Porthos a été un grand Mousquetaire, et aujourd'hui il n'est plus rien.
Du moins c'est ce qu'il croit.
Alors il tente de se suicider après avoir couché avec le tout Paris et la toute campagne : il aime la chair mais pas suffisamment pour se sentir bien.
Ses amis ont peur, et le sauvent, et lui en veulent, mais personne ne comprend ce qu'il ressent. Il est Porthos celui qui rit, mange, boit, hurle, saute, et couche sans cesse, il ne peut qu'aller bien.
Aramis a fait en sorte que la corde se casse, et Porthos lui en veut, à cet homme qui manipule et ment et choisit tout pour les autres. Il lui en veut de lui dire de méchantes choses, et aussi à Athos de ne pas comprendre, lui qui est pourtant si empathique et réceptif d'habitude.
Pas envers lui, clairement.
Porthos se sent inutile, et lorsque le groupe va chercher Philippe à la Bastille, il se sent encore plus mal que d'habitude : s'il ne peut pas assommer de gardes, à quoi sert-il ?Aramis lui reproche de ne pas voir ce qui se trouve de bien autour de lui, mais Porthos ne voit que l'ennui.
Après sa tentative de suicide ratée, Porthos se reprend. Il revient à Paris, retourne voir des filles et retrouve sa joie de vivre. Il botte des cus, surtout lors de la bataille finale, et se sent de nouveau vivant, et intelligent.
Entre d'Artagnan et sa dignité, Athos et sa loyauté et Aramis et sa perspicacité, Porthos se sent souvent bien seul. Il est forcé de compter sur les autres pour comprendre ce qui se passe autour de lui, et si cela peut sembler insignifiant à certains, hé bien sur la longueur, ça pèse au chevalier. Ses amis ont tous de bons conseils à donner à Philippe, et lui ne semble réussir qu'à sortir des futilités.
A la fin, Porthos est conseiller du roi, et compte bien se rendre utile auprès de ce jeune homme à qui il tente d'apprendre les plaisirs de la vie.
