Disclaimers : One Piece est toujours l'œuvre sublime de Goda. Control, c'est Halsey. Et le prompt, la joie de vivre, toussa, c'est Grise.
Note : On ne parle pas du retard, on se contente de remercier Trèfle de m'avoir rappelé que j'avais envie de le publier et, surtout, me permettre de le faire pour de vrai ! Navrée pour les RàR, FFnet n'envoie même plus de mails pour prévenir qu'on en a, c'est fabuleux. Promis un jour je serais à jour. Merci à CatMallow, Leoni (Ahaha, mais mais tellement, j'ai rien à ajouter t'as tellement bien résumé !), Trefle et SoraaKami pour leurs reviews. Vous êtes trop top !
WARNING : Fuyez pauvres fous ! Et, heu... trigger warning. Encore.
Sur ce, bonne lecture !
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Control
Partie 17
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Alors il avait bien mangé un Fruit du Démon, songea Doflamingo.
Étrangement, déterrer les petits secrets de Rocinante n'était pas aussi satisfaisant qu'il l'avait imaginé. Cela ne lui donnait pas l'impression de se venger, cela lui montrait juste à quel point son frère avait réussi à se jouer de lui et l'idée lui était insupportable. Même si cela ne l'empêcherait pas non plus de lui arracher, tous ses secrets, un à un, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien.
Néanmoins, les jours avaient beau passer, et il avait même battu son frère jusqu'à ce qu'il s'évanouisse par acquis de conscience, Doflamingo s'était retrouvé obligé de reconnaître que si son frère était bel et bien un utilisateur de Fruit du Démon, son pouvoir n'avait aucun rapport avec son état.
Et Rocinante riait, il riait à n'en plus pouvoir, l'humiliant un peu plus à chaque allusion, à chaque sourire.
— Tape-moi, Doffy, si cela te défoule, lui dit-il un jour alors que Doflamingo le rouait de coups. Vas-y, défoule-toi... Mais on sait tous les deux que ce n'est pas ça qui te fera vraiment du bien.
En disant ces mots, il était parvenu à poser ses mains sur son pantalon, au niveau de son sexe dont l'érection était plus que visible. Immédiatement, Doflamingo enroula des fils autour de son poignet, évitant les menottes, et il serra jusqu'à lui garrotter la main. Rocinante ne grimaça pas, même si sa respiration était plus courte.
— Et c'est censé vouloir dire quoi ? demanda-t-il en endurant vaillamment la douleur à laquelle il n'était pas aussi insensible qu'il voulait le faire croire. Que je dois arrêter ou...
Plutôt que de finir sa phrase, il parvint à bouger ses doigts, les pressant sur son membre dressé. Ce fut au tour de Doflamingo d'avoir le souffle court, même s'il se reprit immédiatement en dégageant la main de son frère. Celui-ci riait encore, sa main suspendue dans le vide.
Il le provoqua du regard et en passant sa langue sur ses lèvres. Doflamingo le fixa avec intensité. Il l'avait imaginé tant de fois, cette bouche.
— Qu'est-ce qui te retient, Doffy ? Qu'est-ce qui t'empêche de prendre ce que tu désires ? Je suis peut-être un traître, mais cela ne changera jamais le sang qui coule dans mes veines... Ni celui que tu m'as donné...
À mesure qu'il parlait, Rocinante avait forcé son bras sur la prise que Doflamingo avait et les fils avaient commencé à entamer la peau, ronger la chair. Des petites gouttes écarlates perlèrent et il pencha son visage sur son poignet pour récupérer le sang qui commençait à couler du bout de la langue, évitant soigneusement les fils.
Doflamingo sentait son sang bouillir dans ses veines, son cœur battre jusque dans ses tempes et, surtout, dans son sexe où il sentait encore le fantôme des doigts de son frère.
— Toujours le même, confirma-t-il après s'être à nouveau léché les lèvres, soutenant son regard malgré les lunettes que Doflamingo portait.
Il esquissa un sourire en coin.
— Mais regarde-toi, Doffy...
Sa voix n'était devenue plus qu'un souffle, ou peut-être que Doflamingo respirait trop fort pour pouvoir l'entendre correctement et Rocinante prit le risque de poser son autre main sur son érection à travers le tissu de son pantalon. Doflamingo n'avait pas ressenti une telle chaleur dans son corps lorsqu'il se touchait de sa propre main. En quoi celle de ce foutu traître pouvait être si différente ?
Et celui-ci qui le fixait… Peut-être même qu'il se mettrait à rire de nouveau, infaillible.
Sauf qu'il n'y eut aucun rire, juste ses doigts s'aventurant sur le bouton de son pantalon qu'il défit d'un geste et le bruit de sa braguette sembla résonner autour d'eux, assourdissant.
— Ose me dire que ce n'est pas moi que tu veux...
— Ferme-là, gronda-t-il alors que, malgré lui, son corps se tendait comme un élastique prêt à rompre.
Et pour s'assurer qu'il ne puisse plus l'ouvrir, il acheva de sortir son sexe de son pantalon et il plaqua son autre autre main contre la nuque de Rocinante avant de s'enfoncer dans sa bouche avec force. Celui-ci écarquilla les yeux de surprise et manqua de s'étouffer.
— Quoi, ce n'était pas ça que tu voulais ? grogna méchamment Doflamingo.
Rocinante eut un rire qui vibra contre lui et donna à Doflamingo que cela se propagea dans tout son être. Sans réfléchir, il agrippa brusquement ses cheveux et il serra les dents en sentant celles de son cadet frôler la peau sensible. Rocinante n'insista pas davantage et ne s'aventura pas à le mordre. Cela avait ressemblé à un avertissement, comme un rappel qu'il pouvait toujours avoir le dessus, même ainsi.
Doflamingo avait envie de s'enfoncer en lui, jusqu'au fond de sa gorge et qu'il s'étouffe ainsi. C'était chaud, et humide, il avait l'impression que son corps tout entier allait imploser, submergé par trop de sensations à la fois alors que son frère reprenait contenance.
Cela n'était en rien comparable à ce qu'il avait fait avec Monet quelques jours plus tôt. Il n'y avait aucune grâce, c'était brutal, maladroit, et Rocinante se battait pour gagner un peu d'air avec son nez que Doflamingo sentait sur sa peau à chaque expiration, ainsi que la langue plaquée contre son sexe et sa main tentant de le retenir de bouger contre sa hanche.
Les doigts de Doflamingo s'agrippèrent aux mèches blondes alors que ses hanches bougeaient d'elle-même, cherchant à s'enfoncer un peu plus en lui pour lui faire ravaler chacune de ses paroles et le faire taire alors que le désir dévorant se transformait en plaisir brûlant.
Très vite, trop vite, la vue de Doflamingo se troubla et il appuya de toutes ses forces sur la tête de son frère pour la garder en place alors qu'il sentait la jouissance l'envahir. La vague de plaisir fut presque trop intense et il n'eut que trop conscience de son sperme se déchargeant directement dans la gorge de son frère. Il resta immobile, le corps tremblant, alors que Rocinante commençait se tortiller comme s'il était à deux doigts de vomir.
Quand il s'écarta enfin, l'esprit si léger que cela lui donna presque le tournis, Doflamingo réalisa qu'il avait utilisé ses fils pour rester debout.
Rocinante toussa jusqu'à en cracher ses poumons et Doflamingo libéra sa main qui avait commencé à changer dangereusement de couleur. Le plus jeune s'écroula sur son matelas, la tête hors du lit, aspirant de grandes goulées l'air.
Doflamingo replaçait correctement son pantalon quand son petit frère finit par se redresser en s'essuyant la bouche, lui accordant un regard mauvais par la même occasion.
— Qu'est-ce que tu essayais de faire au juste ? M'étouffer avec ta bite ?
Sa voix était rauque, inégale. Quelque part au fond de lui, Doflamingo trouva cela presque séduisant, autant que ses suppositions.
— Je connais des manières plus efficaces de tuer les gens, répondit-il à la place.
— Et moi de leur tailler des pipes, alors préviens la prochaine fois.
Pour toute réponse, Doflamingo lui abattit son poing dans la figure. La tête de Rocinante tourna violemment qui lui arracha une légère grimace. La prochaine fois, songea néanmoins le plus vieux en regardant son frère masser sa mâchoire endolorie. Est-ce qu'il y aurait une prochaine fois ?
— Heureusement que tu n'as pas tenu longtemps, commenta le plus jeune sur le ton de la conversation.
Cela lui valut un nouveau coup, de pied cette fois, en pleine figure alors que Doflamingo allait récupérer le plateau qu'il avait initialement apporté. Puis, il ramassa la vaisselle sale pendant que son frère baissait les yeux sur sa main devenue presque violette et se massait le poignet pour aider le sang à mieux y circuler, bougeant prudemment ses doigts. Doflamingo n'ajouta rien, laissant l'autre parler dans le vide et quitta la chambre après avoir pris soin de prendre la lampe. Il manquerait plus que Rocinante provoque un incendie.
Aux cuisines, Buffalo et Gladius étaient encore occupé à faire la plonge quand il rapporta le plateau. Il le posa sur un plan de travail sans dire un mot et s'en alla.
Il remontait les escaliers pour se rendre dans sa chambre lorsqu'il croisa Trebol.
— Hé, hé, Doffy, l'interpella-t-il. Je te cherchais, bwéhéhé.
Doflamingo s'arrêta au milieu des marches avec la sensation désagréable d'être espionné.
— Je suis là, répondit-il, laconique. Qu'est-ce que tu veux ?
— Parler.
Son premier réflexe fut de refuser, mais il réalisa aussitôt que cela avait été sa réaction à chaque fois que l'homme tentait de s'entretenir avec lui depuis plusieurs semaines. Doflamingo n'imaginait que trop bien la raison pour laquelle Trebol voulait discuter avec lui et même s'il ne voulait pas que le sujet de son petit frère vienne sur le tapis, il ne pouvait juste pas continuer d'évincer ainsi ses exécutifs, ces hommes qu'il avait toujours traité en égal.
— Allons dans le bureau, dit-il alors, reprenant sa marche.
Trebol le suivit, et une fois dans la pièce, ils s'installèrent avec une bouteille de whisky et deux verres. Ce fut Trebol qui brisa le silence épais qui s'était installé entre eux tandis que Doflamingo repensait insensiblement à ce qui venait de se produire entre son frère et lui.
— Qu'est-ce qu'on fait encore ici, hé, hé, Doffy ? Il n'y a plus rien sur cette île.
Doflamingo but son verre d'un trait, à la fois pour chasser le souvenir de la bouche de son frère mais aussi pour se donner le temps de répondre.
— Plus loin, je ne sais pas si on lui trouvera une aussi bonne prison.
Doflamingo ne le nommait pas avec ses exécutifs, jamais, mais cela n'empêcha pas Trebol de savoir parfaitement qu'il parlait de Rocinante.
— Alors laissons-le ici. Définitivement, bwéhéhé.
Jamais Trebol n'avait contesté une de ses décisions de façon si ouverte. L'homme avait toujours été très habile pour ce genre de choses mais, forcément, même si Doflamingo n'avait rien dit aux autres, ils savaient parfaitement qu'il avait ordonné à Pica de ne plus s'approcher de la chambre de son frère. Peu de choses restaient secrètes lorsqu'on vivait constamment les uns sur les autres.
— Il ne nous sert à rien, continua l'homme-mucus alors que Doflamingo fixait la morve tremblotante qui s'écoulait de son nez. Tu n'as pas réussi à lui faire cracher la moindre information concernant la Marine ou Law depuis qu'il s'est réveillé. C'est un traître, Doffy. Tu es né pour être Roi, tu as été élu et lui, il a essayé de t'arrêter.
Trebol avait raison, Rocinante ne leur servait plus à rien, il n'était qu'un poids mort, un boulet qui les enchaînait sur cette fichue île.
— Je vais y réfléchir, dit-il.
Trebol hocha la tête, signe que le sujet était clos. Ce fut avec une certaine lourdeur que la conversation continua, mais elle s'évapora à mesure qu'ils discutaient de ce qu'il se passait sur le port, en ville, sur les informations récoltées dans les journaux. Néanmoins, cela restait banal, superficiel. Doflamingo prit d'ailleurs soin de souligner le fait que, pas une seule fois, Trebol n'aborda la situation de Señor Pink. L'indiscrétion de l'homme avait dû le pousser à mener son enquête dans son coin et lui permettre de découvrir l'existence de la femme ainsi que son état à l'hôpital. Trebol avait-il déjà un plan visant à mettre fin à la vie de la malade ? Et si tel était le cas, quel était-il et Señor Pink avait-il un quelconque moyen de deviner que son épouse aurait été assassinée ?
Car cela était irrévocable : si elle devait mourir, cela devait être d'une mort naturelle aux yeux de Señor Pink, au risque de le voir se détacher davantage de la Family. Et cela n'était même pas une option que Doflamingo voulait envisager.
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Merci d'avoir lu !
Hm. Ouais. Doffy c'est un peu un boulet...
