Chapitre 18: Comment ?


Hermione Granger était désormais condamnée à mort et se retrouvait en plus dans une situation qu'elle pourrait classifier de bancale. Elle était dans ce bureau dans lequel elle avait déjà tant souffert et où ses différentes manipulations n'avaient visiblement servi à rien du tout. Lestrange était prêt à lui faire subir mille tourments, une fois de plus.

" Allez courage..."

- Alors, commença Lestrange, j'espère que tu es prête ? Moi je le suis!

- J'hésiterai pas Lestrange, fit elle en sortant la lame. Je vais me battre jusque la mort.

- Tu veux donc accélérer les choses?

- Oui! Plutôt mourir que de servir votre propagande. Vous allez être obligée de me tuer.

Hermione n'hésita pas et se rua en avant la lame en main, elle n'avait aucun moyen de défense, jambes nues et pieds nus, uniquement vêtue d'une tenue d'esclave, mais qu'importe, elle se battrait. Arrivée suffisamment près de cet homme qui était son ennemi, elle tenta de le taillader en arc-boutant son bras et frappa. D'un simple mouvement de bras, il la déséquilibra et lui échappa.

- C'est tout? fit il.

- Sûrement pas!

Elle se jeta sur lui et tenta de le frapper à nouveau et il la saisit.

- Mets y plus de rage.

Il la repoussa sans efforts dans le couloir et avança vers elle.

" Je suis foutue, j'y arriverai jamais... mais le couloir va l'empêcher d'esquiver."

Elle attendait patiemment qu'il approche et quand il se retrouva juste devant la porte de son cagibi, elle tenta de le frapper. Il esquiva le premier coup mais le second taillada sa chemise et le sang qui se répandit indiqua à Hermione qu'elle l'avait touché.

" Il est trop confiant. Je peux encore le blesser."

- Lestrange, arrêtez.

- Et pourquoi ?

- Vous étiez si gentil quand j'allais être envoyée dans la forêt et là... vous voulez juste vos informations. Pourquoi ?

- Tu comptes bavarder? Attaque, prouve que tu n'es pas faible.

Hermione se jeta sur lui en hurlant de colère et tenta de le frapper directement à la gorge. Il saisit sa main au vol et la fit tourner plaçant ses bras autour d'elle. Elle remua alors en colère.

- Lâchez moi!!! Je vais vous tuer!

- Ça c'est de la colère.

- Allez vous faire foutre!

Il aggripa alors sa main et la fit tourner un peu, l'obligeant à lâcher son arme de fortune. Soudain il la poussa violemment et elle se retrouva dans la chambre, tombant sur le lit. Elle avait la rage au ventre et se releva immédiatement.

" Même à main nue je vais l'affronter, il va voir."

Quand elle leva les yeux vers lui, il avait sa baguette brandie vers elle.

- Là je vois la résistante.

- Vous allez me lancer un sort? Allez y alors!

Hermione vit alors Lestrange serrer sa baguette, il allait lancer un sortilège, c'était sûr, sans doute un doloris. Elle plaça alors ses bras devant son visage et ferma les yeux.

- Spero Patronum.

" Quoi? Il peut?"

Hermione baissa alors ses bras et vit le regard de Lestrange, il était littéralement différent. Elle remarqua la lueur argentée à ses pieds et baissa alors les yeux tombant sur le patronus.

- C'est... c'est... c'est un renard!

Hermione ne comprenait plus ce qu'il se passait ici, et cela pouvait se comprendre.

" Un renard? Non... c'est impossible..."

- Lestrange vous...

- C'est un honneur Régina.

- Vous manipulez la résistance depuis le départ ? Vous nous avez fait croire que vous étiez dans notre camp pour nous piéger ?

" Non... je les ai poussés à lui faire confiance..."

- La douleur ne pesait qu'à mon cœur, et tu veux l'étendre sous la pression de la tienne : cette affection que tu me montres ajoute une peine de plus à l'excès de mes peines.

- C'est... Roméo et Juliette, fit Hermione.

- Magnifique mémoire.

- Pourquoi nous manipuler? Il suffisait de nous tuer.

Hermione le vit alors s'agenouiller comme si elle était d'une caste supérieur.

- Je comprends tes doutes. Mais depuis toujours je suis dans ton camp.

Hermione n'arrivait pas à croire cela, c'était tellement invraisemblable. Elle en avait presque les jambes coupées et s'assit sur le lit muette de surprise.

- Puisse tu pardonner mes actes.

- Shakespeare... vous... Je n'y crois pas.

- Je sais... c'est difficilement compréhensible et même crédible.

Hermione le vit s'approcher d'elle et elle était tentée de fuir en courant.

- Ton calvaire est terminé. Désolé pour ce dernier acte.

- Quoi?

- Je devais m'assurer que tu avais toujours la rage de vivre et de combattre. Tu semblais désormais si faible que...

Hermione l'interrompit alors d'une gifle retentissante pour tout ce qu'il avait pû faire. C'était purement instinctif. Il se tint alors le menton.

- C'est mérité...

- Vous avez tué tellement de gens...

- Un lourd fardeau mais nécessaire.

- Non, fit en remuant la tête, je... je ne vous crois pas...

- Comment crois tu que tout ce que tu as fait soit possible ? Les avortements, ta survie dans la forêt... tout cela faisait partie d'un plan à grande échelle.

- Un plan ? UN PLAN????

- Severus avait prévu ce genre de réaction.

- Severus? Le professeur Rogue ?

Et les rouages se mirent en place dans le cerveau d'Hermione, la bague, les propos, la legilimencie, tout concordait.

- C'est une chevalière de Severus?

- Non... elle appartenait à ma mère.

- Votre mère ?

- Tu peux oublier le vouvoiement... d'ailleurs je ne l'ai jamais compris.

Hermione remarqua alors qu'il parlait réellement différemment, comme si il n'était plus son ennemi.

- Je... je l'ai fait instinctivement.

Hermione le vit s'agenouiller devant elle et s'asseoir au sol.

- Tout ça a été monté par Severus dans l'éventualité où l'Ordre du Phénix perde la guerre. Il fallait une ligne de défense.

- Vous?... Toi?

- Oui...

- Pourquoi ?

- C'est compliqué...

- Si tout ce que vous... tu dis est vrai, explique donc tes actes... ta cruauté...

- Commençons par le départ. Ma mère s'appellait Séraphina, fille de Salomon.

- Je ne les connais pas.

- Mon grand-père, Salomon portait le nom de Prince.

- Prince? Comme...

- La mère de Severus, Eileen Prince, oui... Nous étions cousin...

- Je n'y crois pas...

- Je le savais que tu ne me croirais pas... Je peux te le prouver.

- Comment ?

- Si tu m'ouvres ton esprit.

- Bien sûr... qu'est-ce qui me prouve que ce n'est pas une énième tactique pour obtenir mes informations?

- Rien.

- Je...

- Depuis la chute de Poudlard, j'ai mis beaucoup de choses en place, brouillant mon propre esprit pour éviter que Voldemort ne découvre tout... J'ai commis des actes impardonnables... et je comprends que tu détestes qui je suis... mais j'ai fait ce qu'il fallait. Jusqu'au bout...

- C'est tellement...

- Peu crédible ? Je le conçois... j'ai eu tellement de mal à assurer ma position... Heureusement j'avais des alliés... sélectionnés par Severus.

- Quoi? Qui?

- Déjà celui qui a tenté de te secourir il y a peu de temps...

- Théo ?

- Oui, son code était Titus...

- Tit... Qui d'autre ?

- Des alliés auxquels tu ne croyais pas... Othello, Cléopâtre et Hamlet.

- Vous... tu... Zabini?

- Othello... tu as croisé Hamlet dans la forêt...

- Malefoy? Mais vous... tu lui as arraché un œil.

- Besoin de crédibilité.

- Mais... Qui est Cléopâtre ?

- La seule qui ne devait pas se montrer sympathique.

- La seule... Parkinson...

- Et oui, visiblement tu recoupes aisément les données... Ils t'ont aidés sur mon ordre. Pour reprendre Poudlard.

- Reprendre Poudlard ?

- J'avais prévu de le faire le jour anniversaire de la chute... mais l'ordre de ton exécution va tout accélérer.

- Vous...

- La résistance prendra Poudlard demain... enfin essayera. En espérant qu'ils reçoivent les messages.

Hermine réfléchit un instant, elle n'avait pas d'autres choix que de le croire. Et quitte à le croire, autant tout comprendre.

- Montre moi...

- Tu es sûre ?

- Si tu es Shakespeare, tu as sauvé autant de vies que tu as pris, j'aimerais savoir...

- Je vais te montrer... mais nous commencerons par la fin.

- Quoi?

- L'arrivée de McGonagall, je peux tour montrer mais tu verras dans ce sens là, parce que je vais débloquer ma propre mémoire étape par étape.

- Vas y... Desmond.

- Merci de la confiance...

Desmond Lestrange, Shakespeare dévoilé donc, plaça ses mains sur les joues d'Hermione qui laissa donc tomber toute sécurité mentale.

" J'espère ne pas faire d'erreur..."

- Pardonne moi pour tout...

- Quoi?

Il ne fallut pas plus de temps pour que les premiers souvenirs apparaissent tandis que sans aucunes défenses, Hermione ressentait tout ce que Desmond ressentait également, sans aucune barrière et découvrit la vérité tout en restant maître de son esprit et de ses pensées.


Tout commença par une porte qui se fermait sur elle et un sortilège de silence. A travers cette porte, Hermione entendit tambouriner mais également ses propres cris.

- Arrêtez !!!! Lestrange!!!! Ne lui faîtes pas de mal!!!

Elle vit alors Desmond se tourner vers McGonagall et soupirer en prenant appui contre la porte.

- Ainsi donc c'était vous, fit McGonagall.

"Quoi? McGonagall savait ?"

- Quand avez vous compris ?

- Hermione m'a dit que quelqu'un vous avez formé à la legilimencie.

- Et?

- Severus, durant l'année avant la chute m'avait prévenue que dans l'ombre quelqu'un nous aiderait en cas de défaite... quelqu'un de confiance.

- Severus... toujours un coup d'avance.

- Elle...

- Elle ne sait pas.

- Pourquoi lui faire autant de mal?

- Elle doit me haïr.

" Mais... il aurait pû me le dire..."

- Voldemort.

- Si il lisait un jour dans ses pensées, il pourrait savoir.

- Vous n'étiez pas obligé d'être aussi dur.

- Minerva... si je peux vous appeler comme ça...

- Faîtes.

- Minerva, je combats dans l'ombre depuis longtemps, j'ai commis plus d'horreur que de bonnes choses...

- Pour conserver votre place je présume.

- Oui... Du mieux que j'ai pu... Je m'excuse d'avoir tué vos élèves. Je...

- Vous n'aviez pas le choix, je suppose...

- Malheureusement... j'ai dû m'y résoudre.

- Elle pourra comprendre.

- J'espère... je vois que vous avez reçu mon message.

- Et j'ai transmis à Hermione, vous allez la libérer ?

- Je ferai au mieux.

- Pourquoi avoir demandé à ce que je me laisse capturer?

- J'avais besoin de vous ici, vous êtes là pour enseigner, officiellement.

- Et officieusement ?

- Prouver à Granger que le monde n'est pas si pourri, que l'espoir existe dans les générations d'enfants. Et j'ai besoin de la liste complète des passages secrets.

- Mais... pour faire entrer la résistance?

- Exactement.

- Je vais tout vous transmettre.

- Nous aurons le temps... Minerva ?

- Oui Shakespeare ?

Hermione remarqua alors un sourire sur le visage doux de Minerva McGonagall, elle semblait vouloir montrer qu'elle lui faisait confiance.

- Je vais devoir vous molester.

- Je comprends... elle doit y croire.

- Et vous devrez lui spécifier que j'ai hésité.

- Quoi?

- Pour sa stratégie... elle se bat courageusement avec sa meilleure arme.

- Son intelligence.

- Oui... j'espère que le messager va bien.

- Il est très amoché mais Dubois va bien.

- Tant mieux.

" Dubois? Olivier est vivant ?"

À peine avait-elle pensé à cela que l'obscurité se fit laissant place à d'autres souvenirs...


Elle se retrouvait désormais dans une pièce qu'elle ne connaissait nullement, une sorte de cellule mais confortable malgré tout, mais il y avait un jeune homme dans la pièce qu'elle connaissait : Olivier.

- Qui est là ?

- Moi, fit Desmond.

- Ainsi donc vous êtes des lâches au final. Vous allez me torturer ou m'empoisonner?

- Non, je viens t'offrir une porte de sortie.

- Quoi?

- Si je te dis Shakespeare.

- Connais pas.

- Dubois, ton acte est courageux et je ne l'avais pas prévu mais je veux m'en servir. J'ai besoin de toi.

- Quoi?

- Tu dois dire à McGonagall que Shakespeare va la contacter prochainement. Elle doit être faite prisonnière.

- Je ne vous aiderai pas.

- Nous allons simuler ta mort.

" Quoi? Il avait prévu de gagner?"

- Pardon?

- Oui, un de mes alliés s'occupera de ton corps et tu pourras rejoindre un poste de la résistance dans la forêt. Rubeus Hagrid y acceuille les survivants de la forêt puis les fait rejoindre la résistance.

- C'est tellement...

- Je sais, nous nous verrons demain... Ce combat doit avoir l'air crédible.

Hermione vit les images s'accélérer, celles de leur conversation quand il avait cru qu'elle avait un traumatisme crânien, l'entrée dans le stade, puis le début du combat. Les images ralentirent alors sur la prise qu'il effectuait, la prise de strangulation.

- Tu pourrais y mettre du tien non? fit Desmond à l'oreille d'Olivier.

- Je suis pas acteur...

- Donne l'impression de vouloir me tuer bordel... Vas y à fond.

" Tout était prévu..."

La vitesse accéléra à nouveau, jusqu'au moment où ils se souriaient après la chute au sol de Desmond.

- Ça c'est mieux, fit Desmond tout bas.

- J'aurai voulu t'avoir dans notre camp.

- Navré...

Les images s'accélérèrent encore jusqu'à ce que Desmond essuie enfin ses yeux.

- Ça va faire mal je préviens.

Le combat reprit, ainsi que les coups violents. Puis le moment fatidique approchait quand il traîna Dubois.

- Désolé il fallait être crédible, fit Desmond en le traînant.

" Crédible ? Il aurait pû le tuer..."

- Enfoiré...

Il posa Olivier au sol et elle entendit ce qu'il lui avait dit à l'oreille.

- Je vais te piquer avec ma chevalière, ça va simuler ta mort... Fais un beau discours... Essaye.

Elle vit Desmond bouger quelque chose dans sa chevalière et effectivement piquer Dubois.

- LONGUE VIE À L'ORDRE DE L'ÉCLAIR ET À RÉGINA !!! hurla alors Olivier.

Desmond serra sa prise pour simuler la mort quand il fut distrait une seconde.

- Lestrange ! Arrêtez !!!

" À quoi elle joue?" pensa Desmond.

Hermione se rendit alors compte qu'elle pouvait en fait savoir ce qu'il pensait, sans doute parce que son esprit était ouvert.

" Ne me supplie pas bon sang..."

Elle remarqua que Lestrange regardait vers Zabini dans les gradins qui lui fit un signe de tête, il simula alors la nuque brisée tandis que la drogue faisait effet. Puis Desmond regarda vers elle et la vit presque sombrer quand elle tomba à genoux.

" Lève toi par Merlin!!! Debout!!! DÉFIE MOI BON SANG!!!!"

Et il la vit rendre hommage à Olivier et il fut rassuré...


Le souvenir suivant fut assez fugace comme si il ne voulait pas réellement lui montrer, il était même assez brouillé, il s'agissait de la scène dans la salle devant Voldemort. Elle entendit juste sa phrase à Voldemort.

- Mon Seigneur... si vous lui faites croire que je l'aide, elle serait plus encline à m'accorder sa confiance.

- Je ne vois pas l'intérêt, fit Voldemort.

- Elle pourrait croire que je veux la protéger, que j'ai des doutes sur ma mission et peut-être inconsciemment nous donner des informations.

- Tu penses?

- Oui Maître, cela pourrait l'affaiblir.

- Alors soit.

" Heureusement... j'ai pû l'empêcher... "

" Pourquoi il ne me montre pas tout? Pourquoi c'est brouillé... Il cache quelque chose ?"


Ensuite, elle se voyait elle-même être poussée dans la forêt tout en ressentant l'inquiétude de Desmond au vu du danger. Elle ressentait clairement qu'il rongeait son frein et sa colère ainsi que son impuissance devant les risques encourus par elle-même ce soir là. Elle vit l'accélération et comprit que cela l'amenait à peu de temps avant l'arrivée du patronus dans la forêt.

- Je ne resterai pas ma nuit entière ici, fit Desmond en partant.

- Mais et si elle revient ? fit Sonia.

- Pas avant demain matin de toute façon.

Elle suivit le souvenir lentement, voyant Desmond remonter les escaliers et s'arrêter au premier étage avant d'avancer dans un des couloirs, elle put voir une forme s'avancer vers lui et lui tendre une cape noire.

- Vous auriez dû remonter plus tôt, Hermione est peut-être déjà...

- Du calme Nott. Prends cette flasque et remplace moi.

- Bien...

- Arrête de paniquer et aie confiance en ses capacités.

- Foncez... Ils ont besoin d'aide...

- Je sais.

Elle vit Desmond saisir la cape et foncer dans le couloir à pleine vitesse avant de sauter par une fenêtre ouverte. Il courrait ensuite dans le parc de Poudlard à en perdre haleine et s'engouffra dans la forêt interdite. Les images accéléraient jusqu'à ce qu'il arrive à la grotte de Malefoy.

- Malefoy !

- Oui? fit celui-ci en se dépêchant.

- Granger est dans la forêt. Prêt à jouer ton rôle?

- Mouais...

- Tiens, le remplacement, fit il en tendant une boite.

- Celui de Maugrey?

- Un autre... Navré.

- Ma mère ?

- Saine et sauve. N'oublie pas elle doit rentrer au château.

- Tu sais que ce n'est pas sûr qu'elle y arrive.

" Tiens ils se tutoient ?"

- J'ai confiance.

- Aveugle?

- Quoi?

- Tu as une confiance aveugle en Granger ?

- Franchement, je n'ai pas d'autres choix mais étrangement, elle fait les choses plus vite que je ne pensais. Elle s'est débrouillée pour pousser Zabini à modifier les livres médicaux pour les monter.

- Et?

- J'ai donc déjà pû te créer ceci. Elle est douée. Même si je ne l'aidais pas elle se débrouillerai tout aussi bien. D'où ce petit cadeau de Noël.

- Dire que je t'ai laissé m'arracher un œil.

- C'était le plan et le plus crédible.

- Une main suffisait...

- Peut-être.

- Si tu n'avais pas la confiance de mon parrain...

- Je sais... T'es prêt ?

- Vas y envoie ton patronus...

- Spero Patronum.

- Y en a pour combien de temps?

- Tiens leur compagnie cette nuit, fit Desmond repartant déjà.

- Hey!

- Quoi ?

- Qu'est-ce qui te motive?

- Occupe toi de ta mission Hamlet. Mes raisons me regardent.


Un autre souvenirs démarra au milieux des autres. Hermione comprit alors que Desmond les sélectionnait. Elle tomba sur Pansy assise sur le bureau.

- Capitaine ?

- Quoi encore ?

- N'est-ce pas trop dur.

- Quoi donc?

- Toujours avoir cette sang de bourbe sous les yeux, fit Pansy Parkinson.

- Qu'est-ce que vous racontez?

- Capitaine... Vous mériteriez d'avoir une femme de votre rang sous les yeux. Une femme digne. Pure. Belle.

Pansy dézippait sa veste.

" Pourquoi il me montre ça ? Franchement ça ne m'intéresse pas"

- Vous faites quoi Parkinson ?

- Je n'ai pas compris que vous ayez été puni... Mais le courage dont vous aviez fait preuve en résistant sans hurler, m'a... émoustillée.

Pansy lança l'assurdiato.

- Elle nous observait ! fit Pansy.

Comme dans son souvenir, il tourna la tête et referma la porte d'un coup de baguette.

- Vous m'avez foutu la trouille...

- Bonne actrice hein?

- Rezippez la veste s'il-vous-plait.

- Qu'est-ce qui nous vaut cette imprudence?

- C'est... Lovegood.

" Luna?"

- Je vois... je vous avais prévenu que la méthode était brutale...

- Je n'ai pas eu le choix... ordre d'en haut. Je m'en serais passé, pauvre gamine...

- Vous sombrez ou quoi?

- Quoi?

- Vous avez brisé les doigts de Granger, subi le doloris de Voldemort et vous craquez maintenant ?

- Parkinson... si je lui brisé les doigts c'est pour qu'elle approche Zabini...

- Vous avez saisi l'occasion des deux Dullahan morts?

- J'ai tué ces deux Dullahan moi même, avant de rencontrer Harper... Vous êtes difficiles à convaincre.

" Quoi? Et il m'a cassé les doigts l'enflure..."

- Le professeur Rogue avait donné le code mais difficile de vous croire vous.

- La guerre est une partie d'échecs et je suis la tour qui mène la garde. Quel code idiot.

- Je n'avais pas compris durant notre scolarité... mais il nous a recruté les uns après les autres pour vous aider au besoin... mais tout ça, ce château... ces monstres... Et je vois ça tous les jours... pourquoi on m'a affectée à la Fontaine ?

- Parkinson, vous êtes là bas pour éviter le suicide de Lovegood et Weasley... Je n'ai pas le bras assez long pour empêcher que cela n'arrive.

- Achetez en une.

- Déjà fait.

- Quoi? Mais qui?

- Weasley, par le biais de Zabini.

" Quoi? C'est lui qui a payé pour elle?"

- Pourquoi pas Lovegood aussi.

- Parkinson, deux achats, deux amies de Granger... croyez moi si je pouvais j'aurai sauvé chacune de ces gamines moi-même.

- Vous ne pouvez pas protéger tout le monde. Vous faites comme vous pouvez. Mais réfléchissez... votre comportement change quand elle est là. Méfiez vous.


Puis les souvenirs se melangèrent à nouveau, Hermione comprit qu'elle n'était pas encore esclave à ce moment là. Beaucoup de souvenirs affluaient vite, sans aucune cohérence et elle ressentait sa peine à chaque fois qu'il devait tuer, sa colère contre lui-même à chaque résistant et chaque né moldu exécuté. Mais il y avait tellement de chose qu'elle n'en comprenait pas la moitié.

- Desmond... moins vite, fit elle. Je ne comprends pas.

Il semblait vouloir éviter de montrer ce qu'il se passait réellement et elle le voyait aussi souvent assis dans une pièce, éclairé d'une simple bougie. Avant d'arriver à une vision horrible. Elle vit Marietta Edgecombe sur une chaise et entendit l'ordre de Desmond Lestrange.

- Allez me chercher des outils, on fera durer ça.

Elle vit le subalterne sortir et Desmond se retourner rapidement.

- Edgecombe? Tu sais où sont les bases? Réponds honnêtement...

- Je ne dirai rien...

Elle le vit et le sentit user de legilimencie sur Marietta qui craqua rapidement.

- Et merde... tu sais.

- Non.. non...non! ruminait Marietta.

- Y a une solution.

- Quoi?

- Je vais t'implanter quelque chose dans le cerveau.

- Quoi?

- Tu vas... en baver pendant la torture... franchement... mais tu ne sentiras rien, ton corps réagira mais ton cerveau sera dans une sorte de paradis artificiel. Je ne peux pas faire plus.

- Pou... pourquoi ?

- Parce que je n'en peux plus... Désolé.

Il dû faire quelque chose et le souvenir accéléra encore, lui évitant la scène macabre dont elle voyait des bribes. Marietta était morte mais sans que son cerveau ne souffre, Desmond était remonté dans son bureau et avait claqué la porte avant de lancer un adsurdiato.

" Je ne comprends pas ce que je vois... pourquoi je vois ça ?"

- Pour que tu saches que j'ai fait de mon mieux pour éviter les souffrances... je n'ai pas pu pour Lovegood, l'implantation n'a pas fonctionné... mais pour Edgecombe si...

Hermione comprit qu'ils étaient connectés et qu'il avait entendu toutes ses pensées quand elle se reconcentra sur le souvenir. Desmond regardait ses mains couvertes de sang et trembler avant de tomber à genoux, il posa sa tête contre le sol et poussa un hurlement à déchirer le cœur et l'âme.

- Même si elle ne souffrait pas réellement, ses cris, je les entends encore... dès que je ferme les yeux, les siens... et ceux de tous les autres... j'ai torturé soixante-sept personnes et je me souviens de chacun de ces instants...

Les souvenirs défilaient de nouveau et elle revoyait encore et toujours la même scène.

- Arrêtez... qu'est-ce que c'est ? demanda-t-elle. Cette pièce...

- Si tu veux le voir...

Desmond était assis par terre devant deux caisses en bois et semblait juste garder le silence. Elle aurait aimé être dans une pensine pour découvrir ce qu'il y avait dedans.

- Je suis désolé... je fais de mon mieux pour veiller sur elle... mais c'était vos places. Vous auriez été plus fort ensemble...

" Non... ce sont... "

- Les dépouilles de Ronald Weasley et Harry Potter, je les ai cachées pour qu'elle ne soit pas profanées, ils méritaient mieux...

" Merci..."

Le dernier souvenirs qu'il désirait lui montrer démarra alors.

Elle reconnaissait l'endroit, la cabane hurlante, et le moment, la mort de Severus Rogue. Elle se voyait sortir la fiole et la donner à Harry pour récupérer les souvenirs.

- Viens Harry, fit la Hermione du souvenir. Il faut y aller.

Hermione observa alors cette vision du passé qui repartait par la trappe.

" Je... Pourquoi ?"

- Desmond... fit Severus Rogue.

" Il n'était pas mort"

Elle vit Desmond défaire son sortilège de désillusion.

" Il était là..."

- Severus... je suis désolé, je devais rester... auprès de Lui.

- Je sais... Tu les as vu...

- Oui, ils sont courageux...

- Je t'avais dit... qu'ils représenteraient l'espoir.

- Je veillerai sur eux si... l'ordre échoue...

- Je sais... je t'y ai préparé du mieux que je pouvais...

- Je ferai ce qu'il faut... Pour eux...

- Si... je peux donner un conseil... si tu dois choisir le leader à hisser en héros à leur place... prends Granger... elle est la plus douée... une pièce maîtresse...

- La reine...

- Régina... pour la propagande... ça sonnera bien...

- Severus... je ferai ce qu'il faut... je te vengerai... et Lisanna... et toutes les victimes...

- Je... je sais...

- Severus... je t'ai considéré comme un père... celui que j'aurai dû avoir...

- Kof... je n'ai pas agi en père...

- Si...

- J'ai... j'ai sommeil Desmond...

- Dors Severus... mais ne t'inquiètes pas... je continue pour nous deux...

- Sois... prudent... et... veille... sur... tu as toujours...

Elle vit alors la fin de la vie de Severus avant que Desmond ne rompe le contact.


Lorsqu'enfin ses yeux virent autre chose que les souvenirs, elle voyait simplement la chemise de Desmond Lestrange. Elle subissait le contrecoup du dernier souvenir car non seulement elle-même pleurait de tristesse pour son ancien professeur de potions mais aussi car elle ressentait la tristesse de Desmond à l'évocation du souvenir. Quelques instants plus tard, elle sentit quelque chose tomber sur son genou droit et elle leva la tête. Desmond pleurait, de l'œil gauche uniquement.

" Il pleure Severus..."

Elle regarda Desmond et lui frotta la joue.

- Tu as fait beaucoup de choses... des bonnes comme des mauvaises...

- J'ai fait ce que j'ai pu.

- Où sont les dépouilles d'Harry et de Ron?

- Une salle où tu as résolu une énigme logique.

- Une énigme logique... la pierre philosophale.

- Oui. J'ai récupéré leurs corps et j'ai jeté un sort de préservation.

- Vous allez là-bas souvent ?

- Dès que je doute... je ne voulais pas mener de conversation longue avec les anciens Serpentards si jamais...

- Si jamais ils ne réussissaient pas à bloquer leurs esprits.

- Oui. J'ai toujours tout fait pour t'aider, au maximum.

- Je... je l'ai bien compris, fit elle. Merci de m'avoir montré cela... Mais...

- Oui?

- J'aimerais savoir ce qui vous a mené à le faire.

- Tu veux voir ma formation ? Et les moments qui ont mené à mon aide ?

- Oui... si demain nous échouons, au moins quelqu'un mourra en connaissant la vérité.

- D'accord... mais laisse moi quelques instants avant de t'envoyer le reste.

Hermione le vit s'allumer une cigarette et remarqua ses tremblements.

" Il a fait tout ça... Sachant pourtant l'image qu'il donnerait... tout le monde sorcier le considère comme un monstre... et il était seul... Même ses manipulations devaient être à plusieurs niveaux avec moi... Il est vraiment intelligent... Le professeur Rogue et lui, ils ont assuré nos arrières... je vous remercie professeur, vous avez laissé une sorte d'ange gardien derrière vous... encore merci."

Hermione attendait désormais de savoir pourquoi cela avait été Desmond et pourquoi elle avait été le choix premier.


Réponses reviews

drou

C'est vrai qu'au résumé, on a l'impression de tomber sur l'éternel HG/DM mais j'ai pris justement cela à contre-pied. Comme quoi on s'attend des fois à quelque chose et on a une belle surprise.

Lestrange-maria

Voilà Shakespeare et Desmond Lestrange sont une seule et même personne. Il en a encore dans sa manche pour l'exécution même si la fameuse révolution est totalement avancée par rapport à ses plans. Retournage de veste un peu obligatoire en même temps, Hermione est très(trop) bien traitée. Le prochain chapitre sera consacré à ses raisons et sans doute aucun, Hermione y est pour un petit quelque chose. Mais ce sera un peu poétique.