Mille merci de l'attention que vous portez à cette fiction. Je suis heureuse que ca vous plaise. Hé oui Oliver est totalement différent de ce qu'on a pu voir.

Merci à ceux et celles qui prennent le temps me laisser leur ressenti.

A ce sujet, je ne reviendrai plus la dessus mais Elisa à qui je ne peux répondre par message privée, je suis très flattée que ma fiction te plait et que tu sois si impatiente mais il faut aussi que tu saches que j'ai une vie à côté du site et que je poste les chapitres dès que j'ai un moment. Il faut savoir que ça prend du temps d'écrire, de se relire et se corriger et aussi de la faire corriger par d'autre pour qu'il y ait le moins de faute possible.

Delicity merci encore pour ton engagement et ta disponibilité.

Jamais une journée ne lui avait paru aussi longue. Les minutes semblaient durer des heures et les heures une éternité. Il n'avait cessé de regarder l'horloge de son bureau toutes les deux minutes et avait fini par s'agacer de sa conduite. Il n'avait pas réussi à se concentrer de la matinée et l'après-midi risquait de se passer sur la même note. Il claqua ses mains sur le bureau puis se leva. Il était temps pour lui de partir. Peut-être que le temps passerait plus vite une fois assis dans le bureau du thérapeute.

C'était sa deuxième séance. Lors de la première, le médecin lui avait dit qu'il avait un problème bien plus important que ce qu'il avait annoncé. Qu'il était entré dans cette phase de travail intense parce qu'inconsciemment il s'en voulait de ne pas avoir pu protéger la ville de ces attaques. Après avoir longuement discuté avec lui, il avait également soulevé d'autres problèmes sur lesquels ils allaient travailler. Le thérapeute lui avait dit que ça pouvait prendre des mois et c'est démoralisé qu'il était sorti de la séance. Il n'avait pas des mois. Il ne pouvait pas vivre des mois sans sa femme. Ça lui était impossible.

- Jane, je sors.

Sa secrétaire le regarda avec stupéfaction. Oliver n'avait jamais laissé un travail en plan depuis qu'elle avait pris son poste un an auparavant. Elle ne comprenait pas vraiment ce qui lui arrivait mais elle ne le trouvait pas dans son état normal depuis le début de la semaine. Primo, il avait délégué le travail aux conseillers qui l'entouraient et secundo il avait quitté chaque jour la mairie à dix-huit heures.

Le lundi, elle avait été étonnée qu'il lui dise qu'elle pouvait partir, qu'il avait lui-même terminé sa journée de travail. Elle ne s'était pas trop posée de questions, heureuse d'avoir un peu de temps devant elle, ce qui n'arrivait que très rarement voire même jamais. Le maire était un bourreau du travail et quand il l'avait recrutée il l'avait avertie qu'elle risquait de travailler très tard. Ça ne lui avait posé aucun souci. Elle était jeune, sans attache et ambitieuse. Puis elle devait avouer qu'elle adorait son travail et encore plus Mr Queen.

Plusieurs fois elle s'était prise à rêver qu'il était célibataire. Elle lui aurait fait du gringe sans honte, mais son statut d'homme marié la bloquait. Elle ne voulait pas mettre en péril un mariage. Puis de toute façon même si elle avait essayé, elle ne serait arrivée à rien. Oliver ne disait presque jamais rien sur sa femme mais le peu de fois qu'elle l'avait vu en sa compagnie elle avait pu se rendre compte qu'il en était fou amoureux. Pourtant il n'avait rien fait de particulier, mais il dégageait quelque chose de particulier quand il était proche d'elle, et l'inverse était vrai aussi.

- Monsieur Queen ?

Elle sortit de sa léthargie. Elle devait lui faire signer un document important avant qu'il ne parte. Oliver se retourna à l'appel.

- Vous pouvez me signer ça avant de partir ? D'ailleurs est-ce que vous comptez revenir ?

Elle avisa l'heure sur son écran d'ordinateur. Ça n'était que le début d'après-midi. Il n'était même pas encore quinze heures.

- Oui. Enfin non. Non je ne reviendrai pas. J'ai un rendez-vous et ensuite je rentre chez moi. Je vais retrouver ma famille.

Elle lui fit un sourire entendu et lui souhaita un bon week-end.

Oliver était vidé. Il avait passé une heure et demi avec le thérapeute. Il n'avait pas progressé, au contraire. Le médecin l'avait trouvé nerveux et lui avait demandé ce qui le tracassait. Il s'était confié, lui disant qu'il reverrait ses enfants dans la soirée et lui expliqua également que sa femme le quittait. Il ne lui avait rien dit de sa situation lors de la première séance parce qu'Oliver voulait se concentrer sur ses problèmes qui avait fichu sa famille en l'air. Ils s'étaient alors attardés sur sa relation et l'échec de son mariage. Le thérapeute lui avait promis qu'il l'aiderait à redevenir l'homme qu'il était et Oliver lui donnait toute sa confiance. Il était réputé pour être le meilleur de la ville.

Finalement cette séance de thérapie lui avait fait du bien et en plus, lui avait permis de faire abstraction du temps qui s'écoulait lentement. Il était maintenant dix-sept heures. Dans moins d'une heure il reverrait sa petite famille.

Il s'occupa de la maison durant cette heure. Il remit des draps propres sur le lit de Mia et Lucas, rangea un peu la maison bien qu'il n'y avait pas grand-chose à ranger. Il réajusta les coussins du canapé puis prépara le dîner qu'il mit à mijoter sur le feu. Il avait préparé du sauté de porc au chorizo et aux olives qu'il accompagnerait de riz. Il se précipita dans l'entrée dès qu'il entendit le bruit des roues de la voiture de Felicity sur le goudron. Il ouvrit la porte au moment même où Mia descendait de voiture. Sa fille se précipita vers lui et il l'accueillit dans ses bras, la serrant contre lui, il déposa des baisers dans ses cheveux. Bon sang qu'est-ce qu'elle lui avait manqué.

- Tu m'étouffes papa.

- Je suis désolé, je suis si heureux de te voir. Tu m'as manqué.

Mia n'en revenait pas qu'il dise une chose pareille, c'était peut-être bien la première fois qu'elle l'entendait de sa bouche.

- Tu m'as manquée aussi. Enfin un tout petit peu.

Elle ne mentait pas, enfin pas vraiment. Elle avait ressenti son absence mais peut-être pas au point qu'il lui manque.

Oliver lui fit un sourire contrit. Il comprenait parfaitement puisqu'il était peu présent dans sa vie. Si ça n'était pas du tout. Il était là sans être là.

- Hé mon champion.

Il enlaça Lucas qui lui donna un baiser sur sa joue.

- Tu m'as manqué papa. Et pas qu'un petit peu. Tu m'as beaucoup manqué.

Oliver ébouriffa ses cheveux avec tendresse puis il leva la tête et vit Felicity qui arrivait vers eux, un sac de sport à la main. Son cœur se mit à battre plus fort et son regard se voila de tristesse. Il aurait donné n'importe quoi pour qu'elle lui revienne, qu'elle reste avec eux, qu'elle dorme dans leur lit.

Elle lui manquait comme ça n'était pas permis et il avait envie de la serrer dans ses bras, de l'embrasser à en perdre haleine, de lui dire qu'il était désolé, qu'il avait compris ce que c'était de vivre sans elle, sans eux et qu'il ne voulait pas de cette vie, mais il se tue parce qu'il savait qu'elle n'accepterait pas de l'écouter. Il le voyait dans son regard. Elle était toujours en colère, sur la défensive. Alors quand elle lui tendit le sac il l'attrapa, frôlant ses doigts des siens. C'était rapide mais il avait ressenti ce contact jusqu'au plus profond de son âme.

- Bonjour Felicity.

- Salut. Ce sont les vêtements des enfants pour le week-end.

Elle montra le sac qui pendait maintenant au bout de son bras et jeta un œil dessus.

- Ouais... J'avais deviné. Est-ce que... tu veux rentrer un moment ?

- Non. Je vais y aller.

Elle embrassa Mia et lui fit promettre d'être sage puis elle enlaça Lucas et le serra contre elle avant de se retourner et de presser le pas vers sa voiture. Elle n'avait pas fait deux pas que la main de Lucas vînt se poser sur la sienne.

- Qu'est-ce...

Sa phrase fut coupée par les sanglots de son fils. Il n'avait pas voulu pleurer, ni même rattraper sa mère. Il avait voulu faire le grand mais l'angoisse qu'il avait au creux du ventre depuis qu'il était monté dans la voiture s'était intensifiée au point qu'il craque. Il ne voulait pas dormir chez son père. Il avait peur d'y être seul, de ne pas pouvoir trouver d'aide s'il en avait besoin. Chaque fois que ça avait été le cas, il avait toujours trouvé sa mère mais là sans elle, il s'était demandé qui l'aiderait. Pas son père puisqu'il serait occupé à travailler. Mia certainement, mais parfois elle aussi avait besoin d'aide et de conseils. Alors il s'était vu seul et abandonné et avait craqué.

- Je... je ne veux pas dormir ici. Je veux rentrer à la maison avec toi maman.

Le cœur de Felicity se serra. Elle ne s'était pas imaginée que ce soit Lucas qui flanche. Si elle avait dû parier elle aurait misé sur Mia. Elle était surprise. Elle se baissa pour être à la hauteur de son fils et le serra contre sa poitrine. Elle ferma les yeux et inspira, repoussant les larmes qui menaçaient de tomber en voyant la détresse sur le visage de Lucas.

Oliver s'avança vers le duo et s'abaissa également.

- Lucas, mon champion. Si tu ne veux pas dormir ici personne ne te forcera. Tu as le choix. Je ne veux pas que tu sois malheureux donc si tu veux rentrer avec maman tu peux. D'accord ?

Il hocha la tête en guise de réponse. Ses sanglots commencèrent à s'apaiser peu après. Il était soulagé d'avoir le choix et de pouvoir rentrer avec sa mère.

- J'avais prévu de vous emmener à la fête foraine demain en fin d'après-midi. Est-ce que ça te dirait de venir ?

Nouvelle hochement de tête de Lucas.

- D'accord. Felicity est-ce que tu pourras me le déposer ?

- Demain. Oui. À quelle heure ?

- Après le goûter ça me semble bien. Je ne veux pas y aller trop tard. Avec le jet lag ils seront sûrement fatigués et j'aimerai aussi qu'ils se reposent parce que dimanche j'avais prévu de les emmener au parc aquatique.

Mia écoutait tout ça de là où elle se tenait et elle n'en cru pas ses oreilles. Leur père leur avait organisé un super week-end. Elle n'allait pas s'ennuyer et il allait s'occuper d'eux. Elle avait eu un peu peur elle aussi qu'il soit trop absorbé par son travail pour passer du temps avec eux, mais apparemment elle avait fait fausse route. Elle était heureuse de voir qu'il faisait des efforts et elle avait hâte de savoir s'il allait les laisser un peu seul pour travailler dans son bureau.

- Mia, est-ce que tu veux rester dormir ?

- Oui.

Elle ne voulait pas le décevoir. Elle avait vu que le comportement de Lucas l'avait blessé mais il n'avait rien dit. Au contraire, il avait été gentil et lui avait laissé le choix. Mia était certaine que son petit frère allait choisir de rester avec sa mère. Il était toujours avec elle et même si son père lui avait manqué, ça ne changeait pas le fait que ça mère lui manquerait trois fois plus.

- À demain alors mon champion.

- À demain papa.

- Maman ? Est-ce qu'on pourra se faire une Visio ce soir avant que j'aille me coucher ?

- Bien sur ma chérie. Enfin si papa veut bien.

Elle croisa les yeux bleus d'Oliver. Il semblait aussi triste qu'elle de leur situation et sur le coup elle se détesta de leur faire vivre tout ça. Est-ce que ça en valait vraiment la peine, sachant qu'elle l'aimait toujours ? Peut-être qu'elle devrait rentrer avec eux. Peut-être que cette semaine sans eux lui avait ouvert les yeux ? Elle ne savait plus où elle en était.

- Bien sûr qu'elle peut t'appeler Felicity. Je n'empêcherai jamais nos enfants de te voir où te parler même durant mon week-end de garde. Tout ce que je veux c'est qu'ils soient heureux avec ou sans moi.

Il eut du mal à sortir la dernière phrase et il espérait que ses enfants ne fassent jamais le choix de ne plus le voir. Il ne savait pas s'il survivrait tout comme il ne savait pas comment il continuerait sa vie si Felicity demandait le divorce. Il aimait ses enfants sans condition. Il les avait vu grandir, s'épanouir et puis il les avait vus s'éloigner de lui parce qu'il s'était détaché d'eux en premier. Ils étaient dans cette horrible situation par sa faute et il estimait ne pas être en droit d'exiger quoi que ce soit. Il prendrait ce que Felicity et les enfants voudront bien lui donner du moment qu'il pouvait les voir un petit peu.

- Ok. Alors je t'amène Lucas demain.

Après le départ de Felicity et Lucas, Oliver aida Mia à s'installer dans sa chambre. Il rangea son linge dans son armoire puis plaça son nécessaire de toilette dans la salle de bain. Il était conscient que sa fille puisse se débrouiller seule mais il avait envie de lui montrer qu'il était là pour elle.

- Oh papa ! Avant que j'oublie.

Elle sortit un petit paquet cadeau de la poche de sa veste et le lui tendit. Il l'ouvrit dès qu'il le reçu après avoir remercié sa fille.

- Ils sont superbes. Je les mettrai lundi.

- Ils te plaisent vraiment ?

- Oui ! Pourquoi tu sembles douter ?

- Hé bien parce que Lucas et moi voulions t'offrir un cadeau mais on ne savait pas quoi choisir. C'est maman qui nous a suggéré de prendre des boutons de manchettes. Sur le coup on trouvait ça nul mais comme on n'avait pas d'idée bah on a suivi l'avis de maman.

- Et vous avez bien fait. Ils sont supers beaux. J'aime beaucoup le design.

- Ce sont des perles de là-bas tu sais.

- Oui je sais chérie. Merci.

Oliver ne s'attendait pas à recevoir un cadeau et il en était ému. Il ne le méritait pas et pourtant sa famille lui avait ramené un petit présent.

- Maman a acheté plein de cadeaux pour toute la famille. Je ne sais même plus combien elle a dépensé dans la boutique mais je crois qu'elle n'était pas loin des milles dollars. Elle voulait des choses de qualité.

- Ça ne m'étonne pas de maman.

Mia avait passé une très bonne soirée avec son père. Après le dîner avec lequel elle s'était régalée, ils avaient regardé un film au salon. Ils avaient beaucoup ri et chahuté aussi. Elle avait aimé chacun des moments qu'elle avait passé avec lui et s'était sentie aimé comme elle l'avait été plus jeune. Elle avait l'impression d'avoir retrouvé son père et ça lui faisait un bien fou de le voir aussi attentif à elle. Elle regrettait un peu l'absence de son frère. Elle aurait aimé qu'ils partagent ces instants ensemble. Elle ne s'était pas ennuyée une seule seconde et son père n'était pas allé travailler. Elle s'étira et bailla.

- Je crois que je vais aller me coucher.

- Déjà ? Il n'est même pas encore vingt-deux heures.

- Je suis fatiguée papa. Je vais d'abord appeler maman.

Oliver se leva et alla chercher son MacBook qu'il lui tendit puis il partit nettoyer et ranger la cuisine la laissant discuter avec sa mère. Il n'avait pas besoin d'espionner ce qu'elles se diraient.

- Coucou maman. Comment était ta soirée ?

Felicity put voir que sa fille était heureuse. Malgré la fatigue, son regard était teinté d'une lueur de contentement.

- Super. Enfin elle l'était jusqu'à ce que je couche ton frère. Il ne voulait pas dormir dans sa chambre.

- Oh ! Il est sûrement fatigué du voyage et du décalage horaire maman. Ça ira mieux demain.

- J'espère chérie.

Felicity frotta ses yeux. Elle était totalement épuisée et avait attendu l'appel de Mia avant de se mettre au lit.

Mia regarda autour d'elle pour voir si son père était dans les parages puis elle chuchota.

- J'ai passé un super moment avec papa. Il n'a pas travaillé une seule fois maman. C'est un miracle.

- Wow.

- Oui... on verra si ça dure. Mais c'était top maman. Ah et aussi il a aimé les boutons de manchettes. Il était ému quand je lui ai offert.

- Je suis contente que ton cadeau lui plaise ma puce.

- Maman on sait très bien toi et moi que c'est plus ton cadeau que le mien.

- Non ! C'était ton cadeau Mia.

- Si tu le dis. Bon je vais me coucher. À demain maman. Bonne nuit. Je t'aime jusqu'aux étoiles.

- Je t'aime aussi chérie et je suis heureuse que papa ait passé du temps avec toi. J'espère que tu le retrouveras ma puce.

Mia ferma le MacBook puis alla retrouver son père à la cuisine. Il était de dos, faisant la vaisselle. Elle l'enlaça par derrière et le serra contre elle aussi fort qu'elle le put.

- Je t'aime papa. J'ai passé une super soirée avec toi et j'aimerais en passer encore plus. J'ai adoré que tu sois disponible et que tu délaisses ton travail.

Oliver essuya ses mains sur un torchon puis se tourna vers sa fille. Il encercla sa petite taille de ses mains et la ramena contre son torse.

- Je t'aime aussi Mia. Et je suis désolé de m'être abruti de travail et de vous avoir délaissé maman, Lucas et toi. Je te promets que ça n'arrivera plus.

- Mais tu as déjà essayé de changer papa et ça n'a pas vraiment marché. Comment tu peux croire que ça va marcher cette fois ?

Mia voulait croire son père. Elle voyait qu'il était sincère mais elle avait peur que la réalité le rattrape.

- Parce que je vous ai perdu et que si je veux vous récupérer je n'aurais pas d'autre choix que de me battre pour que ça marche. Et je voulais aussi te dire que j'étais désolé de ne pas avoir tenu ma promesse. Je vous ai inculqué des valeurs que je n'ai pas su tenir. Alors pour ça je m'excuse.

Il repoussa sa fille de son torse et encra son regard au sien tout en prenant son petit visage entre ses mains.

- Je voulais aussi que tu saches que j'ai vu ta pièce.

- Tu étais dans la salle ?

Elle était étonnée de l'aveu de son père. Peut-être qu'il était venu la voir et qu'il ne s'était pas mis avec sa famille parce qu'il s'était disputé avec sa mère. C'était possible. Ceci dit sa joie fut brève.

- Non. Non Mia je suis ne pas venu ce soir-là. Comme je te l'ai dit j'ai failli à ma promesse. Mais j'ai regardé ta prestation sur le site de l'école de théâtre et Mia bon sang, tu as été exceptionnelle. Ton jeu d'actrice est magnifique. Tu as beaucoup évolué depuis la dernière fois que je suis venu te voir. Tu as des chances de toucher ton rêve tu sais.

- Pff tu dis ça parce que je suis ta fille.

Elle pouffa et Oliver rigola.

- On en reparlera d'accord. Mais je suis sûr de ne pas me tromper. Aller file te coucher tu dors debout.

Mia l'embrassa puis monta à l'étage.

- Mia, est-ce que tu veux que je vienne te lire une histoire ?

- Je vais avoir onze ans papa. Je suis un peu trop vieille pour les histoires tu ne crois pas ?

Il se présenta au bas de l'escalier et lui fit un sourire puis il lui envoya un baiser qu'elle lui renvoya en retour.

Elle passa se rafraîchir dans la salle de bain avant de regagner la porte de sa chambre où elle resta sur le seuil, hésitante. Elle avait onze ans c'était vrai mais y avait-il vraiment un âge pour laisser un parent conter une histoire à son enfant. Elle n'en savait rien mais elle était sûre d'une chose, c'est qu'elle prendrait bien l'offre de son père alors elle l'appela du haut de l'escalier.

- Papa ? Ton offre tient toujours ?

- Je pensais que tu étais trop vieille ?

- Je le pensais aussi puis je me suis dit qu'il n'y avait pas d'âge pour passer du temps avec ses parents. Alors ?

Son père ne lui répondit pas, elle entendit simplement ses pas dans l'escalier. Ce soir-là Mia s'endormit au ton de la voix de son père lui lisant une histoire des contes de Grimm.

Alors vous en avez pensé quoi ? Hâte de lire vos impressions sur ce chapitre.