Je suis enfin de retour ! Je vous remercie pour tous vos commentaires qui me touchent toujours autant !
J'ai enfin terminé mes études. Je vous promets que cette fois je vais être assidue et je vais terminer cette fanfiction !
Je vous souhaite une bonne lecture ! :-)
Hermione mit fin au baiser et recula légèrement. Draco ne la quittait pas des yeux, mais la brune détourna le regard. Ses sentiments faisaient désordre et elle n'osait pas dire un mot. Elle se demanda s'il était vraiment de retour, ou si ce n'était qu'une illusion.
- Je suis désolé. J'avais besoin de temps.
Hermione baissa la tête, elle sentit sa gorge se nouer. Le Serpentard remarqua son air attristé, alors il renchérit :
- C'est juste que... Je ne sais pas. Je me suis senti trahi car tu ne me l'avais pas dit dès le départ, j'imagine. Et sur le coup je n'ai pas réussi à accepter que tu sois atteinte d'une telle... maladie.
- Mais ce n'est pas de ma faute. Rétorqua la brune
- Je sais.
Il y eut alors un long silence, avant que Hermione ne le brise.
- Je suis fatiguée d'être constamment abandonnée.
La jeune sorcière savait que ces mots étaient remplis d'égoïsme. Elle était celle qui allait les abandonner et les faire terriblement souffrir, elle ne pouvait pas se permettre de penser que ceux qu'elle aimait la laissaient tomber.
Elle se doutait bien qu'elle n'était pas la seule à plaindre, mais pour une fois ce fut à son tour de faire part de sa tristesse, de sa détresse et de sa solitude. Hermione ne s'était jamais sentie aussi seule que depuis l'annonce de sa maladie, et elle s'en voulait de compter sur Draco. Il ne pouvait pas la sortir de cet enfer à lui seul, il devait gérer des problèmes tout aussi graves. Lui aussi risquait de mourir. Il pouvait se faire tuer si son camp apprenait sa relation avec la moldue.
S'il devait partir, la brune n'avait pas le droit de le retenir, elle n'avait pas le droit de se sentir abandonnée. Pas en ces temps difficiles où chacun luttait contre ses propres démons.
Hermione avait atteint un point de non-retour, sa maladie l'affaiblissait mentalement, bien plus qu'elle n'attaquait sa santé physique.
Draco, le visage impassible, ferma les yeux un instant et inspira un grand coup. Il se haïssait de tout son être. Il exécrait sa lâcheté. Il avait fait souffrir Hermione tant d'années, et il avait encore osé la rejeter alors qu'elle lui avait dévoilé le terrible combat auquel elle faisait face.
Blaise avait raison, il l'aimait tellement que si elle venait à mourir, il serait détruit, anéanti, vidé de toute âme. Il ne pouvait se permettre de la laisser et de vivre dans un regret éternel si elle quittait ce monde.
Le Serpentard allait suivre les conseils de sa mère. Il aimerait Hermione, il l'aimerait bien plus qu'il ne s'en croyait capable, et ce jusqu'à son dernier souffle.
Il ne flancherait pas, il ne devait pas avoir peur de sa maladie, de sa mort. Draco s'était rendu compte de son amour pour la lionne bien trop tard, c'était de sa faute et non pas de la faute de sa tumeur au cerveau. Il ne pouvait s'en prendre qu'à lui.
Le regret de ne pas lui avoir avoué ses sentiments plus tôt le rongeait déjà bien assez intérieurement, il ne fallait pas qu'il s'en rajoute un nouveau ou bien cela le torturerait tel le sortilège Doloris.
- Je ne t'abandonnerai jamais, Hermione.
Et sur ces mots, Draco la prit à nouveau dans ses bras et ils restèrent ainsi quelques minutes. Il avait besoin de sentir son odeur florale et sucrée, de sentir qu'elle était encore là et qu'elle ne l'avait pas encore quitté pour l'au-delà.
Il eut l'impression que ses mots avaient réconforté la lionne.
Doucement, il la relâcha et la tira vers le canapé. Hermione s'y laissa tomber et elle plaça ses mains sur ses genoux. Elle se rendit compte que son corps semblait à nouveau fonctionner correctement et elle avait l'impression de ne plus ressentir aucune douleur. Ses médicaments l'aidaient peut-être bien au final, mais le retour du Serpentard y était également pour quelque chose.
La Gryffondor observa alors Draco d'un air timide. Sa tête était tournée vers la fenêtre du salon, il s'était probablement perdu dans ses pensées.
Elle se sentit idiote d'avoir osé se plaindre. Il était humain, c'était normal de réagir ainsi lorsque l'on apprenait une telle nouvelle. Il avait eu besoin de temps pour assimiler ces mots bouleversants, "je vais mourir", prononcés par celle qu'il aimait depuis toujours. Peut-être ne les acceptait-il pas encore, mais quoiqu'il en soit, il était là désormais. Il ne l'avait jamais vraiment abandonnée.
Il n'était pas si tard, mais il faisait déjà nuit noire dehors. Draco détestait l'hiver, cette saison lui donnait toujours le cafard. Et c'était loin d'être fini puisque le mois de janvier venait seulement de commencer.
Le blond reporta son attention sur Hermione qui jouait avec ses doigts, visiblement nerveuse. Elle avait encore du mal à y croire, ce qui faisait qu'elle ne savait pas toujours comment réagir face à lui.
Son visage dur et ses yeux d'un gris acier ne cessaient de l'intimider.
Draco la trouvait si belle, cela le déroutait, ses yeux chocolats le faisaient fondre comme la toute première fois où il y avait plongé son regard. Il ne comprenait pas comment une maladie si néfaste pouvait la détruire de l'intérieur.
Les crises de Hermione semblaient se calmer, et lorsqu'elle était aux côtés du Serpentard, son visage s'illuminait de gaieté. Sa maladie en devenait presque invisible, et cela n'aidait pas Draco à sortir de son déni.
S'il était incapable de croire que la Gryffondor allait mourir, il ne pourrait jamais l'accepter. C'était ce qui allait lentement le décimer, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus jamais se relever.
En la regardant, Draco eut un petit sourire, à peine perceptible, mais la jeune femme le remarqua et cela lui fit oublier toutes ses peurs.
- Va manger, je t'attends ici. Déclara-t-il
Hermione releva la tête vers lui, fronçant les sourcils.
- Je t'attends ici, répéta-t-il, je ne partirai pas. Je n'ai plus aucune raison de le faire.
La lionne hocha la tête, soulagée.
- Tu n'as pas faim ?
- Non. Répondit-il
- Draco, s'il te plaît. Ne te cache pas.
- Je n'ai pas faim, tout simplement. Répliqua-t-il d'un ton ferme
Hermione soupira.
- Même si tu pars quelques minutes après moi ?
Le visage de Draco se ferma, même si l'insistance de la Gryffondor le touchait.
- Arrête, Granger. Et par Merlin, va prendre ton dîner. Je ne sais pas vraiment comment les médicaments moldus fonctionnent, mais j'imagine qu'il n'est jamais très bon de les prendre le ventre vide.
Son refus irrita Hermione, mais elle s'avoua vaincue. Elle lui lança un regard contrarié.
- Très bien. À tout à l'heure, Malfoy.
Sur ces mots, la brune se leva et quitta l'appartement sans plus attendre. Draco ne put s'empêcher de ricaner, enfin il retrouvait le mauvais caractère de la jeune sorcière.
Par chance, Harry, Ron et Ginny étaient arrivés en retard au dîner. De ce fait, ils étaient encore à table lorsque Hermione arriva.
- Hermione ! S'exclama l'Elu, surpris
Elle était enfin sortie de son appartement.
Elle se tenait debout face à lui, son visage avait repris des couleurs et elle souriait. Il n'en revenait pas.
- Vous allez bien ? Questionna-t-elle en s'asseyant aux côtés de Ginny
Ron et Ginny haussèrent les épaules, gênés. Le fait que la lionne avait refusé de les voir pendant quelques jours les avaient refroidis. Ils ne savaient plus comment s'y prendre et ils avaient l'impression de la perdre chaque jour un peu plus. Ils n'arrivaient même plus à apprécier les quelques efforts qu'elle faisait.
- Disons qu'on a connu mieux. Avoua Harry qui ne la quittait pas des yeux
Hermione ne se laissa pas abattre. Le retour de Draco l'avait motivée, elle se sentait prête à consacrer à nouveau du temps à ses amis et à ne pas laisser la maladie prendre le dessus.
- Je suis vraiment désolée, je ne voulais pas m'absenter ainsi. Mon corps ne m'obéissait plus, je ne pouvais même pas me lever.
Ginny reposa aussitôt sa cuillère remplie de yaourt, perdant l'appétit. Elle ne supportait pas d'imaginer sa meilleure amie souffrir. Ces mots étaient trop durs à entendre.
- Mais je vais mieux, ce repos m'a fait du bien. Je ne contrôle pas ces crises où la maladie m'abat plus bas que terre, ne m'en voulez pas si je disparais quelques heures, quelques jours. J'en ai besoin si je veux aller mieux. La Gryffondor tenta de les rassurer
Harry avait baissé la tête, ne sachant plus quoi dire. Ron prit alors la parole.
- C'est juste que c'est difficile pour nous d'être exclus, tu comprends.
Suite à ces mots, la lionne perdit son sourire. Elle en voulait aux autres de l'abandonner, mais elle ne faisait pas mieux.
- Je suis là, désormais. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour être à vos côtés.
Les yeux de la jeune Weasley s'illuminèrent, elle espérait tant retrouver la plus brillante des sorcières de sa promotion.
- Pour combien de temps ?
Harry les ramena aussitôt à la dure réalité.
- Tu sais bien que la réponse est incertaine. Murmura Hermione, la gorge serrée
L'Elu n'arrivait plus à gérer la situation.
La bataille approchait et son amie était mourante. Le déni auquel il faisait face l'affaiblissait un peu plus chaque jour. Sa cicatrice le faisait souffrir, il ne trouvait aucun de trois derniers horcruxes et Hermione le quittait peu à peu. Il perdait de sa force éternelle et pensait chaque soir avant de s'endormir, lorsqu'il parvenait à dormir, que jamais il ne pourrait vaincre le Seigneur des Ténèbres. Pas dans ces conditions.
- Je serai là Harry, je lutterai afin d'être à tes côtés lors du moment fatidique. Ajouta la brune
Alors, le concerné lui sourit. La Gryffondor ne put dire s'il était sincère ou non, mais il lui sourit.
- J'ai pu discuter avec McGonagall ce matin, ainsi que Remus et quelques membres de l'Ordre du Phoenix. Snape est toujours introuvable. Par contre..
Hermione retrouva sa bonne humeur alors qu'elle écoutait le monologue de Harry. Il avait l'air de ne plus vouloir parler de la condition de la lionne et il semblait avoir compris qu'elle allait faire des efforts.
Le garçon à la cicatrice leur apporta de bonnes nouvelles. McGonagall avait réussi à rallier plusieurs camps du côté du Bien.
Hermione ne put s'empêcher de sourire en pensant que non, ce n'était pas leur directrice qui avait fait cet exploit, mais un certain Serpentard que Harry et Ron détestaient depuis leur tout premier jour à Poudlard.
oOOo
Lessivée mais heureuse, Hermione se décida à rentrer dans son appartement après avoir souhaité une bonne nuit à ses amis.
Elle était prête à affronter une journée de cours demain, elle se sentait beaucoup mieux. L'idée de retrouver Draco la rendait d'autant plus heureuse.
En chemin, elle se demanda comment Harry, Ron et Ginny réagiraient s'ils venaient à découvrir qu'elle fréquentait leur ennemi de toujours. Ils ne le supporteraient pas, ce serait la nouvelle de trop. Tout comme Draco pourrait mourir de façon imminente si le Lord était mis au courant.
La brune se rendit alors compte qu'ils allaient devoir vivre une relation secrète, et elle ne savait pas vraiment quoi en penser. Elle trouva cela à la fois excitant et angoissant. Elle avait peur que ce secret ne lui apporte une telle anxiété que sa maladie ne ferait que croître.
Ses idées noires s'en allèrent aussitôt lorsqu'elle passa la porte de l'appartement. Hermione espéra ne pas tomber sur Zabini.
Elle souffla de soulagement lorsqu'elle se rendit compte qu'il n'était pas là. Sauf que Draco ne l'était plus non plus.
La lionne sentit son coeur louper un battement avant de finalement se raisonner, il était probablement dans sa chambre. Il n'avait certainement pas envie de croiser Zabini, ou pire, Nott et Parkinson.
Hermione monta avec hâte, elle voulait plus que tout être à ses côtés. Les papillons avaient déjà fait leur arrivée dans son ventre alors qu'elle ouvrait doucement la porte en bois sombre.
Draco l'avait attendue, comme il lui avait promis.
Il patientait sagement, assis dans le fauteuil en velours rouge, un livre à la main. Il releva la tête vers Hermione et l'observa un instant, sans bouger d'un cil.
D'abord hésitante, la lionne finit par se ruer vers le Serpentard et se jeta presque sur lui. Draco se mit alors à rire tandis qu'il installait correctement Hermione sur ses genoux. La jeune sorcière se figea un instant, comme abasourdie.
Elle n'avait encore jamais entendu le rire sincère et spontané du blond, elle avait seulement l'habitude de ses rires mauvais et narquois. Ses lèvres étirées en un grand sourire, ses yeux plissés qui formaient des ridules autour d'eux et son petit nez de lutin qui se plissait, jamais Hermione n'avait assisté à un tel spectacle. Elle avait l'impression de se trouver face à un inconnu.
Draco reprit très vite son sérieux et se racla la gorge. Il n'avait jamais été si proche de la Gryffondor.
L'avoir sur ses genoux, leurs regards plongés l'un dans l'autre, il avait l'impression de se trouver dans l'un de ses nombreux rêves. Des rêves longtemps enfouis en lui, qu'il n'aurait jamais osé penser voir devenir réalité.
- Je me sens si bien, cela faisait longtemps. Souffla Hermione en posant sa tête sur l'épaule du blond
- Je ne saurais te décrire comment je me sens. Je n'ai jamais rien connu de tout ça. Avoua Draco alors qu'il fixait le vide
Hermione eut un pincement au coeur à l'entente de ces mots. Elle l'avait haï pendant tant d'années, à présent cela lui faisait terriblement mal d'imaginer quelqu'un le détester.
De l'imaginer seul, sans amour, car personne ne le comprenait.
- Allons au lit, tu dois être en forme pour demain. Ajouta le Serpentard qui ne souhaitait pas parler de tout cela
La brune leva la tête vers lui, étonnée.
- Tu restes dormir avec moi ? Dans mon lit ?
Draco s'esclaffa et se redressa, incitant Hermione à se lever.
- Quand je te dis que je ne t'abandonne pas, c'est jusqu'au bout.
Un grand sourire vint illuminer les yeux chocolats de la jeune sorcière, ce qui fit fondre le serpent. Ce qu'il ne montra pas, bien entendu.
Sans plus attendre, Hermione se précipita vers son armoire afin de se changer. Aussitôt, Draco se retourna afin de lui laisser un peu d'intimité et la Gryffondor l'en remercia.
- Je suis prête, annonça-t-elle au bout de quelques minutes.
- Bien.
Le Serpentard ne voulait pas la brusquer, c'était trop tôt, et il ne l'avait encore jamais vue autrement qu'avec sa robe de sorcière ou de simples vêtements de tous les jours.
Alors, il attendit d'éteindre les lumières à l'aide de sa baguette avant de se retourner vers elle.
Malheureusement, la lune éclairait encore la chambre de la préfète-en-chef, et il eut le temps de la voir, vêtue d'une fine nuisette blanche.
Il dut se retenir de ne pas laisser ses pensées partir dans tous les sens, et il inspira alors un grand coup. Il peinait encore à réaliser que Hermione Granger lui faisait face presque dévêtue, encore plus belle que la toute première fois où il avait posé les yeux sur elle. Il n'arrivait pas à croire qu'elle était sienne.
- Je me couche, mais je promets de ne pas regarder. Déclara Hermione d'un air malicieux
Elle mentit, et ne put s'empêcher de jeter quelques coups d'oeil vers Draco lorsque celui-ci se déshabilla et enfila un pantalon de pyjama gris qu'il avait fait apparaître.
Hermione, sans vraiment le vouloir, posa son regard sur le bras gauche du garçon. La marque des ténèbres était bel et bien là, sombre et mouvante, qui appelait certainement son propriétaire. La jeune sorcière tentait de se rassurer en se disant que cela ne signifiait plus rien pour le blond. Il semblait même en avoir honte car il évitait de trop montrer son avant-bras.
Gênée, Hermione finit par détourner le regard lorsqu'elle tomba sur le torse légèrement musclé du Serpentard. Jamais elle n'aurait pensé pouvoir s'intéresser à de telles choses, et elle se sentit d'abord ridicule.
Draco se glissa à son tour sous les draps rouges et or, sortant Hermione de ses pensées.
- Si un jour on m'avait dit que je finirais dans le lit d'une Gryffondor.
La brune pouffa, elle n'aurait jamais imaginé partager son lit avec un Serpentard, encore moins avec Draco Malfoy. Elle se demandait encore si tout cela était réel.
D'ailleurs, la réalité finit par la rattraper, violemment. Un mal de tête était en train de faire son apparition, et Hermione sentit qu'il était de ceux qui lui donnaient envie de vomir.
Elle ne pouvait même pas prendre son médicament, elle avait déjà dépassé les doses limites. Une petite décharge électrique l'immobilisa quelques instants et elle n'entendit même pas ce que Draco venait de lui dire.
- Granger ?
Le blond sentit son ventre se nouer, il la voyait déjà s'évanouir, le quitter.
- Ça va, ce n'est qu'un mal de tête.
Elle changea de position, espérant soulager ses maux. Le Serpentard, qui ne voulait pas la voir souffrir, prit délicatement la tête de la jeune femme entre ses mains et la posa sur son torse.
- Que fais-tu ? Demanda-t-elle
- Je vais essayer de t'aider, mais je ne te promets pas des miracles.
Hermione sourit, et elle sentit son corps se détendre instantanément lorsque Draco se mit à masser son crâne, avec des gestes très doux et réguliers.
- Merci, murmura-t-elle.
- Essaie d'en profiter pour t'endormir.
- Je pensais que l'on discuterait encore un peu. Avoua Hermione
- Granger. Insista Draco
La brune fit un moue déçue.
Toutefois elle n'insista pas plus longtemps tant les massages lui firent du bien. Elle sentait ses yeux s'alourdir et elle avait l'impression que la douleur s'évaporait peu à peu. Il s'y prenait divinement bien, jamais la lionne n'aurait pensé qu'il puisse être si doux.
Draco la sentait s'endormir, il baissa alors les yeux vers elle et s'attarda sur son visage. Sa peau de porcelaine avait repris une teinte rosée, ses taches de rousseur sublimaient le tout. C'était la première chose qu'il avait remarqué chez Hermione lors de leur première rencontre, ses petits points bruns éparpillés sur ses pommettes et son petit nez.
Il avait du mal à l'admettre, mais cela le charmait toujours autant.
Cependant, le Serpentard remarquait bien à quel point ses joues s'étaient creusées, peut-être encore plus depuis quelques semaines. De nombreuses questions trottaient dans son esprit. N'y avait-il aucune chance ? Ne pouvait-elle vraiment pas se soigner ? Pourquoi Potter et Weasley ne la poussaient pas à vaincre cette maladie ? Allait-elle vraiment le quitter ?
Des questions que Draco n'osait pas lui poser car il savait que les réponses l'anéantiraient. Il préférait continuer de se voiler la face.
Les yeux clos, Hermione lui semblait si paisible, si pure. Le blond n'en revenait toujours pas de l'avoir à ses côtés.
Il ne parvenait pas à comprendre comment la lionne avait pu l'accepter dans sa vie aussi facilement. Il lui avait fait vivre un enfer pendant de si longues années. Il s'en voulait terriblement d'avoir prétendu la haïr. Il exécrait son père et le maudissait de l'avoir endoctriné avec de telles idées. Draco se trouvait idiot d'avoir été aveuglé par une histoire de sang. Lui qui se pensait intelligent, il était en vérité misérable.
Il n'osait pas imaginer ce qu'il se serait passé s'il avait continué à pourrir la vie de Hermione alors qu'elle était malade.
Tout en continuant de masser le crâne de la lionne, Draco repensa à Potter et Weasley, à toutes les fois où il avait remarqué que les deux garçons délaissaient leur amie. Le blond sentit son coeur s'emballer et sa mâchoire se serra.
Il ne comprenait pas pourquoi l'Elu agissait ainsi alors que Hermione était mourante, cela le rendait furax.
Potter allait le regretter de s'être retourné contre elle si souvent, et le Serpentard se dit alors que c'était tout ce qu'il méritait.
Draco savait qu'il avait agi de façon ignoble avec Hermione, et il se détestait de s'être dévoilé à elle bien trop tard, mais ce que Potter et Weasley faisaient était bien pire. Ils tournaient le dos à une condamnée. Cela ne pouvait se passer ainsi, ils ne pouvaient pas la laisser tomber, pas maintenant.
Ainsi, Draco se jura de faire en sorte que la lionne ne se sente plus jamais seule face à son terrible combat contre la maladie.
- Pardonne-moi. Pardonne mes erreurs, toutes ces horreurs que j'ai pu te de dire au cours de nos années à Poudlard. Je n'étais pas moi-même.
- Je sais. Murmura Hermione avec un petit sourire
Et sur ces mots, elle tomba dans les bras de Morphée, comme apaisée par les paroles de Draco.
D'abord hésitant, le Serpentard finit tout de même par déposer un baiser sur le crâne de la brune, puis il ferma les yeux, épuisé de cette journée remplie d'émotions. Il s'endormit rapidement, ce qui n'était pas arrivé depuis bien longtemps. La présence de la Gryffondor le rassurait, entendre son coeur battre contre son torse le berçait.
Alors il passa une nuit sereine, vidée de tout cauchemar, une nuit comme il n'en avait jamais connue.
oOOo
Hermione se réveilla en sursaut, les yeux grands ouverts. Elle venait probablement de faire un cauchemar, mais elle ne parvint pas à s'en souvenir.
Sa première pensée fut alors sa maladie. Souffrait-elle ? Il semblait que non, les douleurs et les gênes ne s'étaient pas encore réveillées, contrairement à la lionne. Elle souffla de soulagement.
Tournée vers sa table de chevet, la sorcière en profita pour regarder l'heure sur son petit réveil en métal rouge. 6h10. Elle était censée se lever dans vingt minutes, il était donc inutile de se rendormir.
- Oh non.. Murmura-t-elle, désespérée
Hermione détestait cette sensation quand elle se réveillait quelques minutes avant l'heure où il fallait se lever. Elle aurait aimé avoir ce plaisir de se rendormir car il lui restait encore deux ou trois heures de sommeil.
Agacée, la brune se retourna de l'autre côté et son coeur loupa un battement lorsqu'elle se rendit compte que quelqu'un dormait auprès d'elle.
Draco. Elle avait presque oublié qu'il avait passé la nuit avec elle. Elle se souvint alors des massages que le Serpentard lui avait fait pour soulager ses maux de tête. Ses paroles. Ses excuses. Des mots qu'il avait lâchés avec difficulté, mais qui étaient sortis du plus profond de son être, avec sincérité.
Leur chambre n'était que très peu éclairée, en ce mois de janvier le jour se prélassait et ne souhaitait pas se montrer avant huit heures du matin au moins.
La lune, fatiguée de cette longue nuit et qui attendait avec impatience que le soleil ne la remplace, émettait une faible luminosité. Elle permit tout de même à Hermione de distinguer le visage de Draco.
Couché sur le dos, un bras posé au-dessus de sa tête, le sorcier paraissait reposé, paisible. Ses traits du visage étaient détendus et il était profondément endormi. Jamais Hermione ne l'avait vu aussi innocent, presque angélique. Elle avait l'impression de faire face à une tout autre personne. Cela ne pouvait être Draco Malfoy. Le garçon au visage impassible, au regard froid, et dont la bouche était éternellement tordue en un rictus.
Ce garçon ne semblait plus exister, et ce grâce à Hermione. Personne ne croirait cela. Comment pouvait-elle être celle qui avait brisé le coeur de pierre du serpent ?
Attendrie, la Gryffondor continua d'observer Draco une bonne dizaine de minutes, ses yeux bruns semblaient être émerveillés par ce qu'ils voyaient.
Elle ne comprenait pas pourquoi elle était celle qui partageait le lit du blond, qui partageait sa vie tout court d'ailleurs.
Hermione savait que Draco en faisait craquer plus d'une, cela avait toujours été ainsi, nombre de filles rêvaient de lui chaque soir. Pourtant, pas une seule ne l'avait intéressé. Pas même les plus belles Sang-Purs de l'école.
Au final, il était prêt à se mettre en danger face au plus grand Mage Noir de tous les temps, et ce pour une née-moldue. Hermione se demandait encore si tout ceci n'était pas qu'une vaste blague.
Puis elle repensa à tout ce qu'il lui avait dit, tout ce qu'il lui avait avoué. Tous ces sentiments enfouis en lui depuis trop longtemps. Cela ne pouvait être faux.
- Pourquoi es-tu si difficile à cerner, Malfoy... Chuchota-t-elle tout en replaçant une des mèches blondes du sorcier qui tombait sur son front
Hermione le regarda une dernière fois puis il fut temps de se lever. Elle devait se préparer si elle ne voulait pas arriver en retard au petit-déjeuner.
Elle ne réveilla pas Draco, elle ne savait pas s'il comptait retourner en cours ou non et elle préféra alors le laisser dormir.
La sorcière attrapa sa tenue et quitta la chambre en direction de la salle de bains. La pression qui venait de monter en elle redescendit aussitôt lorsqu'elle se rendit compte que Zabini n'était pas là. Elle ne voulait pas le croiser, encore moins avec Draco dans les parages.
Hermione se doucha et s'habilla en vitesse. Devant le miroir légèrement embué, elle se trouva plus rayonnante que d'habitude, ce qui lui fit du bien. Elle ouvrit le placard sous l'évier afin d'y chercher sa boîte de médicaments qu'elle cachait sous une pile de serviettes non utilisées, mais elle ne la trouva pas.
- Dépêche-toi Hermione, tu vas encore être en retard. Pesta-t-elle dans un murmure
Le salon. Elle l'avait oubliée sur la table près de la cheminée, ainsi que sa baguette et toutes ses affaires de classe. Elle pria pour que son collègue n'ait pas fouillé.
- Par la barbe de Merlin ! S'exclama-t-elle
Elle courra vers le salon et s'empara de tout ce dont elle avait besoin. Ses cheveux qu'elle avait tentés de coiffer étaient à nouveau en bataille suite à cette précipitation, mais elle n'en avait plus rien à faire.
Il était temps pour Hermione de reprendre les cours de façon sérieuse, et elle était prête. Prête à affronter cette journée.
oOOo
Draco se leva bien après que Hermione soit partie déjeuner. Il avait le temps, il devait d'abord s'entretenir avec la directrice avant de retourner en classe.
Il sortit du lit en poussant un long soupir.
Il n'avait aucune envie de revoir les élèves et les professeurs de Poudlard. Il ne pouvait plus supporter de voir leurs visages anxieux et apeurés. Il exécrait d'autant plus les airs fiers et supérieurs qu'abordaient les Serpentards, parce qu'ils pensaient être aux côtés de celui qui allait anéantir le côté du Bien à coup sûr.
À cette pensée, Draco ricana.
- Pauvres abrutis. Souffla-t-il tout en lançant un Accio qui lui ramena ses affaires
Le blond fila vers la salle de bains et prit une longue douche, l'eau chaude l'apaisa aussitôt.
Cela lui faisait bizarre d'être dans cet appartement, et cette nuit passée avec la Gryffondor lui semblait irréelle. Il aurait aimé rester dans cette bulle qu'il avait formée à eux deux. Il s'était senti vide lorsqu'il s'était réveillé et qu'il avait réalisé qu'Hermione n'était déjà plus là.
Toutefois, une fois qu'il fut prêt, Draco se sentit mal à l'aise. Il avait presque oublié que celui qu'il avait toujours considéré comme son meilleur ami vivait également dans ces lieux.
- Merde. Pesta-t-il
Il pria Merlin de ne pas tomber sur Blaise. Ce n'était pas le moment.
Draco se regarda une dernière fois dans le miroir, la tête haute. Il s'assura que sa chemise était correctement boutonnée et que ses cheveux étaient parfaitement plaqués en arrière, puis il sortit.
Le Serpentard fit à peine quelques pas dans le salon qu'il fut stoppé dans son élan.
Blaise et Pansy, les bras croisés et le regard énervé, se tenaient face à lui. Merlin n'avait pas écouté ses prières, et il avait même fait pire.
Sans vraiment se contrôler, Draco sentit sa main se serrer autour de sa baguette, et il aborda aussitôt un visage froid et fermé.
- Que voulez-vous ? Demanda-t-il d'un ton glacial
- Granger, vraiment ? Cette sale sang-de-bourbe est l'élue, c'est elle qui a réussi à conquérir le coeur de glace de Draco Malfoy ? S'esclaffa Parkinson avec une moue écoeurée
Le sang du blond ne fit qu'un tour. Il n'acceptait plus de les entendre parler d'elle de cette façon.
Un instant, il se demanda si Pansy en viendrait à ne plus haïr Hermione si elle apprenait qu'elle était condamnée. Tout comme cela était arrivé à Blaise, qui avait cessé de détester la Gryffondor dès lors qu'il avait compris qu'elle était malade.
Toutefois, Draco ne voulait pas le lui dire. Elle ne méritait pas de connaître le combat que menait la plus brillante des sorcières.
- Si vous êtes ici pour jouer aux imbéciles, je vous conseille de dégager.
- Draco... Tenta Blaise
Draco fusilla son meilleur ami du regard. Il avait tout avoué à Parkinson, et probablement à Nott également, alors qu'il savait très bien qu'ils le prendraient très mal.
- Je voulais simplement te faire réagir. Je m'étais dit que s'ils l'apprenaient, tu réaliserais que tu n'avais rien à faire avec elle. Mais je ne voulais pas qu'elle vienne te confronter, j'ai essayé de l'en empê..
- Mais Theodore veut te faire passer un message. Le coupa Pansy
Theodore ne voulait plus faire face au blond. Encore défiguré suite aux coups que Draco lui avait assenés, il avait peur que cela ne recommence et que cela dégénère au point où la mort s'en suivrait.
- Blaise a compris que vous avez dormi ensemble cette nuit, tu ne peux plus nier. Ajouta-t-elle
- Je ne voulais pas..
- La ferme, Zabini. Aboya Draco, brutalement
Il ferma un instant les yeux et inspira longuement, il devait se calmer. Il ne pouvait plus s'en prendre à eux. Il avait déjà suffisamment amoché Blaise et Theodore.
Pansy ignora l'altercation entre les deux amis et revint sur le sujet fâcheux.
- Et si le Maître l'apprend ? Et Potter ? On devait affaiblir le balafré, pas l'enrager encore plus ! Tu fais une grosse erreur Draco.
Elle était inquiète des conséquences que cette relation pouvait engendrer, mais surtout, elle n'arrivait pas à y croire.
Son ami, qu'elle avait longtemps aimé avant de se rendre compte que cela ne serait jamais réciproque, avait craqué pour celle qu'il avait toujours considérée comme une moins-que-rien.
Las de cette mascarade, Draco ignora les paroles de Pansy et passa à côté des deux Serpentards sans leur adresser un seul regard, prêt à partir, mais la jeune femme ne semblait pas avoir terminé.
- Blaise nous a dit qu'il t'avait mis en garde, et pourtant tu as quand même fini par craquer. Que faut-il faire pour que tu cesses ? Doit-on l'éliminer ?
Le blond s'immobilisa telle une statue. Il fut prêt à brandir sa baguette afin de faire taire Pansy, mais Blaise tenta d'apaiser les tensions. Il ne voulait pas que son ami fasse une bêtise, cela lui retomberait dessus.
- Arrête tes conneries, sombre idiote. Cracha le préfet-en-chef
De dos à eux, Draco tourna légèrement la tête vers ceux qui, peu à peu, se liguaient contre lui.
- Un conseil, Pansy. Et tu pourras faire passer le message au défiguré. Ne vous approchez pas d'elle. Osez toucher ne serait-ce qu'un de ses cheveux, et vous ne reverrez plus jamais la lumière du jour. Toi y compris, Blaise. Menaça-t-il, les sourcils froncés
Blaise se sentit coupable. Il s'en voulait d'avoir tout dit, il aurait dû se douter qu'ils agiraient tels des enfants.
- Et le Lord, tu l'oublies ? N'es-tu plus de notre côté ? La marque sur ton bras gauche ne t'appelle plus ? Questionna Pansy, ignorant les menaces de son ami
Son bras gauche l'avait terriblement brûlé ces derniers jours, il avait même parfois voulu se couper l'avant-bras, mais il n'en avait pas encore fini.
Si Draco voulait mener sa vengeance à bien, il devait leur faire croire qu'il faisait encore partie du côté du Mal.
Le préfet-en-chef observa la scène sans rien dire, l'ambiance était devenue pesante, étouffante. La journée venait à peine de commencer, et les trois amis étaient déjà à la limite de s'entretuer.
Blaise savait que le blond allait finir par se retourner contre le Lord, et il n'arrivait pas à défendre Pansy car il pensait de plus en plus à rejoindre Draco dans cette vengeance.
- Je ne ferai jamais partie du côté du Bien.
- Alors, que cherches-tu avec cette ignoble sang-de-bourbe ? Tu veux faire du mal à notre Maître ? Te venger ? Tout ça pour ta pauvre mère ? Ta pauvre mère qui ne t'apportera rien dans la vie alors que le Lord pourrait te mener vers une puissance éternelle ?
Ce fut les mots, les questions, les reproches de trop. Draco se retourna et éleva sa baguette vers la sorcière, sauf que Blaise s'interposa et agrippa son bras afin de l'abaisser.
- Tu sais très bien que toutes mes actions ne sont pas faites pour rien. Je suis juste bien plus discret que vous. On ne peut pas en dire autant de Nott, tu te rappelles bien de son échec désastreux avec Edmund et McGonagall sous imperium. Il a simplement réussi à faire virer Bulstrode. Si tu n'as plus confiance en moi, alors ne m'approche plus. Nous nous reverrons lors de la bataille. Riposta Draco d'un air mauvais, tout en se dégageant de l'emprise de Blaise
Pansy s'avoua vaincue, elle voyait bien que le blond n'irait jamais dans son sens.
L'ancien Draco Malfoy, qui était dévoué au Mal et qui jamais Ô grand jamais n'aurait accepté de s'approcher d'un sang impur, n'était plus. Le nouveau n'en faisait qu'à sa tête et décidait désormais de ses propres choix, et non plus ceux dictés par son père.
- Sache que dans tous les cas nous ne dirons rien, nous ne voulons pas risquer de perturber notre Lord. De toute façon, on se doute très bien que tu nages en plein délire. Tu finiras par revenir sur terre et je suis sûre que tu seras le premier à tenter de la tuer quand l'heure sera venue.
Draco rit nerveusement.
- C'est bizarre, tu ne sembles même pas convaincue par tes propres propos. Lâcha-t-il avec un rictus
Et sur ces derniers mots, le blond sortit de l'appartement tout en replaçant correctement sa chemise. Il abandonna ses amis sans même se retourner.
Ses amis qu'il haïssait aujourd'hui, bien qu'il avait pourtant grandi et tout partagé avec eux.
oOOo
Remus, posé contre son bureau, observait les deux élèves qui simulaient un duel devant lui. Celui-ci terminé, le professeur de défense contre les forces du mal secoua la tête et soupira.
- Merci, retournez à vos places. Vous vous précipitez bien trop. Lorsque l'on se trouve face à l'ennemi, il ne suffit pas de réfléchir au sort que l'on va lui lancer. Il faut également réfléchir au sort que celui-ci pourrait nous jeter. Je comprends, les combats vont vite, mais il ne faut pas en oublier notre logique et notre réflexion. C'est ce qui vous mène à votre perte.
Des Serpentards ricanèrent, murmurant des "c'est un loup-garou qui dit ça ? Il est incapable de se contrôler une fois transformé". Lupin ne daigna même pas les regarder, il ne voulait pas accorder de l'importance à leurs propos.
Toutefois, Hermione fut enragée d'entendre de telles obscénités. S'ils continuaient de discuter en même temps que le professeur, ses maux de tête finiraient par revenir.
La lionne se retourna et lança un regard assassin vers le groupe de quatre garçons qui se moquaient du professeur.
Harry, assis à côté d'elle, fit de même et s'apprêta à leur crier de la fermer, sauf qu'il fut coupé dans son élan.
La porte de la salle de classe s'ouvrit et se referma dans un bruit sourd, et tout le monde se tourna vers la personne qui venait d'entrer. Le professeur fronça les sourcils.
C'était Draco. Il reprenait enfin les cours. Hermione fit de gros yeux sur le coup, puis elle sentit des papillons tourbillonner dans son ventre et elle dut se retenir de ne pas sourire.
Son rendez-vous avec la directrice de Poudlard avait duré plus longtemps que prévu. Il détestait arriver en retard, mais il s'était promis de retourner en classe.
Alors, la tête haute et le visage impassible, il marcha entre les rangs et se dirigea vers la seule place libre qui se trouvait tout devant. Il ignora tous ses camarades, dont Hermione et Blaise.
Sa présence avait plongé la salle dans un silence de plomb.
Lorsqu'il passa à côté de Theodore, qui avait aussitôt tourné la tête afin de ne pas le voir, le blond baissa les yeux vers lui et un rictus se dessina sur ses lèvres.
- Belle gueule, Nott. Lui lança-t-il d'un ton froid
Et sur ces mots, il rejoignit sa place et éparpilla ses affaires sur la table.
Un peu plus loin derrière lui, Harry serra les poings.
- Où était-il passé ? Il ne cesse de disparaître cet être malfaisant. Je veux savoir ce qu'il cache.
Gênée, Hermione détourna le regard et fixa le tableau.
- Si tu savais. Murmura-t-elle de façon inaudible
Voilà voilà pour ce chapitre. Un chapitre un peu plus centré sur Draco et Hermione que d'habitude. Un chapitre plus doux également, un peu moins triste, n'est-ce pas ?
Qu'en avez-vous pensé ? J'espère que vous avez apprécié. J'attends vos avis avec hâte !
Si vous voulez me suivre sur twitter, le voici : /softblossomff Je parle fanfictions et Dramione (bien évidemment) dessus. Et voici mon instagram: . Au plaisir de vous y retrouver !
À la prochaine !
