«L'imagination est plus importante que la connaissance,

car la connaissance est limitée,

tandis que l'imagination englobe le monde entier. » de Albert Einstein.


Chapitre 8 : Les aléas d'un métier !

Elle pouvait voir les cuisiniers s'affairer à leurs tâches à travers les grilles. Elle était pourtant sûre de ne pas s'être trompé de chemin. Bon, peut-être s'était-elle laissé distraire une minute ou deux. Mais elle préférait mettre la faute sur les plans du bâtiment qui n'était sûrement pas actualiser.

Elle se trouvait face à un souci maintenant. Ramper dans un conduit d'aération en marche avant sans faire de bruit était quelque chose de simple. Mais la marche arrière était une autre histoire. Il n'avait aucune chance que l'on ne l'entende pas se tortiller. Heureusement pour notre amie, les feux de cuisine étaient courant dans ... une cuisine.

...

Pas de feu ? Ce n'aie pas, grave. Il lui suffit de créer le sien.

Elle avait un flacon d'un produit chimique hautement inflammable dans une de ses poches. Ce produit était plus communément appelé essence. Évidemment, c'était de l'essence qu'elle avait un peu modifié pour ses besoins. Ne juger pas notre héroïne. Elle vous avait prévenu que les explosions étaient sa manière de régler la plupart de ses problèmes.

Maintenant il fallait que ce produit entre en contact avec la gazinière qui se trouvait de l'autre côté de la cuisine. Le lancer était impossible. Il ne fallait pas oublier la grille du conduit.

C'est là qu'elle les vit. Juste en dessous d'elle. Ses héros. Ils étaient majestueux et s'apprêtait à sauver sa journée. Elle parlait bien évidemment des casseroles et des poêles.

Il lui suffisait d'utiliser un fil très fin pour faire tomber quelques gouttes sur les contours. Puis un cuisinier ferait le reste du travail pour elle.

L'agitation et la fumée lui permettrait de sortir rapidement du conduit et se repositionner en marche avant. Le tout en une pirouette et sans que personne ne s'en aperçoive.

Bizarrement, tout se passa comme prévu. Les saints patrons des voleurs devaient être de son côté aujourd'hui.

Elle tenait quand même à s'arrêter une minute pour remercier ses années de gymnastique.

Ensuite, notre héroïne continua son chemin.

Cette fois elle n'avait pas le droit à l'erreur. Les diversions avaient dû être reporter à cause du retard accumulé.

Mais pour sa défense, personne n'avait pensé à mettre de panneau d'indication dans ces conduits !

Non à la place, elle avait le droit à des lasers et des détecteurs de mouvements. Assez facile à déjouer avec un peu d'aluminium mais cela avait la particularité de la ralentir énormément.

Alone voyait enfin la finalité du chemin. Elle pouvait voir à travers la grille cinq membres des forces de police chargé de surveillé le couloir.

Elle prit son oreillette et appuya trois fois de suite dessus.

C'était le signal pour que Freed démarre les diversions.

Si tout se passait comme prévu, en ce moment même, un homme (matérialisation de Freed) était en train d'essayer de sauter du toit à cause de problème de cœur.

De son côté, la foule devait être en train d'essayer de forcer le passage pour rentrer dans le musée. Merci Freed qui '' aidait '' légèrement à motiver les troupes.

Et sans oublier, le réfectoire et les salles de réunions qui devaient avoir un léger problème de fumée.

Le but de tout cela était de faire paniquer les forces de l'ordre. Ils ne devaient pas savoir où donner de la tête. Non. Tout le plan reposait sur une panique totale.

Maintenant que les renforts n'allaient pas arriver, il ne restait plus qu'à assommer les cinq gardes du couloir.

Alone sortie d'une poche de son manteau une capsule de gaz soporifique et la lança dans le couloir.


POV ALONE :

Quoi ? Ne me jugez pas. Vous auriez fait pareil face à cinq gars armés. Le combat était hors de question. Je n'aurais même pas eu le temps de m'extirper du conduit que ce serait GAME OVER !
En plus, un voleur se doit d'éviter un maximum les confrontations physiques. On est bien plus doué dans l'ombre... Et, fuir n'est pas une honte, c'est ce qui fait que tu seras là demain pour réessayer.

Ah... vous ne me jugiez pas ? Euh ... D'accord... Désolé de m'être emporté.
C'est que ce qui s'est passé il y a trois mois m'a disons ... mis sur les nerfs... Ce jour là aussi, on avait été obligé de fuir. En y repensant, on aurait dû se battre.

- « Paradoxe, tu en ai où ? » Entendis-je Freed dire à travers l'oreillette.

On dirait que je me suis encore oublié. Je ne peux pas lui dire ça ! Cette fois, il va me tuer !

- « Je suis en train de gérer le code de la porte. C'est plus compliqué que prévu. » Répondis-je un peu trop rapidement.

- « D'accord. Dépêche. »

Après un soupir mental, je me mis au travail. La porte avait besoin d'un code pour s'ouvrir. Code que je n'aie évidemment pas. Heureusement pour moi, mon jouet préféré numéro 27 peut le pirater. Il me suffisait de le brancher sur la boîte de contrôle.

...

...

Merde ...

Je viens de m'apercevoir d'un minuscule petit problème de rien du tout. En effet, j'ai peut-être légèrement oublié mon jouet préféré numéro 27 ...

Il est potentiellement resté dans le sac avec l'écarteur hydraulique ... Sac que j'ai évidemment caché dans le coffre de Madame Miyako pour pouvoir le récupérer plus tard . . .

Pourquoi ? Tout simplement car l'écarteur hydraulique était seulement nécessaire pour casser le mur du parking. Je ne pouvais pas l'amener dans les conduits... Il est trop encombrant.

Mais je reconnais de mauvaise foi avoir négligé que j'avais aussi rangé numéro 27 dedans ...

D'accord, reste calme... cinq gardes assommés autour de toi qui risques de se réveiller à n'importe quel moment ... Mais tout va bien. Réfléchi ... Tu es un génie ... Alors trouve une solution ...

Si tu ne peux pas passer par la porte. Passe par le mur. Un passage en force ne sera pas discret. Diversion. Il me faut une diversion.

D'accord. Étape 1 : Explosion du mur / Étape 2 : Attraper le bijou en attendant que les forces de l'ordre arrive / Étape 3 : Trouver une cachette. / Étape 4 : Mettre les forces de l'ordre sous une fausse piste. / Étape 5 : La fuite.

Ce plan tiens la route. C'est un plan de base. Simple mais efficace. Ça va tenir la route !

Quoi ? Laissez-moi une seconde pour me convaincre moi-même.

Qu'est-ce qui pourrait me cacher ?

Vous savez, les espions n'ont pas toujours le choix de leur cachette. Sachez que c'est pareil pour les voleurs.

Si vous voulez vous cacher, allez quelque part où personne ne veut regarder. Vous commencez à comprendre, j'en suis sûre. Sachez que je n'aie pas le choix. Un adulte ne pourrais pas rentrer dedans mais moi ... Je n'aurais pas trop de mal.

Bon, maintenant que j'ai ma cachette, il faut que je m'occupe de la fausse piste.

Retirer la grille du conduit d'aération va leur faire croire que je suis partie par là-bas. J'espère que ça les fera courir un petit moment.

Avant de commencer cela, je tiens à dire que KID me le paiera !

Et que tout est de sa faute !

Une ou deux explosions plus tard et me voici avec le bijou en main mais dans ce qu'on appelle communément une poubelle. La diversion n'a pas aussi bien marché que ce que j'avais espéré. Ces bourges ont laissé plusieurs gardes. Je vous dirais bien le nombre précis mais je suis dans une satané poubelle.

Pourquoi restent-ils là ? La réponse est très simple. Au cas où le voleur décide comme un imbécile congénital de revenir sur ses pas. Alors qu'il a le bijou ! Il va peut-être revenir le rendre ! Non mais ce pour ce genre de raisonnement que je ne paye pas mes impôts. Cela et la violence policière, l'inégalité de la justice, la suprématie des héros, les incompétences du gouvernement ...

- « Reste concentré. »

Comment Freed fait pour tout savoir ? C'est une question que je vais devoir lui poser un jour.

- « La foule donne du mal à retordre aux forces de l'ordre. Mais le bâtiment est bouclé. Te faire sortir de là sera compliqué mais pas impossible. »

Il se veut rassurant. C'est aimable de sa part... Mais j'ai vraiment l'impression d'être foutu quand il est gentil.

Comment savoir si on est dans la merde ? Avoir les mots doux de Freed et ...

Attendez, il a parlé de la foule ? C'est ça ! J'ai trouvé !

Désolé Bernard mais tu sens trop mauvais pour que je reste encore dans ton ventre ! Quoi, je viens de passer 1 heure, 36 minutes et 40 secondes dans cette poubelle. C'est normal qu'on est commencer à sympathiser !


Voilà mes braves gens.

N'hésitez pas à me donner votre avis.