Bon, on dirait que le site remarche... folie xD
Alors, voilà le chapitre 10 ! On va pas se mentir, je sais plus trop ce que j'ai pu écrire dans les autres chapitres tellement je traîne à écrire, du coup des petites incohérences vont peut-être montrer le bout de leur nez x) Sinon, je suis tellement crevé que je m'endormais en relisant, du coup doit y avoir plus de fautes... désolé !
( Et, rien à voir, mais par curiosité, quel âge avez vous par ici ? que je sache si je dois me sentir encore plus papy xD )


Alors que Sephiroth, petite Genesis calée contre lui, allait et venait de part et d'autre de son appartement, la berçant délicatement pour la calmer, Genesis, encore sonné,regardait dans le vide. En effet, le jeune homme n'avait plus bougé d'un poil depuis l'annonce d'Angeal, une minute auparavant. Et plus inquiétant encore, il n'avait plus dit un mot.

Une nouvelle minute s'écoula avant que le brun, de plus en plus soucieux, ne décide de s'enquérir de son état.

— Gen… est-ce que ça va ? osa-t-il doucement, lui posant une main sur l'épaule.

L'intéressé releva la tête en émettant un son entre le ricanement et la plainte.

— Est-ce que ça va ? Tu me le demandes vraiment ?

Retrouvant d'un coup toute sa contenance, le roux se leva d'un bond. Il jeta un œil sévère en direction du lit ou petit Genesis dormait encore comme un bienheureux, et sentit la colère montrer en lui.

— Non mais je vois très bien ce que c'est ! s'exclama-t-il, à l'adresse de ses deux amis. C'est un coup monté !

Angeal et Sephiroth, surpris , se regardèrent sans comprendre.

— Un coup monté ? répéta l'argenté, levant un sourcil.

— Quoi d'autre ? répondit Genesis, sec. On trouve ces deux gosses sur le pallier juste avant mon départ, et pendant mon absence vous décrétez que ce sont les miens ! C'est commode !

— Gen'…

— Je vous l'ai dit pourtant, que je prenais toujours mes précautions, non ? coupa-t-il. Et d'ailleurs, si c'est réellement mes enfants, pourquoi j'entends partout que c'est Sephiroth le père ?

— Ce… c'est ma faute, admit l'argenté. Je suis tombé sur des membres de mon fan club au magasin pour enfants et… une chose en entraînant une autre, elles ont pensé que j'étais le père. Je… je n'ai pas démenti, et quand l'une d'entre elles a posté un article à ce sujet par la suite, la rumeur à commencé à se répandre…

— hum…

Perplexe, Genesis fronça les sourcils, ne semblant pas bien comprendre.

— Tu n'as pas démenti ? Pourquoi tu n'as pas démenti ? À moins que tu sois vraiment le père, ça n'a aucun sens !

— Ça n'a pas de sens pour toi qui ne veux pas de ces deux petits, répondit Sephiroth, plus sèchement qu'il ne l'aurait voulu, mais moi… dès que je les ai vus, j'ai eu envie d'être leur père. Alors je suppose que je n'ai pas démenti parce que l'espace de quelques secondes, j'avais envie d'y croire…

Le roux se gratta l'arrière du crâne.

— Et tu ne peux pas y croire parce que toi aussi tu es persuadé que je suis le père, c'est ça ?

Sephiroth hocha faiblement la tête.

— Donc, vous en êtes vraiment persuadés ? Ce n'est pas juste une machination pour me les coller sur le dos…

— Bien sûr que non, voyons ! intervint Angeal. Crois moi, personne d'autre que Sephiroth n'aurait eu plus envie d'en être le père ! Ce n'est pas franchement de gaieté de cœur qu'on t'annonce ça !

Agacé au plus haut point par la situation, le jeune homme se pinça l'arrête du nez en soupirant.

— Alors pourquoi ne pas les lui laisser, si il les veut ? envoya-t-il, comme si c'était l'évidence.

Serrant un peu plus la petite contre lui, l'argenté sentit son cœur battre tellement fort et tellement vite qu'il en eut mal.

— Tu es sérieux ? Tu serais prêt à lui abandonner tes enfants comme ça ?

Luttant contre la furieuse envie d'encastrer son ami d'enfance dans un mur, Genesis prit une grande inspiration.

— Mais puisque je me tue à répéter que ce n'est pas moi ! cracha-t-il entre ses dents. C'est tout de même incroyable cet acharnement ! C'est vrai quoi, pourquoi on m'accuse d'être le père, à la fin ? À un moment il va quand même falloir m'éclairer ! Dites moi une bonne fois pour toute ce qui vous permet d'affirmer que c'est moi, qu'on rigole un peu !

Sur de lui, le jeune homme croisa les bras sur sa poitrine et attendit.

Embêté Angeal tenta de capter le regard de Sephiroth, mais celui-ci ne semblait pas toujours pas décidé à l'aider. Aussi, c'est résigné à devoir porter seul la responsabilité d'annoncer les nouvelles qui fâchent, que le brun se lança enfin :

— Eh bien… Disons que la chose nous a sautée aux yeux lorsqu'on a vu que les jumeaux étaient roux, et…

— Est-ce que c'est une blague ? l'interrompit le banoran. Tu es en train de me dire que je me retrouve père par défaut parce que les mômes sont roux ? Vraiment ? Et aucun de vous ne vous ne s'est dit que c'était peut-être la mère qui était rousse ?

— Bien sur que si ! Et si seulement tu m'avais laissé finir, je t'aurais dit qu'on en avait discuté, et que ni Seph ni moi n'avons eu de relation avec une femme rousse… Du coup, il ne restait plus que toi.

Genesis, se sentant pris au piège, resta silencieux quelques secondes, le temps pour son cerveau de trouver la faille. Il y en avait forcément une, puisqu'il n'était pas le père !

— Ah ! s'exclama-t-il soudain, victorieux, frappant du poing dans sa main. Vous n'avez pas eu de relation avec une rousse, hein ? Vous en êtes absolument certains ?

— Où veux-tu en venir, Gen…

— Au fait que les colorations existent, mon cher ! Et que vous pourriez très bien avoir connu une rousse sans même le savoir !

N'ayant pas du tout envisagé cette éventualité, Angeal se sentit idiot.

— Je vais vous dire ce qu'il va se passer maintenant, poursuivit Genesis, beaucoup plus à l'aise à l'idée de reprendre l'avantage sur la situation. Vous vous débrouillez comme vous voulez avec ces deux gosses, mais en ce qui me concerne, plus question de se référer à moi comme étant leur père ! Et comme apparemment ma simple parole n'a pas la moindre valeur, je m'en vais de ce pas faire un test ADN !

Ce faisant, il se dirigea à grandes enjambées vers la porte d'entrée ou il s'immobilisa.

— Ah… C'est vrai qu'il faut que j'emmène les mômes, pour ça…

— Je… Je viens aussi ! décréta Sephiroth, pas très rassuré à l'idée de laisser les jumeaux seuls avec Genesis. Et je pense que vais faire le test, moi aussi.

Dans la foulé, il se rapprocha de la poussette, dans laquelle il installa petite Genesis, tandis que le roux tournait les yeux vers son ami d'enfance, l'interrogeant du regard.

Celui-ci haussa les épaules en soupirant.

— Je vais venir faire le test, moi aussi. déclara-t-il. Tant qu'à faire...

.

Après plusieurs minutes de négociation sur le pallier, pour choisir l'endroit où ils allaient effectuer leurs tests, les trois SOLDATs se décidèrent pour une clinique du secteur quatre, dans laquelle Angeal connaissait un médecin qui lui était redevable et qui saurait se montrer discret. Cependant, n'ayant pas de rendez-vous, élite ou non, les trois compères durent tout de même patienter plus de 2 heures avant d'enfin procéder à leurs prélèvements.

— Eh ben, on a connu plus rapide ! bougonna Genesis, s'installant au volant de la voiture de fonction qu'ils avaient emprunté.

— Étant donné qu'on est arrivés à l'improviste, ça aurait pu être bien plus long, fit remarquer Angeal, prenant place côté passager.

— Je parlais des trois jours de délai avant de recevoir les résultats, ne me prends pas pour un imbécile !

— Du coup, je vais garder les petits le temps qu'on les reçoive. intervint Sephiroth.

Installé sur la banquette arrière, le jeune homme s'attelait à attacher correctement les jumeaux.

— Ton congé ne prenait pas fin demain ? s'enquit le brun.

— Après demain ! Mais s'il le faut, je demanderais quelques jours de plus…

— Et tu es vraiment certain que ce soit une bonne idée de les garder toi-même ? insista-t-il, inquiet.

— Et pourquoi ça n'en serait pas une ? répliqua Genesis. Si il a envie de les garder, qu'il les garde ! Plus important, maintenant qu'on en a terminé avec les tests pour le moment, que diriez-vous d'aller fêter le succès de ma mission quelque part ?

— Tu es sérieux ? Tu as vraiment le cœur à faire la fête dans un moment pareil ?

— Ce que tu peux être rabat-joie, mon pauvre ami ! Pourquoi n'aurais-je pas le droit de me détendre un peu ? Je te rappelle encore une fois, puisque visiblement tu m'as l'air bien borné, que je n'ai absolument aucune raison de me sentir inquiété par ce test, je l'ai passé uniquement pour ne plus voir cet air accusateur quand tu me regardes !

Angeal soupira, pressentant que la réalité n'allait pas être simple à encaisser pour le roux.

— Tu vois ! C'est exactement de ce genre de regard que je parle ! s'exclama le banoran, irrité.

— Garde donc les yeux sur la route alors, et tu ne le verra plus !

Genesis émit un grognement contrarié, couvert par le bruit du moteur qui démarrait. Il ouvrit la bouche, prêt à répondre, avant de finalement se raviser.

— Tu as quelque chose à redire ?

— Je me disais juste que dans trois jours, quand on aura les résultats, tu n'aurais plus de quoi faire le malin, lâcha-t-il finalement.

— Pardon ?

— Tu m'as très bien entendu, Angeal.

Le brun haussa un sourcil et, poussant malgré lui un léger rire incrédule, lui répondit :

— Si tu le dis.

— Bien sûr ! Et je peux te le répéter ! Tu tiens pour acquis que je suis le père, mais je t'assure qu'un des deux gosses te ressemble ! Si tu ne le vois pas, c'est vraiment que tu es dans le déni !

— Bien sûr, Genesis, bien sûr… commenta le brun. Ce qu'il ne faut pas entendre… c'est l'hôpital qui se fout de la charité…

.

Plusieurs minutes s'écoulèrent sans que personne ne dise plus rien. À la fois mal à l'aise et irrités, les deux amis ne savaient pas vraiment quoi dire pour apaiser la tension qui flottait dans l'air. Quant à Sephiroth, le jeune homme était si perdu dans la contemplation des deux petits, que rien d'autre n'avait d'importance.

— Sephiroth, tu m'écoutes ?

— Hum ? Quoi ?

— Ah bravo ! On peut dire que je suis bien loti, aujourd'hui ! s'agaça Genesis. Entre celui-la – il désignait Angeal du menton – qui a décidé d'être contrariant, et l'autre qui n'écoute même pas… où va-t-on ! Ce n'est clairement pas avec vous que je pourrais dignement célébrer mon retour de mission !

— Eh bien vas-y donc avec la DRH que tu draguais tout à l'heure, elle se fera sans doute un plaisir de t'accompagner ! répliqua le brun.

— Premièrement, je répète que je ne la draguais absolument pas, monsieur ! Mais maintenant que tu m'en parles, c'est peut-être ce que je devrais faire ! Elle sera sous doute de bien meilleure compagnie que vous deux !

— Parfait, dans ce cas.

— Parfait, oui !

La fin du trajet se déroula dans un silence glacial. Arrivé sur le parking de leur immeuble, le roux attendit que ses deux collègues descendent de voiture, salua vaguement Sephiroth et redémarra aussitôt, sans un mot pour Angeal.

— Il a embarqué ma poussette… fit remarquer Sephiroth, contrarié, se retrouvant avec un cosy dans chaque main.

— Tu veux que je t'aide ? proposa Angeal.

Il tendit la main, prêt à prendre l'un des deux petits, mais l'argenté eu l'air encore plus contrarié, ne sachant visiblement pas lequel des deux jumeaux lui confier. Ne lui laissant pas plus longtemps le loisir de cogiter dans ce qui semblait être une impasse, le jeune homme attrapa un des deux cosys.

— Merci…, soupira son ami. Honnêtement, j'aurais jamais pu choisir lequel te confier.

Angeal secoua la tête, à la fois amusé et désolé.

— On en est à ce point là ?

Sephiroth donna un léger coup de coude à son collègue en guise de réponse, et celui-ci afficha un petit sourire, tandis qu'ils se dirigeaient vers l'ascenseur.

— On peut savoir ce qui t'amuse ? s'enquit l'argenté, appuyant de sa main libre sur le bouton d'appel.

— Rien… j'ai juste l'impression que tu vas un peu mieux.

— Parce que je les ai récupérés ! répondit-il, désignant tour à tour les occupants des deux cosys.

Dans son ton, Angeal cru déceler une pointe de rancœur. Il se figura qu'elle lui était destinée. Consciemment ou non, Sephiroth lui en voulait sans doute toujours de l'avoir poussé à laisser les petits à la garderie. Alors qu'ils montaient dans l'ascenseur, il se sentit un peu coupable.

— Tu… Tu penses qu'il faut prendre cette histoire de coloration au sérieux ? demanda-t-il soudain, histoire de combler le blanc pesant, entre eux.

— Est-ce que tu commencerais à t'inquiéter ?

— Peut-être un peu…, admit le brun. J'étais tellement persuadé, en voyant leurs cheveux, qu'ils étaient de Genesis… Je veux dire, il est roux, il multiplie les conquêtes…

— Il était le coupable idéal.

— Peut-être même un peu trop ? Et puis c'est vrai qu'il suffit d'une fois, alors…

— Dans trois jours on sera fixés de toute façon…

Angeal n'aurait pas pu le jurer, mais il cru voir le regard de son ami s'assombrir à cette phrase.

« Bizarre, je pensais qu'il serait plus...enthousiaste ? La théorie de Genesis lui laisse encore une chance d'être le père, alors pourquoi cette mine sombre? À moins qu'il ne connaisse déjà le résultat de son test... »

Il soupira, songeur, et le ding de l'ascenseur retentit.