Bonjour à tous ! Voici le nouveau chapitre, celui-ci est plus petit, mais au moins, il n'a pas pris trois semaines afin de se faire publier. J'espère tout de même que vous allez l'aimer !
Phoenix : Tout d'abord, ne te traite pas d'idiote, ce n'est pas bien de se rabaisser même si c'est pour rire. Ensuite, merci beaucoup pour le commentaire ! Pour ce qui est de la vision d'Alice, elle a été racontée dans le chapitre douze lorsqu'elle a touché la main d'Hermione à l'hôpital. Pour t'éviter à devoir aller relire le chapitre pour trouver la vision, la voici en copier-coller : Pendant ce temps, Alice eut une brève vision d'une Hermione qui était étendue sur le sol d'un endroit sombre. La brunette était parsemée de plaies béantes et elle gisait dans une mare de sang. Petite remarque, tu peux me poser tes questions, cela ne me gêne pas. Approximativement, il reste trois autres chapitres. Eh oui, la fin de cette fiction approche. Je me suis donné comme mission de terminer Loup-garou par la suite avant de me concentrer sur celle avec Hermione/KyloRenBenSolo.
Merci pour les commentaires ! J'en suis très reconnaissante et ils me rendent très heureuse. Merci également à tous ceux qui lisent, suivent et mettent cette fiction dans leurs favoris.
Rien ne m'appartient en ce qui concerne l'univers d'Harry Potter et Twilight. Ils appartiennent respectivement à J. K. Rowling et Stephenie Meyer. Je ne fais aucun profit avec cette fiction, seulement le plaisir d'écrire et d'être lu tout en étant récompensé avec vos impressions dans un commentaire.
Bonne lecture !
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Chapitre13
Une partie glaciale
Le corps d'Hermione se figea lorsqu'Emmett lui demanda de rester. Au début, la jeune femme se sentit embrouillée, mais très vite le soulagement et la joie que Cullen désirait rester avec elle l'envahirent.
— Pardon ? demanda Harry abasourdi que le vampire ait soudainement changé d'avis alors qu'ils étaient à deux doigts de partir.
— Emmett ! s'exclama Rosalie avec contrariété en croisant ses bras.
Quand Potter remarqua le sourire étirer les lèvres de sa meilleure amie, il sentit sa patience s'évaporer.
— Tu n'es pas sérieuse ? s'énerva Potter en serrant la main de la brunette pour la ramener à l'ordre.
— Je n'ai qu'à protéger la maison avec des sortilèges et je serai en sécurité ici.
— Les sortilèges, cela se rompt ! Tu dois aller te cacher dans un endroit éloigné où que personne ne puisse te retrouver. Je ne te demande pas la lune ! Seulement que tu viennes pendant un certain temps. Au moins, jusqu'à ce que tout soit réglé, grommela Harry.
— Je ne peux pas me résoudre à abandonner tout le monde pour aller me cacher. Je n'aime pas me sentir inutile et dépendante des autres.
— Je croirais entendre Ginny, fit remarquer Harry en portant une main sur son front.
Le silence s'installa où personne n'osa le rompre pendant un moment. La brunette en profita pour réfléchir afin de trouver un moyen pour qu'elle puisse rester à Forks. Lorsqu'une idée lui traversa finalement la tête, celle-ci porta un regard plein d'espoir vers Harry.
— Pourquoi ne resterais-tu pas Harry? Utilise-moi comme un appât et capture Dolohov.
Cette fois-ci, ce fut Emmett qui réagit fortement.
— Absolument pas ! On ne va pas te mettre à la portée de ce meurtrier !
— Ce serait le moyen le plus rapide pour capturer Dolohov, remarqua Granger en levant les yeux au ciel.
— Elle a raison, dit Potter en observant la brunette avec un air songeur.
— Pardon? s'énerva Emmett en faisant un pas menaçant vers le jeune homme à lunette devant lui.
— Pas la vraie Hermione, mais un appât qui aurait son apparence, conclut Harry en replaçant ses lunettes.
— Quoi? Non, non, non. Pas question! Je ne veux pas que quelqu'un prenne ma place. C'est trop dangereux.
— Ce n'était pas dangereux de prendre mon identité pour fuir Voldemort ? questionna Harry avec un regard triomphant.
La brunette ouvrit et ferma la bouche à plusieurs reprises avec stupéfaction.
— Ce n'était pas la même chose Harry! Tu étais très important…
— Tu es importante aussi, coupa Harry.
Emmett approuva automatique par de grands mouvements de tête.
— On pourrait en débattre pendant des heures, Harry. Je ne suis pas d'accord que quelqu'un d'autre prenne ma place.
— Je suis chef Aurore, Hermione. Je fais ce que je veux et excuse moi pour ma franchise, mais je me moque de ta permission. Mon but est de capturer des sorciers criminels, afin que ceux-ci ne puissent pas faire du mal à des gens innocents. Dolohov est à Forks et il te veut. Je vais faire tout ce que je peux pour l'attraper, même si je dois donner ton apparence à un autre Aurore. De plus, tu sauras comment je me suis senti à ce moment-là. Quoique pour moi, ç'ait été des gens que je considérais comme des amis et de la famille, dit Potter en croisant les bras.
— C'est décidé. Quelqu'un prend la place d'Hermione pour attirer le sorcier et pendant ce temps, elle, elle est en sécurité ailleurs. Tu captures ce Dolo-Truc-Machin et Hermione revient. Je suis d'accord, dit le grand brun en tapant fortement ses mains ensemble.
— Quoi? Je croyais que tu voulais que je reste? demanda Granger mécontente qu'Emmett ait à nouveau changé d'avis.
Celle-ci était contrariée que personne ne prît en considération ce qu'elle désirait. Cullen déposa ses mains sur chaque épaule de la brunette. Il descendit affectueusement celles-ci le long de ses bras pour tenter de l'apaiser.
— Tu as raison, Hermione. Ce sera plus facile de capturer le sorcier ainsi, mais je refuse que ce soit toi, dit-il avec un regard suppliant.
Bien qu'elle ait compris les sentiments d'Emmett, la sorcière était toujours très fâchée qu'il réclame son départ. Granger aurait préféré rester. Ainsi, elle pouvait aider si les choses s'envenimaient. Elle ne serait pas au courant de rien caché à l'autre bout du monde. L'idée de ne pas savoir ce qui se passerait à Forks pendant son absence l'effrayait extrêmement. De plus, elle venait à peine de comprendre ce qu'elle désirait vraiment et maintenant que son aspiration était de rester auprès d'Emmett, celui-ci voulait qu'elle parte loin de lui.
— Parfait, je vais aller chercher du renfort ainsi que la potion et je reviens. Ne changez pas d'avis pendant mon absence, grommela Harry en regardant le grand vampire.
Celui-ci lui fit un sourire moqueur et Potter partit seul dans les flammes vertes.
Lorsqu'Emmett déposa son regard amusé sur la brunette, son sourire s'évapora lorsqu'il vit que celle-ci était loin de trouver la situation comique. Hermione se débattit et finit par se libérer des mains du vampire. Elle contourna Cullen et sortit de la pièce avec les poings fermés suivie de près par Alice qui sourit à Emmett pour le rassurer.
— Bon… Sinon, vous connaissez la danse des canards ? demanda Arthur avec curiosité en parcourant ses yeux sur chaque membre de la famille Cullen toujours présent.
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Cela faisait maintenant deux heures que la brunette et Alice s'étaient réfugiées dans la chambre de la voyante. Désirant parler avec la sorcière et voulant profiter du peu de temps qu'ils leur restaient ensemble, il se retrouva devant la chambre de sa sœur pour cogner doucement à trois reprises.
Ce fut Alice qui vint lui répondre, mais celle-ci ne le laissa pas entrer ni apercevoir Granger. La vampire sortit en refermant la porte derrière elle.
— Elle est encore très fâchée et je la comprends. Je n'arrête pas de répéter qu'elle doit demeurer avec nous. On pourra mieux la protéger, dit Alice.
— On a beau avoir quelques dons bien utiles. On ne s'est jamais battu contre un mage. Je ne pourrais jamais me le pardonner si un malheur arrivait à Hermione alors que je suis à ses côtés pour la défendre. Ce n'est que provisoire. Une fois le sorcier capturé, elle pourra revenir et rester aussi longtemps qu'elle le souhaitera… As-tu réussi à voir quelque chose? questionna le grand brun.
— … Pas ici, murmura Alice en faisant signe d'un mouvement de tête à son frère pour que celui-ci la suive.
Quand ils furent arrivés dans le salon, Alice attira l'attention de sa famille et leur raconta à tous ce qu'elle avait vu à l'hôpital. Une fois tout raconté, Emmett sentit la colère l'envahir.
— Pourquoi n'as-tu rien dit ? demanda-t-il en élevant la voix.
— Parce que mes visions peuvent changer et avec Hermione, j'ignore quand celles-ci changent. J'ai remarqué que c'était la même chose avec Harry. Je ne vois rien en ce qui les concerne. Celles-ci sont bloquées comme ce fut le cas avec Bella lorsqu'elle était avec Jacob. Par ailleurs, je crois que j'ai besoin d'un contact physique pour apercevoir l'avenir d'un sorcier. De plus, Edward a raison. J'ignore si cette vision correspond au fait qu'Hermione reste avec nous ou pas. Je ne voudrais pas être la cause qui fera réaliser cette vision. J'aime énormément Hermione…
— Donc… Vous dites que vous pouvez apercevoir notre avenir lorsque vous nous touchez? questionna Arthur perturbé par l'idée qu'il connaissait le funeste futur de Granger.
— Pas à chaque contact. J'ai tenté de voir quelque chose avec Hermione il y a quelques instants, mais rien. Je n'ai eu aucune vision. Celle-ci ne doit pas avoir changé.
Le groupe resta silencieux pendant un moment et Emmett commença par se diriger dans la direction de sa chambre pour finalement revenir sur ses pas en passant une main dans ses cheveux.
— L'endroit où Harry veut cacher Hermione est éloigné de tout et entouré de sortilèges de protection ainsi qu'une barrière qui empêchera l'ennemi d'y pénétrer. Un Portoloin est également à leur disposition afin de pouvoir s'échapper si nous sommes retrouvés. Je serai là, ainsi que ma femme et mes enfants. Je ne peux pas confirmer que tout se passera bien, mais Hermione sera bien entourée.
— C'est mieux qu'ici, termina Rosalie pour l'homme roux.
Celui-ci fit un sourire tendu et acquiesça d'un signe de tête.
— Tu désires seulement te débarrasser d'Hermione ! Accusa Emmett en fusillant la blonde de ses yeux dorés.
— Je ne suis pas insensible. J'aime bien Granger, mais j'aime encore plus ma famille et si tu aimais vraiment Hermione, tu serais capable de la laisser partir, dit Rosalie.
— Tu me dis que tu tolérerais qu'Aaron parte loin de toi si sa vie était en danger ? demanda le vampire imposant en laissant échapper un rire sarcastique.
Sachant que sa réponse allait donner raison à Emmett, celle-ci serra ses lèvres et fusilla de son regard son ancien amant.
— Ne me dites pas que vous changez d'avis ? questionna Arthur en fronçant des sourcils un brin anxieux.
— Non… Par contre, cette révélation ne rend pas les choses faciles.
Le silence qui s'était installé se rompit par de nouvelles flammes vertes. Harry pénétra dans la maison en compagnie d'une jeune femme rousse.
— Ginny? demanda Arthur avec incompréhension.
La nouvelle madame Potter observa les alentours avec un regard impressionné.
— Je voulais qu'elle m'aide pour qu'Hermione accepte docilement son départ. Les Aurores nous rejoindront plus tard. De plus, elle était curieuse de voir… le nouvel amoureux, avoua Harry en regardant subtilement le grand vampire du coin de l'œil.
— Tu es enceinte? demanda la blonde qui entendit les battements de cœur du fœtus. Son regard resta concentré sur le ventre de la jeune madame Potter.
— J'en suis à ma cinquième semaine, affirma Ginny avec un grand sourire en portant ses mains sur son ventre. Celui-ci n'avait pas encore assez grossi pour que sa grossesse puisse être évidente.
— Félicitations, dit la vampire blonde avec un doux sourire envers Ginny.
— Merci, c'est très gentil, répondit la femme rousse en rougissant de joie tout en portant son regard sur Harry.
— Dire qu'elle va passer à côté de ce bonheur, grommela Rosalie. Celle-ci croisa ses bras encore une fois.
— Pardon? demanda Harry perplexe des paroles de la vampire.
— Hermione. En restant avec Emmett, elle…
— Elle ne peut pas avoir d'enfants, répondit Emmett et Ginny en même temps.
Le grand brun et la rouquine se regardèrent. Ils n'aperçurent pas le regard perturbé de Rosalie.
— Je l'ignorais…
— Bon, si l'on changeait de sujet? demanda Harry inconfortable devant ces regards attristés.
— Oui ! Donc, je vais retourner voir Molly. Je ne voudrais pas qu'elle s'inquiète, dit Arthur en prenant de la poudre de cheminette. Celui-ci partit laissant les autres dans un silence inconfortable.
— Où est Hermione? questionna soudainement Ginny avec empressement. Celle-ci avait hâte de revoir la brunette et de lui faire part de la nouvelle.
— Elle est dans ma chambre… Elle n'est pas contente, fit remarquer Alice en posant son regard sur Emmett.
— Vous pouvez me conduire à elle ? demanda la femme rousse avec politesse.
Alice accepta avec un sourire et conduisit la sorcière jusqu'à sa chambre. Lorsqu'elle ouvrit la porte, Ginny aperçut la brunette assise sur une panoplie de coussins à regarder la végétation à l'extérieur. Quand le regard marron de Granger croisa les yeux bleus de Ginny, une nouvelle montée de larmes apparut. La jeune madame Potter se précipita et alla rejoindre son amie afin de pouvoir lui donner un câlin réconfortant.
Les femmes se racontèrent respectivement ce qui était arrivé dans leur vie depuis le départ de la brunette en Amérique. Ce fut seulement lorsque Ginny annonça sa condition que Granger afficha un sourire pour son amie.
— Félicitations, répondit Hermione en sentant son sourire prendre de l'ampleur.
— Merci ! Je serai contente, peu importe le sexe du bébé, mais j'aimerais que ce soit un garçon. Je me demande s'il ressemblera à Harry ou s'il aura les gènes des Weasley, raconta Ginny en regardant son ventre. Elle le flatta tendrement de ses mains.
Hermione regarda le ventre de Ginny et sourit de plus belle à l'image du petit garçon qui lui traversa l'esprit.
— J'aimerais également que tu sois la marraine. Harry est d'accord, rajouta la rouquine en observant la réaction de Granger.
Celle-ci releva son regard étonné vers son amie.
— Vraiment ?
— Absolument. Je ne vois pas meilleure candidate pour ce poste, dit Ginny en riant.
Hermione serra la jeune madame Potter encore une fois dans ses bras et accepta la proposition avec joie.
Le trio de femme resta ensemble une autre heure à parler avant qu'un frappement à la porte se fit entendre. La vampire se leva gracieusement de son pas dansant habituel et alla répondre.
— Jasper ? Quelque chose ne va pas? demanda Alice.
— Un orage se prépare et Emmett a parlé de baseball. Le sorcier est curieux, il aimerait observer une partie jouée par des vampires.
— Qu'est-ce que le baseball ? demanda Ginny qui s'était redressée pour s'étirer.
— Un sport Moldu typiquement américain, répondit Hermione. Celle-ci était toujours assise sur les coussins avec sa tête appuyée contre la vitre qui servait de mur.
La brunette porta son attention à l'extérieur et vit que le ciel à l'horizon était d'un gris menaçant.
— Intéressant, je faisais du sport à l'école. En quoi consiste le baseball? questionna Ginny.
— Je pourrai t'expliquer en cours de route. Ainsi nous pourrions profiter d'un moment de tranquillité tous ensemble avant de partir à la chasse, dit Alice avec un regard ravi.
— Je suis d'accord! Allez, viens marraine. Allons regarder une partie de baseball, dit la femme rousse en aidant son amie à se relever du sol.
Hermione se laissa entraîner jusqu'au salon avec amusement. Ginny était une jeune femme magnifique et pétillante d'énergie qui adorait le sport et sa gaieté était contagieuse pour Granger. Par contre, lorsque son regard croisa celui d'Emmett, elle se rappela le pourquoi qu'elle s'était isolé dans la chambre de la vampire et son sourire s'effaça. Elle détourna son regard du grand brun et constata que le docteur était présent parmi eux.
Esmée fit les présentations pour Ginny et bientôt le groupe se divisa pour savoir qui embarquerait avec qui dans les voitures. Alors qu'Emmett s'attendait que sa compagne prendrait sa place habituelle à son côté, celui-ci fut surpris lorsque la sorcière déclara qu'elle ferait le trajet avec Carlisle et Esmée.
Alors que les groupes se divisèrent et que le grand vampire observa toujours la brunette avec inquiétude et incrédulité, Ginny et Harry s'arrêtèrent devant lui.
— Ne vous en faites pas pour Hermione. Lorsqu'elle est en colère, mieux vaut la laisser se calmer, raconta Harry en passant un bras autour de la taille de sa femme.
Emmett porta son attention sur le couple et acquiesça d'un signe de tête pour ensuite guider le duo jusqu'à sa voiture.
Ceux qui n'avaient pas besoin de transport partirent rejoindre leur emplacement habituel à pied en apportant le matériel requis pour leur partie.
La voiture de Carlisle fut la première à avoir quitté l'allée devant sa maison. Alors que le véhicule brava le chemin sinueux et que le docteur s'apprêtait à prendre la route, la sorcière lui demanda s'ils avaient le temps d'aller voir Charlie avant.
— Pas de problème, il est allé se reposer chez lui, avoua Carlisle pendant qu'Esmée transmit l'information par message texte au membre de sa famille.
Lorsque la voiture s'arrêta devant la maison de Swan, Hermione demanda au vampire s'il pouvait la laisser seule quelques instants. Le couple sembla hésiter, mais ils finirent par accepter. Alors que la brunette franchit le seuil de la porte, elle découvrit que Charlie n'était pas dans le salon comme elle l'avait imaginé.
— Charlie? demanda Hermione avec précaution en s'armant de sa baguette.
— Dans la cuisine, répondit-il.
Une fois rendue dans la cuisine, Granger remarqua que Charlie était assis avec une bière devant lui. Le policier posa son regard sur la brunette.
— Je ne changerai pas d'avis à propos du travail, grommela Swan en prenant une gorgée de bière.
— Ce n'était pas mon intention… Je désirais parler de l'accident et… de tes blessures.
Un lourd silence s'installa et le shérif prit une nouvelle gorgée pour ensuite se tourner sur sa chaise afin de mieux voir la jeune femme.
— J'étais mourant.
— Oui, je sais…
Swan garda son attention sur la brunette et il frotta une partie de son visage avec sa main.
— Je savais que je n'avais pas rêvé. Tu étais là… tout était trouble dans mon esprit. Je… Je ne comprends pas ce qui s'est passé. Pourquoi ne suis-je pas mort?
— Je t'ai guéri.
— J'avais un morceau de verre dans la gorge, je perdais trop de sang. Comment as-tu fait pour me guérir? C'est impossible.
— Avec la magie.
— La magie ? répéta Charlie avec un regard perplexe.
— Je suis une sorcière, Charlie.
L'homme la regarda sans montrer aucune émotion sur le moment, puis un sourire moqueur se dessina sur ses lèvres.
— Une sorcière… Vraiment? Bien sûr.
— Je t'ai soigné avec ma baguette, dit-elle en montrant celle-ci qui se trouvait toujours dans sa main droite.
Le shérif fit un bruit avec son nez et il alla prendre sa bière, mais celle-ci se déplaça toute seule loin de sa main. Swan resta immobile pendant quelques secondes à observer sa boisson avant qu'il essaie à nouveau de prendre sa canette.
Celle-ci partit dans le sens contraire et ce mouvement fit relever le policier de sa chaise. L'homme sembla surpris et un brin paniqué pendant un moment, puis il finit par s'asseoir à nouveau en laissant échapper un long soupir.
— Je devrais m'habituer à ce genre de confession. Après tout, je sais que Bella a dû changer pour survivre et j'ai tout de même vu Jacob se transformer en énorme loup devant moi. Ceci, dit-il en montrant sa canette de bière avec son doigt. C'est beaucoup moins effrayant qu'un gigantesque loup. Est-ce que… Jonathan était un sorcier lui aussi ?
Hermione secoua la tête.
— Ni ma mère. Je suis la seule dans la famille qui est une sorcière. Je suis née ainsi, répondit la brunette.
Le silence s'installa de nouveau et Hermione n'osa rien dire de plus. Elle attendit que Charlie se remette à parler ou qu'il lui pose d'autres questions, mais l'homme sembla rester silencieux.
— Je… J'espère que cela ne change rien entre nous ? demanda la brunette craintive de la réponse du shérif.
Swan tourna la tête vers Hermione pour la regarder avec ses sourcils froncés. Il se releva et s'approcha de la sorcière.
— Tu fais partie de ma famille, Hermione. Peu importe si tu es une sorcière ou non. Je te considère comme ma nièce et jamais je ne te laisserai tomber, dit-il en prenant la brunette dans ses bras.
Granger passa ses bras autour du policier et participa au câlin en le serrant très fort. Elle finit par se libérer de l'étreinte en se rappelant qu'elle était toujours attendue pour la partie de baseball.
— Charlie, je dois partir…
— Très bien, tu reviens pour souper ? demanda le Shérif avec un sourire.
— Non. En fait, je dois partir très loin pendant un certain temps.
Charlie sembla perturbé par cette nouvelle.
— Quoi ? Pourquoi ? Est-ce parce que tu m'as avoué que tu étais une sorcière? Auras-tu des problèmes à cause de cela ? Je promets que cela ne me dérange pas que tu fasses de la magie et si…
— Ce n'est pas ça, crois-moi, Charlie. Je serais bien resté à Forks, mais visiblement je n'ai pas le choix dans cette histoire.
Hermione expliqua tout à Swan et durant leur conversation, le shérif dut se rasseoir pour supporter le coup lorsqu'elle toucha le sujet de ses parents. Une fois que tout fut raconté, le shérif porta son attention sur la brunette.
— Donc, tu me dis que ce… mangemort, c'est ça ? Ce Dolohov est sur ton cas et il cherche à t'atteindre ?
Hermione acquiesça d'un signe de tête.
— Il cherche sûrement à me capturer pour atteindre Harry plus particulièrement et il serait prêt à tout pour réussir. Il a pris un gros risque avec l'explosion, mais ne t'inquiète pas. Sue et toi, vous serez en sécurité. Cela aiderait énormément si tu prends congé jusqu'à ce que cette histoire soit terminée. Un Aurore prendra mon apparence et vivra ici jusqu'à ce que Dolohov se montre. J'aimerais rester et aider pour m'assurer que tout va bien.
— Pas question ! Je suis d'accord avec ton ami. Si tu es la cible de ce dangereux criminel, mieux vaut que tu sois hors d'atteinte, et cela, même si tu dois te cacher aux confins de l'univers, dit le policier en prenant le menton de la brunette pour que celle-ci le regarde dans les yeux.
La brunette allait répliquer, mais Swan lui fit savoir que son père aurait voulu la même chose.
— C'est un coup bas, grommela-t-elle en sentant les larmes lui envahirent les yeux.
Hermione réussit à contrôler la montée de larmes et finit par promettre à Charlie de se cacher loin de Forks. Ravi, le policier serra une nouvelle fois la brunette.
— Au revoir, Charlie. J'espère te revoir bientôt, dit-elle en se libérant de l'étreinte.
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Le trajet jusqu'au terrain où les attendait le reste de la famille Cullen ainsi que ses amis se passa dans un silence légèrement tendu. Carlisle brisa le silence une seule fois pour s'assurer que les blessures de la jeune femme ne lui faisaient pas mal. Il fut ravi d'entendre que sa blessure à la hanche n'était plus qu'une ecchymose maintenant. La brunette fut soulagée lorsqu'elle put enfin sortir du véhicule et elle prit une grande bouffée d'air frais tout en observant le terrain.
La clairière était vaste et éloignée de la ville. Alors qu'elle suivit Carlisle et Esmée pour rejoindre les autres, Emmett la regarda avec un sourire et lui fit un signe de la main. La brunette, toujours vexée par le grand brun, l'ignora en détournant la tête et se dirigea vers Ginny qui était assise seule sur une couverture.
Déçu de s'être fait ignorer à nouveau, Emmett sentit une main se poser sur son épaule.
— Hermione et toi, vous êtes ensemble ? demanda Harry afin de confirmer la relation que le vampire avait avec sa meilleure amie.
— Je l'aime plus que tout… Elle est tout pour moi. Je ne pourrais pas vivre dans un monde sans elle… Je veux simplement qu'elle soit en sécurité loin de cet homme, avoua Emmett avec tristesse en regardant la brunette parler avec son amie.
— Oh! D'accord… Ne vous en faites pas. Là, elle est fâchée, mais elle finira par se calmer. Je sais que je me répète, mais c'est vrai, dit Harry en tentant de rassurer le grand brun.
Celui-ci voulut lui raconter un épisode avec Ron pour appuyer ses dires, mais il changea vite d'avis. Il ne voulait pas parler au vampire de la relation de son amie avec son ancien amoureux. Il préféra donner une autre tape en guise de réconfort sur son épaule et alla rejoindre les deux femmes sur la couverture. Potter s'installa derrière Ginny pour que celle-ci puisse s'appuyer contre son torse. Emmett tenta un nouveau regard avec la brunette, mais celle-ci était toujours occupée à parler avec la femme rousse.
— Allez, Emmett ! Va prendre ta place au champ droit, dit Rosalie avec autorité et impatience.
Celui-ci, aucunement d'humeur, fusilla Rosalie de ses yeux dorés et alla se placer afin que la partie puisse commencer. Le trio qui était resté éloigné à l'écart sur la couverture, observa avec attention Alice. Celle-ci se rendit au marbre et fit un baiser de la main vers Jasper qui était le lanceur. Les lèvres du vampire blond s'étirèrent pour former un sourire amusé. Lorsqu'il lança la balle, qui fut impossible à distinguer pour les yeux des mortelles, Alice frappa celle-ci avec la batte de baseball et un énorme bruit de tonnerre déchira le silence. Aussitôt, Emmett et Aaron s'élancèrent pour aller récupérer la balle et la petite vampire s'élança vers le marbre à pleine vitesse.
— Wow, à croire qu'elle a utilisé le Transplanage, fit remarquer Harry avec stupéfaction.
— Les vampires sont très rapides, expliqua Granger en regardant la partie. Celle-ci porta de temps en temps un regard discret vers le grand brun qui était revenu pour lancer la balle à Esmée au deuxième marbre avant qu'Alice ne s'y risque.
— J'ai l'impression de regarder une partie en accéléré… Où sont Renesmée et Jacob? demanda Hermione en s'apercevant de l'absence de ceux-ci dans la clairière.
— Jacob est parti avec Renesmée pour la mettre en sécurité sur la réserve. Ils sont partis quelques minutes avant que vous n'arriviez… Tu sais, il souhaite seulement que tu sois en sécurité, commenta Ginny. Celle-ci avait remarqué le regard baladeur de la brunette.
— Cela ne lui donne pas le droit de choisir pour moi, dit Hermione qui savait très bien que les vampires entendaient tout.
Ginny roula des yeux devant cette réplique, elle vint pour lui dire autre chose, mais Harry parla le premier.
— Le ciel semble soudainement plus sombre. Ne trouvez-vous pas? questionna-t-il en observant le ciel avec attention.
— C'est généralement ce qui arrive lors d'un orage… C'est moi ou il fait plus froid ? demanda Ginny en s'apercevant qu'un petit nuage de buée commençait à se former hors de sa bouche.
Un frisson parcourut Hermione qui portait toujours la petite robe que Alice lui avait offerte. Elle inspira et expira la bouche ouverte pour constater que le nuage de buée était devenu plus prononcé. Alors qu'elle sortit sa baguette pour se réchauffer avec un sortilège, l'herbe commença à se recouvrir de givre autour d'eux et à se répandre de plus en plus.
— Ça, ce n'est pas bon, grommela Harry en se relevant. Sa femme et la brunette firent de même et s'armèrent de leur baguette magique.
Les vampires entendirent le commentaire de Potter et remarquèrent que les sorciers étaient parés pour combattre. Délaissant leur emplacement dans la clairière, ils vinrent rejoindre les sorciers. Emmett se plaça auprès de Granger, tandis que Rosalie s'installa proche de Ginny et Harry.
— Quelle est cette mauvaise odeur ? Ça sent la pourriture, déclara Bella qui chercha la source parmi les arbres.
— Ce sont des Détraqueurs. J'ignore si les vampires peuvent les voir, mais ne les laissez pas vous attraper. Ils peuvent aspirer vos âmes et vous passerez le restant de votre vie dans un état végétatif. Aucun remède n'existe à ce jour, alors faites attention, dit Harry avec sévérité.
Edward laissa échapper un bruit de moquerie et Potter regarda attentivement le mari de Bella pour la première fois. Il fut momentanément figé en remarquant la ressemblance de celui-ci avec Cedric Diggory. Harry se fit rappeler à l'ordre lorsqu'il entendit sa femme parler.
— Cela serait idiot pour eux d'oser attaquer une femme enceinte, déclara Ginny avec férocité.
Alice remarqua le Détraqueur qui descendit du ciel tel l'ange de la mort. Elle en fit le commentaire à la brunette en lui demandant si c'était le cas.
— Non, ceux-ci sont pires que la Mort, répondit Potter.
Les Cullen furent déstabilisés en entendant la remarque d'Harry et ils se mirent à redouter la créature.
— Qu'est-ce qui pourrait être pire que la mort? demanda Esmée avec crainte en observant la sombre silhouette encapuchonnée qui volait au-dessus de leur tête dans le ciel.
— La Mort récupère les âmes pour les emporter dans la vie d'après. Les Détraqueurs se nourrissent du bonheur de leur victime et finissent par manger l'âme. Anéantissant toute possibilité d'une vie après la mort, expliqua Granger de plus en plus frigorifié dans sa robe courte.
— C'est à ce moment-là que Jacob t'aurait demandé si tu étais sérieuse, dit Bella.
— Oh, elle est très sérieuse. Au moins, celui-ci est seul, dit Harry avec un regain d'espoir.
À ce moment, une deuxième silhouette fit son apparition, puis une troisième. Ceux-ci continuèrent à augmenter en nombre jusqu'à ce que le groupe se fasse entièrement encercler par une vingtaine de Détraqueurs. Harry ne comprenait pas la présence de ces créatures des ténèbres à Forks.
— Ça ne peut pas être l'œuvre de Dolohov, fit-il remarquer avec incrédulité en parcourant son regard sur les créatures qui les entouraient.
Aucun d'eux n'eut le temps d'y réfléchir et de commenter que les Détraqueurs chargèrent vers eux. Plus rapides que les sorciers, les Cullen s'élancèrent et tentèrent de les envoyer au tapis, mais sans grand résultat. Les corps quasiment immatériels des créatures avaient des mouvements trop fluides pour que ceux-ci puissent leur faire des dommages. Occupé à se battre contre un agresseur, Esmée se fit capturer par surprise par l'une des créatures, qui s'était faufilée derrière elle. Le Non-être referma ses longs doigts crochus et grisâtres sur ses bras. Un deuxième s'approcha de son visage pour commencer à aspirer sa joie qui rendit son désir de bouger quasiment impossible.
Carlisle, Alice et Jasper accoururent à son secours et réussirent à faire fuir les créatures qui retentèrent immédiatement leur attaque en chargeant les vampires. Avant que ceux-ci puissent trop s'approcher, un énorme cerf argenté au grand panache leur passa devant et les fit fuir à nouveau, laissant la chance au trio de se regrouper.
Hermione sentait une vague de désespoir l'envahir. Avec toutes les émotions négatives qu'elle avait ressenties ces dernières heures, elle ne parvenait pas à se concentrer et créer un Patronus complet. Tout en réussissant à s'échapper des créatures par pure chance, elle remarqua qu'Harry était occupé à protéger Ginny qui dégageait une bonne odeur de bonheur en tant que future mère. Celle-ci représentait une cible alléchante qui attirait une bonne partie des Détraqueurs présents.
Voulant aider ses amis, Hermione réessaya, mais sans résultats.
— Une pensée heureuse, Hermione! s'écria Harry qui avait remarqué le dilemme de la brunette.
— J'essaie, mais je ne sais pas pourquoi je n'y arrive pas ! avoua-t-elle sentant son désespoir prendre de l'ampleur.
Soudainement, une dizaine de créatures foncèrent sur Hermione et Emmett, faisant projeter le dernier plus loin alors que l'un des Détraqueurs attrapa la brunette. Celui-ci tenta de l'emporter avec lui tout en lui aspirant le peu de joie de vivre qui lui restait. La brunette se débattit avec difficulté, mais elle réussit à se défaire de l'emprise de la créature. Elle tomba fortement sur le sol et se blessa à la cheville en laissant échapper une plainte de douleur. Blessée, gelée et le moral à zéro, elle vit Emmett qui était toujours étendu sur le sol. Il essayait d'éloigner les Détraqueurs qui l'empêchaient de se relever avec l'aide de ses poings.
Voyant que le peu de créatures qu'il réussissait à éloigner avec ses coups revenait quasiment aussitôt à la charge, le vampire serra les dents par frustration et rugit de colère devant son impuissance. Continuant de se débattre de toutes ses forces, celui-ci perdit le combat lorsqu'une des créatures réussit à approcher sa bouche vers la sienne et aspira son énergie et sa joie de vivre avec avidité.
— Emmett ! gémit la brunette avec effroi devant l'état de son compagnon.
Elle essaya de se relever, mais sa cheville céda sous son poids. Hermione hurla de douleur, mais elle tendit tout de même sa baguette et tenta à nouveau le sortilège du Patronus. Rien ne se produisit, pas même un filet de lumière. Granger sentit des larmes lui envahir les yeux.
Carlisle remarqua la mauvaise posture d'Emmett et cria son nom. Il essaya de se libérer pour aller aider son fils, mais il ne réussit pas à s'éloigner de leurs attaquants.
Effrayée de perdre Emmett et malgré sa cheville endolorie, Hermione força son corps à se relever et tendit sa baguette devant elle. Fermant les yeux, elle repensa aux moments qu'elle avait passés avec le grand brun. Elle se souvint de leur premier baiser. Elle repensa à chacun de leurs baisers, chaque caresse et chaque parole qui lui avait affolé le cœur. Elle l'entendit lui demander de rester auprès de lui. Elle ouvrit les yeux avec détermination, ignorant le fait qu'elle était entourée de plusieurs silhouettes sombres.
— Spero Patromum !
Un énorme grizzli d'une intense lumière se matérialisa et fit fuir dans une onde d'énergie les créatures des ténèbres. L'animal lumineux accourut vers les Détraqueurs qui entouraient Emmett. Ceux-ci abandonnèrent rapidement le vampire sur le sol pour s'enfuir plus loin dans la clairière. L'imposant ours s'élança à nouveau, mais cette fois vers Harry. Lorsque celui-ci fut délesté de quelques créatures, il lança à nouveau le sortilège du Patronus. Son cerf apparut et le cheval spectral de Ginny vint le rejoindre. Les trois animaux lumineux accoururent aider chaque membre des Cullen en mauvaise posture et chassèrent les créatures qui laissèrent tomber leur attaque et disparurent dans le ciel en emportant l'orage avec eux.
Avec difficulté et douleur, Hermione se dirigea vers Emmett en boitant. Lorsqu'elle arriva devant celui-ci, elle se laissa tomber à ses côtés et vérifia s'il allait bien. La sorcière fut heureuse de le voir intact, ses larmes la submergèrent alors qu'elle se jeta sur son torse pour y pleurer de soulagement. Toujours un peu étourdi de l'attaque des créatures, Emmett se redressa doucement avec un sourire. Bien qu'il ait été content de constater que toute sa famille allait bien, il était extrêmement heureux de la présence de la brunette qui semblait ne plus être en colère contre lui. Il se releva en entraînant la jeune femme, mais celle-ci gémit de douleur et perdit l'équilibre. Alors qu'elle alla tomber sur le sol, Emmett l'attrapa et la prit dans ses bras.
Voyant que le grand brun tenait son amie, Harry accourut vers eux, accompagné par Ginny et le reste de la famille.
— Ça va bien Hermione? demanda Potter avec inquiétude en observant celle-ci avec attention.
— Je suis tombé de trop haut et ma cheville me fait mal, répondit la brunette avec les yeux rouges et bouffis par ses pleures.
Emmett s'accroupit avec la sorcière pour que Potter et Carlisle puissent vérifier la cheville de Granger. Le sorcier plaça la jambe de son amie pour qu'il puisse bien voir la partie endolorie. Il pointa sa baguette sur celle-ci en prononçant un sortilège qui fit replacer dans un gros craquement la cheville de Granger avant même que le docteur puisse l'examiner. Sur le coup, la brunette exprima une exclamation de douleur, mais aussitôt que le sortilège fut terminé elle se releva avec facilité et sans aucune douleur.
— Cela serait vraiment pratique d'avoir un sorcier à l'hôpital, fit remarquer Carlisle avec admiration devant l'état de la brunette.
Harry lui sourit tristement en lui indiquant que cela ne serait pas possible, mais qu'il comprenait son point de vue. Potter retourna son attention sur son amie et remarqua que celle-ci était tendrement enlacée avec le grand brun. Le peu de nuages qui couvraient le ciel se dispersa et le soleil envahit la clairière.
— Nom d'un hippogriffe, vous brillez ! s'exclama la jeune femme rousse avec fascination devant les peaux scintillantes comme des diamants des vampires.
Ceux-ci ricanèrent et la tension de leur combat s'évapora complètement.
Hermione embarqua avec Emmett lorsqu'ils retournèrent à la maison. Pendant le trajet, la main du vampire quitta celle de la sorcière seulement lorsque c'était nécessaire. Heureux d'être toujours en vie et réunis, ils se lancèrent quelques sourires amoureux qui finirent par faire glousser Ginny qui le remarqua. Pendant le trajet, Hermione en profita pour réfléchir et en conclut qu'elle ne désirait pas quitter Emmett, mais que pour en finir au plus vite avec Dolohov, elle était prête à coopérer avec le plan d'Harry.
Alors qu'ils étaient arrivés à la maison et qu'ils étaient tous regroupés dans le salon, la brunette déclara qu'elle était prête à partir surprenant les Cullen de sa décision.
Harry recueillit quelques mèches de la brunette pour les mélanger à l'une des fioles de Polynectar que les Aurores conservaient en grande quantité à leur siège social, Emmett s'éloigna et monta dans sa chambre.
Lorsqu'elle remarqua son absence, Hermione alla le rejoindre et le trouva debout devant son mur de verre à regarder l'extérieur avec ses bras croisés. Constatant son regard noir, elle s'approcha de lui et entoura ses bras autour de sa taille.
— C'est toi qui étais d'accord le premier à propos de mon départ, fit-elle remarquer.
— Oui, je sais, mais cela ne veut pas dire que je suis content de te voir partir, dit le vampire en posant ses mains sur ses bras avec tendresse.
— Moi aussi je voudrais rester avec toi… et cela pour toujours, avoua la brunette avec le côté gauche de son visage appuyé sur son dos.
Surpris, Emmett se retourna doucement pour regarder la brunette dans ses yeux.
— Même si je dois devenir un vampire et que je risque de perdre mes pouvoirs, je veux rester avec toi… Je ne ressens plus que ma place soit là-bas. Ce n'est plus chez moi… Ce n'est plus mon monde. Tu es le mien et je désire rester avec toi lorsque ce problème sera réglé.
Heureux et émue par la déclaration de la brunette, Emmett la serra dans ses bras du plus fort qu'il le put sans toutefois lui faire mal. Hermione aurait aimé rester ainsi dans les bras de son amoureux pour toujours, mais Harry vint les interrompre pour avertir qu'ils étaient prêts à partir.
Granger relâcha Emmett et elle allait se retourner pour suivre Harry, mais Emmett lui captura sa main et l'attira contre lui à nouveau pour l'embrasser. Alors que le vampire passa sa main dans la chevelure de la brunette pour amplifier leur baiser, Harry annonça avec gêne qu'il l'attendrait en bas et partit laissant le couple seul. Bien que le baiser ait commencé avec fougue, celui-ci finit par devenir plus doux. Quand leurs lèvres se séparèrent, Hermione garda les yeux fermés et tenta de reprendre son souffle. Emmett posa son front contre le sien et ferma également les yeux tout en écoutant les battements de cœur de Granger.
Lorsqu'ils descendirent à leur tour, Hermione alla remercier chaque personne présente. Elle donna un câlin à Esmée, Alice et Bella et fut surprise que Rosalie ait entrepris également une étreinte. Pendant ce temps, Emmett s'approcha d'Harry et lui demanda de promettre qu'Hermione serait en sécurité. Celui-ci affirma que l'endroit était une vraie forteresse et que seulement lui et deux autres Aurores dignes de confiance connaissaient l'emplacement de la résidence secrète.
Potter réveilla les flammes vertes et il attendit avec Ginny que Granger soit présente à leurs côtés pour prononcer leur destination. Emmett ne quitta pas la sorcière des yeux alors qu'elle se plaça à côté de ses amis. Lorsque leurs regards se croisèrent pour une dernière fois, la brunette lui fit un faible sourire.
— Je t'aime, avoua-t-elle alors qu'ils se firent engloutir par les flammes et disparurent de leur cheminée sans laisser de traces.
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Voilà! Comme toujours, j'espère que ce chapitre vous a plu. Sur ce, à la prochaine !
