Chapitre 7 : Amusement.

Le Nouvel An avait été fêté partout dans le monde avec joie.

Le troisième jour du mois de janvier de la nouvelle année, tous les sorciers étudiants à Poudlard dû revenir au château pour finir leur année scolaire. Le quai était bondé à dix heures quinze, de nombreuses familles arrivaient en même temps rendant l'accès au train un peu plus difficile. Alors qu'ils étaient tout juste arrivés à la gare King's Cross après être arrivés à l'Office des Voyages Internationaux par Cheminé, branche britannique de la compagnie dirigée par la Nation des Gobelins, la famille aperçut deux figures familières s'approcher d'eux.

-Alexander ! Quelle bonne surprise de te voir ici ! s'exclama Morticia alors que le nécromancien s'approchait à pas régulier la famille principale du Clan Addams.

Alexander avait décidé d'accompagner Samedi à la gare King's Cross. En parlant de cette dernière, Samedi était en train de bailler aux corneilles. L'enfant était en convalescence depuis le rituel qui avait duré huit heures. Néanmoins, Alexander avait dû faire un deuxième rituel pour sauver Samedi. Un imprévu était apparu vers la fin du premier rituel : le rituel de purification avait neutralisé le poison cependant cela n'avait qu'arrêter les effets, cela avait donc provoqué l'instabilité entre la magie de Samedi et ses flammes de dernières volontées. Le deuxième rituel pouvait être considéré par les anglais comme un rituel de magie noire. Ce rituel consistait à réveiller l'Ancienne Magie pour reconstruire la balance que chaque être avait. Non seulement Alexander avait puisé dans ses réserves magiques durant un total de dix heures (huit heures pour le premier rituel et deux heures pour le deuxième rituel) mais Samedi avait également énormément travaillé pour stabiliser son corps malgré ses cris de douleur - son corps avait convulsé pendant deux à trois heures - et les appels de la forêt - dont les voix l'avaient presque envoûté - jusqu'à ce que l'Ancienne Magie stabilise et soigne la brèche.

Suite à ces rituels après de nombreuses heures de repos, le nécromancien avait jeté un diagnostic. Il avait conclu que Samedi ne souffrirait plus d'un quelconque poison. Il avait également noté que la magie de sa cousine avait changé. Pas en mauvais, bien évidemment. Néanmoins, Samedi devait être extrêmement prudente et apprendre à contrôler sa magie. Pour cela, Samedi avait décidé d'engager un Gobelin comme professeur. Ce Gobelin n'était pas non plus n'importe quel gobelin : il était un combattant extrêmement qualifié, il était l'un des plus sages et les plus âgés des siens, ses connaissances en magie étaient bien plus supérieurs que n'importe quel humain. La mère de Samedi était une vieille connaissance, une vieille amie de ce Gobelin. Samedi ne se leurait pas, elle savait qu'elle devait payer le Gobelin cependant ce dernier avait baissé son surpris uniquement parce qu'elle était le rejeton de sa défunte connaissance.

Les quatre jeunes Addams montèrent dans le train avec leurs bagages. Ils trouvèrent rapidement un compartiment libre. Pour être tranquille, Pugsley jeta un sort qui empêchait les personnes gênantes d'entrer dans le compartiment. Ils rangèrent leurs bagages au-dessus d'eux puis ils s'assirent. Chacun garda un sac à dos contenant livres, jeux, nourriture, et autres. Blaise fut le premier de la bande d'amis à trouver le compartiment des Addams, l'italien esquissa un sourire et les salua. Il ferma la porte derrière lui et vint s'installer à côté d'Azazel une fois qu'il eut rangé ses bagages. Comme les Addams, l'italien garda un sac à dos avec lui.

-T'as passé de bonnes vacances, Blaise ? demanda curieux Azazel.

L'italien acquiesça. Il décrivit ce qu'il s'était passé, en grande majorité, durant les vacances de Noël. En retour, Azazel lui parla de ses vacances avec sa famille. Wednesday et Pugsley ajoutèrent quelques détails de temps à autre.

-Et toi, Samedi ? T'as pas passé les vacances avec tes cousins ? demanda intrigué Blaise.

-Non, j'étais chez moi en France. Le Clan Addams est dispersé dans le monde entier. Azazel, Wednesday et Pugsley font partie de la branche principale des Addams tandis que je fais partie de la branche française des Addams. Chaque branche du clan a une voire des sous branches qui font que nous vivons dans le monde entier. Dans mon cas, je vis seule dans une demeure située en pleine forêt. Répondit avec un sourire Samedi sachant très bien pourquoi l'italien lui posait une telle question.

Très peu de personnes connaissaient le système de clan des Addams. La branche principale des Addams vivait aux États-Unis. Il y avait une branche des Addams dans environ une vingtaine de pays, chaque branche comportait une sous branche (voire plusieurs dans certains cas). Addams était un nom de famille très connu. Pour les sang-purs, Addams était le nom d'une Noble et Ancienne Maison. Mais c'était également un Clan. Certains diraient qu'une Maison et un Clan auraient la même signification néanmoins ce n'était pas le cas.

-Woah, tu vis déjà seule. Est-ce normal pour vous ? demanda curieusement l'italien.

Mais ce ne fut pas Samedi qui répondit, ce fut Wednesday:

-Certes, elle vit indépendamment de toute personne mais il y a toujours quelqu'un pour l'aider dans ses démarches.

Il hocha la tête comprenant qu'il y avait toujours une part de dépendance même si quelqu'un mineur vivait seul. La porte du compartiment s'ouvrit doucement sur Terry, un Serdaigle, il les salua joyeusement et entra dans le compartiment. Ils étaient six dans le compartiment. La conversation revint sur le sujet des vacances de Noël. Samedi resta très vague sur ses vacances de Noël. Azazel trouva son comportement suspect, son aspect épuisé ne suggérait rien de bon mais le garçon ne savait pas quoi dire à sa cousine. Peut-être qu'elle leur dira dans le futur, peut-être que ce n'était pas le bon moment pour parler de ce qu'elle avait fait durant les vacances de Noël.

-Blaise, Terry, j'ai quelque chose à vous donner. Bien sûr, mes cousins l'auront également. Annonça soudainement la française en ouvrant son sac à dos.

À la vue des cinq enfants, Samedi sortit cinq cartons d'invitation. Deux des cinq cartons d'invitation brillaient étrangement.

-Le vingt-et-un juillet se tiendra une soirée dans ma demeure en Bourgogne, France, demeure située au milieu de la forêt de l'Éternelle Folie. Wednesday, Pugsley et Azazel, vous avez déjà la protection qui dure une semaine à partir du jour où vous poserez un bien dans cette foutue forêt.

Sur ces mots, la Addams distribua les trois cartons d'invitation à ses cousins. Elle se tourna vers Blaise et Terry, les deux élèves respectivement de Serpentard et de Serdaigle étaient très silencieux, et s'adressa à eux :

-Lorsque vous toucherez votre carton d'invitation, une vague de magie va vous traverser de la tête aux pieds. C'est une protection contre la forêt de l'Éternelle Folie.

Blaise prit le carton d'invitation que lui tendait son amie de Ravensly. Aussitôt, une vague de magie le frappa de plein fouet. Mais elle n'était pas du tout agressive. De la chaleur atteignit son cœur, la magie s'enveloppa autour de son âme, et il sourit. Impressionnant, songea Blaise se demandant en même temps comment elle avait réussi à faire cela. Terry remercia Samedi pour l'invitation, cette dernière lui sourit.

La conversation des étudiants dériva sur un autre sujet alors que Blaise mentionnait ses bonbons préférés.

-Haribo, c'est meilleur. Argumenta Azazel tandis que Pugsley paraissait scandalisé.

-Pardon ? Je ne crois pas, non ! cria ce dernier faisant rire son frère.

-C'est quoi Haribo ? demanda confus Terry.

Et il gagna cinq regards scandalisés. Terry se gratta l'arrière du crâne penaud. Peut-être qu'il devait s'intéresser un peu plus à la culture non maj. Même Blaise connaissait Haribo.

-Haribo ist sehr lecker. (Haribo est très délicieux) Commenta Samedi en allemand recevant un sourcil levé de Blaise et quatre regards confus.

-Pourquoi tu parles allemand ? demanda Blaise très curieux.

-Deutsch ist eine schönes Sprache. (l'allemand est une belle langue) Ajouta Samedi avec un sourire sournois sur le visage.

Ils grognèrent. Visiblement, Samedi n'allait pas changer de langue de sitôt.

Les heures s'écoulèrent au fil des différentes discussions, d'un repas, des lectures et des jeux. Et à la tombée de la nuit, les étudiants de Poudlard arrivèrent au château.


Wednesday cherchait un livre en particulier dans la bibliothèque de l'école prenant son temps. Après tout, c'était le weekend. L'élève de Serpentard cherchait un livre sur les rituels de protection, sa discussion de la veille avec Samedi sur les protections possibles grâce aux rituels l'avait énormément intrigué, donc Wednesday s'était retrouvé un samedi matin dans la bibliothèque à chercher un livre en particulier.

-Salut, toi aussi tu étudies le samedi matin ? Moi aussi, je le fais. C'est vraiment super parce que personne à Gryffondor ne le fait…

Ah tiens, c'était Granger, une lionne qui était vue comme un rat de bibliothèque par de nombreuses personnes. Selon quelques rumeurs, beaucoup d'élèves l'appellerait « miss-je-sais-tout ». Wednesday songea quelques minutes à ce que Samedi lui avait dit à propos de la lionne.

-... Sinon, qu'est-ce que tu cherches ? Je pourrais t'aider si tu veux, comme ça après on étudie ensemble.. surtout que les examens sont en juin donc on doit se préparer, je pourrais d'ailleurs d'aider…

Wednesday tiqua. Cette fille parlait beaucoup trop ! Wednesday arriva dans un rayon où elle n'avait pas encore cherché et se mit à lire les titres de livre tout en faisant la sourde oreille à ce que Granger disait. Parlait-elle souvent d'une telle manière ? Ce n'était sûrement pas étonnant que la lionne n'avait pas d'ami. Qui essayait-elle d'attirer en agissant comme cela ?

Wednesday trouva le livre qu'elle cherchait depuis une heure et le prit. Elle s'approcha de Mme Pince pour l'emprunter puis elle quitta la bibliothèque, Granger sur ses talons qui parlait toujours autant. La Serpentard se demandait si Granger crierait au meurtre si elle lui jetait quelques sorts. Peut-être, pensa Wednesday en marchant d'un pas rapide vers la salle commune des Serpentards.

Finalement, Wednesday s'arrêta et se tourna vers Granger qui n'avait pas du tout arrêté de jaqueter.

-Oï, tu peux arrêter de jaqueter!

Granger cessa de produire le moindre son, elle ferma sa bouche et rougit. De l'embarras, peut-être ?

-N'as-tu donc pas vu que je ne suis pas intéressée, Granger ?!

-Je suis meilleure que toi ! cria soudainement Granger d'un air supérieur.

Qu'est-ce que ça avait à voir avec la situation actuelle ? pensa Wednesday confuse.

-Wednesday! Ah t'es là, Wednesday ! s'exclama son frère, Pugsley, en arrivant dans le couloir où était sa sœur.

-Si tu es aussi meilleure que tu le prétends, est-ce que tu peux nous aider avec notre projet? demanda Wednesday alors qu'un sourire effrayant apparaissait sur son visage.

Granger recula soudainement. Elle blanchit à vue d'œil du sourire.

-Non, non, faut mieux pas! fit brusquement la fillette ne voulant pas s'approcher des deux effrayants Serpentards.

-Mais tu as dit que nous aiderais, pour le meilleur et le Shakespeare.

La lionne se détourna des deux Addams et s'en alla en courant laissant les deux Serpentards seuls dans le couloir.

-Bah, qu'est-ce qu'elle a ? demanda confus Azazel en arrivant à leur hauteur.


Terry était assis en face de Samedi, la Ravensly mangeait à la table de Serdaigle puisque récemment elle avait décidé d'alterner entre Serpentard, Poufsouffle, Gryffondor et Serdaigle. Une bonne initiative qui lui avait rapporté quarante points de la part du directeur de maison de Serdaigle. Terry posa sa fourchette à côté de son assiette tout en avalant la nourriture mâchée dans sa bouche puis il attrapa son verre. Samedi rencontra ses yeux et lui fit un clin d'œil. Un sourire naquit sur ses lèvres. Il fit semblant de boire. Plus tôt ce mois-ci, les aigles avaient été victime d'une blague. Terry soupçonnait les jumeaux Weasley d'être la cause de cette blague. Les premières années de Serdaigle s'étaient concertées avec d'autres années, ils avaient donc décidé de se venger. Terry avait donc demandé de l'aide à Samedi, même si elle ne faisait pas partie de Serdaigle, elle était une demi-aigle.

-Qu'est-ce que tu as fait ? chuchota Terry à Samedi.

Son sourire voulait tout dire comme rien dire. C'était très perturbant pour Terry. Un cri retentit attirant l'attention de tout le monde. À la table des Gryffondors, tous les garçons s'étaient transformés en canard rose tandis que toutes les filles s'étaient transformées en poule. La Grande Salle explosa de rire face à ce spectacle, les Gryffondors insultés poussèrent des cris de canard et de poule faisant rire encore plus les autres élèves. Les Poufsouffles furent les prochains à être touchés, les étudiants de la première année à la septième furent transformés en blaireau, symbole de leur maison. Le fou rire redoubla.

Le rire dura quelques minutes avant de s'estomper. Samedi continua de manger tout en cachant le sourire qui menaçait d'apparaître sur son visage. Elle tourna la tête et rencontra le regard perçant d'un des préfets. Samedi pencha la tête, il hocha la tête, et un chaos sans nom commença. D'abord, les portes de la grande salle s'ouvrirent brutalement faisant sursauter les élèves, les professeurs et les.. animaux. Quelques dizaines d'armures entrèrent dans la Grande Salle, des instruments apparurent au beau milieu de la salle flottant au-dessus du sol.

J'ai connu la rue pendant huit heures au moins*

J'avais perdu les clés de mon loft parisien

La vie est dure, plus que 7000 à la fin du mois

J'pouvais même plus me payer un paire de Balenciaga

Les armures se mirent à danser à la grande confusion des sorciers et sorcières. Samedi humma le long de la chanson connaissant les paroles par cœur. C'était l'une de ses chansons préférées.

J'suis pas millionnaire donc comment faire?

Mon salaire dépasse pas les 20K mensuel

J'suis pas millionnaire donc comment faire?

Faut que j'augmente le loyer de mes locataires

J'change de Lambo' sept fois dans l'année

Ça m'fait mal au dos, l'important c'est la santé

J'partirais loin si seulement je pouvais

Mais y a plus de kérosène dans le jet privé

Étant donné que la chanson était en français, peu de personnes dans la Grande Salle étaient capable de comprendre ce que la chanson disait. Le bruit que faisaient les armures était muet, la chanson dominait largement la Grande Salle. Samedi y donnait du rythme, de la puissance, et la chanson hypnotisait la population. La chanson n'était pas très puissante, songea Samedi sournoise, ça devrait suffire pour le clou du spectacle.

Chienne de vie, mais je continue de lutter

Mes dernières vacances remontent à lundi dernier

Chienne de vie, le coffre est plein de lingots

Mais c'est bien plus dur que d'empiler des Lego

On a tous des problèmes

J'dis pas que les miens sont plus graves

Mais j'fais face à des dilemmes

Piscine ou spa, ça me gave

La chanson en elle-même n'avait pas énormément d'importance. Tout ce qui importait, c'était que l'attention de tout le monde était focalisée sur la chanson et par extension la danse des armures. Samedi fit disparaître elle-même ainsi que la table des aigles, des clones les remplacèrent au même moment. Personne ne se rendra compte de la supercherie. Ils quittèrent la Grande Salle en petit groupe pour se réfugier dans une ancienne salle de classe - appartenant autrefois à Salazar Serpentard - où ils avaient aménagé leur QG. Sur des écrans géants construits à partir de runes et de magie pure, ils pouvaient tout voir. Leurs clones étaient bien en place fixant le spectacle qui était en train de se finir. Bientôt la phase trois du plan sera mise en route.


Les armures cessèrent de danser en même temps. Elles s'inclinèrent tandis que tout le monde applaudissait. Entre la fuite secrète des aigles et la fin du spectacle, quatre chansons différentes de même puissance avaient été jouées.

Mais ça, personne ne le savait. Les armures quittèrent la salle, les instruments disparurent, synonymes que le show était terminé.

Ou c'était ce qu'ils pensaient. Le repas reprit. Néanmoins, Pugsley échangeait un regard avec son frère et sa sœur, tous les trois pensaient que quelque chose n'allait pas. Certes, tout le monde avait repris son apparence normale mais Azazel avait le sentiment que quelque chose allait se passer. Il ne montra aucune émotion alors que le repas reprenait dans la joie et la bonne humeur. Tout allait bien, se répétait inlassablement le garçon en mangeant son steak.

Minerva ne s'était pas du tout attendue à un spectacle digne des jumeaux Weasley - elle était sûre qu'ils n'étaient pas derrière ce spectacle - ou encore des Marauders. Qui était derrière ce magnifique spectacle qui mêlait créativité et enseignements fondamentaux de la magie ? Des lions ? Des aigles ? Des blaireaux ? Des serpents ? Elle avait plus tendance à choisir ses lions que les autres maisons, surtout avec les jumeaux Weasley qui auraient très bien pu aller à Serpentard. Elle gloussa. Des Weasley à Serpentard ? Jamais de la vie !

La professeur planta sa fourchette dans un bon de viande juteux, elle leva son bras et fit entrer dans sa bouche la fourchette. Elle mâcha doucement appréciant le goût de la viande. Puis, Minerva se rendit compte de quelque chose. Elle croisa le regard pétillant de son directeur - évidemment qu'il était amusé ! - puis baissa les yeux vers son assiette.

Tiens, son assiette bougeait. Plutôt étrange, non ? Minerva plissa les yeux. Oui, c'était étrange. Elle leva les yeux et eut une vision d'horreur. Des cornichons volaient, à la place des élèves de Gryffondor il y avait des steaks ambulants qui criaient des paroles incompréhensibles. Les élèves de Serpentard étaient devenus des frites, à la place des plats et des assiettes il y avait des sauces tel que sauce mayonnaise ou encore sauce barbecue. Chez les aigles, on pouvait voir des légumes bougeant dans tous les sens. Les blaireaux, quant à eux, étaient devenus du pain.

-J'hallucine ou quoi ?! hurla une voix.

Minerva voulut se frotter les mains cependant elle réalisa avec horreur qu'elle n'avait pas de mains.

Les steaks étaient en semi-panique et certains d'entre eux rigolaient, les frites discutaient de l'ingéniosité de la blague, les légumes discutaient de livres comme tout bon aigle, et les blaireaux ne semblaient pas être ennuyés par leurs nouvelles apparences.

-Phase trois, succès. Déclara une voix robotique faisant sursauter les professeurs.


Comment avait-elle pu se retrouver en détention avec Granger de toutes les personnes de cette école ?

Granger frissonnait. Elle jetait des regards craintifs vers la forêt alors qu'elles se rapprochaient peu à peu de la forêt interdite suivant le concierge qui les amenait à Hagrid. Selon le concierge - dont Samedi avait oublié le nom - Granger avait été pris en flagrant délit durant le couvre feu. Des rumeurs disaient qu'elle ainsi qu'un garçon aux tâches de rousseur avaient fait perdre cent points à Gryffondor cette nuit-là. Alors que le garçon - Weasley numéro 6 - devait nettoyer la salle des trophées, Granger devait accompagner Hagrid dans la forêt avec Samedi. Cette dernière s'était faite collée par McGonagall car elle n'avait pas fait ses devoirs.

La forêt interdite n'était pas aussi dangereuse que la forêt de l'éternelle folie. Ou du moins, c'était ce que Samedi pensait. Hagrid était parti d'un côté avec Granger tandis que Samedi faisait équipe avec Fang. Cette détention avait un but : trouver la licorne blessée.

La Addams s'ennuyait. Fang, un énorme chien, marchait à ses côtés tandis qu'ils s'enfonçaient dans la forêt interdite. Aimant chanter, Samedi décida de chanter à voix basse - elle n'était pas irresponsable non plus. L'étudiante arriva dans une clairière au bout d'une vingtaine minutes de marche, un spectacle époustouflant l'accueillit.

Le vaste ciel nocturne était rempli de diverses étoiles brillant toutes au-dessus d'une structure en ruine, celle-ci était au centre d'un Vieux Cercle magique. Samedi s'approcha lentement de ce cercle comme hypnotisé face à ce spectacle. Une douce mélodie était entrée dans son esprit et guidait ses pas. L'élève de Ravensly en oublia la détention. Ses pas pénétrèrent le Vieux cercle magique, ce dernier s'activa à sa plus grande surprise. Une onde de choc la traversa. Un sourire fantôme apparut sur ses lèvres alors qu'une silhouette apparaissait non loin d'elle, la magie du cercle l'enveloppa dans un coton de chaleur pendant que Samedi continuait de marcher activant les autres cercles se trouvant derrière la structure. Les cercles formaient un grand cercle - une rune, songea distraitement la Ravensly - ce dernier brillait de plusieurs couleurs distinctes. La magie chantait. La magie l'étreignait et, l'embrassait.

À l'insu de l'étudiante, des centaures ainsi que des licornes joignirent la clairière. Ils observèrent avec fascination la magie tournoyer autour de Samedi. L'étudiante arriva finalement au centre du grand cercle magique, des silhouettes fantomatiques l'entouraient - certaines étaient familières, d'autres non - et murmuraient des paroles dont elle ne pouvait en saisir le sens. Le phénomène de magie dura pendant une bonne heure avant de s'estomper, Samedi s'effondra sur le sol pierreux complètement endormie avec un sourire aux lèvres. L'un des centaures, Bane, se proposa pour ramener la jeune privilégiée au château.


* Millionnaire de Joyca.