In The Heart Of The Sea (Au Cœur De La Mer)
Résumé : Les Mers et leurs cousins meurtriers, les Sirènes, furent toujours en désaccord mais récemment, quelqu'un, avait commencé à rallier les prédateurs normalement solitaires sous une seule bannière et le climat de paix sur le récif où Harry était né et avait grandi sombra dans l'anticipation d'une guerre. Malheureusement pour Harry, selon Luna, il y avait une sirène dans son avenir.
Auteur : Kaede Ravensdale
Traductrice : yaoipowaa56
Disclaimers : Je ne possède rien d'Harry Potter
Chapitre 8 : Les Retrouvailles
Sirius et Rémus se précipitèrent à la poursuite de Lily, se dirigeant vers un corail où la petite famille habitait depuis de nombreuses années. Il était tôt le matin, les rayons du soleil descendaient en biais dans l'eau peu profonde du récif teintée de gris.
«Il y a un serpent de mer dans ta cuisine, Lily ?» Rémus nageait autour d'une tour éponges d'un jaune éclatant.
«Oui ; il a dû venir des eaux plus profondes pendant la nuit. Je l'ai trouvée à mon réveil et James m'a dit d'aller vous chercher tous les deux immédiatement.»
«Que fait Cornedrue pour ne pas pouvoir s'occuper seul d'un petit serpent ? Les Gardiens du Récif font face à des sirène régulièrement ; comparé à eux, un peu de venin, c'est une baignade dans le parc.»
«Sauf que ce n'est pas n'importe quel serpent, Sirius. Il pense que c'est Nagini.»
«Le serpent de Jedusor.» Le Mer aux cheveux bouclés accéléra son rythme, tirant légèrement sur les deux autres. «À quoi joue ce salaud ? Il a trop peur de venir lui-même sur le récif, alors il envoie son animal faire son sale boulot ? Et tout ça pour quoi ? Pour avoir pénétré dans une eau qu'il croit lui appartenir.»
«On va s'occuper de ce qui se passe avant de s'inquiéter du pourquoi, Sirius.» Le corail apparut alors qu'ils franchissaient un autre virage du récif. «Tom Jedusor n'est pas le genre de Sirène que nous voulons contrarier. Pas avec le climat actuel. Et pas quand notre dernière chance de trouver une trace d'Harry dépend du fait qu'il permette une seconde recherche sur son territoire.»
«Et si Fudge, ce poisson-globe sans épines, le permet. Avec le front sud aussi actif qu'il l'est, il a l'excuse parfaite pour prétendre que ses effectifs sont insuffisants, et il a tellement peur de Jedusor qu'il préfère faire comme s'il n'existait pas.»
«James !» Lily fut la première à passer la porte, les autres étaient juste derrière. Le Mer aux cheveux corbeau n'avait pas bougé d'où il était quand elle l'avait vu pour la dernière fois, à côté de la porte et avec des yeux noisette fatigués, figés sur le serpent de deux mètres de long enroulé à l'autre bout de la pièce. Ses nageoires étaient enflammés dans une attitude menaçante et la lance était dirigée vers l'animal potentiellement dangereux.
Nagini, pour sa part, montrait les crocs. «Posez ça ! Mon maître ne sera pas content si je rentre chez moi blessé, ou si je ne rentre pas du tout.»
«Donc Jedusor t'a envoyé ici ?» La tête en forme de losange du serpent de mer se dirigea vers Rémus. «Pourquoi ?»
«Pour vous rendre l'idiot à la queue cicatricielle ! Je lui ai dit de le garder, même s'il est ennuyeux ; il a fait tant d'effort pour son propre bien et devrait au moins recevoir quelque chose en retour, mais il n'écoute pas ! Il souhaite qu'il s'en aille car il lui crée trop de problème ! Sale caractère ! Ingrat ! Il n'a été que cruel envers Tom : mon Maître ne mérite pas ce que votre petit morveux va causer ! Vous ne lui avez pas appris les bonnes manières !»
«Nous lui avons appris, à juste titre, à ne pas être poli avec les prédateurs !» Grogna James envers le serpent cracheur. «Donne-nous une bonne raison de ne pas nous rendre à la grotte de Jedusor et de le tuer sur-le-champ, ou cours voir ton "maître" et dis-lui que nous sommes en route pour reprendre mon fils.»
«Si prompts à recourir à une violence inutile, vous vous dites pourtant une espèce "pacifique" ; votre petit morveux n'a rien fait d'autre que de manger de la viande, insouciant de l'effort que représente la chasse ! Je serais heureux de le voir partir si Tom n'était pas dans cette situation !» Sa langue fourchue sortit. «Venez le chercher au bord du récif à midi.»
Sans attendre de réponse, Nagini se déroula de l'endroit où elle s'était posé, sortit par la porte et se dirigea vers les eaux libres.
Harry n'avait pas beaucoup dormi la nuit précédente, accablé par un mélange caustique de culpabilité pour ce qu'il avait entendu et de mécontentement pour lui-même d'avoir une âme aussi sensible. Les sirènes étaient des prédateurs. Les prédateurs étaient des monstres. Tom le manipulait peut-être pour qu'il fasse ce qu'il voulait, même si Tom ne savait pas que ses paroles étaient entendues.
Il s'était réveillé très tôt ce matin, mais n'avait pas fait grand chose pour le faire savoir. Il fit de son mieux pour ignorer le regard de Tom depuis le devant de la grotte. Le regard de ces yeux rouges alternait entre la courbe de son dos et l'attente du retour de Nagini.
Il allait rentrer chez lui aujourd'hui. Retourner au récif. Retourner dans sa famille. Il quitterait l'eau libre, la grotte et son maître pour toujours. Il aurait dû être content. Jubiler, même. Mais cela lui laissait un goût amer et cela piquait bien plus que le corail de feu.
En partant d'ici, il y avait une chance, aussi infime soit-elle, qu'il condamne Tom à mort. Que lui, Harry Potter, soit responsable de la disparition d'une autre créature. Peu importe ce que Tom avait fait ou essayé de lui faire à lui et aux autres, il lui avait sauvé la vie. Il s'était occupé de lui. Et même s'il avait fantasmé de le tuer la veille, maintenant que l'affaire avait le potentiel de devenir réelle, elle semblait bien moins héroïque et bien plus tragique.
Les sirènes étaient les rois incontestables de la mer. Le sommet de la chaîne alimentaire. Le type de créature qui devrait mourir comme elle a vécu, en se battant bec et ongles, et non pas s'effondrant devant quelque chose d'aussi ignoble que la solitude après une vie passée dans une grotte. Mourir avec seulement un serpent, et même pas une petite famille.
Il devra consulter quelqu'un à ce sujet dès qu'il pourra nager de nouveau. Si Tom mentait, il pourrait pourrir. S'il ne mentait pas... Harry ne savait pas ce qu'il ferait.
«Ils n'étaient pas contents quand ils m'ont trouvé, mais je leur ai fait savoir. Comme vous l'avez demandé. Les parents du morveux vont arriver au bord du récif d'un moment à l'autre.»
«Nagini.»
«Il mérite d'être traité de morveux et pire encore ! Tu aurais dû le laisser mourir, Tom, parce que c'est ce qu'il va t'arriver !»
La sirène ne fit rien pour corriger son compagnon, sa seule réponse fut un lourd soupir. Ce n'est que quelques instants plus tard qu'Harry sentit le changement dans l'eau qui l'alerta de l'approche de Tom.
«Réveille-toi.» Sa voix était plate et froide. Harry ouvrit les yeux et le regarda, un faux sommeil étourdi se mêlant à une confusion honnête sur son visage. Celui de Tom s'était refermé, ne trahissant pas le moindre indice de ce qu'il pouvait ressentir. «Tu ne vaux pas ce que j'ai dû traverser pour toi ; depuis, j'ai réfléchis à ce qui m'a pris de ne pas te tuer sur place pour avoir mis ne serait-ce qu'une seule nageoire dans mes eaux. Heureusement pour toi, je me sens toujours miséricordieux et je te ramènerai sur ton récif au lieu de te tuer.»
Il lui tourna le dos et repartit vers l'entrée de la grotte.
«Nous partons.»
Aussi vite que ça ? Harry était certain qu'il ne pensait pas ses mots, du moins pas dans leur intégralité, mais son désir de le faire sortir de sa maison et de son territoire dès que possible était plus qu'évident. Ne voulant pas le pousser à faire quelque chose de radical, le petit Mer se releva de l'endroit où il était couché et le suivit hors de la grotte.
Nagini lui siffla violemment dessus lorsqu'il la dépassa avant de s'enfoncer dans une petite parcelle d'herbe marine.
Tom l'attendait à l'extérieur de la grotte. Réalisant sans doute que ses chances de nager sur toute la distance pour revenir au récif était impossible, il saisit Harry par l'avant-bras et commença à le remorquer. Bien que sa prise n'ait pas été douce, elle n'était pas assez dure pour laisser des bleus derrière elle et le brun faisait attention à ses griffes.
Après ce qui semblait être une petite éternité, le récif apparut devant eux, ses parents et parrains les attendaient tous les deux au bord du récif. Que leur dirait Tom ? La vérité ? Un mensonge ? Se donnerait-il la peine de leur dire quoi que ce soit ?
Il fut jeté sur le sable sans avertissement, l'impact ébranlant ses pensées. Sa vue sur la sirène fut presque immédiatement obscurcie par les quatre autres qui se placèrent entre eux.
«Je l'ai trouvé en train de saigner dans une parcelle de varech près de mon repaire, à la nuit tombée. J'ai soigné ses blessures et je l'ai gardé le plus longtemps possible pour qu'il puisse guérir avant que sa présence constante ne devienne trop lourde à supporter ; j'ai déjà dépensé trop d'énergie à le soigner pour simplement le tuer, alors la seule option qui me restait était de renvoyer la petite harpie des mers.»
Harry eut un mouvement de recul, le mouvement soudain attira à nouveau l'attention de Tom sur lui.
«J'ai été indulgent cette fois-ci, mais je ne le serai plus à l'avenir. Si jamais je te surprends à nouveau à entrer par effraction, je te massacrerai.»
«Tu n'as pas à t'inquiéter de ça, Jedusor. Je ne veux pas non plus que mon fils s'approche de toi.»
La seule réponse de la Sirène fut de montrer ses dents acérées avant de se retourner pour partir.
«Tom, attends.» Cinq paires d'yeux se tournèrent vers lui avec surprise. Harry fut choqué par son propre excès de confiance, et en conséquence, il fut embarrassé. Après un moment, il parvint à bégayer un «Merci. Pour... m'avoir sauvé la vie. Et pour m'avoir laissé partir.»
Son masque disparut, mais avant qu'Harry ne puisse voir son expression, Tom se retourna, et avant qu'il n'ait pu dire un mot de plus, la Sirène disparu à nouveau dans les eaux libres.
A SUIVRE...
