ça petite taille, j'ai l'impression de voir un géant, il se dégage de ce nain un tel charisme, qu'il m'écrase. Il a la posture d'un roi, comme Thorin, mais semble beaucoup plus nerveux.

- Bien le bonjour, comment allons-nous ?

Quoi ? Il doit avoir confiance en lui pour une telle familiarité. Je plante Nordeline au sol en laissant ma main sur le pommeau. Gandalf se place à mes côtes en vitesse, il a l'air soucieux.

- J'ai une petite proposition à vous faire, si vous veilliez bien m'accorder quelques instants ? Pourriez-vous envisager. … DE FOUTRE LE CAMP !

Mes yeux s'ouvrent de surprise. Mais WHAT !? Je me tourne vers Gandalf incrédule. Il soupire…

- Vous tous ! Et tout de suite !

- Allons voyons seigneur Dain. Calme Gandalf.

- Gandalf le gris. Dites à cette meute de s'en aller. Ou j'inonderais le sol de leur sang !

Charmant… Et c'est quoi cet accent russe ? J'arque un sourcil en croisant les bras.

- Il n'y a nulle besoin d'une guerre entre les nains, les hommes et les elfes. Une légion d'orcs marche sur la montagne. Retirez votre armée.

- Je ne me retirerai devant aucun elfe, encore moins devant se perfide roitelet ! … Et pas non plus devant une femme. Fini-il doucement.

Hein ?! Il me regarde en faisant un clin d'œil. J'hallucine. Bilbon m'envoie un regarde de compassion…

- Ce roi ne veut que du mal à mon peuple. S'il choisit de se tenir entre moi et les miens, je lui fends ça jolie petite tête en deux ! On verra s'il sourit encore !

Ok, j'aime bien ce nain quand même. J'ai toujours aimé la brutalité des nains, tellement impulsif et vivant.

- En attendant, il y a surtout le titan de cet âge entre vous et les elfes. Rétorque Gandalf.

« Tsss », je ne veux pas être mêlée à ça moi. On m'a dit de protéger les peuples libres pas de leur taper dessus. J'envoie à Gandalf un regard de reproche qu'il évite royalement…

- Et je suppose que c'est la femme ici présente. Il pointe son arme dans ma direction.

- Tout juste. Je réponds simplement.

Le nain rigole en se détournant, partant au galop vers son armée.

- Le Roi Thranduil est tombé bien bas pour se protéger derrière une femme !

- Dain, attendez !

- Laissez les avancer, voyons jusqu'ou ils iront. Rétorque Thranduil dégainant son sabre.

- Je m'en balance de tes menaces, princesse aux oreilles pointues ! Vous entendez les gars ! C'est partie !

Thranduil voit rouge, il bout de rage. Plus loin Dain cris des ordres que je ne comprends pas, mais l'armée bouge.

- Maliha, il faut les arrêter. Murmure Gandalf.

- Et vous voulez que je face comment au juste ? Je réponds dubitative.

- Faite ce que vous pouvez.

Facile à dire… L'armée des nains bouge encore criant de courage, mais les elfes derrière nous aussi. Je suis paniquée. Je ne peux rien faire, je suis impuissante.

- Reculez, avec vos hommes, je me charge de pied d'acier et de ses brutes. Lance Trandhuil à Bard et ses hommes.

Les elfes avancent. Ils vont vraiment s'entre-tuer ?! Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment ne peuvent-ils pas trouver un arrangement à l'amiable ?

- Envoyez les béliers ! Hurle Dain.

- À vos armes ! Cris Thranduil

- Thranduil, c'est de la folie ! Cri Gandalf dans un dernier espoir.

Je prends Nordeline, mais ne la lève pas, attendant de voir la tournure des choses. Les nains à pieds, s'écartent pour faire place à une escouade de cavaliers. Là, en l'occurrence, je ne peux rien faire… Je me retourne prise de peur vers Thranduil, les elfes bandent leurs arcs. Je ne peux rien faire non plus… Je ferme les yeux.

- Tirez !

Une grande volée traverse le ciel dans un bruit sifflant. Je les suis du regard paniquée. Tout est perdu… Les nains vont mourir par dizaine avec cette volée. Mais soudain Dain hurle un ordre et d'énorme flèche passe au-dessus de l'armée des nains.

Elles sont immenses, plusieurs mètres de long, et semble tourner sur elles-mêmes, entrainant une corde ou autre chose avec elles de tout aussi grand.

Elles sont placées toutes les dix, côte à côte, un bouclier… Ingénieux. Elles broient l'ensemble des flèches elfe en quelques secondes, n'en laissant passer aucune. J'écarquille les yeux en réalisant la suite.

C'est une pierre, deux coups… Elles continuent leur route vers les elfes. Elles sont si grandes, les dégâts dans l'armée de Thranduil seraient immenses.

- Maliha ! Hurle Gandalf.

- Je sais !

Je cours à toute vitesse sur ma gauche, me retourne déterminée, et saute de toute mes forces, fracassant la terre sous mes pieds. Passe sous les premières flèches, une, puis deux et intercepte les autres en plein vol avec Nordeline.

Je fracasse le bois, le choc les fait partir en vrille autour de moi, les débris me percutent de plein fouet. J'arrive à protéger mon visage en urgence, mais un morceau vient se planter dans ma cuisse. Leur vitesse de rotation était très élevée. J'arrive à en avoir 5, ce n'est pas grand-chose, mais c'est déjà pas mal.

Je retombe à terre avec difficulté et retire le morceau d'un coup en serrant les dents. Je vois les autres flèches écraser les flancs, elfes dans un bruit horrible d'acier et de hurlement de douleur…

- Bien joué... Me lance Gandalf.

- Alors vous les trouvez comment nos moulinettes ? Crie le nain.

Je me retourne pour voir les cavaliers nains dévaler le flanc de la colline à vive allure.

- Tirez !

Quoi ? Je regarde Thranduil abaisser son épée pour relancer une volée.

- Ça ne vous suffit pas ?! Je hurle. Ne soyez pas stupide !

Il me regarde avec dédain et dégoût comme à son habitude. Je détourne les yeux courant sur ma droite et effectue la même chose quand les boucliers volants arrivent au-dessus de moi. Une fois le travail terminé, je me replace au centre reprenant ma respiration.

Ça suffit…

Je vois les béliers arriver en face, je grimpe sur le grand rocher. Je ne peux pas faire partie de cette bataille et je ne peux rien faire de plus. Thranduil me regarde attendant une réaction.

- Je n'ai pas à participer à cela. Dis-je en plantant Nordeline dans la roche de colère.

Il fronce les sourcils et grogne. Il hurle un ordre, les elfes se place en formation, laissant les archets derrière. Je me retourne et regarde les béliers. Ils sont à quelques mètres de moi, je me place à genoux attendant le choc, mais finalement, ils me contournent. Leur galop soulève la poussière.

Je ferme les yeux, je ne veux pas voir ça. La connerie de deux peuples faisant la guerre pour la richesse, on dirait les hommes sur Terre… Et je n'ai pas signé pour voir ça. Plusieurs minutes passent, j'entends d'un coup le fracassement des armes, les hurlements de rage. Mon cœur se déchire.

- « Votre tâche est de protéger les peuples libres, pas de prendre partie… »

De toute manière, je ne serai pas qui protéger. Je ne suis dans aucun camp et cela me va très bien. Mais pourtant, je me sens si triste, ça me déchire de l'intérieur.


Puis un bruit sourd et grave me parvient… Mon cœur loupe un battement… Le choc de l'acier derrière moi se stop… La terre tremble sous mes pieds. D'un coup, sans que je ne sache si mes yeux ne rêvaient pas, d'immense vers éventre la terre. Des créatures horribles, leurs mâchoires broies la roche.

Ma main se pose sur Nordeline la serrant pour y croire. Les vers retournent sous terre laissant derrière eux des trous béants. Une armée noire sort, un flot comme si la terre saignait, ils sont des centaines. J'ouvre la bouche et reste figée en voyant le flux s'intensifier. Jamais, même dans mes pires cauchemars je n'aurait imaginé ça.

- En formation !

Je lève mes yeux vers la voix horrible qui hurle. Azog…

En haut sur la plus haute tour, déploie des drapeaux de guidage. Alors ça y est, nous y sommes, là, je veux bien, voici ma tâche.

Je sens la peur envahir mes veines, elle me paralyse quand je vois la densité noire augmenter encore et encore.

Il va me falloir du courage, énormément de courage pour faire face à ça, me dépasser. Je ferme les yeux me rappelant toutes les paroles de Glorfindel me décrivant les grandes batailles.

« Tu dois trouver quelque chose pour te concentrer, te focaliser et te donner la force. »

Je cherche l'objet en question dans ma veste et regarde le bout de verre translucide avec espérance. L'allume, de mon autre main, je place les petites billes blanches dans mes oreilles, elle s'adapte automatiquement à la forme de mes oreilles. Je ferme les yeux après avoir choisi un morceau. J'inspire en entendant le son dans ma tête.

Ma peur s'attenue, la détermination, l'adrénaline la remplace petit à petit. Je place le téléphone dans le bustier de ma poitrine pour le protéger et me lève.

Sometimes I wonder, what made me leave it

J'enlève ma veste de cuir, restant avec la fine toile blanche asymétrique jusqu'à genoux, sans manche et retire ma lame de la roche.

Je saute à terre, et cours entre les elfes et les nains toujours immobiles face au spectacle. Je dois juste courir tant que le courage m'en donne la force… Ma respiration est désordonnée et en panique.

« Si tu t'arrêtes maintenant Maliha, tu n'auras pas la force de repartir. Cours… »

« Je ne dois pas réfléchir… Seulement courir »

Je fronce les sourcils sous mes pensées et prends de la vitesse, serrant Nordeline des deux mains la plaçant à côté de moi. Je vois les rangs orcs se former au loin toute lance dehors. C'est une plaine noire maintenant, noire de créature horrible. J'aperçois Thranduil en face de moi, il reste stoïque en regardant les autres.

- Dégager ! Je hurle. Où soyez utile !

Il écarte ça monture me laissant passer sous un regard noir.

Les nains se rassemblent et marche derrière moi reformant les rangs. Je sors de la zone de combat et continue seule sur la plaine.

Je m'arrête, reprend ma respiration et jauge du regard les orcs en face, Nordeline serrée dans ma main. Un vrombissement d'acier m'interpelle derrière, les nains forment une barrière de boucliers.

Au moins, ils y en a qui n'ont pas peur de défendre leur terre.

Je fronce les sourcils et revient à l'armée d'orcs. Mon cœur bat la chamade, je sens le sang pulser dans mes veines.

L'adrénaline, ou la peur, un peu des deux sans doute…

And I wonder what made me leave it

And the dream I had of something to grow old to

Respires en bon coup, place Nordeline devant mon visage et ferme les yeux… Je me concentre sur les battements de mon cœur, le silence m'entoure, puis le son de la musique parvient dans mes oreilles…

Ma respiration se calme.


« Lucy, vous devez comprendre que les enjeux son grand pour l'entreprise. Votre avis ne doit pas sortir de votre bouche. La guerre, c'est un autre monde, nous ne sommes là que pour en tirer profil. Vous avez choisi en acceptant notre offre, de fabriquer des armes, alors faite le ! Vos états d'âmes n'intéressent personne ! On ne vous demande pas de les brandirent, mais de les concevoir. Pour protéger notre pays

J'étais indignée, mais oui, j'avais choisi cette voie… Celle de concevoir des armes pour tuer, tuer des gens qui auraient pu être mes frères et sœurs »


Là, en cet instant, oui, je vais tuer, mais pour protéger la vie, alors, je veux bien.

Comment un soldat pouvait avoir le courage de se lancer dans la mort… ?

Maintenant, je suis comme eux. Mon esprit ne m'ordonne pas de fuir, je cours vers la mort à mon tour…

C'est bien « moi » en cet instant…

La réponse à ma question est que, j'en ai juste pris la décision, c'est aussi simple que ça.

La décision de protéger des vies, de les protéger tous autant qu'ils sont face à cette noirceur, du mieux que je peux.

J'ai eu le choix et je ne faiblirai pas, jamais... « Car la cause, pour une fois est juste ».

Now I lost it

Je fronce des sourcils, déterminée, voyant les orcs se rapprocher, je saute évitant les lances dirigées vers moi, lève Nordeline et l'abat sans pitié.

Oh I love the rhythm, the pounding of my heart

I'm a drum, I'm a drum now

It is what makes me HUMAN

Choc est rude, un grand mouvement circulaire projette les orcs autour de moi, me créant une ouverture de combat. Ils arrivent par dizaines autour en seulement quelques secondes. Ne réfléchissant plus, je continue les enchaînements, qui sont devenues maintenant automatique.

Oh a beat to the bone, oh I am a drum

It's the heart, it's the heart

It is what makes me HUMAN

Je sens à peine les lances s'enfoncer dans mes cuisses.

Mon cœur est calme, ma respiration régulière, je n'entends plus que le rythme dans mes oreilles. D'un grand mouvement Nordeline découpe, bras, jambes et têtes, à tour de bras.

« Tant que je pourrais tenir le rythme, je le ferai ! »

Les grands mouvements circulaires lacèrent les orcs, le secret ; sauter, tourner, emmagasiner de la force au tour et abattre la lame à la verticale, plier le genou et déployer le bras à l'horizontale.

Parer les coups, ou ne pas le faire, encaisser les lacérations douloureuses sur les bras et les jambes, elles ne durent que quelques secondes, mais leur nombre augmente à mesure que les orcs se rassemble autour de moi.

« Ce n'est pas important. »

Mais il y a une chose à laquelle je ne m'attendais pas, c'est de voir plusieurs elfes courir et s'arrêter à mes côtés, protégeant mes flans, les nains sont là aussi. Mon courage redouble, je hurle de rage en retournant au combat. Plus déterminé que jamais.

Pour une fois dans ma vie, je me sens à ma place.

Jamais je n'aurai cru, qu'une fois, j'aurai trouvé un intérêt à vivre. Jamais je ne m'étais sentie plus « utile » qu'a cet instant.

Je saute puissamment en l'air en hurlant et retombe à genoux de toutes mes forces, l'onde de choc fait perdre pied aux orcs qui tombent à terre. Les elfes sur mes flancs s'avancent et les tuent rapidement plantant leurs lames jusqu'à la garde.

Oh a beat to the bone, oh I am a drum

It's the heart, it's the heart

It is what makes me HUMAN

On progresse à travers la marée noire, lentement, mais je vois que l'on avance. Si on tient ce rythme, on doit pouvoir en venir à bout…

Les machines de guerre naines passent à côté de moi, déchiquetant les orcs sur leur passage.

Un cor orc sonne soudain et les drapeaux bougent modifiant les ordres.

Plusieurs grognements, suivit du sol tremblant me prennent les tripes. Ils sont géants, ils sont horribles… Je ne sais pas ce que c'est, même dans mes rêves les plus fous, je n'aurais imaginé de telles créatures…

- Trolls ! Cris un elfe derrière moi.

L'armé de géant s'avance vers la position de Thranduil. Ils vont nous prendre de revers, nous écraser comme dans un étau. Merde, ils ne doivent pas fendre notre formation, ils risqueraient de nous disperser…

Je plisse les lèvres et commence à courir vers le roi elfe. Arrivé à sa hauteur, je me place devant sa monture, faisant face à la créature immonde qui court en face de nous.

- Pensez-vous que j'ai besoin de vous ?

- La ferme

Je saute et atterrie sur les épaules de la créature, lui plante Nordeline dans le crane, et pivote la lame dans ça tête pour confirmer l'exécution.

Simple, efficace et rapide. Je descends, me retourne vers Thranduil, mais je n'eu pas le temps d'ouvrir la bouche que je me fais faucher.

For every footstep, it's getting harder to look back oh

And did I ever know where I came from?

La douleur me submerge, je suis empalée sur des piques pendant quelques secondes avant d'être projetée sur le côté. Je fini ma course après plusieurs roulades dans la poussière et tousse retirant la terre dans ma bouche.

La douleur est vive et je lâche un gémissement en bougeant un bras. J'ose baisser les yeux pour regarder mon état, mais je n'aurais pas dû… Mon bras droit est en charpie, le sang dégouline par terre, je ne sais plus même, ou est le coude…

Mon ventre n'a rien, protégé par le bustier de Radagaste, mais je devine sous la douleur de mes respirations, que mes côtes sont brisées.

Je hurle à la mort en voyant mon bras bouger et les os redevenir droit. Je sens mes tripes remuer également, mon ventre se tord de douleur et je finis par vomir du sang sous la nausée.

And do I want what I'm heading for?

Oh ask yourself, do you?

La douleur s'estompe et je me relève péniblement retrouvant mon souffle. Je respire à plein poumons en retrouvant mon équilibre et retrouve des yeux le troll qui m'a percuté.

Je cours vers lui déterminé à me venger, évite de nouveau un coup de gourdin et lui tranche le bras. Il grogne à la mort et regardant sa main disparue, mais tombe à la renverse quand je lui coupe une jambe. Saute et lui tranche la tête, net, précis, efficace.

Combien de ses salles créatures, j'ai pu tuer ? Je ne sais plus… Je ne vois que Thranduil sur ma gauche qui décapite et Pied d'Acier sur la droite qui écrase, c'est un véritable carnage autour de nous. Le sol est recouvert de sang…

Oh I love the rhythm, the pounding of my heart

I'm a drum, I'm a drum now

It is what makes me HUMAN

- Prenez celui-ci madame ! Me crie Dain, m'envoyant un orc après d'un coup de masse.

L'orc arrive sur moi, je pivote et lui donne un coup de pied magistral qui le renvoie vers le nain à toute vitesse, passe à côté de lui, faisant frémir sa barbe sous le courant d'air. Il sourit, je lui renvoie un regard complice. Un autre orc vient vers nous, Dain lui envoi un coup sous le menton, je le finis en lui tranchant le ventre dans sa chute.

Dain évite un coup venant d'un troll quelques secondes plus tard. Mon cœur loupe un battement, chacun de ses bras est remplacé par d'énormes boules d'acier recouvertes de piques. Je ne me ferai pas avoir cette fois-ci. Il s'approche dangereusement de Thranduil. Dain pose le manche de son arme au sol me faisant un marchepied.

Oh a beat to the bone, oh I am a drum

It's the heart, it's the heart

It is what makes me HUMAN

Je cours, prenant de l'élan, pose un pied, me propulse au-dessus de Thranduil et plante Nordeline dans la tête du troll, l'empêchant de baisser son arme sur le roi. Il titube, se retourne et s'effondre en face du roi elfe. Je ne récolte qu'un regard noir de reproche.

Nous sommes encerclés, il y en a partout, je vois les rangs noir s'approcher pour nous faire reculer contre la montagne. Ils cherchent à nous piéger, nous enfermer pour mieux nous tuer…

De colère, j'agrippe la chaîne retenant la boule d'acier sur le troll mort. Je la tire dans un mouvement circulaire et fini par la faire tourner autour de moi. Après avoir emmagasiné le plus de force possible, je la lâche, elle part à une vitesse incroyable, éventre les rangs orc dans une vrille, et fini sa course dans le ventre d'un troll.

- C'est un plaisir de combattre avec vous, ça ne manque pas de spectacle. Me dit Dain.

- Tout le plaisir est pour moi. Je lui souris à pleines dents.

Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés là à tuer sans répit. Mes mains sont moites de sang noir et je transpire à grande goûte.

Je vois Thranduil sortir des rangs pour galoper vers la cité.

Elle est prise d'assaut, nous n'arrivons pas les contenir sur deux fronts. Si je pars aider les hommes, je laisse les nains et les elfes se battre seul, si je reste les hommes périront…

Oh I won't let you go except you bless me

Oh oh, I have to cross that river

Les orcs se rassemblent devant nous, reformant les rangs. L'armée qu'il nous reste recule.

Un grand bruit nous arrête, les pierres de l'entrée des mines d'Erebor volent en éclats.

Après plusieurs secondes de silence, je distingue Thorin et le reste de la compagnie des nains, sortirent en courant. J'esquisse un sourire suivi d'un soupir de soulagement.

- Maliha, remontez à Dale les hommes ont besoin de vous. Me lance Thorin en arrivant à ma hauteur. « Nous nous chargerons du reste mon amie. »

Je lui fis un signe de tête entendu et pose ma main sur son épaule. Je range les écouteurs entre mes seins, pour ne pas risquer de les casser, déjà, je ne sais pas par quel miracle ils sont entiers.

- Je suis heureuse de vous voir vous-même Thorin.

- Moi aussi.

- Que les Valars vous accompagnent. Je lui lance en partant vers la ville.

Je vois son sourire avant de détourner le visage.

L'armée de nain se rassemble autour de lui, là en cet instant, je vois un roi. Un roi suivit par les siens.


La bise ! :)